Si cette fic est ultra courte c'est parce qu'elle a été écrite sur une musique en particulier; je ne la considère pas vraiment comme une "song fic" étant donné qu'il n'y a aucune parole.
La musique s'appelle Walt, c'est une ost de Zankyou no terror.
En gros je me suis dit "à quoi penserait Levi en écoutant ça?; je précise juste car je peux comprendre que ça ne soit pas clair "Tu" désigne Erwin.
C'est à peu près tout X-)
C'est une putain de lettre d'amour qui s'écrit en même temps que ma pensé. En levant les yeux vers le ciel j'ai réalisé que tout était simple, ce sont des oiseaux qui s'envolent au dessus des plaines, des arbres millénaires qui conservent leur majesté peut importe la saison.
Ma gorge s'est serrée en réalisant que j'aime ce qui m'entoure comme je déteste ce manque de liberté. A la fois malade d'être enfermé, à la fois ému devant cette nature libre. Pour moi, le piano forme la même ronde aérienne que les nuages. C'est léger.
Devant nous se dresse la forêt. Celle dans laquelle on laissera notre peau.
Mais je t'en prie, je ne veux pas parler de combats. Je veux parler de ces moments nocturnes durant les quels je tombe nez à nez avec un cerf en allant pisser; le genre de miracle de la vie que l'on voit parfois, rôti, lors d'une soirée mondaine. Libre, ne craignant rien, baigné dans la lueur blanche du clair de lune. C'est un conte venant d'un autre monde.
Tu m'en avais parlé une fois, tout calme contre moi une utopie où tu ne te chies pas dessus en pensant qu'a tout moment cet instant de grâce peut être brisé par la mort d'un de tes frères d'armes.
La ronde reprend, l'eau danse, ondule à côté des pas de nos chevaux. Je n'ai aucun sentiment romantique, je décris cette nature encore plus vivante que nous dont l'insouciance me fait brûler.
Je peux m'imaginer que quelqu'un m'accompagne, forme cette ronde juste pour moi. Des larmes roulent sur ses joues alors que la course de ses doigts, effrénée, semble ne pas avoir de fin. Son sens du rythme demeure inébranlable malgré cette explosion de sentiment. Lui aussi il la voit, cette nature plus belle, plus forte, plus libre. La liberté c'est la vie. Je l'ai apprit sur ma monture, en la laissant galoper au fil de ses envie.
Un jour, le bras de ce pianiste faillit disparaître, il crut qu'il ne put plus jouer.
Il fut sauvé par un autre s'étant jeté dans la gueule du loup en voulant fuir. La peur rend aveugle.
Cette ronde, il pourrait la jouer les yeux fermé. Moi aussi peut être. Tu devrais l'entendre avant de devenir sourd à force de brailler tes instructions. Tu n'obtiendras jamais plus de ma part qu'un morceau de piano comme marque d'affection car je ne t'exprimerais jamais aucun de mes sentiments, tu le sais.
C'est parce que tu vis. Tu es celui qui à tout traversé, celui dont la longue existence à drainé tout les sentiments. Je le sais car parfois, tu regardes les étoiles, sans la moindre fascination. Du coup, je me dis que tu es déjà mort, que tu es parmi elles, ça fait des millénaires que tu les as rejoins et c'est pour ça que tu ne t'extasie pas devant.
Tu veux vaincre ce système, libérer l'humanité. Je veux me battre pour tes idéaux et massacrer jusqu'au derniers ceux qui ont tué les miens. C'est parce que nous vivons.
C'est comme ça que je sens le morceau se conclure, les notes font le silence, comme tant de soldats à l'approche du danger, paralysé par l'attente d'une suite.
