Hello !

Comme je suis géniale, je poste la suite aujourd'hui : cadeau de Noël ! TADAAAA ! Etant donné que je ne rentre que le 28, que je déménage le 29, que je passe le code le 30, eh bien... Je ne sais pas quand vous aurez la suite xD Mais, promis, je vais essayer de trouver du temps. Voilà pourquoi je tiens absolument à poster la suite maintenant avant de partir afin de ne pas être maudite (franchement, moi-même je déteste ce genre de fin, alors attendre des semaines pour avoir la suite, c'est un supplice, je connais ça !).

Merci pour vos fabuleuses reviews débordantes d'hypothèses toutes plus farfelues les unes que les autres. Franchement, qu'est-ce que j'ai rigolé (sans moquerie, hein) ! Vous êtes topissimes ! Je vous préviens : ce chapitre est un tantinet bizarroïde. Bon, O.K., il est CARRÉMENT chelou, surtout au début. M'enfin j'espère ne pas l'avoir trop raté dans ma précipitation, en tout cas je suis un peu sceptique mais je compte sur vous.

Sur ce, très bonne lecture, et surtout JOYEUX NOËL !

Hachiko livi : Tu peux revivre, voici la suite xD

DragoHermione : Coucou ! Alors, merci beaucoup pour tes supers compliments dans tes reviews, franchement ça me fait trop plaisir ! En effet, Dumbledore avait confié la lettre à Severus quand il lui a dit qu'il comptait mourir, et il a donné le bout déchiré à Minerva qui serait plus apte à comprendre (en effet, c'est un grand homme) Je pense plutôt qu'il préfère confier cette tâche aux amis d'Hermione parce qu'il a remarqué dans quel état elle est et il pense qu'elle a déjà assez subi et que si elle continue elle va s'effondrer (si attentionnééééé !). L'ultimatum concernait en effet le choix de Drago : tuer Hermione ou la laisser vivre ? Bien sûr, c'est du point de vue du lecteur, parce que moi, je sais que c'en était pas vraiment un xD Tes hypothèses totalement farfelues m'ont fait mourir de rire, c'était top ! Quelle imagination... ;) Merci encore pour tous tes compliments et tes reviews super complètes, ça me touche beaucoup ! Excellentes vacances à toi aussi et joyeux Noël !


42. - Le Médaillon de l'Ombre

Que du noir. Du noir partout. Pas un son. Pas un mouvement. Pas un souffle. Pas de direction, pas de sens. Rien à toucher, rien à sentir, rien à voir, rien à entendre. Il n'y avait rien. Juste le néant.

Était-ce ça, mourir ? Disparaître ? Devenir rien du tout, un rien avec des pensées embrouillées ? C'était étrange. Elle s'était déjà demandé ce que mourir signifiait. Si l'on en avait conscience, ou si tout disparaissait comme ça, d'un coup. Elle trouvait illogique que tout s'évapore, même elle, sauf ses pensées. Parce que c'était ce qu'elle était en train de faire, n'est-ce pas ? Penser. Des mots se formaient dans son esprit. Elle avait donc toujours un esprit. Mais plus de corps, manifestement. Son esprit allait-il également s'effacer ? Pourquoi son esprit et son corps ne s'en allaient-ils pas en même temps ? Ce serait moins effrayant ; elle ne serait pas actuellement en train de se demander ce qui allait se passer à présent.

Elle attendit. Enfin, il lui sembla attendre. Peut-on appeler ça ainsi, si l'on n'est rien ? Surtout que l'espace et le temps n'étaient plus là non plus. Ils étaient pourtant la base d'un monde, les entrailles de la vie. Alors s'ils s'éteignaient, cela voulait probablement dire qu'il n'y avait plus de vie là où elle se trouvait.

Elle attendit, mais impossible de savoir combien de temps, ni même quoi. Elle espérait n'être pas encore morte, parce que si c'était ça, la mort, attendre indéfiniment, alors elle n'en voulait pas. Autant que son esprit s'enlise à son tour, ce serait plus réconfortant.

À force d'attendre, elle vit. Parfaitement, elle vit. Une lumière, si lointaine qu'elle n'était qu'un point éclatant au milieu du néant. Elle voulut s'en approcher. Mais elle ne pouvait rien faire, puisqu'elle n'était rien. Peut-être que ce fut la lumière qui s'approcha. En tout cas, le point lumineux grossit, grossit, grossit encore. Aveuglant. Est-ce que cela voulait dire qu'elle était quelque chose, finalement ? Parce qu'en général, on voit avec les yeux. Avait-elle des yeux ?

Quand la lumière fut si près qu'elle sembla l'envelopper toute entière, elle comprit qu'elle n'était qu'un esprit. Un esprit qui voyait.

La lumière remplaça le noir. Partout. Quelque chose s'agita en elle ; c'était un souvenir. Elle se souvint qu'elle avait entendu parler d'un phénomène comme ça. Un jour, on lui avait dit que quand on mourrait, on voyait une lumière, tout au bout, et qu'ensuite on rencontrait des personnes qu'on avait aimées et qui étaient parties. Certaines personnes appelaient cela « l'entrée au Paradis ».

Mais là, il n'y avait personne. Juste cette lumière. Était-elle privée de Paradis ? Sa participation à la guerre la condamnait-elle à l'Enfer ?

C'était curieux, mais possible. Comme elle ne pouvait rien faire d'autre, elle attendit à nouveau. Et soudain...

Ses pensées lui furent arrachées. Elle lutta, lutta du mieux qu'elle le put. Mais des mots se formèrent dans son esprit, des mots qui ne venaient pas d'elle. Alors, elle les laissa s'aligner pour constituer des phrases.

Dans une sombre demeure, près des marécages situés à l'est de l'Angleterre, vivait Salazar Serpentard, l'un des sorciers les plus puissants de son temps. Tout en lui inspirait la frayeur, de ses yeux gris foudroyants à sa démarche souple et gracieuse comme celle d'un serpent. De famille noble, il avait hérité d'un prestigieux manoir et d'une incroyable quantité de Gallions qui lui certifiaient un mode de vie aisé. Peu de sorciers osaient le défier car sa réputation le poursuivait au-delà des frontières du monde de la sorcellerie. Même les moldus évitaient de se trouver sur le chemin de cet homme si redoutable. Son comportement funeste, sa richesse et son autorité faisaient de lui un sorcier très respecté et souvent fui.

À la suite de ces mots se succédèrent des images furtives qui se superposaient les unes aux autres, montrant d'abord un grand manoir dans l'obscurité puis une silhouette effrayante aux couleurs vert et argent. Des sons à caractère banal retentirent dans le néant, des bruit de pas, un claquement de porte... Des yeux apparurent, des yeux gris étincelants à couper le souffle. Des silhouettes de femmes toutes plus belles les unes que les autres s'enchaînèrent, défilant tour à tour dans les bras de l'homme.

En dépit de sa solitude, Salazar menait une belle existence. Il allait fréquemment à des bals, bien que son apparition fût le plus souvent crainte. Discret et menaçant, il n'était qu'une ombre au beau milieu de ces champs de couleurs, une ombre fort charismatique à qui rien n'échappait. Le mystère qui émanait de lui suscitait la peur, mais également une attirance effrayante chez la plupart des femmes du royaume. Lutter ne menait à rien, elles le savaient ; aussi, elles se laissaient toutes prendre au piège, tombant une à une dans les bras du grand et terrible Salazar Serpentard. Ce dernier les séduisait par des gestes et des paroles minutieusement ajustés, et lorsqu'elles cédaient, les rejetait comme si rien n'avait existé. Vicieux, fourbe et sournois, Salazar incarnait le mal, la supercherie et la tentation.

Puis une grande salle prit forme autour d'elle, une foule étouffante par la même occasion. La silhouette menaçante se plaça à l'entrée, et ce regard redoutable balaya la pièce du regard.

Un jour, il se rendit à un bal organisé à l'occasion du mariage de l'un des rares hommes qui ne le craignaient pas et qui l'avait généreusement invité à la cérémonie. Salazar n'attendit pas bien longtemps avant de préparer son terrain de chasse ; à peine eut-il pénétré dans la vaste salle que son regard transperçant passait en revue les invités, à la recherche d'une femme suffisamment belle pour mériter son attention et suffisamment riche pour l'inciter à l'aborder. Presque aussitôt, ses yeux gris s'accrochèrent à une silhouette frêle enveloppée dans une somptueuse robe et munie d'un haut chignon d'où quelques cheveux fous s'échappaient. Tout autour de lui disparut alors, et Salazar ne vit plus qu'elle.

Profondément intrigué par les ondes d'attirance qui l'ébranlaient, il fendit la foule jusqu'à se retrouver derrière la belle inconnue. Les quelques mèches brunes qui avaient fui sa coiffure frôlaient la peau de sa nuque dès qu'elle bougeait la tête, rendant Salazar ivre de désir. La courbe de ses épaules était si parfaite, et le tissu qu'elle portait épousait parfaitement ses formes. Fasciné, il s'aperçut avec un temps de retard que la conversation entre l'inconnue et ses interlocuteurs venait de cesser. Il reprit contenance tandis que la jeune femme se retournait d'un air surpris, cherchant l'origine de cette interruption. Son visage lui apparut alors, éclairé par les centaines de bougies qui illuminaient la pièce, et le cœur de Salazar s'arrêta littéralement de battre.

Une jeune femme brune aux grands yeux verts fit face à l'homme au regard d'acier. Ils se dévisagèrent longuement tandis qu'un brouhaha emplissait le néant.

Mais il n'en montra rien et répondit à l'interrogation silencieuse de l'inconnue de sa manière habituelle. Cependant, son ton séducteur, son regard hypnotisant et son sourire à peine insinué n'eurent pas l'effet escompté ; fuyante, la jeune femme assura qu'elle n'était pas intéressée, et tourna les talons avant d'être noyée par la foule. D'abord stupéfait, Salazar se mit rapidement en colère : aucune femme ne lui avait encore jamais résisté ! Et cette sublime inconnue ne serait pas la première...

Il la chercha toute la soirée, prêt à sortir le grand jeu dans le seul but de la posséder comme toutes les autres avant elle. Mais la jeune femme se sauvait à la moindre occasion, désirant manifestement le fuir quoiqu'il en coûte. De plus en plus furieux, Salazar la traqua sans relâche toute la nuit, tentant de l'attirer dans ses bras par tous les moyens. Elle était si belle, si douce, si fragile qu'il en devenait fou ; il la voulait, plus que tout.

L'homme au regard d'acier courrait après la jeune inconnue, fendant la foule. Son visage exprimait une panique sans égale tandis que l'homme qui la suivait paraissait furieux.

Lorsque le bal se termina, il la perdit totalement de vue. Salazar rentra chez lui, plein de fureur, et se jura de la retrouver et de la faire sienne. Les jours suivants, il effectua des recherches approfondies, sans résultat. La chance lui tomba dessus un jour d'automne ; invité chez ce même personnage, il la revit, plus belle, plus fraîche, plus désirable que jamais.

L'homme au regard d'acier apparut d'abord dans le manoir, entouré d'une multitude de parchemins, puis dans la rue, en pleine nuit. Il se retrouva ensuite assis à table avec d'autres personnes avec, en face de lui, la jeune femme apeurée.

Tout d'abord, il ne tenta rien en présence du couple, mais s'arrangea pour se retrouver seul avec elle un peu plus tard. La jeune femme l'avait reconnu et voulu à nouveau lui échapper ; mais Salazar la plaqua contre le mur et se rapprocha jusqu'à toucher sa joue de ses lèvres.

« Vous êtes à moi », murmura-t-il d'un ton menaçant et prometteur.

L'inconnue frissonna et le désir se propagea dans tout le corps de Salazar, dominant le reste, chassant toute logique et toute prudence.

Il ne lui fallu pas longtemps pour tenir la promesse faite à lui-même ; et bientôt, la belle et mystérieuse jeune femme fut à lui.

La silhouette des deux amants fut floue tandis qu'ils semblaient fondre l'un dans l'autre.

En se réveillant le lendemain matin, Salazar la contempla longuement alors qu'elle dormait toujours. Il n'avait pas la moindre envie de s'éclipser discrètement comme il l'avait toujours fait. Il souhaitait rester près d'elle et recommencer, encore et encore. Il désirait la toucher, l'embrasser à nouveau. Et ne laisser personne d'autre que lui le faire.

Mais Salazar Serpentard n'était pas ce genre d'homme. Il était manipulateur, sournois, menteur et indéniablement mauvais. Alors que cette jeune femme était si douce, si fragile, si généreuse. La pureté de son être jurait horriblement avec l'impureté du sien.

Alors il s'en alla avant qu'elle n'émerge à son tour. Il regagna son manoir, retrouva sa solitude. Reprit ses habitudes, comme si rien ne s'était passé. D'autres femmes lui tombèrent dans les bras et furent jetées à leur tour. Salazar poursuivit le chemin de sa vie, un chemin tout tracé qui ne convenait qu'à lui. Et puis un jour, il se rendit compte qu'elle lui manquait.

L'homme au regard d'acier caressa le visage de la jeune femme avant de passer la porte ; il se retrouva alors entre les quatre murs du manoir et la lumière déclina petit à petit, l'obscurité dissimulant difficilement les silhouettes des autres femmes.

Le seul moyen de combattre ce manque était la colère. Alors il demeura furieux, contre tout le monde, tout le temps. On le redouta davantage, on eut encore plus peur de lui. Mais Salazar persista, car une seule chose au monde lui répugnait : l'échec.

Le temps s'écoula. Un soir d'hiver, il fut à nouveau convié chez les mêmes personnes. L'inconnue s'y trouvait également. Elle l'évita, comme à son habitude, et cette fois il en fit de même. Et soudain, sans qu'il ne sache comment, elle se retrouva dans ses bras. Ce fut parfait, magique.

D'abord, les yeux gris foudroyants étincelèrent et l'homme poussa un cri de rage qui résonna dans le néant. Puis, tout fut noir. Et l'homme au regard d'acier ainsi que la jeune femme aux yeux verts se retrouvèrent face à face.

Toute sa colère et son chagrin s'évaporèrent. Et ce matin-là, lorsqu'elle se réveilla à son tour, il était là. Il lui demanda son nom.

« Astoria Darwin » fut sa réponse.

C'était un prénom aussi joli qu'elle. Lorsqu'elle leva la tête vers lui et que leurs regards se croisèrent, Salazar prit la folle décision de céder. Laisser libre court à cette multitude de sentiments qu'elle créait chez lui.

Mais sans doute était-ce trop beau. Car derrière son regard brillant et son sourire ravageur, elle cachait quelque chose. Il le savait. Il le sentait. Ce quelque chose aurait pu rester secret s'il n'en avait pas deviné l'ampleur.

Le regard acier rencontra les yeux verts. Tout à coup les yeux verts s'agrandirent, et l'on put discerner une minuscule silhouette dans ses iris. Le regard acier devint à nouveau froudroyant.

Alors, en Legilimens accompli, Salazar enfreignit la barrière de son esprit. Ce qu'il y découvrit figea son sang dans ses veines. Horrifié et dégoûté, il la lâcha et s'écarta d'elle sans cesser de la dévisager intensément. Astoria tendit une main vers lui, le regard suppliant. Mais il s'en éloigna davantage jusqu'à se retrouver plaqué contre le mur opposé. Des larmes scintillèrent dans ses grands yeux verts, il y décela de la honte, du regret et de la douleur mais ne s'en formalisa pas. Un terrible sentiment enfla en lui, s'amplifia dans tout son être, chassant la souffrance, la tristesse et les remords. Ce sentiment était le plus fort qu'il ait jamais connu. Et il le domina. Entièrement.

La haine.

L'homme au regard d'acier se leva d'un bond et s'éloigna de la jeune femme dont le visage pâlit. Les images devinrent encore plus floues, et l'on put seulement distinguer les deux silhouettes se rapprocher puis s'écarter. Le regard acier étincela, les yeux verts brillèrent, un poing se serra, une main se tendit...

Saisissant ses vêtements, Salazar les enfila à toute vitesse sans cesser de transpercer Astoria de ses yeux gris. La jeune femme murmurait des paroles suppliantes, des excuses toutes plus minables les unes que les autres. Mais il ne l'écoutait pas. Elle se leva pour tenter de le retenir en empoignant le col de sa chemise, mais il la repoussa sans ménagement. Ses sanglots l'assourdissaient, son visage luisant de larmes l'importunait. Il se redressa, ses yeux foudroyants la tenant à distance.

« Ne vous avisez plus de m'approcher », menaça-t-il d'une voix imbibée de venin.

Sur un dernier regard méprisant, Salazar Serpentard abandonna Astoria Darwin à son chagrin.

La jeune femme éclata en sanglots, l'homme s'en alla.

Des mois passèrent. Plus une once de bonté n'existait chez cet être foncièrement mauvais qu'était devenu Salazar. Il emprisonna, tortura et tua un nombre indéfini de victimes. Il haïssait le monde entier. Il haïssait de toutes ses forces Astoria Darwin, qui d'abord lui avait résisté et l'avait induit en erreur par la suite. Une erreur impardonnable. Comment avait-il pu se laisser tromper de la sorte par une moins que rien ? Astoria Darwin était une Née-Moldue, une satané Sang-de-Bourbe, et elle s'était faite passer pour quelqu'un d'autre. Qu'importait ses véritables intentions. Qu'importait le fait qu'elle n'avait jamais voulu le lui cacher. Qu'importait le fait qu'elle avait simplement été protégée par son amie. Qu'importait le fait qu'elle avait souhaité connaître la magie d'un bal des Sangs-Purs, juste un soir, en se faisant passer pour l'une d'entre eux. Elle n'était pas comme eux. Il l'avait su à la seconde où ses yeux s'étaient posés sur elle. Et il avait cru cela bon, mais il s'était trompé.

Par-dessus tout, Salazar Serpentard haïssait être pris au piège. Il était le prédateur, pas la proie. L'espace d'un instant, Astoria avait inversé les rôles.

Des éclairs s'abattirent sur le sombre manoir. L'homme au regard d'acier poussa des hurlements de rage et dressa sa baguette magique une multitude de fois. Des corps s'empilèrent les uns sur les autres, blancs et rouges, couleur chair et couleur sang.

Il se concentra sur la fondation de Poudlard pour oublier son humiliation. Mais lorsque vinrent les conflits avec Godric Gryffondor concernant le choix des sorciers ayant le droit d'étudier dans cette école, il demeura intransigeant. Jamais les Nés-Moldus n'auraient le droit d'intégrer Poudlard. Ils étaient tous des souillures, des moins que rien. Ils salissaient le monde des sorciers. Ils étaient dangereux et pourraient conduire à leur perte. Astoria Darwin en était la preuve.

Après un duel bien trop grave avec Godric Gryffondor, il quitta Poudlard. Mais il y laissa la trace de son passage. Quelqu'un se chargerait de finir le travail à sa place. Il créa la Chambre des Secrets, que seul son héritier pourrait ouvrir afin de lâcher le Basilic sur tous les Nés-Moldus qui auraient le malheur de mettre un pied dans l'école. Ce choix fut pris par désir de vengeance : au lieu de punir directement Astoria, il condamnait tous ceux qui étaient comme elle.

Un majestueux château surplombant un lac sur le flanc d'une montagne. Deux sorciers face à face, l'homme au regard d'acier et un homme à la barbe noire. Deux baguettes se dressèrent, des éclairs de lumière verte et rouge fusèrent. Une silhouette se détourna. Le regard acier étincela.

Un jour, alors qu'il s'apprêtait à ramener une énième victime dans son manoir afin de passer sa colère, elle apparut en face de lui, s'interposant entre le prédateur et la proie. Elle était paniquée et agitait les bras en le priant de ne pas toucher à sa sœur. Ses supplications le rendirent encore plus fou de rage. Il lui ordonna de s'en aller. Une fois. Elle ne bougea pas.

Alors Salazar la tua.

La silhouette de la jeune femme se jeta devant celle d'une jeune fille, plus petite. Le regard acier rencontra les yeux verts. Le regard acier brilla. Les yeux verts supplièrent. La baguette bougea, le sortilège toucha. Le regard acier tressaillit. Les yeux verts s'éteignirent.

Son corps s'effondra par terre comme une poupée de chiffon. Sa sœur poussa un hurlement à glacer le sang, et Salazar la tua à son tour. Puis il se laissa tomber à côté d'Astoria, prit son visage dans ses mains et l'embrassa une dernière fois. Dans ses yeux vides se lisaient encore la surprise, la peur et la souffrance. Cette vue étant insupportable, Salazar lui ferma les yeux.

L'homme au regard d'acier s'écroula. Il embrassa la jeune femme brune aux yeux verts qui le regardaient encore fixement. Sa main les couvrit.

Ce jour-là, il comprit qu'en la tuant, il venait de mourir également. Il comprit qu'à l'instant où ses yeux s'étaient posés sur elle, il en était tombé amoureux. Que son refus de céder l'avait rendu encore plus fou d'amour. Que l'avoir trompé sur la nature de son sang avait fait surgir de la haine plus forte que l'amour. Et qu'à cause de toute cette haine, il avait volé la vie à la seule femme à qui il avait inconsciemment donné son cœur.

Ce jour-là, il comprit que les cordes du mal qui l'enserraient étaient le seul obstacle à son amour pour Astoria. Il comprit que le bien et le mal ne pouvaient pas être ensemble, alors il utilisa ses compétences pour changer le cours des choses. Il prit le médaillon accroché autour du cou d'Astoria, le vert et l'argent contrastant avec la pâleur de sa peau. Il s'aperçut que c'était le sien, qu'elle avait sans douté récupéré ; peut-être était-il tombé quand il s'était enfui de la chambre. Au lieu d'entrer dans une colère noire, Salazar laissa couler une larme. Une seule et unique larme. Elle s'échoua sur l'objet sacré et brilla d'une lueur magique. La puissance du sortilège d'un homme au cœur brisé fut contenue dans cette unique larme. Le médaillon se mit à luire quelques secondes puis s'éteignit lentement, comme s'il absorbait ce pouvoir.

Ce jour-là, il créa avec cette larme un médaillon capable de délivrer du mal deux personnes s'aimant au-delà des frontières de la mort, deux personnes incarnant l'impossible, deux personnes n'ayant pas le droit de s'aimer, deux personnes obligées de se haïr. Ce jour-là, il créa avec cette larme un médaillon pouvant sauver les deux prochaines personnes qui auraient à subir cette bataille en permettant à l'amour de triompher sur la haine.

Ce jour-là, il créa le Médaillon de l'Ombre.

Un collier vert ovale avec un S et un symbole pendant au bout d'une grosse chaîne en argent.

Une larme.

Puis, plus rien.

HGDMHGDMHGDMHGDMHGDMHGDMHGDM

- Hermione ?

Une voix douce, grave et vibrante murmurant son nom transperça le néant.

- Hermione ?

Quelque chose s'affola en elle. Cette voix... cette voix lui procurait toutes sortes de sensations. Elle aurait voulu l'entendre, encore et encore...

- Hermione ? Ouvre les yeux, je t'en prie...

Rien n'était plus beau que cette voix. Et aussi cette chaleur qu'elle ressentait partout.

- Tout est fini, Hermione. Reviens, s'il te plaît.

Il y avait tant d'amour dans cette voix que de toutes ses forces, elle souhaita regarder la personne à qui elle appartenait. De toutes ses forces, elle désira l'entendre encore, plus près d'elle. Grâce à toute cette volonté, elle parvint à regagner son corps.

La chaleur qui la piquait de partout était due aux mains de quelqu'un posées sur elle. La chose qui s'affolait en elle était son cœur qui battait la chamade dans sa poitrine. Son cœur... son cœur ! Son cœur marchait donc toujours ?

- Hermione ?

Ses paupières papillonnèrent. Un soupir de soulagement retentit au-dessus d'elle à la seconde où une odeur envahissante inondait l'atmosphère, submergeant jusqu'à l'air autour d'elle. D'abord, tout fut flou, mais elle cligna plusieurs fois des yeux jusqu'à parfaitement discerner chaque trait du visage penché sur elle. Une mâchoire à la courbe parfaite, une bouche sublimement dessinée, un nez fin et droit, des yeux... des yeux gris si profonds que l'on pouvait s'y perdre... Des cheveux couleur or ébouriffés par le vent et trempés par la pluie...

Le visage d'un ange. Un ange aux yeux du diable.

Son cœur rata un battement, son estomac se serra, sa gorge se noua. Des frissons parcoururent son échine et sa lèvre inférieure se mit à trembler. Une petite voix dans sa tête lui hurla de tenter de lui échapper, mais elle était incapable d'exécuter le moindre mouvement.

Devant elle se trouvait Drago Malefoy. L'homme qu'elle aimait. L'homme qu'elle haïssait. L'homme à qui elle avait donné son cœur et sa vie. L'homme qui les lui avait pris. L'homme qui l'avait tuée.

Ses souvenirs l'assaillirent, l'attaquant comme des millions de petites lames qui transpercèrent son être tout entier, la plongeant dans une douleur sans nom...

- Non ! protesta le Serpentard dans un souffle sans cesser de parcourir intensément son visage sur lequel, manifestement, tout ce qu'elle ressentait défilait de façon claire et lisible. N'aie pas peur de moi, ne... ne me regarde pas comme ça...

Des larmes se formèrent au coin des yeux de la jeune fille et roulèrent le long de ses joues. Il n'y avait plus de haine, plus de mépris, plus de colère, plus de peur, plus rien à part de la souffrance. Il l'avait tuée. Il l'avait tuée alors... pourquoi était-il juste devant elle ? Était-il mort, lui aussi ? Elle n'avait plus peur qu'il lui fasse de mal. Il ne pouvait pas en faire plus qu'il lui en avait déjà fait.

- Suis-je... morte ?

Sa question fut balbutiée d'une voix tellement rauque et hachée qu'elle ne la reconnut même pas.

Malefoy secoua la tête et essuya du pouce une larme sur sa joue.

- Non.

Un éclair d'incompréhension fusa dans le petit coin de sa tête qui n'était pas perturbé par l'emprise de son regard acier. Son... regard acier... Cela lui rappela quelque chose, mais elle n'avait pas la force de fouiller dans sa mémoire.

- Pourquoi ? lâcha-t-elle dans un sanglot.

Elle n'avait pas voulu mourir, mais à présent elle regrettait presque que ce ne soit pas le cas. Presque. Parce que si elle avait été morte, sans doute ne serait-elle pas en train de dévorer des yeux un si beau visage.

Malefoy baissa la tête.

- Parce que je t'ai sauvée.

L'incompréhension et la confusion surgirent par vagues dans son esprit. Comme le Serpentard ne relevait pas la tête, elle suivit son regard. Un médaillon scintillait sur sa poitrine pâle et couverte de plaies à vif. Un médaillon ovale, couleur vert et argent, avec le S de Serpentard et le symbole de la maison. Pas n'importe quel médaillon.

Le Médaillon de l'Ombre.

Si elle put mettre un nom sur l'objet sacré, elle ne comprit pas pourquoi elle y parvint. Elle sentait que la réponse était tout près, mais elle n'avait plus la force de se creuser la cervelle. Tout ce qu'elle connaissait, c'était son nom.

Lorsqu'elle releva lentement les yeux, Malefoy la regardait. Il la regardait, elle, et son visage était détendu. Pas impassible. Pas imperturbable. Pas un masque de glace. Ses yeux exprimaient plusieurs émotions. Ils n'était pas neutres, pas inflexibles, pas placides. Ils exprimaient de l'inquiétude – une profonde inquiétude, de l'angoisse, de la peur et autre chose. De la tendresse, peut-être ? Sa mâchoire n'était pas constamment crispée comme s'il grinçait des dents. L'ombre d'un sourire effleurait ses lèvres douces et humides.

Le masque de Drago Malefoy avait disparu.

« Tu n'en sais rien, la prévint aussitôt une petite voix intérieure, celle qu'elle considérait comme la voix de la raison, la voix des choses qu'elle ne voulait pas entendre. C'est peut-être encore un moyen de te manipuler. »

Inévitablement, Hermione dut admettre qu'elle n'avait pas tort. Avalant péniblement sa salive, elle posa ses yeux chocolats emplis de douleur sur le visage angélique du jeune homme.

- Je ne comprends pas, gémit-elle d'une voix faible.

Malefoy laissa échapper un soupir qu'elle ne sut comment interpréter.

- Je sais.

Il contempla son visage en silence un instant, puis caressa ses cheveux.

- Comment tu te sens ?

Prise au dépourvu, la Gryffondor chercha dans ses yeux un moyen de savoir s'il était sincère. Elle n'y décela rien d'autre que de les mêmes émotions que quelques secondes plus tôt. Alors elle choisit de répondre honnêtement.

- Comme si j'étais morte. En plus douloureux.

La compassion et la culpabilité envahirent le regard acier du Serpentard. À nouveau, il soupira, mais cette fois elle y perça des remords.

- Que se passe-t-il ? demanda-t-elle, désemparée par les évènements. Pourquoi... pourquoi ne suis-je pas morte ? Personne ne peut être sauvé d'un Avada Kedavra.

Son regard accusateur força Malefoy à hocher la tête en signe de capitulation. Mais en prononçant cette phrase, elle se souvint alors qu'elle le haïssait plus que tout au monde et tout son calme s'évapora en un clignement de paupière. Avant qu'il n'ait pu ouvrir la bouche, elle se redressa d'un bond ; irrémédiablement, une souffrance immorale se propagea dans tout son corps, comme si des centaines de couteaux l'entaillaient jusqu'à la chair. Aussitôt, une longue plainte s'échappa de ses lèvres et la douleur la fit retomber lourdement. Son corps rebondit étrangement sur quelque chose de léger et agréable. Tâtant le sol du plat de la main, elle s'aperçut... qu'il n'y avait pas de sol.

Mortifiée, elle se raidit, son regard balayant les alentours. Tout d'abord, elle ne vit que l'obscurité d'une nuit noire. Puis des arbres se dessinèrent en contrebas, s'agitant sous les rafales de vent et la pluie qui tombait à verse. Du vent ? De la pluie ? Pourquoi ne les avait-elle pas sentis ?

Elle se concentra quelques secondes ; rien à faire, aucune goutte de pluie ne mouillait son visage, aucun coup de vent ne secouait ses cheveux. Pourtant elle n'était pas folle, elle les voyait...

Hermione reporta son attention sur Malefoy. Il ne disait rien, se contentant de l'observer à sa guise, légèrement en retrait. Si elle avait senti le contact de ses mains sur elle lorsqu'elle avait tenté de se relever, il prenait garde désormais à ne pas la toucher.

- Où sommes-nous, Malefoy ? grinça-t-elle du ton le plus hargneux dont elle était capable, ce qui, en soi, était assez restrictif étant donné les maigres forces qui lui restaient.

Jamais elle n'avait été aussi éreintée. Finalement, elle aurait peut-être préféré mourir, si elle avait eu la certitude que cela aurait été plus reposant.

- Dans une bulle de protection illusoire, révéla-t-il sans concession.

Des points d'interrogations dansèrent dans les yeux d'Hermione. Il dut les y discerner, car il clarifia son explication.

- C'est un sortilège de magie noire qui permet une protection certaine. Personne ne peut ni y entrer, ni la détruire ni en sortir tant que la personne qui la contrôle ne l'a pas décidé. Aucune agression extérieure ne peut être ressentie, ni le temps, ni l'espace, ni rien d'autre. C'est une sorte de bulle hors du temps.

De la surprise, la jeune fille passa à la colère qui s'enfla en elle.

- Et je suppose que c'est toi qui la contrôles.

- Bonne déduction.

Tâchant de prendre appui sur ses avant-bras tant bien que mal, elle jeta un coup d'œil sous ses mains ; ce qu'elle vit lui coupa le souffle. Ils étaient suspendus à plus de cinq mètres au-dessus du sol. En bas, aurors et Mangemorts avaient cessé le combat. Tous sans exception avaient les yeux rivés sur l'immense bulle qui flottait en l'air. Des lunettes rondes et deux chevelures rousses attirèrent brusquement son regard. Ses amis se trouvaient à côté des aurors, figés, leurs baguettes pendant à bout de bras. Si tous les regards paraissaient interdits et bien vivants, l'immobilité qui les prenait ne semblait pas naturelle.

- Ils sont paralysés, constata-t-elle en tournant la tête vers le Serpentard avec un peu trop de vigueur.

Une onde de souffrance s'étendit depuis sa nuque jusqu'à ses orteils.

- Oui, acquiesça-t-il en inspectant minutieusement son visage.

La fureur bouillonna dans ses veines.

- Libère-les, exigea-t-elle d'un ton aussi intransigeant que possible.

Il haussa un sourcil.

- Pour qu'ils s'entretuent et qu'ils ne m'entendent pas ? Hors de question.

Un soupçon vint se nicher dans le cœur d'Hermione. Elle eut beau repousser la peur, elle revint rapidement à la charge.

- Pourquoi voudrais-tu qu'ils t'entendent ?

- Ils nous entendent et ils nous voient. Ils ne peuvent simplement pas bouger. C'est l'un des effets qui se produisent lorsqu'une bulle illusoire est créée. C'est comme je t'ai dit : un peu comme une bulle hors du temps. Ceux qui ne se trouvent pas à l'intérieur sont alors paralysés, et peuvent être privés d'ouïe et de vue selon les choix du contrôleur.

La lionne jeta un nouveau coup d'œil à ses amis, tentant de maîtriser son ressentiment.

- Puis-je savoir pourquoi tu as choisi de les leur laisser ?

- Parce que je dois te parler. Et qu'ils doivent tous m'entendre. Sinon je ne donne pas cher de ma peau.

La véhémence qu'elle ressentait déjà s'intensifia sous l'effet de ses paroles.

- Tu veux te trouver des excuses, c'est ça ? l'accusa-t-elle, furibonde. Tu veux éviter Azkaban ? Tu crois vraiment être assez intelligent pour manipuler tous les aurors ici présents, en plus de moi ?

Des larmes de rage firent irruption sur ses joues. Elle n'avait pas la force de tempêter, de s'indigner, de l'accabler de reproches, pourtant elle le faisait. L'adrénaline qui coulait dans ses veines lui donnait le pouvoir, au moins, de lui jeter sa souffrance à la figure. Ce n'était que justice.

- Tu veux éviter de payer le terrible prix de tes erreurs ?

Sa voix s'était affaiblie. Devenue murmure, brisée par les sanglots, elle n'était plus qu'une lamentation de douleur.

- Je ne veux pas me trouver des excuses ni éviter Azkaban, la contredit Malefoy en secouant lentement la tête. Pas plus que je ne veux m'éviter de payer pour ce que j'ai fait. Et je ne t'ai jamais, jamais manipulée.

Soudain privée d'oxygène, Hermione écarquilla ses yeux chocolats. Le Serpentard avait planté son regard dans le sien, comme pour confirmer ses dires ; mais voilà, ses propos étaient tellement insensés qu'ils en devenaient risibles. Hésitante, elle lâcha un éclat de rire, attendant qu'il conteste, lui annonçant la blague de la semaine. Comme ce n'était pas le cas, elle se mit à ricaner jusqu'à s'étrangler entre rires et larmes.

- Oh, Malefoy ! Je crois qu'en sept ans de fréquentation, tu n'as jamais rien dit d'aussi drôle.

Si son visage souriait, son cœur, lui, saignait. Mais le lui montrer revenait à lui offrir la victoire sur un plateau d'argent ; alors, même si chaque centimètre carré de son corps respirait la détresse, elle en fit abstraction. Le temps que le cauchemar cesse.

- Hermione, l'interpella le jeune homme prudemment comme s'il voulait éviter de la blesser davantage. Je ne t'ai jamais manipulée.

Même si elle avait souhaité continuer à se moquer ouvertement de lui, elle n'en aurait jamais eu la force. Ses éclats de rire s'estompèrent aussi rapidement qu'ils s'étaient élevés. La lionne ne pouvait pas le nier : le sérieux dans sa voix et la précaution avec laquelle il semblait choisir ses mots l'intimèrent de se calmer.

- Tu n'as pas cessé de le faire, au contraire, l'incrimina-t-elle en lui adressant un regard incendiaire. Et tu as encore essayé il y a quelques heures, dans le château.

Veillant à instaurer une distance respectable entre eux, elle recula du mieux que possible contre les parois de la bulle de protection.

- C'est faux, démentit Malefoy d'un ton persuasif. Tout à l'heure, dans le château, je cherchais simplement un moyen de te convaincre de m'écouter.

Un flash traversa la mémoire d'Hermione ; elle se revit, face à lui, folle de chagrin et de douleur, repoussant ses tentatives. Et surtout, elle visualisa à nouveau ce qui lui avait paru étrange mais insignifiant sur le moment : son bras droit qui ne cessait de trembler, ainsi que sa baguette tenue dans sa main gauche.

Et soudain, elle comprit.

- Yaxley est mort, n'est-ce pas ?

Tenant à vérifier, elle baissa les yeux vers le sol, vers les Mangemorts qui la jaugeaient malgré leur immobilité. La plupart d'entre eux n'avaient plus leurs capuches, lui laissant libre court à une inspection minutieuse de chacun de leurs traits. En effet, Yaxley semblait manquer à l'appel.

- Oui, répondit le Serpentard.

Étrangement, les battements de son cœur s'accélérèrent. Et si Malefoy avait une chance, même infime, de tout lui expliquer ? Au fond d'elle, la Hermione amoureuse de lui en avait l'espoir.

- Le Serment Inviolable est rompu, murmura-t-elle en le gratifiant d'un regard de défi.

Il avait intérêt à avoir une sacré bonne raison pour justifier tout l'amour qu'elle éprouvait pour lui.


Alors ? Il n'était pas trop bizarre ? C'est normal si vous n'avez pas tout compris, les explications viendront plus tard.

J'essaierai de poster la suite après le Nouvel An, quelque part par là xD J'ai hâte de connaître vos réactions !

Merci d'avoir lu

Joyeux Noël à vous tous, puissiez-vous être gâtés et profiter de votre famille comme il se doit !