Hello !

Après cet absence d'un mois - j'en suis désolée mais je vous ai dit que j'étais en vacances - me voilà de retour ! Quoi de mieux quand on rentre que de trouver de supers gentils petits ou grands commentaires de la part de mes lecteurs adorés ?

Chacune de vos reviews m'ont fait trop plaisir et je remercie chacun d'entre vous du fond du cœur !

De nouveaux lecteurs pointent le bout de leur nez et ils sont les bienvenus ! Les anciens sont également toujours les bienvenus évidemment ! :)

Par rapport au chapitre 11, c'est vrai que j'ai un peu adapté le comportement de Kingsley pour que ce soit plus drôle, ça correspond moyennement au caractère qu'on lui attribue mais on va dire qu'il s'agit d'une situation exceptionnelle ^^

Je suis désolée, ce chapitre est un peu court mais la suite ne va pas tarder à arriver pour compenser :D

Bisous mes chéris !

Bonne lecture :)


Chapitre 12. - Foudroyus Identique

Foudroyus Identique est un sortilège de magie noire qui requiert d'importantes connaissances, une expérience suffisante ainsi qu'une très grande puissance magique. Il n'est que très rarement réussi car extrêmement compliqué. De plus, les conditions pour y parvenir sont très strictes : non seulement le sorcier doit posséder une force morale hors du commun, mais en plus, il doit avoir acquis des pouvoirs magiques exceptionnels.
Ce sortilège consiste à capter l'ensemble des atouts qu'un éclair peut fournir. En effet, lors d'un orage particulièrement violent, il est possible, si toutes les conditions sont réunies, d'absorber la foudre afin d'en faire une arme. Pour cela, il faut veiller à plusieurs choses : d'abord, être sur le qui-vive à un tel point qu'à la demi-seconde où l'éclair apparaîtra, être capable de lancer le sortilège en se concentrant de toutes ses forces. Il faut donc être extrêmement doué en magie noire, incontestablement déterminé et prêt à faire des sacrifices si jamais il échoue – en y perdant sa propre vie, dans les cas les moins horribles. Le sorcier doit également penser au plus important afin de réussir son coup : visualiser dans son esprit les éléments qui permettent à l'éclair d'identifier celui qu'il souhaite toucher. S'il s'agit de plusieurs personnes, il faut trouver un élément en commun sur toutes ces personnes. Cependant, il y a un danger : ces éléments qui relient les différentes personnes ne doivent pas se trouver sur le sorcier lui-même, sinon il se verra également touché par le sortilège.
Une fois ces conditions respectées, le sortilège et l'éclair sont censés fusionner entre eux et éclater avec une telle puissance que le sol s'en trouvera affecté. À ce moment-là, les personnes visées seront éliminées, si les conditions sont toutes parfaitement respectées, sans aucun défaut. En revanche, il peut y avoir des variations selon la qualité de réussite du sortilège : soit il manque quelques éléments moyennement importants, auquel cas les personnes seront simplement blessées ou assommées, soit l'essentiel est oublié, auquel cas les conséquences peuvent être désastreuses.

- Hermione ?
Ron agita une main hésitante devant son visage.
- Hermione, ça va ?
Immobile, les yeux rivés sur le petit paragraphe du livre, celle-ci ne l'entendait même pas. Les souvenirs qu'elle avait tenté de refouler durant deux semaines inondaient son esprit, l'emportant dans une vague déchaînée, bien trop puissante pour perdre son énergie à lutter.
Elle ne bougea pas, même lorsque Ron passa un bras autour de ses épaules, même lorsqu'il lui murmura des paroles rassurantes au creux de l'oreille. Son regard était vitreux, ses pensées complètement emmêlées, elle ne voyait que du flou.
- Pourquoi tu pleures ?
Ah, c'était ça, le flou ? Elle battit des paupières jusqu'à ce que sa vision s'éclaircisse.
- Hermione, que se passe-t-il ? Qu'est-ce que tu as lu dans le livre qui te mette dans cet état ?
Voyant qu'elle ne répondait pas, il se pencha vers le paragraphe et le lut attentivement, le front plissé dans un effort de concentration.
- Tu... tu as déjà eu affaire à ce sortilège ? demanda-t-il d'un air perplexe. C'est pour ça que tu voulais que je te montre le livre de magie noire ?
Lentement, Hermione hocha la tête.
- Mais tu veux dire que... que ça s'est passé quand... enfin, tu sais, quand... quand tu as disparu ?
À nouveau, elle acquiesça en déglutissant difficilement.
- Tu ne veux pas m'expliquer ?
Cette fois, elle secoua la tête avec une lenteur déconcertante. Ron poussa un soupir avant de la serrer un peu plus contre lui.
- Tu sais, Hermione, je veux bien t'aider, même si je ne sais rien du tout. Ça ne me dérange pas de te consoler, tu peux me dire tout ce que tu veux, que je comprenne ou non. Ça m'est égal de ne rien savoir, si tu ne veux rien m'expliquer. L'essentiel est que tu te sentes mieux, et si pour ça il faut que je t'écoute sans rien comprendre, ce n'est pas un problème.
Enfin, Hermione releva la tête vers lui, les yeux baignés de larmes. Profondément touchée.
- Merci, murmura-t-elle d'une voix rauque avant d'enfouir son visage dans son cou.
Elle voulait parler davantage, lui dire qu'elle l'adorait, mais sa gorge était aussi sèche qu'un désert. Elle voulait tout lui raconter, parce que le poids terrible de son secret était trop lourd à porter, mais les mots ne venaient pas. Elle voulait s'excuser, s'excuser de ne pas l'aimer comme il le méritait, mais elle était incapable de se justifier. Elle voulait lui avouer que chaque battement de son cœur avait un autre nom que le sien, mais le mentionner lui était impossible.
Elle voulait pleurer, pleurer pour décharger sa peine, mais elle était si lourde que les larmes ne suffisaient pas à l'alléger.
Alors elle demeura contre lui un long moment, sans parler, sans pleurer.
- Je suis désolée, souffla-t-elle au bout d'une éternité.
Hermione se dégagea doucement et se leva, lessivée. Puis elle se tourna vers lui pour le remercier d'un regard sincère.
- Je vais me coucher.
Ron acquiesça, étourdi, et elle quitta sa chambre en regrettant de ne pas vouloir y rester.

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- Quoique tu racontes, sache bien cela : moi, j'ai quelque chose à perdre.
- Je t'ai menti... Moi aussi, Granger, j'ai quelque chose à perdre, ou plutôt quelqu'un : toi.
Un visage, un sourire...
- Sauve-toi, Hermione...
Un sortilège qui le touche, il s'effondre...
- Sauve-toi, Hermione...
La flamme dans ses yeux qui s'éteint...
- Moi aussi, j'ai quelque chose à perdre, ou plutôt quelqu'un : toi.
Il lâche son dernier souffle...
- Sauve-toi, Hermione...
« Toi... »
« Hermione... »
Elle poussa un hurlement strident et ouvrit les yeux d'un seul coup. Trempée de sueur, haletant comme si elle avait courut plusieurs kilomètres, baignant dans ses propres larmes, elle battit plusieurs fois des paupières tandis un sanglot secouait son corps.
- Hermione ?
Le visage angoissé de Ginny apparut dans son champ de vision.
- Encore un cauchemar ?
Pleurant à chaudes larmes, Hermione acquiesça, le cœur meurtri de souffrance. La mine désolée de Ginny l'embarrassa : elle n'aimait pas se réveiller après une nuit aussi difficile en présence de quelqu'un, même si cette personne était une amie de longue date.
- Tu as besoin de quelque chose ? Tu veux me le raconter ?
Hermione secoua la tête pour répondre aux deux questions. Le front de Ginny se plissa.
- Je ne sais pas quoi faire pour toi, Hermione... Je me sens si mal de ne pas pouvoir t'aider.
- Ne t'en fais pas, la rassura celle-ci à voix basse. Ça va aller.
- Tu es sûre ?
« Bien sûr que non. »
- Oui, oui.
Pour la convaincre de son mensonge, elle se redressa, sentant un filet de sueur couler le long de sa colonne vertébrale. Ginny la regarda d'un air inquiet.
- Je vais... prendre une douche, l'informa Hermione en rejetant les couvertures pour se lever. Ne m'attends pas pour le petit-déjeuner. Je vous rejoindrai, d'accord ?
Sans attendre la réponse, elle fila dans la salle de bain où elle s'enferma à double tour. Le visage caché dans ses mains, elle se laissa glisser le long de la porte jusqu'à s'assoir par terre.
Encore le même cauchemar, le même qui revenait toutes les nuits depuis deux semaines. Il allait jusqu'à la hanter le jour, l'empêchant de se concentrer sur autre chose. Elle ne pouvait pas oublier ce moment, gravé à jamais dans sa mémoire, cet instant de feu dont elle aimerait tant se débarrasser. Une partie d'elle-même était contente de voir apparaître tout le temps ce visage, ce sourire, ces yeux... Tandis que l'autre aurait souhaité les revoir dans d'autres conditions.
Elle avait compris, grâce au livre de magie noire que Ron lui avait montré, pourquoi l'éclair et le sortilège – lancé par Drago – avaient fusionnés, pourquoi leur réalisateur aussi s'était effondré. Il ne s'agissait pas d'une erreur de réussite, comme c'était expliqué dans le livre, non, cette fois-ci, c'était volontaire.
Drago avait prévu d'assommer les Mangemorts assez longtemps pour la laisser fuir. Et il avait choisi comme élément les reliant tous entre eux la Marque des Ténèbres, évidemment. Mais lui-même la possédait aussi, et il savait que l'opération le mettrait également en danger. Pourtant, il n'avait pas hésité, mettant sa propre vie en péril pour la sauver, elle, une énième fois...
Tant de sacrifices en si peu de temps. S'il y avait bien quelqu'un qui méritait la vie, c'était lui. Hélas, c'était trop tard, beaucoup trop tard, maintenant...
Que ne donnerait-elle pas pour cesser de penser à lui, cesser de culpabiliser, cesser de pleurer, cesser, tout simplement, de l'aimer... Pourquoi n'était-elle pas morte, elle aussi ? Ce n'était pas juste qu'il perde la vie alors qu'elle était encore vivante, à s'apitoyer sur son sort. Pourquoi n'avaient-ils pas échangé les rôles ? Pourquoi l'aimait-elle autant ? Mais surtout... pourquoi ne s'en était-elle pas rendu compte plus tôt ?
Hermione se releva lentement puis se déshabilla pour rentrer dans la douche. Lorsque l'eau entra en contact avec sa peau, elle s'empressa de diriger le jet sur son visage, comme pour chasser sa fatigue, sa solitude et sa souffrance, comme pour noyer les larmes intarissables de son chagrin.

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- Bonjour, Hermione. Tu as bien dormi ?
- Bonjour, madame Weasley. Oui, très bien, merci.
Cesserait-elle un jour de mentir sur son état ?
- Assieds-toi entre Harry et Ron, je vais te servir. Œufs et bacon, comme d'habitude ?
- Oui, s'il vous plaît.
Hermione répondit aux regards interrogateurs de ses amis par un sourire forcé. Elle évita de croiser les yeux de Ginny qui la fixaient et se plongea dans la contemplation de son assiette vide. La tension était palpable mais elle n'osait pas l'affronter en relevant la tête. Son courage de Gryffondor avait-il disparu ?
- Voilà, bon appétit.
- Merci beaucoup.
Elle avala son petit-déjeuner sans prendre la peine de mâcher ou de savourer. Harry, Ron et Ginny avaient entamé une conversation qu'elle faisait semblant de suivre alors qu'elle n'avait pas la moindre idée du sujet.
Encore une fois, toutes ses pensées étaient tournées vers un certain Serpentard aux yeux gris.
- Tu ne crois pas, Hermione ?
Il lui fallut plusieurs secondes pour réaliser que Harry s'adressait à elle.
- Pardon ?
- Poudlard ne sera jamais réparé pour la rentrée, tu ne crois pas ?
- Euh... je..., bafouilla-t-elle en réfléchissant à toute vitesse. Je pense que l'école pourra être réparée bien assez tôt, même si les dégâts sont irréversibles, car il y a de très bons sorciers. Je ne doute pas que les professeurs, aidés des plus puissants du ministère, sauront tout remettre en ordre.
- Tu as raison, convint Ginny en acquiesçant. Je le pense aussi.
- Moi je persiste à croire qu'ils n'y arriveront jamais, surtout avec les affaires de ce moment, marmonna Ron d'un air sceptique.
- Quelles affaires ?
- Celles du ministère sur les meurtres de moldus, traîtres à leur sang et Sang-de-B... Aïe !
Il se plia de douleur sous le coup de coude que Ginny lui infligea. Harry et elle dévisageaient Hermione d'un air inquiet, comme si elle risquait de s'effondrer en larmes à leurs pieds.
- Ne vous en faites pas, grommela celle-ci lorsque Ron parut horrifié en s'apercevant de sa gaffe, ça ne me fait rien du tout. J'en entends tous les jours parler et, en plus, avec tous ces aurors devant chez moi, je ne risque pas d'oublier que j'en suis une, Sang-de-Bourbe.
- Ne t'appelle pas..., commença Ron en fronçant les sourcils.
- Ron, arrête, tu sais très bien que j'en suis une. Tout le monde le sait, même Greg, hier, quand il m'a fait monter dans la voiture, a signalé au ministère : « Déplacement Sang-de-Bourbe numéro trois cent quarante-deux ». Je m'en fiche, ajouta-t-elle en voyant Harry prêt à s'indigner. Il y a tellement de Sang-de-Bourbes traqués et placés sous surveillance que je suis juste la « numéro trois cent quarante-deux » pour eux. Ça m'est égal.
Un silence accueillit sa tirade. Ne supportant plus tant de regards posés sur elle, Hermione se leva en repoussant sa chaise qu'elle manqua de faire tomber.
- Merci beaucoup pour tout ce que vous avez fait, madame Weasley. Les aurors sont-ils arrivés ?
- Je t'en prie, Hermione, c'est normal, décréta chaleureusement Mrs Weasley. Les aurors sont là, en effet. Mais tu ne veux pas rester un peu plus ?
- Non merci, c'est gentil, refusa Hermione en s'efforçant de montrer sa reconnaissance. Mes parents doivent sûrement m'attendre, vous savez, et puis j'ai un milliard de choses à faire.
Ses mensonges étaient si minables qu'elle ne fut pas étonnée de voir ses amis échanger des regards navrés. Elle se précipita dans l'entrée, prit ses affaires, adressa un au revoir général en bafouillant, puis ouvrit la porte et courut dans l'allée jusqu'aux voitures du ministère garées devant le Terrier en file indienne.
Quelle idée de prendre trois voitures juste pour l'escorter jusqu'à chez elle ! Décidément, soit le ministère en faisait trop, soit pas assez.
Hermione passa devant les aurors en les ignorant et ouvrit la portière de la voiture du milieu. Greg était assis près de la vitre et ne leva même pas la tête à son approche.
- On peut y aller, lança Hermione d'un ton neutre.
Le chauffeur, sorcier cette fois-ci, parla à voix basse dans sa montre et la voiture de devant démarra. Alors qu'ils quittaient l'allée du Terrier, Greg lui envoya un regard en biais.
- Baguette magique ?
Un regard noir lui répondit. Il haussa un sourcil d'un air glacial.
- J'ai, maugréa Hermione à contrecœur.
- Cape d'invisibilité ?
- Aussi. Et je n'en ai pas eu besoin, je vous signale, au passage.
- Cette cape vous sauvera peut-être la vie un jour, Miss Granger, rétorqua le baraqué d'un ton froid.
- C'est ce qu'on verra.
Le trajet se déroula en silence. Hermione ne savait pas d'où lui venait cette antipathie pour cet auror spécialement, peut-être parce qu'il s'adressait à elle comme si elle était totalement vulnérable, ce qui n'était pas le cas. N'était-elle pas Hermione Granger, celle qui avait combattu durant sept ans aux côtés du célèbre Harry Potter, affrontant les dangers les plus sournois et la magie la plus noire ?
Lorsque la voiture s'arrêta dans sa rue, elle bondit au-dehors et remonta l'allée sans dire un seul mot. Elle ouvrit la porte et ne fut pas surprise de trouver sa maison vide : ses parents étaient au travail, ils ne l'attendaient pas, et Mrs Weasley le savait sûrement. N'aurait-elle pas pu trouver mieux comme mensonge pour justifier son comportement ?
Elle posa son sac dans l'entrée puis se dirigea vers le salon où elle se laissa tomber sur le canapé, face à la télévision, à côté de la bibliothèque. Après quelques secondes immobile, elle choisit un livre dans la bibliothèque, qui était son refuge dans n'importe quelle circonstance. Ce geste lui rappela celui que Ron lui avait montré, et ce qu'elle avait trouvé dedans.
Avant de laisser ses émotions l'emporter, elle se plongea dans la lecture d'un de ses livres d'école, le Manuel avancé de métamorphose, qui ranima sa mémoire en la ramenant au temps où Drago Malefoy était le dernier de ses soucis.


Il ne se passe pas grand-chose mais la suite sera bientôt là, promis !

Merci d'avoir lu

J'attends vos avis avec impatience