Hey mes loulous!

Voila le chapitre 4, en 2 partie!

J'ai prévu de faire un petite fanfic' sur Siphano et Brioche, mes amours, qui sera entièrement GUIMAUVE (amour bien rose et crémeux XP)

Je tiens à faire des dédis à Leiizy, Deponia (qui m'a bien fait rire :3), Alaudy et mon papa.

Bref, ENJOY :3


Chapitre 4 : La tempête (partie 1)

Le lendemain, au petit matin, Mathieu ouvrit les yeux, éblouit par la lumière ardente traversant les carreaux de la fenêtre. Il regarda autour de lui, l'œil morne : il était seul, que ce soit sur le canapé que dans le salon. Il se leva péniblement, les jambes lourdes et la tête douloureuse, et se dirigea à l'aveuglette vers la cuisine. Le Patron était déjà là, le dos courbé, buvant son café noir. En le voyant arriver, il lui souri. Un vrai sourire, comme il ne l'avait plus fait depuis si longtemps. Il fut étonné de savoir qu'il lui restait de l'affection pour son créateur. Un peu embarrassé, il plongea le nez dans sa tasse et se surpris à rougir. Que lui arrivait-il? Mathieu, encore endormi, ne remarqua pas la réaction gênée de son double. Le schizophrène se fit un expresso et prit une chaise à la droite du Patron. Ce dernier sentit des frissons lui parcourir l'échine. Pourquoi réagissait-il comme cela face à son créateur ? Il ne put trouver d'explication. Mathieu, ignorant les réflexions compulsives de sa partie sombre, termina rapidement sa boisson et repartit en direction du salon, non sans avoir adressé un petit signe amical au Patron, qui le lui rendit un peu maladroitement, toujours perdu dans ses pensées. Une fois entré dans la pièce, il découvrit Nyo sur le canapé, les yeux perdu dans le vague, le menton sur ses mains jointes et les coudes sur ses cuisses. Il semblait réfléchir intensément, penché en avant. Prenant sont courage à deux mains, Mathieu décida de discuter sérieusement avec lui.

Une heure plus tôt, Nyo ouvrait les yeux. Il était dans son canapé, Mathieu encore tout contre lui, roupillant paisiblement. Il contempla une dernière fois le petit être endormi dans ses bras, un léger sourire sur ses lèvres. Le craquement su parquet derrière lui le fit sursauter et il se redressa soudainement. Le Patron le fixait depuis l'encadrement de la porte. Son regard de braise passa de Mathieu à Nyo. Les visages des deux hommes éveillés s'empourprèrent, l'un de rage, l'autre de honte. Le Patron courut vers la cuisine, furibond, sans plus d'indication pour le dessinateur hébété. Il s'assit près de la table et appuya sa tête contre son poing serré. Pourquoi agissait-il ainsi ? Etait-il jaloux de Nyo ? De sa proximité avec SON créateur ? Il se sentit bouillir. Brusquement, il se leva et, pour se calmer, cogna de toutes ses forces contre le mur le plus proche, qui trembla dangereusement. Il a sûrement dût réveiller toute la maisonnée mais il s'en fichait. Il voulait juste comprendre ce qu'il ressentait au fond de lui. Pour s'aider à cogiter, il se prépara un bon café bien noir, comme il les aime. Il resta comme cela pendant plusieurs dizaines de minutes, à méditer. Dans la pièce d'à côté, Nyo s'apprêtait à sortir. Comme d'habitude, après un grand stress ou une difficulté, il avait besoin de prendre l'air. Pendant qu'il enfilait son manteau, il tournait et retournait l'étrange scène dans sa tête. Lui aussi se posait des questions quand au comportement du Patron, mais surtout de ce qu'il allait penser de son attitude gênante dans le canapé et s'il allait tout dévoiler à Richard et Plectrum, qui ne le lâcheraient plus. Il y pensa encore dans la rue et, en passant devant des magasins, il s'arrêta devant une boutique animalière. Quelques instants plus tard, un peu plus détendu, il ouvrit sa porte d'entrée, se débarrassa de sa veste et de ses chaussures et avança, hésitant, vers le canapé. Mathieu n'y était déjà plus. Il soupira et s'assit sur les coussins encore tièdes, dans la position où Mathieu le trouva quelques secondes plus tard.

« Hum… Heu, salut… »

Nyo se retourna et Mathieu s'approcha pour s'installer à côté de lui.

« Ho, salut ! répondit-il un peu sobrement. Ça va mieux depuis hier ? »

Aïe ! Il n'aurait pas dû dire cela, pensa-t-il. Mais Mathieu afficha un grand sourire, le regardant droit dans les yeux.

« _Ouais, merci ! lui indiqua-il chaleureusement. Je sais pas ce qui m'a pris, je… je crois que c'est la fatigue et le stress…

_Ha, bredouilla Nyo, soulagé de la réponse plutôt positive de son ami. Au fait, je t'ai acheté quelque chose… »

Il sortit d'un petit sachet en plastique blanc un petit collier bleu avec une clochette dorée. Il était brodé « Wi-Fi » sur le devant. Mathieu, ému, prit délicatement le cadeau entre ses mains. Il le contempla et releva la tête.

« _Merci beaucoup ! Je sais vraiment pas quoi dire…

_Alors, ne dit rien. »

Nyo s'approcha lentement de Mathieu et posa ses lèvres sur les siennes. Mathieu, surpris, recula légèrement mais, comme enchanté par le charme du jeune homme, il ferma les yeux et se laissa faire. Le baiser s'approfondit, passant de très doux à fougueux, leurs deux langues s'entremêlant passionnément. Les doigts fins de Nyo se baladaient sur le visage et les bras de Mathieu, tandis que ce dernier caressait la taille, le torse et les épaules de son partenaire. Leurs bouches collées entre elles bougeaient sensuellement. Nyo, voulant aller plus loin, poussa un peu Mathieu pour qu'il s'allonge sur le canapé. Les deux amoureux, L'un sur l'autre, continuaient à s'embrasser langoureusement. Les mains de Nyo descendirent jusqu'aux cuisses et aux hanches de son compagnon, alors que Mathieu attrapa sa nuque, pour garder son beau visage près du sien. Sa bouche voulu l'embrasser dans le cou et le mordiller doucement, ce qui fit gémir Nyo. Il remarqua du coin de l'œil une silhouette sombre qui entrait dans la pièce. Surpris, Mathieu sursauta et, par pur reflex, repoussa un peu violement Nyo et se redressa. Nyo se rassit et se tourna vers le Patron, qui les fixait avec incrédulité.

« Ce… attends, c'est… » tenta Nyo

Le visage du Patron se colora de rouge. Il sortit du néant un énorme gun qu'il pointa sur Nyo. Totalement paralysé, Mathieu ne put rien faire, à part écouter le déclic de la détente et la détonation surpuissante qui lui perça les tympans. Nyo, voyant la mort arriver à grand pas, ne bougea pas et voila son regard; car il savait que le Patron ne manquait jamais sa cible. Sa dernière pensée avant l'impact de la balle fut : le Patron aimait- il Mathieu d'un véritable amour ? Il n'eut le temps d'y réfléchir car, déjà, la balle siffla et une douleur intense se propagea à partir de sa tête.


OMFG LE SUSPENSE!

Je vais vous laisser là, juste parce que je suis sadique

A plus!