Je pense que finalement se sera une petite fiction, j'ai pas mal d'inspiration pour cette histoire. J'ai beaucoup fait parler les jumeaux dans ce chapitre. J'aimerais bien savoir se que vous en pensez, une petite review fait toujours plaisir. Hope you like it :) x
- Tu sais que tu as l'air niais ?
George regarda son jumeau qui lui offrait son sourire moqueur, il soupira :
- Techniquement, fit George, se ne sera pas moi qui finirait seul.
Fred haussa les épaules et s'assit près du lit de son frère. La copine de George venait de quitter la chambre afin de laisser les deux frères en paix, et elle avait ajouté que si elle ne rentrait pas ses parents la tueraient. Lorsque Fred était entré dans la chambre il avait à peine croisé la jeune fille et son jumeau arborait un sourire « niais » pensait-il. Il observa alors le bandage qui recouvrait la plaie de son frère. Une petite douleur s'installa dans son ventre, il était toujours sous le choc d'avoir vu son jumeau couvert de sang.
- Du mieux ? demanda Fred.
George toucha sa blessure par-dessus son bandage et grimaça.
- Eh bien, commença le rouquin. Au moins j'ai arrêté de saigner…
Fred sourit tristement, il ne pouvait toujours pas retirer cette image de sa tête. George le savait, il comprenait se que ressentait son frère. Il se redressa en position assise et tapota l'épaule de Fred.
- Allez, sourit-il, je comprends que tu sois triste, les filles préfèrent les gars avec des cicatrices.
Le sourire de Fred s'agrandit.
- Je serais toujours le plus beau des deux, ajouta George avec un clin d'œil.
Fred ébouriffa les cheveux de George et entra dans le jeu.
- Je ne pense pas, fit ce dernier. Tout le monde aura peur du méchant Georgie à une oreille.
George se rallongea et essaya de remettre ses cheveux en place.
- L'avantage c'est pour maman, continua Fred. On est perdu, elle va savoir qui est qui.
- Tu n'as qu'à te couper l'oreille aussi, plaisanta son jumeau.
- J'y penserais à la fin de la guerre quand on célébrera notre victoire à la boutique.
- Tous les deux vivants ?
- Bien sure.
George et Fred se sourirent, ils se comprenaient et ils savaient que chacun avait peur de perdre l'autre. C'est une guerre, elle n'épargnera personne, pas même les jumeaux Weasley et cela les effrayait. Les deux garçons avaient grandit ensemble, joué ensemble, ils avaient fait leurs premières farces et avaient construit leurs vies sur leurs boutique de farce et attrape, leurs plus grand rêve. Mais, selon Fred, la guerre n'était qu'une épreuve de plus et il lui souriait. Il avait toujours sourit.
- Tu étais où cette nuit ?
La voix de George brisa la lourde tension dans les airs. Fred se sentit mieux, et ravit de changer de sujet.
- Dans le salon en bas, répondit-il. J'écrivais une lettre à Auriane.
- Tu as sortis la chouette ?
Fred soupira, non, son frère ne pouvait pas devenir si niais que ça. Il rit doucement et s'inclina devant George.
- La chouette a fait son petit tours dehors mon cher frère, et j'espère que sa maîtresse en sera ravie.
George frappa doucement la hanche de Fred qui se renversa (ou se jeta plutôt) dans son lit derrière lui. Les deux rires communiquèrent à nouveau, la tension était partie.
Fred s'assit et regarda alors son frère qui s'assit à son tour.
- Oh, ajouta Fred. J'ai dormis avec Hermione aussi.
George le regarda, non, le fixa. Hermione. Fred sourit et le regarda.
- C'est bon, fit ce dernier. On s'est juste endormit ensemble, il n'y a pas de mal.
- Tu as dormis avec Hermione, Hermione Granger ? Hermione la meilleure amie d'Harry ? La Hermione que Ron-Ron aime ?
Si George n'avait pas été blessé, il se serait surement reçut un oreiller dans la figure. D'ailleurs, Fred hésita pour le lui envoyer dans l'autre oreille. Il soupira :
- Tu connais 36 Hermione toi ?
George haussa les épaules et sourit.
- Juste surpris frangin, rien de mal.
Fred s'allongea. Surprise. Il avait pourtant apprécié la petite main d'Hermione dans ses cheveux, ainsi que le fait de ne pas être seul une nuit où il aurait du l'être. Hermione, elle était si gentille et il devait l'admettre, elle était plutôt jolie. Il sourit en repensant aux pommettes de la jeune fille virer au rouge lorsqu'il lui qu'elle était devenue plus forte, quatre jours avant. Il sourit lorsqu'il la revit si douce avec l'animal la nuit dernière. Il s'était sentit si tranquille, si bien en sa compagnie.
- Tu sais que tu as l'air niais ? rit George.
Fred n'hésita plus et envoya l'oreiller près du lit de George. Ils rirent. Rien n'avait changé.
Le soleil éclaira le visage d'Hermione et un léger sourire se peignit sur ses traits. Elle était radieuse. La guerre paraissait loin. Elle était appuyée contre un arbre et baissa la tête pour continuer sa lecture. Seulement, elle ne lisait qu'à peine le livre qu'elle tenait, toutes ses pensées étaient centrées sur Fred. Son Fred. Lorsqu'elle s'était réveillé, le garçon était partit rejoindre George et lui avait adressé un de ses sourires qu'elle adorait avec un « merci ». Merci. Elle avait légèrement rit intérieurement, c'était elle qui devrait le remercier. Elle se sentait stupide, elle ne voulait pas devenir comme l'une de ses filles qui gloussaient et riaient lorsqu'un garçon leurs portait un peu d'attention. Comme Lavande Brown, pensa-t-elle. Elle ne pensait ni à la guerre, ni à la chasse aux Horcruxes, ni à ses parents qu'elle avait quitté contre son grés pour les protéger de la guerre. Elle se sentait bien pour la première fois depuis longtemps. Grâce à Fred.
Elle referma son livre et se releva doucement afin de rentrer à l'intérieur. Elle pénétra dans le Terrier et salua gentiment Mrs Weasley sur son chemin. Cette dernière préparait un pudding et l'agréable odeur parvint à Hermione. Elle adorait le Terrier, elle s'y sentait tellement chez elle. Le feu de cheminer, l'odeur de la nourriture de Mrs Weasley, les questions à propos des moldus par Mr Weasley, elle appréciait même les gnomes dans le jardin (mais seulement lorsque les Weasley s'en débarrassaient et qu'elle observait le spectacle avec Harry, Mrs Weasley ne voulait pas qu'ils se « blessent »), les farces des jumeaux. En ce moment, ils préparaient tous le mariage de Bill et Fleur, et Mrs Weasley étaient entre « c'est merveilleux, vous êtes superbes » et « mon petit va se marier.. ». Hermione commença à monter à l'étage, plonger dans ses rêveries.
- Hermione !
Cette voix, elle la reconnaitrait entre milles. Elle leva les yeux et croisa le regard de Fred. Ce dernier descendit jusqu'à elle et lui sourit. Hermione rougit, encore.
- Maman cuisine, n'est ce pas ? demanda-t-il en souriant.
Elle hocha la tête positivement et lui rendit son sourire.
- Génial, continua Fred. Et comme George est malade… on va avoir le droit d'en prendre plus et maintenant.
Il lui sourit et descendit le reste des escaliers et Hermione continua de monter.
- Hey, fit le rouquin en direction de la jeune fille.
Elle se retourna vers lui et l'observa.
- Tu es plutôt mignonne quand tu souris Granger, continua Fred avec un clin d'œil et un sourire avant de partir.
Jamais Hermione ne s'était sentit aussi bien.
