Bonjour tout le monde! Désolée d'avoir mis plus de temps qu'à l'habitude pour actualiser l'histoire! Beaucoup de trucs à l'école et au travail en ce début de semaine! Bref, pour vous remercier de votre patience, voici un chapitre qui devra plaire autant aux fans de Miraxus que de Gale!
J'espère que vous aimerez! Lily xx
Laxus s'assit sur le « lit » que Mirajane lui avait fait à partir du divan. Tout comme Levy l'avait fait avec Gajeel, Mira avait proposé à Laxus de dormir chez elle en attendant que son appartement soit de nouveau utilisable. Le jeune homme savait très bien qu'il aurait pu se permettre un hôtel, mais l'idée d'être trop loin de Mira alors que son père risquait de frapper à nouveau à tout moment le répugnait. Ils ne pourraient continuer bien longtemps à parer les attaques et s'en sortir. Tôt ou tard, Mira, lui ou même une des deux autres finiraient par y rester.
Si ce n'était que de lui, il pourrait facilement partir, se rendre invisible. Il n'avait pas vraiment d'attaches… Cette dernière pensée lui laissa un sentiment de malaise. Si quelques semaines auparavant il aurait pu jurer que c'était le cas, maintenant, il n'avait pas envie d'abandonner les autres. Sans compter qu'il était celui qui avait déclenché tout ça. « Qu'est-ce qui se passe avec toi Dreyar » se reprocha-t-il. « T'es définitivement entrain de devenir le faiblard que ton père voulais éviter! » Un sourire triste se dessina sur ses lèvres alors qu'il se dit que d'aller à l'encontre de ce que son père voulais n'était pas si désagréable et ce, même si ça contredisait tout ce qu'il croyait jusqu'ici.
- Laxus? Demanda Mira alors qu'elle sortait de la douche, s'épongeant les cheveux d'une serviette et vêtue d'une sublime chemise de nuit.
Laxus la détailla du regard. Ce n'était pas pour rien qu'une bonne partie de leur clientèle masculine passait plus de temps à la réception que nécessaire. Laxus avait, bien sûr, lui aussi remarqué qu'elle pourrait sans aucun doute faire du mannequinat. Il était un homme après tout. Mais depuis quelques temps, il la trouvait encore plus belle qu'à l'habitude.
- Laxus? Répéta-t-telle.
- Quoi?
- Ça va? Tu as l'air… distrait.
« Ouais… Et bien mon problème c'est qu'en temps normal je serais disparut, vous abandonnant tous sans remord, mais là, même si c'est dangereux, je reste. Je ne comprends même pas pourquoi» pensa-t-il à son plus grand agacement.
- Ce n'est rien, dit-il pourtant.
Elle le regarda, puis s'assit à côté de lui.
- Quelqu'un de sage, en tout cas il l'était à ce moment-là, m'a déjà dit que ça ne servait à rien de cacher ce qu'on ressent.
Il la dévisagea avec de grands yeux. Peut-être qu'un jour elle cesserait de le surprendre comme ça, ou peut-être pas. Elle semblait pleine de ressources, avoir plein de côtés qu'elle n'affichait que lorsqu'elle était elle-même. Encore là, peut-être est-ce simplement le fait qu'il ne lui portait d'attention que depuis quelques semaines. Il sourit brièvement, puis détourna la question, encore une fois.
- Veux-tu me dire pourquoi t'es toujours là à t'inquiéter des autres quand c'est toi qui es la plus mal en point?
- Moi ça v... commença-t-elle, mais elle s'arrêta devant les yeux accusateurs du jeune homme. Okay, ça brule un peu, mais la balle était bien pire, lui sourit-elle.
- Il y a du progrès, dit-il simplement.
Elle lui frappa l'épaule sans force en réponse à sa taquinerie. Puis elle plissa le nez.
- Tu sens la fumée, se plaignit-elle.
- Tous les chandails qu'ils ont réussi à sauver dans mon appartement sentent la même chose, dit-il avant de retirer le chandail et de le jeter par terre.
- Ah non! Tu vas pas rendre mon appartement aussi désordonné que le tient! S'exclama-t-elle avant de lui jeter son chandail au visage.
- Va falloir que je le mette dans la machine à laver de toute façon, je vais pas le plier quand même!
Sur ce, il lui relança le chandail au visage. Elle le lui retourna un peu plus violemment qu'avant, répétant leur petit manège sur quelques échanges. « Regarde pas ses muscles, regarde pas ses muscles… » se répétait Mira alors qu'elle tentait de garder son air fâché malgré ses yeux qui déviaient sur ses bras à chaque fois qu'il les bougeait. Pui il se leva, commençant à se chamailler avec elle, les deux luttant pour passer le chandail à l'autre. Avait-elle vraiment vu un sourire passer sur ses lèvres? Se dit Mira incrédule. Puis ils finirent par s'arrêter, un peu essoufflé, se regardant dans les yeux. Sans prévenir, la même impulsion qu'au gym les poussa l'un sur l'autre bien qu'aucun ne tente de l'arrêter.
Mira ne compris qu'à cet instant à quel point elle avait envie d'embrasser Laxus de nouveau. Apparemment, vue sa réponse, il en était de même pour lui. Un papillon sembla voler dans l'estomac de la jeune femme à cette idée et ils finirent par choir sur le divan, y prolongeant avec passion le baisé qu'ils avaient commencé debout.
Laxus se réveilla au petit matin. La première chose qu'il put percevoir fut une odeur fruitée, cette odeur caractéristique ressemblant à celle des agrumes qu'il associait à Mira. Puis, sentant quelque chose peser sur son bras engourdis, il réalisa qu'elle s'était endormie, la tête au creux de son épaule.
« Oh! » Pensa-t-il en réalisant qu'elle avait passé la nuit dans ses bras. Il rougit un peu à son plus grand agacement. Ce n'était pas la première fois qu'il passait la nuit avec une fille et avait fait bien plus que « dormir » avec elles. Mais quelque chose était différent quand il était avec Mira. Il était à l'aise avec sa présence, ce qui n'était pas le cas avec la majorité des gens. Elle lui faisait cet effet qu'il avait du mal à saisir.
Le jeune homme jeta un œil à l'horloge sur le mur. Sept heures. Son grand-père serait probablement déjà à son bureau et l'hôtel serait encore peu fréquenté à cette heure matinale. Il retira donc son bras de sous Mira, tentant de ne pas la réveiller. Il se sentait coupable de partir sans la prévenir, mais il devait aller voir Makarov. Et il avait besoin de le faire seul. Il griffonna une petite note sur un papier : Parti parler au vieux. Okay, ce n'était pas la note la plus élaborée qui soit, mais au moins elle ne le chercherait pas. « Ça y est! » Pensa-t-il avec découragement. « Si je continue à rester avec elle je vais finir par cuisiner des gâteau ou quelque chose de stupide comme ça! » Sur ce, il plaça la note sur la table basse près du divan et sorti.
Lorsque son grand-père lui dit d'ouvrir après qu'il ait cogné à la porte de son bureau, le petit homme cracha presque sa gorgée de café par surprise.
- Laxus, dit-il après avoir retrouvé ses esprits. Que puis-je faire pour toi?
- Parler d'Ivan. Je sais qu'il a tué la sœur à Mira et qu'il a été enfermé pour ça, dit-il du but en blanc.
Son grand-père pâlit un peu. Laxus continua tout de même.
- Je sais aussi qu'il s'est évadé.
- Je savais que ce jour viendrais.
- Pourquoi tu ne m'en as pas parlé! Cria le plus jeune Dreyar en frappant avec son poing sur le bureau.
- Te sens-tu heureux, maintenant que tu le sais? Te sens-tu satisfais? Prévois-tu le revoir?
- Peu importe quelles ont été tes raisons… Oui, j'ai tenté de le revoir. Je l'ai vu. Il a presque tué Mira! Je… Il frappa de nouveau sur le bureau.
Il n'aurait jamais dû y aller.
- Seuls Mira et toi êtes impliqués? Demanda l'homme qui gardait son calme malgré la pâleur de son visage.
- Redfox et sa petite guide touristique aussi.
Le peu de couleur qui restait disparut de ses traits. Jamais il n'aurait cru impliquer Levy et Gajeel dans quelque chose d'aussi dangereux. Puis Laxus expliqua plus clairement la situation. Chaque mot dit par son petit-fils lui fit l'effet d'un pieu au cœur. Quatre membres de Fairy Tail, ses propres enfants à ses yeux, avaient leur vie en danger par son propre fils.
- Préviens les autres que je veux les voir ici cet après-midi.
Laxus se leva sans un mot. Lorsqu'il allait ouvrir la porte, une voix l'appela dans son dos.
- Laxus?
- Humm… Fit-il sans se retourner.
- Je suis désolé de t'avoir caché la vérité. Rien de tout ça ne serait arrivé si je t'en avais parlé…
Gajeel marchait à côté de Levy à son retour de l'hôpital. Il n'était resté qu'une nuit, ayant reçu son congé dès l'aube. Le fragment de métal n'avait heureusement touché aucun organe vital. Quant à ses brûlures, bien qu'elles lui fassent un mal de chien, elles n'étaient que du deuxième degré. Il n'allait donc pas garder de séquelles… du moins, c'était ce que lui avait dit Levy suite à sa traduction du charabia du médecin. Il fit quelques pas de plus, mais un élancement à son flanc lui indiqua qu'il devait réduire son rythme.
- Gajeel? S'informa Levy qui n'était pas habituée non seulement à maintenir sa cadence, mais aussi à la dépasser.
- C'est rien.
- On aurait dû prendre un taxi, se désola Levy.
- Arrête de t'inquiéter crevette! On est à peine à 15 minutes de chez toi!
- Laisse-moi donc m'inquiéter un peu pour toi, bouda-t-elle.
Puis, voyant que Gajeel, toujours aussi borné, essayait de marcher aussi vite que d'habitude, elle passa le bras du jeune homme sur son épaule… ou plutôt, se glissa sous son bras due à sa petite taille.
- J'ai pas besoin d'aide crevette gronda-t-il.
- Dis ça à ton corps, rétorqua-t-elle sans bouger.
Bien qu'elle l'entendit critiquer un moment encore, il ne tenta pas de la déloger, se contentant de la suivre jusqu'à chez elle.
- Bon! On va t'installer quelque chose!
- Pas la peine de t'agiter comme ça! De toute façon, ton lit est assez grand pour deux non?
Le rouge monta aux joues de la jeune femme. « Le connaissant, cet idiot ne doit même pas comprendre ce qu'il vient juste de dire » pensa-t-elle. Quelques instants plus tard, le sang monta également aux joues de Gajeel. « Ah! Il vient de comprendre! »
- Hey! Te fais pas d'idées tordues! Balança-t-il alors qu'il réalisa les implications de ce qu'il venait de dire. Je me suis juste dit que t'aurais peur comme l'autre fois… Ajouta-t-il de manière à peine audible.
Le visage de Levy avait à peine reprit sa couleur normale qu'elle rougissait de nouveau. Comment cet abruti arrivait-il à la faire chavirer de la sorte? Puis elle le vit se pencher vers la table basse. Il venait de repérer quelque chose. Lorsqu'elle comprit ce que c'était, elle s'empressa d'attraper le bout de papier, mais il fut plus rapide qu'elle, malgré son état et pu le lire.
Il ne sera pas toujours là pour te sauver
Son air s'attrista. Il chiffonna la note.
- Crois pas un mot de ce qui est écrit.
Le cœur de Levy ne fit qu'un bond. Elle sentait des larmes monter à ses yeux. Pourquoi pleurait-elle encore? Elle savait très bien que le risque de le perdre était encore présent, mais c'était comme si une partie du poids sur ses épaules s'était envolé. Luttant contre la bouffée d'émotion qui montait en elle, la jeune femme tenta de détourner l'attention.
- Et toi?
- Quoi moi?
- Ton message?
Les traits de Gajeel se durcirent. Il n'avait clairement pas envie d'en parler.
- Tu vas tout perdre, laissa-t-il tout de même tomber.
- Quoi?
- Mon message. C'est ce qu'il disait.
Levy ne put s'empêcher de le prendre dans ses bras. Comment Ivan pouvait-il être si cruel?
- Je suis désolée! Il a mis ton appartement en feu! Tu n'as rien pu récupérer, commença-t-elle à souffler dans son cou, sa voix emplie de douleur.
- J'ai… j'ai pas tout perdu, dit-il pour la rassurer.
Elle se recula pour le regarder, puis crut comprendre.
- C'est vrai. Je suis tellement contente que tu aies pu sauver Lily!
- Pas juste Lily, dit-il quelques secondes avant de réaliser qu'il aurait dû profiter de l'occasion pour simplement approuver.
- Ils ont trouvé quelque chose d'autre?
- Non.
- Alors quoi?
- C'est pas important.
- Je veux savoir, insista-t-elle.
- Non!
- Pourquoi? Ne lâcha-t-elle pas le morceau. Pourquoi tu ne veux pas me le dire?
- C'EST TOI! Cria-t-il.
Il s'était emporté, il le savait, criant malgré lui à la personne qui le méritait le moins. Quant à Levy, elle le regarda, bouche-bée. Puis l'information atteint son cerveau. Elle? Il venait de dire qu'elle était pratiquement tout ce qui lui restait au monde? Elle le regarda un peu plus longtemps, mais n'y tint plus. Peu importe à quel point il lui tombait sur les nerfs. Peu importe à quel point il était invivable. Elle ne pourrait jamais se passer de lui. Se concentrant sur ce que lui avait dit Lucy pour se donner du courage, elle fit ce dont elle ne se serait jamais crue capable et l'embrassa. Il resta figé. Levy se retira. Elle le savait. Il ne partageait pas ce qu'elle ressentait. Elle venait de tout gâcher…
- D…désolée…
- Arrête, dit-il doucement.
- J..eeee n'aurais pas dû… Je suis vraiment désol…
- Mais arrête je t'ai dit! Éclata-t-il avant de franchir la distance entre elle et lui.
Levy senti son cœur se liquéfier. Après avoir été figée à son tour par la surprise, elle répondit à son baiser. Ils restèrent ainsi un moment lorsqu'on cogna à la porte. Gajeel se leva, visiblement agacé d'être interrompu et ouvrit la porte sur Laxus.
- Makarov veut nous voir dans son bureau à deux heures, dit-il simplement avant de repartir.
Le sang de Levy se glaça. Pas de doute, il allait leur parler d'Ivan. Avec regret elle sut que venait de se terminer leur merveilleuse, quoique trop courte, accalmie.
