Je suis en retard, en retard !

Donc jour 3 : Enfant / être parent

J'espère que cela vous plaira...


Devenir grand

Lévy était couverte de sueurs, ses beaux cheveux azur quand ils n'étaient plaqués contre son visage humide, n'en faisaient qu'à leur tête dans une bataille de mèches chaotiques. Allongée dans un lit d'hôpital, elle entendit des gazouillis, elle ouvrit les yeux. Immédiatement son visage s'illumina, s'ornant d'un magnifique sourire. Elle contemplait son homme, il avait bien changé depuis qu'elle le connaissait. Ses cheveux étaient courts, toujours hérissés, il portait un pull vert et un jean. Mais surtout, il tenait avec délicatesse, oui, il en est capable, un petit être enveloppé dans une couverture jaune. Il fredonnait une berceuse de son invention, son regard rubis ne se détachait pas de ce trésor. Donnant son doigt à une petite main qui le serrait fort. Aux yeux de la mage des mots, il n'y avait pas de plus beau spectacle. Alors elle se contenta de l'admirer jusqu'au moment ou le dragon slayer de fer se remarqua qu'elle était réveillée.

Il fit un léger sourire et s'approcha de la bleutée, il s'assit sur le lit, tandis que la femme à la chevelure azur se redressait.

- T'as bien bossé, crevette ! Complimenta Gajeel.

Puis il lui tendit le petit être, elle le prit contre elle et elle se sentit immédiatement submergé par un amour sans condition. Elle caressa le minuscule visage, le nouveau-né avait déjà quelques cheveux noirs comme son père, cependant il avait les yeux marron et la peau blanche de sa mère.

- C'est à ton tour de choisir un nom, dit la linguiste.

- T'inquiètes, j'l'ai déjà choisi, rassura-t'il.

Le brun sourit à pleines dents, puis il tint la main de la jeune femme. Sur le coup de l'émotion, Lévy ne put s'empêcher de sortir une petite larme. Ils profitèrent de cet instant calme tout les trois. Puis elle avisa son homme, lui demandant ainsi le nom de cet enfant… Cependant, alors qu'il allait répondre, quelqu'un frappa à la porte. Soufflant, d'agacement, le ténébreux invita à rentrer. Entrèrent alors la dragon slayer céleste vêtue d'une blouse tenant par la main une petite fille avec une jolie bouille, des cheveux bleus foncés presque mauve hérissés, tenus en arrière par un ruban lilas comme sa robe, avec une peau mate, des yeux auburn tirant vers le rouge, son grand sourire montrait des canines de dragon slayer. La petite fille de trois ans lâcha alors la main de l'adulte, pour se précipiter auprès du couple.

- Maman ! S'enjoua-t'elle en voyant Lévy.

- Viens-là, mini-crevette, fit le mage d'acier en prenant la petite sur ses genoux.

La petite ouvrit en grand les yeux, interrogative, elle regarda la petite chose qui était dans les bras de sa mère. Pendant ce temps, la mage céleste fut suivie par Panther Lily, la constellationniste, le dragon slayer de feu, Titania, la mage démone, le mage de foudre et d'autres qui n'arrivaient pas à entrer dans la chambre beaucoup trop petite.

L'exceed noir alla se poser sur le lit à côté de Lévy. La petite fille, elle, ne quittait pas des yeux le nouveau-né.

- Gaëllia, je te présente ton petit frère, dit la bleutée en montrant le bébé.

Gaëllia était stupéfaite, comment cette petite chose pouvait être son petit frère ?

- Vous lui avez trouvez un nom ? S'enquit Lily.

- Ouaip, affirma fièrement Gajeel. Il s'appelle William, William Redfox…

- Non ! S'exclama la mère.

Le mage d'acier la regarda, non sans mécontentement, c'était à lui de donner un nom cette fois. Lévy lui sourit et baissa les yeux sur son fils.

- Il s'appelle William Métallicana Redfox, rectifia la belle.

Le brun sentit son cœur s'emplir de bonheur à la mention du nom de son dragon. Il posa la petite sur le lit et se leva.

- Eh ! Bande de nases ! Hurla-t'il. J'ai un fils et il s'appelle William Métallicana Redfox !

Tous hurlèrent leur joie et proposèrent de boire à la santé du nouveau-né, Wendy tenta d'expliquer que son hôpital n'était guère le bon endroit pour cela, que la maman et le bébé devaient se reposer, mais ce fut finalement Erza qui réussit à tous les chasser. Pendant que le chaos fairytailien régnait, Gaëllia s'approcha de son petit frère. Elle lui fit un bisou tendre sur le front.

- Je te promets de casser la figure à tous ceux qui t'embêteront, William, murmura-t'elle. Parole de grande sœur…


Quatorze ans plus tard…

Une jeune fille de dix-sept ans, haletante et en sueur, ses longs cheveux bleus foncé et mauve maintenus par une queue de cheval haute semblaient indomptables, tout comme son regard, un grand regard rouge avec une allure reptilienne encadré par deux mèches de cheveux. Pourtant petite, elle possédait un physique de guerrière. Sur son épaule se trouvait le tatouage de Fairy Tail en vert foncé. Ses oreilles s'ornaient de plusieurs piercings. Elle portait un dos-nu couleur émeraude se nouant au coup et arrivant au-dessus d'un nombril percé, deux pans de tissu émeraude en guise de jupe cachaient que peu un leggins noirs surmonté de ses bottes en cuir hautes à lacet. Elle était belle comme sa mère, mais semblait aussi redoutable que son père.

Elle essaya de calmer sa respiration, fermant les yeux, elle se concentra sur les bruits de la forêt. Écoutant attentivement son environnement. Elle humait les odeurs, il fallait qu'elle fasse le tri. Ici, sud-est à cinquante mètre. Elle fit apparaître un cercle magique, technique secrète du dragon de fer. Ses ongles se transformèrent en petits poignards qu'elle projeta dans la direction désirée. Cependant, son adversaire les esquiva juste à temps en s'envolant, elle prit alors son élan, bondit tel un félin sur une branche utilisée comme tremplin, puis elle s'élança sur son ennemi ailé. Autre technique, elle transforma son bras en une épée fine et bien aiguisée. Seulement son adversaire la contra avec son épée à lui, il la repoussa alors… Elle atterrit sur la branche d'un arbre.

- Pas mal, mais parfois, il faut éviter d'attaquer de front, dit l'épéiste. La prochaine fois, tu m'auras.

La jeune fille afficha un léger sourire en coin…

- Et pourquoi pas aujourd'hui ? Oncle Lily ? Rétorqua-t'elle, confiante.

Lily tiqua, il se retourna et vit les poignards revenir vers lui, il se baissa… Profitant de son moment d'inattention, la jeune mage, le corps recouvert d'écailles en fer, lui envoya un coup de pied dans l'abdomen, l'exceed, à terre, tenta de se relever mais une lame le menaçait sous le menton. Vaincu, il sourit à la jeune fille.

- Toujours surveiller ses arrières, se moqua-t'elle.

- C'est pareil pour toi, rétorqua une voix rauque.

Alors une ombre sortit et attrapa la jeune mage par une cheville et la souleva…

-Papa ! Tu as dit que tu ne te transformerait pas en dragon slayer de l'ombre, râla-t'elle.

Gajeel reprit forme humaine, il paraissait plus grave que l'accoutumé avec l'âge et sa barbe de trois jour, qu'il aimait garder.

- Quand t'auras un ennemis face à toi, il ne se pliera pas à tout des caprices, dit-il avec sévérité.

- Très bien, dit-elle.

Agile, la jeune fille se balança. Suffisamment souple pour s'accrocher à une branche avec ses deux mains, elle fit apparaître un poignard dans le talon de sa jambe libre et tenta de l'envoyer dans la figure de son père. Il l'évita, prévisible, mais il dut lâcher la cheville de Gaëllia. Celle-ci se retrouva sur la branche, elle vit le dragon slayer de fer se transformer en ombre. Elle se mit à bondir de branche en branche, s'agrippant grâce à sa magie aux arbres. Elle cherchait à atteindre une clairière, si elle peut voir son père, elle peut prévoir ses attaques, se disait-elle. Alors qu'elle y arrivait presque, elle fut attrapée par le bras et balancée contre le tronc d'un arbre. A terre, elle sentit sa cheville lui faire mal.

- Aïeux, geint-elle.

- T'es sensée être capable de te réceptionner ! Gronda Gajeel, sans une once de peine.

- Tu m'as prise par surprise, râla-t'elle. Puis tu y es allé fort !

- Tsss… Tu vas pas te mettre à chialer en plus, grogna-t'il.

- Gajeel ! protesta l'exceed qui venait d'arriver.

- T'en mêles pas Lily, fit le mage d'acier. Elle veut devenir un dragon slayer ou pas ?

Là, Gaëllia n'en pouvait plus, ils n'arrêtaient pas de s'entrainer, toujours de plus en plus durement. Elle se releva, les poings serrés, elle fixa son père.

- Tu sais quoi ? J'ai l'impression que quoique je fasse ce n'est jamais assez bien pour toi ! Ragea-t'elle. Je me suis tout de même améliorée et tu ne me fais aucun compliment…

- Tu t'attends à quoi ? A une petite caresse à chaque fois que tu fais quelque chose de bien ! Se moqua le dragon slayer.

- Je voudrais juste…

Elle ne termina pas sa phrase, elle en était incapable, les larmes commençaient à lui monter. Épuisée, cassée, elle n'arrivait plus à trouver ses mots.

- Quoi ? Insista le mage d'acier en lui faisant face.

- Rien, lâcha-t'elle en baissant les yeux.

- J'te jure tu ne fais que pleurnicher, grogna-t'il.

Sur ces mots la jeune fille partit loin, les larmes aux yeux. Elle le détestait, elle le maudissait de tout son âme…


Il se faisait tard chez la famille Redfox, Lévy, postée vers la fenêtre, s'inquiétait pour sa fille. Gaëllia n'était pas revenue et Gajeel boudait dans son fauteuil, tandis que William essayait de rassurer sa mère. Il n'avait que quatorze ans, mais il faisait preuve d'une grande maturité. Plus grand que sa mère , sa chevelure ébène montrait des reflets bleus. Il avait les yeux de sa mère, ainsi que sa gentillesse. Mage runique lui aussi, il était d'une nature plus calme que sa sœur et son père. Il s'approcha de la bleutée, la voyant triturer ses doigts d'angoisse, il lui prit la main et lui fit un grand sourire.

- Ne t'inquiète pas, 'man, consola-t'il. Elle sait se défendre.

Lévy sourit et prit la main de son fils.

- Je sais, mais vous êtes mes bébés, c'est comme ça, dit-elle.

La porte claqua à ce moment, Gajeel n'était plus là…

Le dragon slayer humait l'air, puis il grimpa à un toit, il parcourut ainsi la ville en passant de toit en toit. Enfin, sur le toit de la guilde, il la trouva, les genoux pliés contre sa poitrine, elle sanglotait. Il avança auprès d'elle à pas de loup.

- Tu veux encore m'engueuler parce que je chiale ? Remarqua-t'elle sans même le regarder.

Gajeel ne répondit pas, il se contenta de s'asseoir à côté de sa fille. Un long silence s'installa entre eux, enfin ce fut Gaëllia, gênée, qui le brisa…

- C'est juste que tu n'es jamais satisfait de moi et on ne fait que s'entrainer, et parfois, j'aimerais… elle soupira. Que cela redevienne comme avant, quand j'étais mini-crevette.

- J'croyais que ce surnom était débile ?! S'étonna le brun.

- Il l'est, mais il me manque… Mon papa me manque, dit-elle, tristement.

Le dragon slayer ne dit rien, il resta pensif un instant… Que répondre à ça ? Il n'était pas Lévy, il était même plutôt maladroit avec les mots et pourtant il savait qu'il fallait qu'il trouve les mots justes pour sa fille.

- Je suis exigent avec toi, parce que je sais que tu seras bien meilleure que moi, dit-il simplement.

La jeune fille crut mal entendre, elle hoqueta et regarda son père avec surprise.

- T'es douée et t'es plus intelligente que moi, tu tiens ça de ta mère, affirma le mage d'acier en haussant les épaules. Il soupira, puis fixa les étoile. T'as dix-sept ans, tu vas pouvoir faire des quêtes toute seule et je voulais être sûr que tu sache te défendre. Tu comprends chrai pas là pour…

Il ne termina pas sa phrase, mais la jeune fille comprit, son visage s'éclaira d'un doux sourire.

- Pour me protéger ? Proposa-t'elle.

- Ouaip, admit le ténébreux, embarrassé.

Gaëllia avait beaucoup de mal à assimiler ce que venait de dire son père. Mais elle comprit qu'il avait fait par inquiétude pour elle. Bien sûr, il ne montrait pas ses sentiments comme sa mère. Mais ils avaient toujours étaient plus ou moins sur la même longueur d'onde avant.

- Mais j'y suis allé un peu fort, avoua-t'il.

Ces mots extirpèrent la jeune fille de ses pensées.

- Attends, tu t'excuses ? S'amusa Gaëllia.

- C'est la seul fois, ok ? Râla le mage d'acier.

Elle gloussa et hocha de la tête. Le mage d'acier lui sourit et se releva…

- Aller, on rentre avant que ta mère me tue, déclara-t'il.

Elle se mit debout à son tour.

- Maman ne ferait jamais ça, ricana la petite mage.

- Non, elle ferait bien pire, soupira le dragon slayer avant d'entamer sa descente du toit.

Sa fille le suivit, alors qu'ils marchaient dans la rue, elle regarda son père…

- Papa ?

- Hein ?

- Je voudrais que ma prochaine mission soit avec toi, dit-elle.

Il la considéra un sourcil levé, puis il fit un sourire carnassier.

- D'accord mini-crevette, répondit-il.

La jeune fille gonfla les joues.

- Finalement, m'appelle pas comme ça, déjà que je suis la plus petite des filles de mon âge, râla-t'elle.

- Tsss… T'es bien comme ta mère, s'amusa le ténébreux.

- Ca veut dire quoi ? Demanda-t'elle suspicieuse.

- Gihi…Que tu seras toujours ma mini-crevette…


Trois ans plus tard…

Un bureau de la grande bibliothèque de Crocus était envahi de volumes et de codex imposants, on pouvait voir cependant une tête à la chevelure noire aux reflets bleus dépasser. Un jeune homme de dix-sept ans, malgré ses cheveux en batail, il restait élégant avec son gilet garçon de café bordeaux boutonné à la façon officier par des attaches métalliques avec un dragon gravé dessus, il portait un pantalon marron chic et décontracté à la fois. La chemise entre-ouverte sur le haut laissait percevoir un tatouage de couleur noir représentant une guilde très bien connue de Magnolia. Sur le lobe de son oreille droite une boucle d'oreille en acier en forme de pendule se balançait, tandis qu'il lisait à l'aide de lunette du vent à cadre noir cachant ses yeux marron. Malgré le fait que son visage soit modelé assez durement comme celui de son père, une certaine douceur émanait de lui.

Cela faisait des heures qu'il travaillait en ce lieu et il fallait bien l'avouer, il avait beaucoup de mal à se concentrer. Alors qu'il souffla une énième fois, une petite voix parvint à lui.

- William, si tu ne veux pas travailler, ce n'est pas grave, je préfère que tu en aies envie, dit-elle sur un ton bienveillant.

Pris sur le faite, le jeune homme se raidit et regarda à travers les piles de livre. En cherchant bien (même très bien), on pouvait apercevoir deux grands yeux noisette encadrés de lunette rouge remplis de gentillesse, ainsi que des mèches de cheveux azur.

- Ce n'est pas ça, maman, je… enfin, je pense à autre chose, s'excusa William.

Intriguée, la femme posa ses lunettes et fit un grand sourire à son fils.

- Et… à quoi ou plutôt à qui tu penses ? Demanda-t'elle, taquine.

Le jeune Redfox rougit immédiatement, malheureusement pour lui, il avait hérité de la peau de sa mère.

- Ce… c'est … pas… ce que… enfin qu'est-ce qui te fait dire ça ? Bredouilla-t'il.

- Parce que je suis ta mère, répondit simplement Lévy.

Le brun, résigné, souffla, il était vrai qu'il tenait plus d'elle que de son père. Bien pour l'intelligence, la patience, le calme, mauvais pour la confiance en soi et la force. Au moins, il avait la taille de son père, un comble s'il avait été aussi petit qu'elle. Parfois il enviait sa sœur d'être aussi forte… d'être un dragon slayer. Quand il était petit, il rêvait de temps à autres d'en être un lui aussi, pas qu'il méprisait la magie runique, bien au contraire. Mais être comme eux, c'était autre chose… être comme eux… être comme elle. Elle, voilà où était le problème…

- J'ai pas vraiment envie d'en parler, dit-il, gênée, d'avoir ce genre de conversation avec sa mère.

- Comme tu veux, dit-elle en haussant les épaules. Mais sache que je suis là si tu as besoins.

Il hocha la tête et repris son étude, il tenta de se concentrer, mais en vain. Enfin, il regarda sa mère. Peut-être qu'elle pouvait comprendre ? Après mûre réflexion, elle est la seule à pouvoir le comprendre. Il ne pouvait pas vraiment en parler à ses amis, malgré leurs nombreuses qualités. Ses deux meilleurs amis Greyson et Luna ne pensaient qu'à se battre l'un contre l'autre la plus part du temps. Yuri était persuadé que toutes les filles lui tombaient dans les bras, Eristoff*, il avait d'autres préoccupations. Kay était maintenant avec sa sœur et hors de question que Gaëllia l'apprenne, elle se fouterait de moi. Obéron*… Non, il répéterait à sa tante, et si Mirajane l'apprenait, tout le monde le serait dès le lendemain. Son père… Niveau sentiments, il n'avait pas vraiment la palme, c'est à se demander comment maman a fait … Non, il ne voyait personne d'autre qu'elle, sa mère…

- Finalement… je veux bien t'en parler, annonça-t'il l'estomac noué.

Lévy leva le nez de son livre et retira à nouveau ses lunettes. Elle le fixa avec empathie.

- Pas de problème, dit-elle toute ouïe.

- Voilà, je crois que je suis amoureux, dit-il la gorge serrée.

-Ça, je le sais déjà, affirma-t'elle sur un ton rassurant.

- Le problème est que la fille en question… elle ne sait même pas que j'existe, avoua le jeune homme, amèrement.

-Tu exagères ? tempéra Lévy.

- Non, affirma William avec résignation. On n'est pas dans la même catégorie elle et moi.

- Mais tu la vois souvent ? Interrogea la bleutée.

- Oui, enfin pas tout le temps, répondit le brun.

- Et je la connais ? S'enquit la linguiste avec enthousiasme.

- Maman ! Râla-t'il.

- Quoi ? Il faut bien que je sache qui elle est, afin de savoir si ce que tu dis n'est qu'un simple ressenti où si c'est la réalité, justifia-t'elle.

- Un autre problème est que son père est flippant aussi, enfin pas autant que Papa ou bien Luxus, expliqua-t'il.

- Donc c'est la fille d'un dragon slayer ? En déduisit sa mère.

Le jeune homme se crispa… Il connaissait la détermination de sa mère, elle ne lâchera jamais, autant céder.

- Oui… C'est Héméra*, avoua le jeune homme.

- Héméra !? S'étonna la mage des mots.

-Oui, je sais, c'est une dragon slayer d'une autre guilde, fit le jeune homme, las.

Lévy eut les yeux qui brillèrent…

- C'est une fille bien, constata la mage.

- Ouais, mais ça n'empêche pas que je suis invisible à ses yeux, dit-il.

La linguiste de Fairy Tail, prise d'une forme d'illumination, se releva précipitamment. Elle prit son sac.

- Attends ici, je reviens, déclara-t'elle avant de partir d'un pas pressé vers la sortie.

- Euh… D'accord, merci pour ton aide, ironisa-t'il dans le vide.

Parfois il ne comprenait vraiment pas sa mère…

Cela faisait déjà une demi-heure que Lévy était partie, William, quant à lui, continuait sa traduction. Alors sa mère revint, elle s'assit à sa place de départ, sans rien dire. Puis elle reprit son étude. Le jeune homme l'avisa mais elle ne le remarqua pas, elle pouvait vraiment être étrange. Il n'insista pas et se plongea à nouveau dans son ouvrage.


Au bout d'une heure, il fut sorti de sa lecture par un grattement de gorge féminin. Il leva le nez et découvrit la fille qui avait pris la fâcheuse habitude de hanter ses pensées. Debout à côté de lui, elle tenait un papier dans la main, une mission. Ses longs cheveux blonds encadraient ses yeux amande, elle portait une robe à rayures blanches et bleues à fines bretelles et des diamants en guise de boucles d'oreille.

- Salut William, dit-elle en souriant.

- Euh… Sa- salut, bredouilla-t'il.

- Voilà, mon père m'a confié une mission, mais je vais avoir besoin de compétence en piège runique et comme Fenril* avait dis que tu étais ici, en ce moment, je me disais que on pourrait la faire ensemble comme t'es super intelligent, enfin voilà, proposa Héméra.

Le jeune Redfox resta muet, il n'en croyait pas ses oreilles, son cerveau, pourtant efficace en temps normal, s'en trouvait totalement embrouillé…

- On partagera la récompense…Argumenta-t'elle.

Il finit par se ressaisir…

- C'est à dire que ma mère…

- Peut se débrouiller seule, intervint Lévy.

- Mais pour ranger ? S'enquit son fils.

- Ton père va venir, puis une mission te fera du bien et c'est bien d'entretenir l'entente entre guilde, fit la bleutée.

- Mais…

- Il n'y a pas de mais… Aller, va-t'en ! Ordonna la mage des mots.

Obéissant à l'ordre maternel, le jeune homme se leva de sa chaise et pris sa besace. Puis il partit avec la jeune dragon slayer. Lévy regardait son fils s'éloigner, c'est alors qu'elle le vit revenir en trottinant. Elle l'interrogea du regard.

- J'ai oublié un truc, indiqua-t'il.

Il fit une bise sur la joue de sa mère.

- Je ne sais pas vraiment ce que tu as fait, mais merci, chuchota-t'il.

Il disparut ensuite par la sortie de la bibliothèque. La bleutée, pensive, sentit les larmes venir. Une goutte roula sur sa joue, une grande main gantée se posa sur sa frêle épaule. Elle regarda le propriétaire qui parut étonné.

- Qu'est-ce que t'as, crevette ? Interrogea-t'il.

- Rien, c'est juste que nos bébés deviennent grands, dit-elle.

Le ténébreux se mit alors derrière sa femme et la pris dans ses bras puissants…


Eristoff : nom d'une marque de vodka.

Obéron : nom du roi des fées.

Héméra : nom de la déesse de la lumière (grec).

Fenril : nom du loup noir (mythologie nordique).

Maintenant devinez qui sont les parents ;)


Merci à : Neliia, Fairytail-fan couple, Lijovanchan et Futur Anterieur pour leurs reviews.