Hello mes loulous!
ENFIN! Voici le chapitre 3, et pour la première fois sur vos écrans... Nyo X Mathieu! (oui j'ai osé)
Alors je vais calmer les kikoo tout de suite: Il n'y a rien de sale. Mais je ne vais pas spoiler plus!
Comme toujours, si vous avez aimé, balancez les reviews pour savoir ce que vous voulez dans l'histoire. Car on est en démocratie et le peuple a tous les droits 3
Bref, ENJOY!
Chapitre 3 : Le calme avant...
« -Nyo ! s'exclama le petit groupe en chœur. Enfin !
-De peur de me répéter, continua le dessinateur, c'est quoi ce bordel ? Pourquoi Mathieu et le Parton sont ici et... comment ? »
On lui expliqua rapidement la petite aventure du schizophrène et le Patron lui demanda :
« -Alors, gamin, c'est quoi le plan ?
-Et bien, j'y ai réfléchis ces derniers jours et je pense que ce sera simple. Demain, nous iront rapatrier les personnages de Kriss, qui sont en vadrouille mais que Richard a réussi à localiser. On passera à l'action le jour suivant. Le gâteau de riz explosera le mur de l'aile sud de l'asile, comme il sait bien le faire (Mathieu grimaça à ce souvenir plutôt violent). Le Patron et Richard, vous vous occuperez du personnel présent... à votre manière, je veux pas savoir comment, précisa-t-il alors que les concernés échangèrent un regard entendu, un sourire carnassier s'affichant sur leur visage. Mathieu, Plectrum et moi, on va libérer Links dans l'aile est en premier avant 15h, avant qu'il ne se fasse lobotomiser (#JaimeCeMot) le cerveau et que Ouki ne disparaisse. Si les scientifiques réussissent, ils pourront effacer les autres. On ira ensuite au labo de l'aile nord où l'on laissera le Prof, que nous auront retrouvé avec tes autres personnalités, dit-il en se tournant vers Mathieu, créer un somnifère avec ce qu'il dispose il devrait y arriver.
-Tu sais où sont mes personnalités? Coupa Mathieu. Ils sont en sûreté ? Le geek, le hippie ?..
-T'inquiète, gamin, il sont en sécurité chez une amie. On ira les chercher, le Prof est avec eux.
-Une amie, hum ? Douta-t-il. Je savais pas que tu pouvais avoir une amitié féminine.
-Ça me fais de la peine, gamin. C'est une amie de travail.
-Bref, reprit Nyo, ça devrait prendre 10 minutes pour faire ce somnifère. On le balancera dans les ventilations et on attendra 5 minutes. On partira vers les cellules de l'aile ouest où nous attendent les Youtubers. J'ai réussi à leur transmettre un message. Ils se couvriront la bouche et le nez pour ne pas s'endormir aussi. On choppe des clés sur un garde et on les libère. On ressortira par le trou dans la paroi de l'asile.
-Effectivement, dit comme ça, c'est simple, fit Mathieu.
-Bon, on est d'accord sur ce plan ? Demanda Richard
-OK ! Fit le petit groupe.
Mathieu regarda Nyo. Il avait l'air plus pâle que d'habitude et semblait avoir maigrit. Des cernes marquées trônaient sous ses yeux fatigués. L'observateur préféra garder le silence sur l'apparence désastreuse de son ami
« -Bien, coupa Nyo, qui avait probablement sentit le regard lourd de son camarade se poser sur lui. Je pense que nous avons tous besoin de repos. Il est 14h, je vais préparer le repas vers 18h et on passe à table à 19h. En attendant, faîtes comme chez vous !
L'assemblée s'occupa donc comme elle pouvait : le Patron discutait avec Richard de ses « exploits » dehors Mathieu, assis par terre, caressait une sorte de rat sans poil et Plectrum, le corps couvert de bleus et de bosses, boudait dans la chambre tandis que Nyo faisait la sieste sur son canapé. Le schizophrène, lassé de son pseudo-chat, se lava et vint près du dessinateur. Ce dernier dormait profondément, et Mathieu ne put s'empêcher de le trouver adorable, malgré sa mine effroyable. Il était recroquevillé sur le canapé en position fœtale (cc Squeezie). Ses mains étaient contre sont visage, qui paraissait totalement détendu. Cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vu aussi paisible, pensa Mathieu. Il se rapprocha de l'endormi et s'assit à ras le sol, à côté de lui. Il posa sa tête sur le bord du coussin et, comme bercé par le calme ambiant, ferma les yeux et se laissa porter par le sommeil.
Quelques instants plus tard, comme dérangé par la présence étrangère, Nyo s'éveilla lentement, et regarda autour de lui. Il régnait un silence inhabituel dans la maison. Il vit soudainement une tête près de lui, tout proche de son ventre. Il pensa d'abord que c'était le Patron en manque. Il découvrit alors un Mathieu au visage impassible, les paupières closes. Sa poitrine se soulevait calmement et Nyo devina qu'il s'était endormi. Sans savoir pourquoi, comme un réflexe, il lui passa un main dans les cheveux. Il attendit quelques secondes, pour vérifier si son geste ne l'avait pas réveillé, et se leva lentement. Il s'assit à son tour et le regarda, profitant de son état pour l'observer minutieusement. Mathieu avait les lèvres entrouvertes et la tête en arrière, légèrement penchée vers Nyo, le bas du crâne sur le canapé. Lui aussi semblait exténué et faible. Nyo repensa au coup d'œil que le schizophrène lui avait lancé plus tôt. Ce que ce dernier ne savait pas, c'est que le dessinateur avait cette mine à cause de lui. Il avait passé ces derniers jours à se morfondre et se ronger les ongles en pensant à Mathieu. Il s'inquiétait sur sa santé là-bas, à l'asile. Il pouvait rester des heures en tailleur, sur son lit, le visage dans les mains, à désespérer l'arrivée du Patron accompagné de son cré ne mangeait plus, ne dormait plus. Mais, maintenant qu'il était près de lui, il se dit que tout allait bien se passer. Nyo posa sa tête sur l'épaule de Mathieu et ferma les yeux, savourant l'instant présent. Pour la première fois depuis des semaines, il se sentait réellement bien. Et Mathieu n'y était pas pour rien.
Les deux hommes restèrent ainsi des heures durant. Ils auraient pu rester toute la nuit si Plectrum n'était pas réglé comme un horloge (ou s'il n'était pas aussi daleux) Le médiator entra dans le salon et commença :
« -Hey, j'ai faim ! T'avais pas dis que... »
Il s'arrêta brusquement, remarquant le couple étendu contre le meuble. Il les contempla, incrédule, puis se dirigea vers la cuisine en grommelant. Quelque dizaines de minutes plus tard, les deux « amis » (:3) furent réveillés par un « A TABLE! » tonitruant. Gênés par leur position un peu délicate, ils se fixèrent, puis Nyo se leva gracieusement, sans accorder un regard de plus au schizophrène, qui fut perturbé par ce contact inhabituel. Il se tint là, les yeux dans le vague, jusqu'à ce que le Patron vienne le chercher. Mathieu s'assied donc devant l'incroyable buffet qui se présentait à eux. Il écarquilla les yeux en découvrant les remarquables plats.
« -Eh bé ! Qui a fait tout ça ?
-C'est moi, fit Plectrum fièrement. Tout seul ! Parce que vous roupillez et que j'avais la dalle ! »
Sur la table se trouvait un poulet rôti qui dégageait un fumet qui fit frétiller les papilles du groupe, des pommes de terre dorées au four et un appétissant gratin de courgettes (totalement random). Ils mangèrent tous goulûment, et Mathieu reprit de chaque plat. Il regardait Nyo discrètement, placé à l'autre bout de la table. Le dessinateur restait silencieux durant tout le repas. Mathieu se sentit mal, et se posait trop de questions sur le comportement de son camarade. Oubliant Nyo un instant, il remarqua les patates dans son assiette et remarqua intérieurement, sourire en coin :
« Ça aurait plus à Antoine... »
Se rendant soudainement compte de sa pensée et de la gravité de la situation, le visage de Mathieu s'assombrit. Ils auraient dû être là. Tous. Autour de la table, discutant et se taquinant, racontant des bêtises et se marrant tous ensemble. Et si le plan ne fonctionnait pas ? Et s'il étaient blessés ou même... Les yeux de Mathieu commencèrent à le piquer, et une larme tiède roula le long de sa joue, pour atterrir sur son gratin. Sur le point d'éclater en sanglots devant ses amis, il se leva brusquement et, sans plus d'explication pour le groupe déconcerté, il couru hors de la cuisine, ses larmes volant derrière lui. Il s'arrêta devant le canapé et se laissa tomber sur le parquet, les jambes repliées contre lui. Il croisa les bras et ferma les yeux. Ce fut la première fois qu'il se sentit aussi faible, aussi inutile, aussi impuissant. Il retenait au mieux ses pleurs, malgré les traînées humides sur son visage.
« -Hey. Ch'uis désolé... »
Mathieu leva la tête, mais il savait déjà qui lui avait parlé si doucement. Nyo s'assit contre lui et, sans un mot, le prit dans ses bras. Le schizophrène fut d'abord étonné, puis se laissa aller. Il serra le T-shirt de son ami, cédant sous la pression de sa tristesse qui le submergea. Nyo ferma les yeux et le câlina encore plus fort. Il avait compris pourquoi il pleurait, mais il ne voulait surtout pas en parler. Il voulait juste être près de lui. Les deux voulurent prolonger ce moment magique et il s'allongèrent sur le canapé. Quelques sanglots plus tard, exténué, Mathieu s'était déjà endormi dans les bras de Nyo. Ce dernier soupira et contempla l'être blotti contre son torse, qui tenait encore fermement un pan du T-shirt, un peu comme un doudou. Il lui faisait penser au geek, avec son petit air inoffensif. Il émit un petit rire et Mathieu gémis, mouvant son corps dans cet espace restreint pour être plus à l'aise. Nyo sourit. Il devait profiter au plus de cet instant. Les autres étaient allés se coucher et ils ne les dérangeront pas. Ses paupières devinrent lourdes et il décida de confier ses pensées inquiètes à Morphée. Il se dit, avec un petit rire intérieur cette fois, que des centaines de fangirls tueraient pour être à sa place. Il murmura alors à l'oreille de son partenaire : « Bonne nuit, mon Mathieu... » Mais il ne vit pas le petit sourire satisfait que lui accorda ce dernier...
Voila! C'est tout!
A partir d'aujourd'hui, je ferais des chapitres plus longs et j'essayerai de les poster tous les weekend.
A la semaine prochaine, alors!
