Salut bande de loutres multicolores!
Tout d'abord, posez vos fourches et vos torches, j'ai été atteinte de la Antoine-Daniélite. C'PAS MA FAUTE OKAY?
Chapitre un peu court mais c'est surtout pour vous annoncer officiellement la pause de cette fic. Je sais c'est triste (rt plz) mais c'est mes études, alors keur.
Bref, ENJOY!
Nyo ouvrit les yeux. Il porta une main hésitante à son oreille gauche et sentit un liquide chaud couler le long de son cou. Tremblant, il tenta de se lever, mais ses jambes ne le portant plus, il tomba sur le parquet comme une poupée de chiffon. Le Patron s'approcha de lui, plus imposant que jamais, et le frappa au visage d'un coup de poing monumental. Mathieu poussa un cri étouffé par ses fines mains tandis que Nyo ne broncha pas. Quand ce dernier essaya de se redresser à nouveau, un petit filet de sang s'échappait de ses lèvres entrouvertes pour rejoindre la tâche pourpre déjà formée sur son sweat-shirt. Il était terriblement sonné et voyait légèrement flou. Il entendit le Patron lui crier "Si je t'ai pas buté, c'est uniquement parce qu'on a besoin de toi!" et "Dès qu'on a fini la mission, je t'éviscère, enculé!". Il ne comprit pas la suite, et il ne voulait pas la comprendre. Ses oreilles bourdonnaient et il avait affreusement mal au crâne. Mathieu le pris par le bras et l'emmena dans la salle de bain. Le schizophrène parvint à trouver des cotons, les humidifia d'un liquide cicatrisant et fit asseoir le pauvre dessinateur sur le bord de la baignoire. Il ferma la porte et s'occupa des plaies de son ami. Nyo tourna la tête pour s'observer dans le miroir. Il était sacrément bien amoché: une sanglante ouverture colorait sa joue et une grande partie de son oreille; son autre joue, gonflée de façon inquiétante, laissait apparaître la marque des phalanges du Patron. Malgré toute la délicatesse et les précautions de Mathieu, Nyo ne pût s'empêcher de grimacer, sa blessure le brûlant horriblement au contact du coton empli de produit. Le plus âgé profita de cet espace de paix pour lui chuchoter:
"- Je... Ch'uis vraiment désolé, je comprends pas ce qu'il c'est passé...
- Moi si." Coupa Nyo, ses yeux perdus dans ceux de Mathieu, d'un bleu si pur, presque électrique. "Je crois que le Patron t'aime.
- Quoi?!" S'exclama le nain. "Lui? M'aimer? Mais... C'est pas possible!
- Bah apparemment si. Ce matin, quand il nous a vu, il a pété un plomb. Et je crois qu'il ne m'aurait pas tiré dessus pour le lol.
- Mais moi... Je sais pas quoi faire! La seule personne que j'aime, c'est toi."
Mathieu posa le coton ensanglanté dans le lavabo et pris la main de Nyo. Ses yeux saphir se plongèrent dans ceux aigue-marine du plus jeune. Le schizophrène rapprocha son visage de celui du graphiste, ferma les paupières et déposa un simple baiser sur les lèvres malheureusement abîmées de son partenaire. Après ce tendre moment, Mathieu dénicha une crème pour sa joue enflée et lui tendit. On toqua soudainement à la porte et la voix de Richard retentit de derrière le panneau de bois.
" Hé! J'aimerais me laver, magne-toi le cul! "
Le nain ouvrit brusquement la porte et s'avança, suivi de Nyo, qui se faisait tout petit dans son dos. La peluche leva un sourcil (#TeamSourcil maggle), étonné.
" Hey, vous faisiez rien de sale sans moi, hein?" Plaisanta-t-il.
Mathieu lui répondit par un regard noir, qui le foudroya sur place. Nyo laissa son amant pour s'effondrer dans ce canapé maudit tandis que Mathieu s'enferma dans sa chambre pour réfléchir à la situation. Le dessinateur jeta un coup d'œil à l'horloge accrochée au mur. 10h04... Et la journée ne faisait que commencer...
"Bon." Expliqua Nyo au groupe. "Nous devons retrouver les personnalités de Kriss, qui se baladent dans la ville."
Toute la maisonnée était réunie autour de la table de la salle à manger. Nyo s'appuyait de ses mains sur la table, penché en avant. A sa droite, Mathieu le dévisageait discrètement, comme pour déceler certaines émotions. A sa gauche, Richard et Plectrum, déconcertés, se questionnaient sur la pression palpable qui régnait dans la pièce. Et, en face du jeune homme, se dressait l'ombre terrifiante d'un dangereux Patron. Nyo tenta de ne pas croiser son regard glacial, mais le double vicieux de son amant le fixait, ou du moins semblait le fixer (foutues lunettes de soleil !). Le Patron se tenait droit, une cigarette éteinte à la main. Ses sourcils étaient, comme d'habitude, froncés derrière sa protection oculaire. Il gardait une expression impassible et restait silencieux. Nyo essaya de garder son calme légendaire, mais les yeux ardents de son rival le traversait de part en part. Le regard du graphiste passa frénétiquement de Mathieu à Richard et Plectrum. Le schizophrène, machinalement, posa doucement sa main sur celle de son partenaire, ce qui fit légèrement sursauter Nyo. Ce dernier glissa sa main de sous celle de Mathieu et échappa au contact en la ramenant vers lui. Le schizophrène, choqué par cette réaction, se recula, la mine sombre.
"- J'ai récupéré des informations sur la localisation des personnalités." Continua Nyo, un peu moins assuré. "J'en ai aperçu près du centre commercial. On y va dès que vous vous sentez prêts."
Un simple hochement de tête de la part de l'assemblée lui fit comprendre qu'ils pouvaient se mettre en route.
Voilou, c'est tout!
J'vous fais des bisous car j'vais disparaître de pendant un moment (tel un ninja-panda!)
Bye.
