Salut tout le monde! :) Gros chapitre Gale pour aujourd'hui!
Gajeel couru vers l'appartement de Levy sans réfléchir. Non pas qu'il fut dans ses habitudes de s'attarder aux détails, mais là, il avait complètement abandonné tout bon sens. Normalement il aurait au moins pris la peine de vérifier s'ils étaient armés ou tout simplement décider que ce n'était pas de ses affaires et ignorer. Pourtant, chaque fibre de son corps semblait le précipiter vers sa destination. Depuis quand était-ils là? L'avaient-ils déjà blessée? Ou pire encore… peu importe le courage que cette minuscule personne pouvait avoir, elle ne pourrait pas tenir longtemps contre deux personnes du calibre de ceux qu'ils avaient dû affronter.
Lorsque l'image sans vie de la jeune femme aux cheveux bleus s'immisça dans son esprit, la pression désagréable dans son ventre se fit plus présente que jamais. Il décida de l'ignorer, aussi difficile que ce puisse être et entra en trombes dans le salon. Il senti son cœur se desserrer un peu lorsqu'il la vit debout, son bat de baseball à la main, repoussant les attaquants comme elle l'avait fait avec lui. « Gihi » ne put s'empêcher de rire le jeune homme à la vue de cette petite crevette tenant tête à deux grand gaillards.
Il ne resta pas là à contempler la scène pour autant et d'un élan, enfonça brutalement la tête du gars le plus prêt dans le mur. Si le premier avait été pris par surprise, le deuxième ne serait probablement pas aussi facile à gérer. Comme pour confirmer sa pensée, un cri étouffé attira son attention vers Levy. Dans l'intention de l'atteindre à la tête, leur attaquant avait laissé un sillon rougeâtre près de sa tempe, à deux doigts de son sourcil, manquant de justesse son œil. Frustré d'avoir manqué sa cible, l'homme de main d'Ivan s'apprêtait à donner un nouveau coup, mais cette fois, il ne manquerait pas. N'écoutant que son instinct, il dévia le poignard de sa main, non pas sans pousser un cri de douleur lorsque la lame s'enfonça dans une partie de sa chair. Il n'avait toutefois pas dit son dernier mot et réussi à prendre le contrôle de la lutte devenue à main nues depuis que l'assassin avait laissé tomber son arme. Lorsque l'homme fut finalement mis hors d'état de nuire, Gajeel se permit de finalement pousser un juron en regardant sa main.
- Gajeel! Entendit-il une petite vois l'appeler alors qu'il commençait à reconnecter avec le monde réel.
Il ne lui répondit pas tout de suite, scrutant les alentours à la recherche d'un nouveau signe d'agression. Puis, son tour de l'appartement complété, il reporta son attention sur Levy, marchant droit vers elle, la fixant de son regard perçant.
- C…c'était les même que l'autre fois tu crois? Rompit-elle le silence.
Le jeune homme confirma d'un hochement de tête.
- Ils ont décidé qu'on en savait trop, eut-elle la même conclusion que Gajeel.
Elle semblait entrain de lutter contre sa peur, puis disparut dans ses pensées, fixant le vide. Gajeel continua de la regarder un moment puis plaça sa main sur le bord de son visage, examinant sa plaie.
- Va falloir faire quelque chose avec ça, conclut-il en pointant la blessure en question. Mais tu devrais t'en sortir sans points de suture.
- Et toi! S'exclama Levy en sortant de sa stupeur, montre ta main!
- Tssss…C'est rien, laissa-t-il tomber.
Cependant, il finit par lui tendre devant le regard insistant de Levy qui attendait toujours les mains tendues. Posée dans celles de Levy, sa main semblait encore plus grosse qu'à la normale. Ses grands yeux noisette étaient plissés par la concentration durant son court examen. Puis elle les releva sur lui, le soulagement y étant présent.
- Je ne crois pas que tu ais besoin de points de suture toi non plus, conclut-elle. Attend je vais aller chercher quelque chose pour faire un pansement.
Elle ressorti quelques secondes plus tard de la salle de bain avec une trousse de premier soins et se mit à désinfecter la paie avant d'appliquer un bandage dessus.
- Désolé, dit-elle lorsqu'il émit au grondement de douleur à son contact.
- C'est rien Crevette, souffla-t-il.
Puis, une fois que sa main avait reçu les soins appropriés, il entreprit de faire de même avec la coupure de Levy. La voyant serer des dents pour tenter de camoufler la douleur, Gajeel s'y prit plus délicatement. Du moins, avec autant de délicatesse que l'homme aux cheveux noirs était capable d'offrir. Décidément, quelque chose ne tournait pas rond avec lui, pensa-t-il alors que la désagréable sensation dans son ventre avait changée depuis que la petite crevette était en sécurité… sensation différente, mais pas moins agaçante. Il couvait probablement un satané rhume ou quelque chose du genre.
- Qu'est-ce que t'as à sourire bêtement? Gronda-t-il alors qu'un sourire timide se dessina sur le visage de la jeune femme.
Du rouge s'ajouta à ses joues lorsqu'elle réalisa qu'il avait remarqué.
- Ce… ce n'est rien, s'empressa-t-elle de dire.
- Parle, s'impatienta Gajeel.
- Je… commença-t-elle en tortillant ses doigts les uns dans les autres. Je me disais juste que maintenant, on va tous les deux avoir une cicatrice identique.
Ce fut au tour du jeune homme de sentir ses joues changer de teinte. Tssss. Saleté de rhume. Déstabilisé, il s'empressa de terminer le pansement.
- Reste ici. Je vais aller chercher Lily. Si ces gars sont prêts à tuer des gens, ils vont pas se retenir de blesser un chat.
- Quoi? T'es malade? Et s'ils t'attendaient dans ton appartement? Tu ne peux pas y aller seul!
- Si tu viens avec moi je vais être obligé de m'assurer que tu restes en vie. Pas question que tu me suives.
Elle allait riposter, mais il lui claqua la porte en plein visage.
- T'es l'homme le plus borné de la terre Gajeel Redfox! Lui cria-t-elle à travers la fenêtre cassée.
- Et toi Levy McGarden, t'es la crevette la plus insistante que j'ai croisée, dit-il avant d'entrer dans son édifice sans se retourner.
Il monta l'escalier, satisfait de voir qu'elle ne l'avait pas suivi. Il ouvrit la porte et ne constata aucune trace d'intrusion. « Pffff… Et la crevette qui s'inquiétait pour r… ». Il n'eut pas le temps de compléter sa réflexion qu'un homme bondit dans son dos, un poignard sur son cou. Seuls ses réflexes étaient responsables de sa gorge toujours intacte, le jeune homme ayant placé sa main devant son cou là où la lame aurait dû s'enfoncer. Il pressa sa main de nouveau baignée de sang contre son abdomen. D'un geste sec, il retira le pansement qui ne retenait plus grand-chose de toute façon, alors que le deuxième des assassins lui étant destiné sorti de la cuisine. « Crevette avait raison… ils m'attendaient ». Il n'eut pas le temps de penser d'avantage. Les hommes fonçaient sur lui. D'un geste qu'il n'accomplit que grâce à ses nombreuses années dans la rue, il réussit à faire tomber le poignard d'un des attaquants qui valsa jusque sous les armoires. Quant au deuxième, Gajeel eut tout juste le temps de repérer la bouteille de bière, qu'il n'avait jamais eu le temps de finir, et la cassa sur le front de l'homme. Malheureusement, celui qu'il avait désarmé n'avait pas dit son dernier mot. Il sentit une chaise se fracasser sur son crâne.
Gajeel avait beau avoir la tête dure, le coup l'avait déstabilisé beaucoup plus qu'il ne l'aurait espéré. Son ennemi en profitant pour ajouter violent un coup de genou sur son visage et tout se brouilla autour de lui. Il n'avait pas perdu conscience, mais c'était tout comme. Ses réflexes étaient pratiquement inexistants, la vision était floue, sa force était coupée. Lorsqu'on l'empoigna par le collet, Gajeel vit à travers le brouillard l'éclat argenté d'un poignard prêt à s'abaisser sur lui.
À la place de la douleur poignante à laquelle il s'était attendu, il sentit une lourde masse s'affaisser sur lui. Tranquillement, la masse disparut de sur lui. Puis il sentit quelque chose de délicat dans ses cheveux, jouant avec ses longues mèches de manière si douce qu'il faillit s'endormir pour de bon, mais une voix l'accrocha à la réalité. Au fur et à mesure que le temps s'écoulait sans qu'il ne puisse articuler une réponse, la voix se fit de plus en plus pressante et les doigts qui parcouraient sa chevelure trahissaient la nervosité. Puis sa vision se fit de plus en plus claire et il put discerner le bleu de ses cheveux.
- Je t'avais dit de ne pas me suivre idiote, arriva-t-il à dire.
- T'as vu dans quel état tu es? Lui cria-t-elle en lui donnant un coup de poing sur le thorax.
Elle ne lui avait pas fait mal, mais pour une fois, Gajeel se retint de lui faire un commentaire désobligeant. Lorsque sa vision s'éclaircit pour de bon, il vit son petit visage au-dessus du sien, des larmes présentes au coin de ses yeux. À côté d'eux, le bat de baseball de Levy reposait près de l'homme qui avait été à deux doigts de le tuer.
- C'est toi qui as fait ça?
- Qui d'autre!
- Gihi, t'es définitivement la crevette la plus impressionnante que j'ai rencontré.
- C'est supposé être une insulte ou un compliment ça?
- Gihi!
- Ça veut dire quoi ça! Commença-t-elle à s'emporter, mais Gajeel s'avait qu'elle n'était pas sincère… du moins pas complètement.
Le reste de la soirée fut consacrée à l'hôpital où Levy avait « convaincu » Gajeel d'aller se faire faire des points de suture à la main qui était maintenant trop amochée pour s'en passer. Gajeel avait accepté de s'y rendre seulement pour faire taire la jeune femme qui ne le lâchait plus avec ça, mais il devait avouer que ce n'était peut-être pas une si mauvaise idée que ça de ne plus avoir une plaie qui s'ouvrait au moindre mouvement.
Ils rentrèrent finalement chez Levy d'où les hommes avaient repris conscience et étaient partis. Il en était sans doute de même chez Gajeel. Voyant que la voie était libre, il laissa finalement sortir Lily de son gilet. Le pauvre avait dû être caché durant leur séjour à l'hôpital, faute d'endroit où le laisser. Comme toujours, il alla s'installer sur le divan et entendit que son maitre le rejoigne, ronronnant d'anticipation.
- J'adore ton chat, ne put s'empêcher de dire Levy alors qu'elle le posa sur ses genoux.
Gajeel s'assit également sur le divan.
- Mon appartement est maudit apparemment, soupira Levy en regardant son mur et sa fenêtre.
Puis, comme si elle fut frappée d'un éclat de géni elle ajouta malicieusement.
- Ça te dit que je t'invite à souper…bientôt?
- Tsssss… si tu veux que je répare tes trucs, t'a qu'à me le demander directement. De toute façon, c'est moi qui vait préparer le souper alors qu'est-ce que j'y gagne?
- Merci, dit-elle avant de déposer un rapide baisé sur sa joue.
- J'ai jamais accepté, grommela-t-il, même s'il savait que, pour une raison obscure, il allait au final accepter.
Il remercia mentalement la noirceur de la pièce qui cachait l'emmerdante rougeur à ses joues et décida qu'il était temps qu'il s'en aille. Il allait se lever lorsqu'une minuscule main sur son épaule le retint.
- Quoi? Laissa-t-il tomber platement.
- Eumm… C'est que… peux-tu…
- Crache le morceau Crevette! Dit-il, agacé.
- Reste, s'il te plaît. J'ai…je me sens en sécurité quand tu es là. Je peux te passer mon lit si tu veux! S'empressa-t-elle d'ajouter. Je dormirai sur le divan…
Elle continua de balbutier ainsi un peu plus longtemps, le visage rouge éclatant, mais Gajeel ne l'écoutait déjà plus, la dévisageant comme si elle était une extraterrestre.
- … laisse tomber. Dit-elle. Je… c'était ridicule de demander…
Elle reprit encore un peu, visiblement embarrassée, alors que Gajeel tentait d'analyser ce qu'elle lui demandait. Elle se sentait vraiment protégée avec lui? Jusqu'à maintenant, on l'avait qualifié d'effrayant, certes, mais jamais de protecteur. Cette pensée, bien que déstabilisante, lui fit plaisir.
- Non, mais ferme ton clapet à la fin! Dit-il finalement. Je vais rester, pas la peine de parler autant!
Levy approuva d'un signe de tête, sa surprise se transformant graduellement en soulagement. Ils restèrent ainsi un moment en silence avant que Gajeel ne remarque que la jeune femme pleurait.
- Hey! C'est quoi le problème maintenant! S'exclama-t-il.
- C'est juste… je sais pas, j'ai eu peur aujourd'hui.
Gajeel n'ajouta rien. Que pouvait-il dire à ça? Il ne savait pas quoi faire non plus.
- Mais arrête de pleurer à la fin!
Dans son éclat de voix, il avait levé le bras vers elle. Pas pour la menacer, pour faire… il ne savait même pas ce qu'il essayait de faire. Apparemment, Levy, elle, avait compris et profita de l'ouverture qu'il venait de créer pour se glisser entres ses bras, contre son torse, comme s'il était un refuge. Gajeel resta les bras soulevés quelques instants, ne sachant pas trop quoi faire de la situation puis les déposa sur son dos. Contre toute attente, c'était plutôt confortable et, bien vite, ses pleures s'arrêtèrent. Il ne fallut pas beaucoup de temps avant que tous deux s'endorment.
Je me suis gâtée dans celui-là ;) Et ne vous inquiétez pas, fans de Miraxus, le prochain chapitre risque de vous plaire :)
Lily xx
