Les miracles de la magie

Disclaimer : Cette fiction est un slash

Chapitre 4

POV Uther

ENFIN !

Enfin, il était réveillé. J'avais attendu si longtemps, trois jours certes mais si longs selon moi. Je me rappelle encore quand je l'ai vu pour la première fois... J'y repense tout le temps : couché dans un lit, un petit brun coiffé d'un nid de corbeau, cette créature endormie sur ce lit... Si fragile, il ressortait de lui cette aura qui m'attirait violemment ! Ah j'imaginais, je me languissais de l'avoir, ce petit dans mes mains. Haan... La réalité dépasserait l'imagination. Je le voulais tellement que j'oubliais des choses importantes mais seul lui comptait à présent.

Harry.

Harry.

Lui et rien que lui, il devait payer aussi, pour être ce qu'il est, pour jouer avec les autres. Je l'ai vu avec Arthur dans ce couloir. Son visage s'était illuminé, il avait même esquissé un sourire et cela, je ne le permettrai jamais. Il est à MOI. Harry, tu n'as pas le droit de regarder quelqu'un d'autre. Non, non, non.

Je crois bien que je suis fou, fou de lui, c'est cela ! Il doit m'appartenir mais avant je vais bien m'occuper de lui. Je serai un bon roi pour qu'il ait confiance et ne voit que moi, rien que moi.

Harry.

Harry.

La seconde fois que je l'ai vu, il marchait dans un couloir, tout vêtu de blanc, il marchait, dans ses pensées. Je pus le dévisager de tout mon saoul. Ce petit brun ressemblait à un ange mais brisé car tombé aux mains des hommes, des hommes qui ont fait de lui une arme à ce que m'a dit Gaius. Moi j'en ferai une pierre précieuse, mon trésor le plus précieux.

Harry.

Harry.

Je ne cesse de penser à lui, il m'obsède, je le veux, rien que pour moi, à moi. Je l'aurai

Fin POV Uther

Aye aYe ayE

Harry était assis patiemment dans le laboratoire de Gaius en attendant que Merlin revienne.

Il observait attentivement tous les gestes du médecin qui sentait le regard lourd du jeune homme sur lui. Depuis qu'Arthur était parti, le petit brun n'avait pas lâché un mot et préférait regarder fixement le vieil homme. Déposant finalement tous ses ustensiles, Gaius se tourna vers Harry et lui demanda :

_ Tu veux quelque chose à faire en attendant ?

_ Je ne suis pas un enfant, dit-il froidement.

_ Pourquoi ne te promènerais-tu pas ?

_ Je l'ai déjà fait, rétorqua-t-il sur le même ton.

Soupirant, Gaius réfléchit un instant avant de se tourner vers un bibliothèque.

_ Tiens, un livre sur l'histoire actuel du pays comme cela tu seras moins perdu, tendit le vieil homme à Harry.

_ Merci, il sembla se détendre un peu et se plongea dans le livre, oubliant tout autour de lui.

Gaius retourna à ses médicaments, remerciant le ciel que le garçon ait trouvé quelque chose à faire autre que de le regarder. Il avait continuellement frissonné tandis que les yeux du garçon le suivaient, le lisaient, le transperçaient, le foudroyaient. Malgré l'absence de lumière dans les yeux d'Harry, ils reflétaient quand même ses sentiments. La méfiance qu'il avait envers Gaius était palpable et ses sens aux aguets, le petit brun l'aurait encore assommé au moindre mouvement dangereux vers lui, il en était sûr. Mais maintenant, plongé dans son livre, Harry ressemblait juste à un garçon normal et curieux, rien à voir avec le soldat en terrain inconnu d'il y a quelques instants. Prudence est mère de sûreté, le vieil homme n'irait pas vraiment voir si le garçon ne faisait que simuler, le principal c'était qu'il ne le fixe plus.

Aye aYe ayE

Merlin marchait vers le laboratoire du château gaiement. Il était l'heure de rejoindre Morgane et il avait hâte de la voir. La nuit tombait et il ne l'avait pas vu de la journée. Tout content, il pressa le pas. Lorsqu'il ouvrit la porte, une ombre apparut soudainement dans son champ de vision pour l'étreindre chaleureusement. Il sursauta puis son sourire s'étira :

_ Harry ! Tu es réveillé !

_ Oui, répondit celui-ci avec un sourire imperceptible, laissant Gaius ébahi qui ne s'attendait pas à ce changement de comportement.

_ Je t'attendais impatience, Kilgarrah aussi ! Il s'en est passé des choses pendant ton sommeil.

Voyant le corps de son frère se raidir, Merlin reprit :

_ Enfin, deux ou trois choses...

Harry relâcha son frère et recula afin de le regarder pour la première fois avec lucidité. Il voyait là, un jeune de vingt ans, quelque peu maigrichon, aux cheveux courts, aussi brun et ébouriffé que lui. Une petite tête avec des oreilles mignonnement décollées; on voyait sur ce visage de grands yeux gris en amande, un petit nez droit et une fine bouche rose. Pour le reste du corps, Merlin n'avait vraiment rien de musclé, tout en finesse sans être aussi androgyne que Harry, juste proportionnel à ses un mètre soixante-dix-sept.

Il babillait joyeusement sur la vie à Camelot, le crétin royal, ses amis, son statut de serviteur et ses actes héroïques secrets. Il parlait pour deux lorsqu'il se tourna brusquement vers la porte et secoua la tête en revenant à la réalité.

_ Vous n'avez pas entendu quelque chose ?

_ Non, pourquoi ? demanda le vieil homme, même Harry fronça les sourcils pour marquer son incompréhension.

_ Je..., bafouilla le grand brun, j'ai cru entendre mon nom dans un sanglot.

Il s'avança alors dans la pièce et son regard tomba sur une tasse sur la table, il blanchit et partit de la pièce, non sans avoir pris la tasse. Harry posa un regard interrogatif sur Gaius qui haussa les épaules en disant :

_ Il va rejoindre Dame Morgane pour lui remettre son remède.

Le regard de Harry brilla de compréhension puis d'une lueur calculatrice qui fit frémir Gaius. Dans les livres de Poudlard, il était écrit que Merlin et Morgane étaient âme-soeur mais étant la lumière et les ténèbres, ils n'ont jamais pu être réunis. Affalé sur la table, Harry se jura de faire que ces paradoxes soient réunis dans ce nouveau monde. L'amour devait mener, pas la haine et la discrimination, il ne laisserait plus cela se faire. Un fin sourire ombragea ses lèvres, il avait hâte de rencontrer la jeune femme et enfin réunir les créateurs du futur monde magique.

Gaius, de son côté, pâlit quelque peu en voyant sourire le garçon qui avait gardé un visage impassible toute la journée. Le vieil homme sut tout de suite que le brun préparait quelque chose et ce sourire malicieux annonçait quelque chose de grandiose. Mais tout cela n'était pas son affaire et il retourna à ses occupations, sans poser de questions mais en restant sur ses gardes car il ne savait pas à qui était destiné ce sourire.

_ Je peux aller me promener ? demanda Harry, le sortant de ses réflexions.

_ Vas y, mais n'oublie pas, pas de magie.

Mais le garçon était déjà parti. Contrairement au matin, Harry prit son temps, marchant calmement dans les couloirs, s'imprégnant des lieux pour ne pas se perdre. Il déboucha au bout de plusieurs couloirs dans une gigantesque cour qui avait pour seule lumière l'astre lunaire. Le petit brun s'assit sous un arbre et regarda les étoiles.

" Elles sont placées au même endroit que dans le futur, comme pour me dire que je ne peux rien changer. "

Il ferma alors les yeux pour oublier son passé qui était maintenant futur.

Harry vit derrière ses paupières, une plaine verdoyante où le soleil brillait de mille feux. Souriant, il vit une maison derrière lui et y courut. Dedans se trouvaient Merlin et une grande jeune femme brune au regard noir comme le charbon. Ils discutaient passionnément de magie, se frôlant amoureusement dans un salon vert autour d'un thé. Puis se tournant vers une fenêtre qui donnait sur le jardin, il vit Kilgarrah et une dragonne noire sous un abris construit certainement pour eux.

Ces deux tableaux eurent le don de l'émouvoir, mais quelque chose fut ajouté. La tête pleine d'images de bonheur, Harry sentit un bras entourer sa taille et un baiser se poser sur son cou.

Au lieu de sursauter à ce geste familier, il se blottit à son grand étonnement contre le corps musclé et dur d'un homme. Relevant la tête, il vit une touffe blonde éclatante mais ne vit pas le visage de cette personne qui était enfoui dans son cou. Dans les bras de cet homme, il se sentit si bien puis, comme dotée d'une vie propre, sa main se dirigea vers son ventre qu'il sentit tout dur. Il baissa alors son regard pour tomber sur son estomac tout rond et proéminant. Il regarda longuement son ventre et c'est un coup qui le sortit de sa rêverie. La petite chose cachée sous son nombril tapait joyeusement sa main. Sursautant quelque peu, Harry ne put s'empêcher de sourire.

" Une famille"

Aye aYe ayE

POV Uther

Je l'ai vu de ma chambre, assis sous cet arbre à la lueur de la lune, si beau. Je l'ai regardé quelques instants du haut de ma fenêtre avant de me décider à descendre, il semblait plus petit et plus fragile. Je suis descendu rapidement comme si ma vie en dépendait et lorsque je suis arrivé, je me suis accroupi devant lui pour l'observer.

Il dort tranquillement, ni le vent, ni le bruit des branches ne semblaient le réveiller, un sourire sur ses lèvres. Pas ces minuscules sourires qu'il avait osé offrir à Arthur, non un vrai, un de ceux qu'on donne par amour et bonheur. "Une famille" soupire-t-il avec bonheur.

Oh Harry, que tu es mignon, assoupi devant moi. Tu me laisses voir ton visage empli d'amour et de bonheur, je donnerais tout à cet instant pour que ce soit pour moi. Tu es mon obsession, ton aura m'appelle. Eclairer par la lune, je vois ta peau translucide appeler mes baiser.

Harry ! Ce désir violent que j'ai pour toi, c'est toi qui l'entraine. Je te veux, ahh, combien je te veux petit être. Rien que pour moi, à moi jusqu'à la fin de ta vie. J'ai hâte que tu m'appartiennes. Corps et âme.

Je m'efforce alors de penser à autre chose qu'à mon envie soudaine de te prendre à même le sol, contre cet arbre et me mets en action de te réveiller. J'avance doucement ma main pour la passer sur la douce peau de ton bras lorsque tes yeux s'ouvrent brusquement, provoquant un sursaut chez toi et chez moi. Je recule sur le champs tandis que toi, tu m'envoies un coup de pieds dans l'estomac que j'arrête heureusement grâce à mes réflexes de combattant.

Tu te relèves de manière défensive et là, je remarque tes magnifiques yeux verts, pas aussi brillant que ceux des enfants de ton âge, plutôt ceux d'un vétéran de guerre, pareils aux miens. Oh Harry, tu es parfait. Je n'avais jamais imaginé, pas même dans mes rêves les plus fous, mes fantasmes les plus tordus quelqu'un comme toi.

_ Qui êtes-vous ? craches-tu avec appréhension, comme un chat prêt à attaquer.

Ta voix est encore plus belle que celle que j'avais entendu, de loin, lorsque je t'avais suivi.

_ Calmes-toi mon petit, je suis Uther Pendragon, Roi de Camelot, pour te servir, je m'incline devant lui avec charme.

Il se releva, épousseta ses vêtements en bafouillant lamentablement :

_ Mh, Pardon...oh seigneur...je ne savais pas.., veuillez m'excuser Altesse.

Je ris doucement et lui releva la tête qu'il avait baissé, en lui attrapant le menton.

_ Ne t'inquiètes pas, ce n'est pas grave, lui dis-je, plongeant mon regard dans le sien.

Mal à l'aise, tu détournes les yeux et je te relâche. Tu rougis et recules pour mettre une distance entre nous, je te souris et tu me réponds par un maigre sourire qui n'atteint pas tes émeraudes.

_ Viens, je te ramène à ta chambre. Il est tard, il serait triste que tu tombes malade.

Mon plan commence ici et maintenant, être gentil pour que tu me fasses confiance. Je veux que tu viennes à moi dans un moment de détresse que je vais engendrer bien sûr, où tu seras seul, sans personne mais croyant en moi et je te protègerai. Je te garderai sans que tu t'inquiètes et, de ton plein gré, tu viendras à moi.

Je le vois acquiescer à ma proposition et je sors de mes pensées pour lui faire la discussion. Tu ne réponds pas mon Harry, je sais que tu es trop timide pour cela. Ce n'est pas grave, bientôt, tu seras à moi. Nous marchons jusqu'à chez Gaius et je me rends compte d'une chose.

_ Où dors-tu Harry ? Il n'y a que deux chambres dans cet appartement.

_ Avec mon frère, je crois.

Comment ose-t-il ce misérable serviteur, tu es à moi Harry, rien qu'à moi. La colère et la jalousie bourdonnent dans mes veines. J'inspire profondément avant de te parler, de peur de laisser transparaître ma rage.

_ Cela n'est pas concevable, le contrôle de ma voix m'étonne moi-même. Tu es en convalescence, tu dois être à l'aise.

Je lui ouvre la porte de chez Gaius.

_ Une servante te mènera à ta chambre plus tard.

Je pars ne le laissant pas le temps de protester, sans un regard derrière car je savoure le toucher de ta douce peau. Harry ! Tu n'as rien à envier à personne. Tu es parfait, pas comme mes autres jouets que j'ai si facilement cassé. Non toi, tu es mon trésor que je ne briserais pour rien au monde. Lorsque je t'aurai, je te garderai toujours, toujours, jusqu'à la fin.

Aye aYe ayE

Merci de me suivre et je remercie Shinigami's bride d'être ma bêta.

J'ai hâte de lire vos commentaires !

Shinigami's Bride : De rien, ça me fait plaisir ! Je ne suis pas une experte et quelques fautes ont pu m'échapper mais je pense avoir fait de mon mieux. J'espère que ça se verra.