Hello !

Aujourd'hui est un grand jour. Ce chapitre (plus long que d'habitude) est l'avant-dernier... Car le prochain sera un épilogue, épilogue que je galère tellement à écrire que je m'en arrache les cheveux de frustration. Je ne sais plus ce que je voulais faire, il prend une tournure insatisfaisante et je crains de ne pas trouver de moment pour écrire avant longtemps (oral de TPE mardi, bac blanc après les vacances... snif, ma vie est une éternelle course contre la montre).

M'enfin, j'aime profondément ce chapitre, il est même mon préféré de toute mon histoire (bah quoi, j'ai le droit de me lancer des fleurs, nan ? xD) car il réunit tout ce que j'aime dans un Dramione : le drame, l'amour, l'amitié, l'espoir. En tout cas, vous n'imaginez pas le plaisir que j'ai pris à l'écrire ! J'aimerais tellement que vous ayez autant de plaisir à le lire que moi. J'ai hâte, hâte, hâte, hâte de voir vos commentaires ! S'il vous plaît, faites-moi un compte-rendu de vos sentiments, de ce que vous avez pensé de l'histoire en général, des bons/mauvais points, critiquez, encouragez, plaignez-vous si nécessaire, mais je veux votre présence ! C'est le plus beau des cadeaux pour un auteur que d'avoir des avis sur ses écrits. Je vous en remercie d'avance !

Je tenais à vous remercier, chacun d'entre vous, qui avez cliqué sur mon profil ou sur mon histoire et surtout qui l'avait suivie et même dévorée pour certains. Chacune de vos reviews m'a fait chaud au cœur, parfois j'en ai même pleuré de joie, et vous êtes tous merveilleux. Et je vais m'arrêter là parce que ça ressemble trop à un adieu ! Je n'ai pas le cœur à ça, il n'est pas encore temps. Tout ce que je vous souhaite, c'est d'apprécier ce chapitre, j'espère tellement qu'il vous plaira.

Bonne lecture et dites-moi vite ce que vous en pensez !

Mille mercis à Dieu d'avoir fait que vous existez.

Tandori : Ils vont bientôt se faire des bisoooooous t'inquiète pas (je comprends ton impatience xD) Super, j'ai hâte de savoir ce que tu vas penser de celui-là !

DragoHermione : Coucou ! No problem pour ta review, elle est très bien ;) Je suis très contente que mon chapitre t'ai plu, et oui c'était long et assez difficile à écrire étant donné que Drago monopolise la parole (pour une fois xD), et merci pour tes compliments ! Oui c'est exactement à cause du Serment Inviolable que Drago ne pouvait pas tuer Yaxley, il a dû attendre que d'autres le fassent (mais il me semble que je l'explique dans ce chapitre) :) Et pour le pacte c'est exactement ça aussi, a priori ils s'étaient entendus sur le fait qu'ils étaient un peu comme une "secte" et qu'ils n'étaient pas censés se faire la peau ^^ Merci encore, j'ai vraiment hâte d'avoir ton avis sur celui-ci !


44. - Ma seule faiblesse

Incapable de le regarder plus longtemps, la Gryffondor détourna les yeux. La réponse à cette question était énigmatique, si bien que même elle n'en avait pas la moindre idée. C'était vrai ; pourrait-elle un jour lui pardonner ?

« Ce n'est pas la priorité, la rembarra la petite voix horripilante dans sa tête. Il manque des éléments. » Si, quelques secondes, son esprit fut troublé par cette affirmation, il ne tarda pas à l'approuver. Certaines zones demeuraient floues, même si les explications de Malefoy avaient chassé la plupart de ses doutes.

- Tu as oublié quelques détails, signala-t-elle au Serpentard.

- Lesquels ?

- Tout ce que tu as fait était justifié, concéda la lionne en articulant lentement, sauf... sauf certaines choses. Des choses... horribles, que je ne suis pas prête à oublier.

Le jeune homme fronça les sourcils, l'air sincèrement confus.

- Ce n'était pas dans mes intentions, assura-t-il avec honnêteté. Je crois pourtant avoir suivi une certaine chronologie, et c'était voulu, afin de ne rien oublier.

- En effet. Mais tu as oublié de mentionner la partie avant, indiqua-t-elle d'un ton suspicieux.

- Avant quoi ?

- Avant ce fameux jour dans la forêt.

Elle le fixa d'un regard de feu jusqu'à ce que ses paroles fassent effet. Mais il se contenta de cligner des yeux, déconcerté.

- Tu as tout vu dans la pensine, si je ne me trompe pas.

Hermione sentit un goût de bile sur sa langue.

- Justement.

Comme il continuait de la dévisager avec surprise, elle poussa un grognement de colère et tira sur les lambeaux de ses vêtements déchirés, brandissant sous son nez ses bras couverts de cicatrices et de plaies à vif.

- Ça, Malefoy, gronda-t-elle en crachant son nom presque comme une insulte. Tu en es à l'origine.

Le goût de bile se répandit dans sa bouche lorsqu'il écarquilla des yeux coupables.

- Je sais, mais j'ai tout fait pour te sortir de là et...

- Non, l'interrompit-elle en secouant la tête, ce n'est pas ce que je veux dire.

Hermione prit une profonde inspiration, vibrante de rage. De la fumée aurait pu sortir de ses oreilles, elle n'aurait pas senti la différence.

- C'est toi qui a proposé de nouvelles méthodes de torture, toi qui a insisté pour un peu d'innovation, cita-t-elle en insistant sur le mot qu'il avait lui-même choisi. Et c'est ce que j'ai subi ensuite, car Yaxley a utilisé tes méthodes.

Ses dents grincèrent tant elle les serrait violemment.

- As-tu la moindre idée de ce qu'une lame de couteau peut causer comme dégâts sur un corps innocent ? Ce qu'un mélange de sortilèges de magie noire peut laisser comme cicatrices sur un organisme qui ne s'en remettra jamais ?

Elle ne s'attendait pas à ce que le visage de Malefoy se fige de cette façon. L'expression qui s'imprima sur ses traits l'effraya ; en une seconde, elle venait de se retrouver face à ce qui semblait être de la colère. Une colère profonde et terrifiante qui engendrait une expression sombre à filer la chair de poule.

- Oui, lâcha-t-il d'une voix devenue si grave qu'elle aurait pu tout aussi bien appartenir à un dragon.

Sa propre fureur retomba aussi rapidement qu'elle était survenue, pour laisser place à de la peur. Le genre de peur qui prend aux tripes et qui cloue sur place.

- Je..., tenta-t-elle, devinant sans mal qu'il avait dû la subir de la main de son propre père. Je...

Mais son regard acier foudroyant lui ôta l'usage de la parole. Happée par ses yeux virant à l'orage, elle fut incapable de s'en détourner.

- Je n'ai jamais voulu ça, Hermione, proféra-t-il de cette même voix rauque et glaciale. Comment aurais-je pu savoir, ce jour-là, qu'ensuite mes propres idées me retomberaient dessus ? À cet instant, je n'avais qu'une idée en tête : être accepté parmi eux afin de protéger ma mère. Je n'ai pas songé une seule seconde aux conséquences d'une telle proposition.

La lionne aurait voulu parler, dire quelque chose, n'importe quoi ; mais sous son emprise, elle était aussi libre de ses mouvements que l'attroupement au-dessous d'eux.

- J'ai tout fait pour être indispensable dans leurs rangs, poursuivit-il, et son ton grave provoqua des frissons de peur chez la jeune fille. C'était plus que nécessaire à la suvie de ma mère ainsi qu'à la mienne. Je ne voulais pas spécialement faire du mal à des moldus, des Nés-moldus ou des traîtres-à-leur-sang, pas plus que je ne voulais capturer les membres de cet enfoiré de ministère. Mais c'était là ma seule ouverture, alors je m'en suis servi. Je pensais que le ministère aurait d'assez bonnes protections pour empêcher ce genre de choses, mais manifestement, je me suis trompé. Malgré tous mes efforts, à ce moment-là, ils ne me faisaient pas assez confiance pour me faire part de leur plan de te tendre un piège, car ils savaient que le Seigneur des Ténèbres m'avaient donné des tonnes d'occasions de te faire du mal, et que je ne les avais jamais saisies. Ils ont pensé que ce serait toujours le cas, et je me suis arrangé pour leur faire croire que cette fois j'allais y remédier, quand je t'ai ramenée à mon manoir.

Ses yeux gris plantés dans les siens, il demeura ainsi durant un moment qui parut infiniment long à Hermione. Lorsqu'enfin, il la lâcha du regard, et qu'elle reprit le contrôle d'elle-même, la même colère froide s'empara de chacune de ses cellules.

- Ne refais plus jamais ça, Malefoy, ordonna-t-elle d'un ton furieux.

- Quoi ?

Sa voix était toujours grave et les traces de fureur n'avaient pas déserté ses traits, cependant la peur avait quitté l'esprit de la Gryffondor.

- User de ton charme pour essayer de me contrôler.

Il la jaugea d'un regard neutre.

- Je n'y suis pour rien.

N'y croyant pas un mot, elle serra les poings.

- Et le Sang-de-Bourbe que t'as tué ?

Le souvenir du pauvre Né-moldu se tortillant dans tous les sens avec l'espoir d'échapper à la souffrance lui donnait envie de vomir.

- Il était déjà mort, répondit Malefoy avec assurance et, toujours, cette inflexibilité.

Des questions s'entre-choquèrent dans l'esprit embrouillé d'Hermione, mais avant qu'elle n'ait pu en poser une seule, un éclair de compréhension la frappa de plein fouet.

- Un... un Inferius ?

Le Serpentard fit un bref signe de tête pour confirmer. En effet, maintenant qu'elle y songeait, cela paraissait évident... Les cris que le sac poubelle avait poussés n'étaient pas humains, et Malefoy avait utilisé le feu pour l'achever, ce qui n'était pas vraiment coutumier.

- Mais... mais c'est Yaxley qui l'a amené, lui rappela-t-elle, décontenancée.

- Je me suis arrangé pour lui donner une apparence humaine quelques instants avant de le mettre sur sa route, marmonna le jeune homme. Yaxley a eu l'impression que c'était lui qui l'avait trouvé.

- Mais... mais... et les autres ?

Après tout, cette victime n'avait été que la première d'une longue liste...

- J'ai fait la même chose pour quelques-uns, dit-il en haussant les épaules comme si cela n'avait pas la moindre importance, mais je n'ai pas pu le faire pour tous. Yaxley aime jouer. Il est parvenu à garder une bonne trentaine de prisonniers.

Frissonnant à l'évocation de ces pauvres gens qui n'avaient rien demandé à personne, Hermione ne pipa mot. Elle espérait du fond du cœur qu'ils avaient tous pu rejoindre leur maison et qu'ils étaient désormais en sécurité.

Tandis que le silence s'installait, ponctué seulement par le son singulier des rafales de vent et de la pluie sur la terre, elle se redressa, cherchant une position un peu plus confortable dans la bulle. Mais à peine eut-elle combiné ses forces pour se soulever que des milliers de coups de couteaux lui brûlèrent la peau sur la totalité de son corps, lui arrachant un cri prolongé.

- Qu'est-ce qu'il y a ? s'inquiéta immédiatement Malefoy qui venait de bondir, à l'affût du moindre problème.

Si le soulagement dû à la disparition soudaine de cette expression mortifiante sur son visage submergea Hermione, il fut instantanément chassé. La souffrance de ses blessures était abominable.

- Rien, lâcha-t-elle néanmoins, refusant de montrer son état de faiblesse extrêmement avancé.

Pour l'empêcher de se fier à sa méfiance et de poser des questions, elle enchaîna aussitôt :

- Il reste une dernière chose dont tu ne m'as pas parlé.

Comme elle l'avait espéré, cela parut faire retomber son inquiétude et il en oublia complètement son interruption.

- Je t'écoute, maugréa-t-il d'un ton placide.

Il s'appuya contre la bulle, croisant les bras sur sa poitrine, comme s'il sentait que cela risquait de durer un petit moment.

- Ton rôle, objecta-t-elle sans y aller par quatre chemins.

Malefoy arqua un sourcil.

- Mon rôle ?

- Celui que tu as joué durant toute ta scolarité et dont personne n'avait connaissance, pas même ton père, clarifia-t-elle avec impatience.

Un rictus déforma la bouche du Serpentard.

- Je vois que Yaxley t'a fait part de certaines informations.

Elle tressaillit, mais ne releva pas.

- Alors ?

S'étirant lentement, il poussa un long soupir.

- J'avais l'intention de t'en parler.

- Quand ?

- Bientôt.

Elle le fusilla du regard. Ce genre de réponse ne lui convenait pas du tout.

- Vraiment, persista-t-il. En tout cas, tant que nous étions ici. En sécurité.

Tâchant de bien s'installer tout en veillant à ne pas faire de mouvements trop brusques ou trop exigeants, la lionne se contenta de le scruter attentivement jusqu'à ce qu'il lui apporte les réponses qu'elle attendait.

Malefoy laissa mollement tomber ses bras, ce qu'elle prit comme un signe de capitulation. Puis il soupira à nouveau, manifestement pas très enthousiaste à l'idée de mentionner cette partie de l'histoire pourtant indispensable aux yeux de la jeune fille.

- Tu sais déjà que mon père a toujours tout fait pour protéger ma mère car, en dépit de son comportement exécrable dont il emportera la honte jusque dans sa tombe, il l'aimait sincèrement. Et s'il voulait la protéger, ce n'était pas parce qu'il était parano et la croyait en danger n'importe où et n'importe quand. Non, s'il y tenait tant que ça, c'est parce que ma mère n'a jamais partagé les idées de Voldemort. Du temps de son apogée, déjà, elle tentait de fuir ses parents qui y adhéraient complètement. Quand ils se sont mariés, il a essayé de la faire changer d'avis, car mon père a toujours été pour. En vain. Alors il a abandonné, mais il a refusé qu'elle prenne un chemin différent du sien. Il lui a ordonné de faire semblant d'être un Mangemort afin qu'il puisse garder un œil sur elle. Par soumission et par peur, elle a accepté. Mais il redoutait qu'un jour les Mangemorts, ou pire, Voldemort, découvrent l'origine de sa présence, alors quand il a estimé que j'étais à un âge suffisant pour ne pas faiblir, il m'a donné une mission. Il voulait que je la protège envers et contre tout, au péril de ma propre vie, quitte à utiliser tous les moyens possibles et imaginables pour remplir ma mission.

Les yeux ronds comme des soucoupes, Hermione plaqua une main sur sa bouche, horrifiée. Quel genre de père pouvait donc ordonner une telle chose à son seul et unique fils ?

- Il ne m'a donné aucune méthode, aucun conseil, précisa Malefoy sans pourtant émettre la moindre plainte. Juste un ordre. C'était la première fois qu'il me montrait un semblant d'intérêt, comme s'il estimait que j'étais assez fort pour y arriver, alors j'ai pris cette mission très au sérieux car c'était ce que j'attendais depuis des années. Dès l'âge de douze ans, j'ai commencé à réfléchir à des plans machiavéliques avec l'espoir qu'ils soient suffisamment recherchés pour garantir l'entière sécurité de ma mère. Car même si le Seigneur des Ténèbres avait disparu, il restait les Mangemorts, et certaines étaient presque aussi redoutables que lui. Hélas, aucune de mes propositions n'était assez bonne. Je ne savais pas comment faire. Je surveillais ma mère, je passais du temps avec elle en lui expliquant comment se comporter en présence des autres. C'était déjà ce que faisait mon père, mais je ne voyais pas comment agir autrement. À force de lui enseigner l'attitude à prendre, j'ai compris que c'était la façon dont je devais également être. Car, même si comme je te l'ai dit tout à l'heure, je ne savais pas être autrement qu'aussi mauvais et redoutable que mon père, je n'ai jamais adhéré aux idées de Voldemort non plus. Je n'ai jamais compté rejoindre les rangs de ses fidèles. J'ai toujours été réellement quelqu'un de mauvais, et j'ai toujours eu en moi de la colère et de la haine qui n'attendaient qu'à être déversées ; mais pour autant, je n'ai jamais pensé comme un Mangemort. Sauf qu'en m'en apercevant, je me suis rendu compte que je courrais le même danger que ma mère. Alors, sans cessé de la pousser à agir ainsi, je me suis inventé un rôle où je ferais croire à tout le monde que j'adhérais à ces idées-là, mais pour que jamais personne ne me demande quoique ce soit, j'ai fait ressortir mon côté lâche plus qu'à l'accoutumée et je me suis forgé un air idiot et peureux pour compléter le tout. C'était une façon de nous protéger tous les deux, car alors les soupçons ne pèseraient plus sur notre famille. Un père meneur avec des idées bien précises, une mère soumise et apeurée et un fils idiot et lâche, c'était suffisamment inintéressant pour que l'on nous laisse tranquille. Cependant, mon père lui-même ne savait pas que je jouais la comédie. Il a sérieusement cru que j'étais devenu ainsi, et ça n'a fait qu'accentuer le mépris qu'il me portait déjà. Mais c'était le seul moyen de nous protéger et, même s'il ne le savait pas, en jouant ce rôle j'assurais par la même occasion ma mission.

Interdite, Hermione ne le quittait pas des yeux. Elle s'était fait toute une montagne de ce rôle qu'il avait joué toutes ces années, encouragée par Yaxley, alors qu'en fait il avait pour seul but d'être à la hauteur des espérances de Lucius Malefoy.

- Tu te souviens quand je t'ai dit que penser comme un Mangemort n'était pas indispensable mais que faire semblant de penser comme un Mangemort l'était ? lui demanda soudain le jeune homme.

- Oui, fit-elle d'une petite voix.

- Cela résume tout.

Il la considéra calmement, attendant peut-être une réaction de sa part. Réaction qui ne tarda pas à arriver.

- Mais alors pourquoi as-tu cessé de jouer ce rôle à la mort de Voldemort ? questionna-t-elle.

Le Serpentard secoua brièvement la tête.

- Pas à la mort de Voldemort, la détrompa-t-il. À la mort de mon père.

Un flash traversa la mémoire d'Hermione, lui rappelant avec quelle prestance il s'était dressé face aux Mangemorts dans la tente et s'était servi de ses talents de manipulateur pour les convaincre qu'il valait quelque chose.

- Parce qu'à cet instant j'ai compris que cela ne marcherait plus, dévoila-t-il en toute simplicité. Je ne pouvais plus l'utiliser pour nous protéger, maintenant que mon père venait d'être tué. Il fallait que je sois plus fort, plus malin, plus intelligent. C'était le seul moyen de garantir la sécurité secrète de ma mère. Si les Mangemorts me tenaient en respect au lieu de me mépriser, nous avions plus de chances d'effacer les soupçons qui pesaient sur nous.

Hermione opina de la tête pour montrer qu'elle comprenait sa logique.

- J'ai surpris tout le monde, car personne ne connaissait la vérité. Ils se sont rendu compte que je les avais tous dupé pendant des années, et crois-moi, c'était la première étape au respect que j'allais acquérir par la suite.

À nouveau, elle acquiesça, ne sachant quoi dire. Une grosse partie d'elle était soulagée par ce qu'elle venait d'apprendre ; cela lui prouvait qu'à ce niveau-là, les intentions de Malefoy n'avaient jamais été mauvaises, bien au contraire. Et cela témoignait qu'il possédait un minimum d'humanité. Même bien plus qu'elle ne l'aurait imaginé.

Cependant, une petite partie d'elle, guidée notamment par la voix éreintante de la raison, doutait encore un peu. Et elle choisit de l'écouter.

- Qui es-tu vraiment, Malefoy ? l'interrogea-t-elle, posant enfin la question qui la taraudait depuis des mois et qui faisait obstacle à ses envies de le croire.

Son regard acier se planta dans le sien comme un couteau se serait planté dans son cœur.

- Celui que tu vois en ce moment. Celui qui se tient juste devant toi.

La lionne fronça les sourcils.

- J'ai eu droit à ton masque d'impassibilité au même titre que les autres. Alors je ne sais pas qui se tient devant moi.

Malefoy poussa un soupir à fendre l'âme.

- Je suis dangereux, répondit-il d'une voix caverneuse qui ajouta de l'effet à ses propos. Je ne suis pas quelqu'un de bien, et je ne l'ai jamais été. Je suis réellement mauvais. Je suis cruel, froid, égocentrique, arrogant, calculateur, manipulateur, menteur, imprévisible, orgueilleux, lâche, ambitieux, malin, obstiné. Je suis méprisant.

Comme s'il venait de lui donner un coup de poing à l'estomac, Hermione tressaillit violemment et s'apprêta à le défendre contre lui-même.

- Malefoy, l'interpella-t-elle avec conviction, tu n'es pas...

- Je suis méprisant, répéta-t-il, coupant court à son interruption. Et tu le sais. Tu m'as toujours haï et tu as toujours eu raison de le faire.

- Non, protesta-t-elle, furibonde. Je refuse de...

- Je suis dangereux, trop dangereux pour toi. Je t'ai fait tellement de mal que je ne sais même pas pourquoi tu t'acharnes.

- Arrête ! Tu sais bien que...

- Je suis mauvais, il n'y a jamais eu une once de bonté en moi, Hermione. Pourquoi as-tu persisté ? Tu n'aurais pas dû croire en moi, il n'y a rien à espérer de la personne que je suis.

- Malefoy, tenta-t-elle tant bien que mal, s'il te plaît, arrête de...

- Et ne crois pas que je me dénigre, s'obstina-t-il sans paraître écouter le moindre de ses mots, je ne fais que constater ce que tu sais depuis longtemps mais que tu as l'air d'oublier. Je suis comme ça, et personne ne m'empêchera de l'être.

Gesticulant dans tous les sens, la lionne avait beau essayer de l'interrompre, il n'accordait pas la moindre attention à ses tentatives désespérées. Son instinct lui soufflait que ce qui était en train de se produire échappait cruellement à son contrôle, et engendrerait peut-être une situation qu'elle n'était pas prête à accepter. Il fallait qu'elle arrête tout.

- Stop, gémit-elle d'un ton presque suppliant. Malefoy, il faut que tu m'écoutes, je...

- Non, toi, écoute-moi, gronda-t-il, sa voix grave vibrant comme une menace. Je ne sais pas être autrement que ce que je suis. Je ne peux pas changer pour quelqu'un, même pour quelqu'un que je... que je...

- Tu n'as pas besoin de changer, déblatéra-t-elle à toute vitesse, profitant de son hésitation pour prendre la relève. Ce n'est pas en essayant d'être quelqu'un d'autre que...

- Bien sûr que si, contre-attaqua-t-il aussitôt, tu veux que je change, sinon comment pourrais-tu...

- Je ne veux pas que tu changes, je te le jure...

Malefoy secoua vigoureusement la tête, agitant ses cheveux couleur or éclairés par la lumière de la lune au-dessus d'eux.

- Pourquoi voudrais-tu que je reste comme je suis ? Ce n'est pas comme si j'étais...

- Parce que c'est comme tu es que je t'aime.

Bien que murmurés dans un souffle à peine audible, ces mots ôtèrent la parole à Malefoy qui se tut sur-le-champ. Pour la première fois de sa vie, Hermione vit ses yeux gris s'écarquiller. Elle-même sentait son cœur cogner contre sa cage thoracique comme s'il souhaitait à tout prix s'en extirper et le sang battait à ses tempes, mais la sensation affolante qu'elle éprouvait dans le creux de son ventre l'incitait à poursuivre. Plus que tout, son désir était de convaincre le jeune homme qu'elle n'avait jamais eu tort de croire en lui.

- C'est cet homme-là que j'ai appris à connaître, cet homme-là que j'ai appris à aimer. Cet homme-là, le vrai Drago Malefoy. Avec cette multitude de défauts, mais aussi avec ces qualités que tu prends soin de dissimuler.

Les battements de son cœur étaient si précipités qu'elle en vint à haleter. Mais elle n'abandonna pas. Il fallait qu'il sache.

- Je te hais, mais je t'aime plus encore. Longtemps, je n'ai pas su pourquoi. Qu'est-ce qui pouvait donc m'attirer chez quelqu'un d'aussi détestable que toi ? Mais aujourd'hui, j'ai compris. Je sais que ce qui me j'ai toujours trouvé insupportable chez toi est aussi ce que j'aime le plus. Ce qui fait de toi quelqu'un de différent. J'ai eu l'occasion de te connaître véritablement, et c'est ce qui m'a fait découvrir à quel point tu cachais bien ton jeu. Tu te crois peut-être mauvais, Malefoy, mais personne – et je dis bien personne – n'est foncièrement mauvais, tout comme personne n'est entièrement bon. Rien n'est tout blanc ni tout noir.

Hermione voulut s'avancer vers lui, mais la douleur de ses blessures l'en dissuada. Avec une grimace, elle resta à sa place, veillant à ne plus bouger.

- J'aime chaque parties de toi. Celle que tout le monde voit, celle qui est dure et forte, celle qui est effrayante. Et celle que personne ne connaît, celle qui fait de toi quelqu'un de plus humain, de plus attendrissant. Voilà la personne que tu es, Malefoy. Et voilà la personne que j'ai appris à aimer.

Alors qu'il ne l'avait pas quittée des yeux, pétrifié sur place, le Serpentard détourna brusquement la tête. Repoussant la déception qui venait de l'envahir, la Gryffondor scruta son visage avec espoir. Maintenant qu'elle avait parlé à cœur ouvert, il avait bien quelque chose à dire... Non ?

- Tu... tu ne peux pas, lâcha-t-il sans lever les yeux vers elle, la mâchoire crispée.

- Je ne peux pas quoi ? s'enquit-elle doucement, son estomac se nouant d'appréhension.

- M'aimer.

En prononçant ce mot d'un ton douloureux, il lui jeta un coup d'œil si furtif qu'il ne dura qu'une fraction de seconde.

- Si, je le peux, contesta Hermione qui sentait les sanglots affluer dans sa gorge. Tout ce que j'ai fait en est la preuve. Je donnerais ma vie pour sauver la tienne.

Malefoy ferma longuement les yeux, comme si cette perspective lui était insupportable. Ce geste prit comme un rejet blessa profondément la jeune fille dont les larmes naissantes se déversèrent sur ses joues.

- Pourquoi crois-tu que je ne le peux pas, Malefoy ? Que veux-tu comme autres preuves ?

- Je n'ai pas besoin de preuves, affirma-t-il d'une voix rauque. C'est juste impossible.

- Et pourquoi donc ? se désespéra Hermione qui cherchait à quel moment elle aurait pu se tromper.

Comment pouvait-il ne pas croire ce qu'elle venait de lui dire ? C'était pourtant tellement vrai, tellement ancré dans son cœur que son refus de l'admettre lui faisait horriblement mal.

- Parce que je suis... un monstre.

La lionne se raidit. Lorsqu'il lui adressa un regard bref, elle décela de la souffrance dans ses iris obscurcis.

- Non, se révolta-t-elle, c'est faux. Tu n'en as jamais été un.

Elle avait beau l'avoir pensé des centaines de fois, ses certitudes désormais étaient totalement opposées à ses précédentes. Jamais Drago Malefoy ne s'était comporté en monstre. Il n'avait fait qu'agir comme on le lui avait appris, et plus tard, avait même protesté contre ses propres actions en s'apercevant qu'elles ne menaient à rien. Et Hermione trouvait ce comportement admirable.

- Maintenant que je connais toute l'histoire, je... je ne peux que t'aimer davantage encore, murmura-t-elle à mi-voix.

Malefoy se mordit violemment la lèvre inférieure, acceptant enfin de la regarder plus de deux secondes d'affilée.

- Pourtant, c'est... c'est impossible..., subsista-t-il néanmoins.

Déglutissant avec peine, la jeune fille leva une main vacillante pour l'arrêter.

- Écoute-moi, Malefoy, lui ordonna-t-elle fermement malgré l'évident tremblement dans sa voix. Même si cette idée ne te plaît pas, ce n'est que la vérité. Regarde... regarde tes parents, ajouta-t-elle en se remémorant leur histoire. En dépit de tout ce qui les en empêchait, ils s'aimaient véritablement, l'un comme l'autre. Narcissa aimait Lucius malgré tout ce qu'il lui faisait subir, n'est-ce pas ? Elle lui pardonnait chacune de ses erreurs et ne le tenait pas responsable des horribles actes qu'il commettait. Elle l'aimait, et voyait du bien en lui que personne d'autre ne voyait.

Elle marqua une pause, cherchant quelque chose dans les yeux de Malefoy pouvant lui indiquer qu'il s'apprêtait à entendre raison. Elle n'y discerna que de la douleur.

- C'est la même chose, plus ou moins, conclut-elle, sentant cependant l'espoir faiblir dangereusement en elle.

- Je ne suis pas comme mon père, grogna le Serpentard en crispant la mâchoire.

- Non. Tu vaux mieux que lui. C'était juste un exemple pour te montrer que je suis sincère.

À peine eut-elle prononcé cette phrase qu'elle réalisa ô combien cette situation était ridicule. Était-elle réellement en train d'essayer de convaincre Malefoy qu'elle l'aimait plus que tout au monde alors que lui ne ressentait rien pour elle ? C'était tellement insensé qu'elle aurait pu en rire si son cœur n'était pas actuellement en train de voler en éclat.

- Mais pourquoi est-ce que je perds mon temps à tenter de te donner une raison ? maugréa-t-elle à voix haute sans même s'en apercevoir. Ce n'est pas comme si c'était réciproque.

Ce fut lorsqu'il leva brusquement la tête vers elle qu'Hermione comprit qu'elle avait dit tout haut ce qu'elle pensait tout bas. Il la gratifia d'un regard sombre qu'elle ne sut comment interpréter.

- Je ne sais pas aimer, martela-t-il de sa voix grave.

Un instant, la Gryffondor cligna des yeux, ébahie par ce qu'elle venait d'entendre.

- Si, tu le sais, certifia-t-elle avec incompréhension.

- Non.

- Tu aimais ta mère, lui rappela-t-elle en fronçant les sourcils.

- Mais je ne savais pas lui montrer, tout comme mon père.

- Elle le savait.

- Cela ne suffit pas. Elle savait que mon père l'aimait pourtant elle a toujours souffert de ses actes.

- Il ne savait pas s'y prendre, décréta Hermione qui se demandait comment elle avait pu en arriver à défendre Lucius contre son propre fils.

- C'est bien ce que je dis, rétorqua le Serpentard. Les Malefoy ne savent pas aimer.

Son entêtement rendit la jeune fille furieuse. Comment pouvait-il s'arrêter à ce détail après tout ce qu'ils avaient traversé ?

- Il n'existe pas de mode d'emploi, Malefoy, aboya-t-elle en le fusillant du regard. Chaque personne sur cette Terre aime à sa manière. J'ai la mienne, tu as la tienne. Il n'y a pas de règles à appliquer, pas de façons de se comporter. C'est toi qui choisit comment tu dois t'y prendre, toi et personne d'autre. Crois-tu que quelqu'un m'a appris comment il fallait faire ? Crois-tu que quelqu'un m'a ordonné de t'aimer ? Non. C'est arrivé, un point c'est tout.

L'avantage de sa colère était qu'au moins elle avait chassé ses larmes, mais en voyant Malefoy demeurer immobile et silencieux, elles revinrent à la charge. Elle pleura sans bruit tandis qu'il la regardait, le visage une nouvelle fois dénué de toute expression.

L'angoisse et la douleur formaient comme un blog de glace comprimé dans sa poitrine. En cet instant, elle ressentait tout l'amour qu'elle lui portait comme une malédiction, car jamais elle ne pourrait espérer la moindre réciprocité. Dumbledore avait tort lorsqu'il avait parlé d'alchimie parfaite entre eux deux ; comment avait-elle pu une seule seconde envisager de le croire ? La réalité était tellement plus sombre lorsqu'on acceptait enfin de la voir.

Quittant son visage des yeux, Hermione baissa la tête vers ses amis, cinq mètres en contrebas. La pluie avait totalement trempé leurs vêtements qui collaient tellement à leur peau qu'ils auraient pu tout aussi bien ne pas en avoir. Les voir ainsi paralysés ne lui plaisait pas du tout, mais elle savait que Malefoy ne les libèrerait pas tant qu'il ne l'aurait pas lui-même décidé. Une seconde, elle se demanda s'ils avaient réellement tout entendu. Quelque part en son for intérieur, quelque chose priait pour qu'une partie de la conversation soit restée secrète. Mais ce n'était sans doute pas le cas...

- Alors c'est vraiment vrai ?

La voix de Malefoy la tira de ses songes. Reportant son attention sur lui, elle avisa le pli entre ses sourcils et la lueur dans ses yeux gris.

- Qu'est-ce qui est vraiment vrai ?

- Tout ce que tu as dit.

Les larmes d'Hermione redoublèrent.

- Évidemment, imbécile ! s'écria-t-elle, sentant la colère, l'angoisse et la douleur surgir par vagues de son cœur. Tu crois peut-être que j'ai voulu me rendre intéressante ? Et qu'est-ce que ça m'aurait apporté, hein ? Tu crois que c'est marrant de découvrir qu'on est tombée amoureuse de l'inaccessible Drago Malefoy ?

L'incendiant du regard, elle essuya rageusement ses joues trempées du plat de la main. Malefoy ne bougeait pas, se contentant d'étudier attentivement son visage, ce qui l'agaçait au plus haut point.

- Arrête de me regarder comme ça ! s'enflamma-t-elle sans se soucier de sa voix chevrotante.

Elle ne voulait pas sentir son cœur tambouriner dans sa poitrine quand ses yeux se posaient sur elle, ni ses sens s'affoler à son contact. Elle ne voulait pas subir cette sensation dans le ventre quand il lui souriait, ni ses mains trembler à sa proximité.

Pas quand ça n'allait que dans un sens.

- Tu es amoureuse de moi ? releva le Serpentard avec intérêt.

La jeune fille ne sut si elle venait de distinguer de la surprise ou de l'incompréhension dans sa voix ; sa question venait de soulever une vague de fureur enfouie quelque part au milieu de toutes ses émotions.

- Oui, je t'aime ! rugit-elle dans un hurlement de rage.

Faisait-il exprès ? Il n'avait donc pas compris, après tout ce qu'elle venait de lui avouer ?

- Mais qu'est-ce que...

La suite de sa phrase fut étouffée par quelque chose d'humide et de doux. Un parfum enivrant à faire perdre la tête surchargea l'atmosphère à l'instant où Hermione s'aperçut que les lèvres de Malefoy venaient de se poser sur les siennes. Son souffle se bloqua dans ses poumons.

Les mains du jeune homme se perdirent quelque part dans ses cheveux emmêlés et mouillés tandis qu'il exerçait une légère pression contre elle. Sans qu'elle comprenne ce qui était en train de se passer, son corps se retrouva collé au sien dans une étreinte serrée. Toujours assise dans la bulle, elle bascula en arrière, emportée par le Serpentard qui venait de se jeter sur elle si rapidement qu'elle ne l'avait même pas vu venir. Elle sentait les muscles de ses bras l'emprisonner, son torse s'appuyer contre sa poitrine, sa deuxième main toucher ses hanches ; comme dans un rêve, il entrouvrit les lèvres avec insistance.

Incapable d'analyser la situation, Hermione se contenta de goûter à sa bouche comme elle n'en avait jamais eu l'occasion. L'odeur du jeune homme l'engloutissait toute entière, la noyant dans une passion dévorante qu'elle n'avait jamais imaginé connaître. Son cœur faisait des embardées dans sa poitrine, sa respiration était saccadée pourtant pour rien au monde – absolument rien – elle n'aurait envie d'y mettre fin.

Alors qu'elle semblait se perdre dans son baiser, le sol sous ses fesses disparut brusquement, lui tirant un cri de surprise que personne n'entendit ; une seconde plus tard, ils étaient en chute libre. Néanmoins, la bouche de Malefoy ne s'éloigna pas et son corps ne s'écarta pas du sien ; tandis qu'ils tombaient, il les fit tourner en l'air de façon à ce qu'elle se retrouve sur lui. Quand il heurta le sol avec un bruit sourd et que son souffle se coupa quelques secondes, elle voulut relever la tête, paniquée ; mais la main du Serpentard pressa sa nuque pour l'inciter à ne plus bouger.

Tout d'abord, elle ne ressentit plus que les lèvres au goût salé du jeune homme sur les siennes, puis des gouttes de pluie s'écrasèrent sur son dos et ses jambes nues, ponctuées par des rafales de vent qui vinrent les secouer tous les deux. Sa main glissée sur les cheveux du garçon frôla quelque chose de boueux en-dessous d'eux ; à cet instant, Hermione comprit que la bulle dans laquelle ils s'étaient trouvés si longtemps venait d'éclater et qu'ils reprenaient contact avec l'environnement.

Il y eut des cris autour d'elle, des éclairs de lumière fusèrent dans tous les sens mais Malefoy continua de l'embrasser à pleine bouche. Plusieurs personnes hurlèrent son nom et des bruits de pas dans les flaques de boue retentirent à ses oreilles mais Malefoy la serrait tellement fort contre lui qu'elle pouvait à peine respirer. Lorsqu'elle se retrouva complètement essoufflée et incapable de lui rendre son baiser, il la laissa reprendre sa respiration en caressant une dernière fois ses lèvres des siennes avant de s'en éloigner. À bout de souffle, Hermione ouvrit les yeux pour accrocher ceux de l'homme en face d'elle. Ils brillaient d'une lueur qu'elle ne lui avait jamais vue, comme une flamme brûlant dans ses iris.

- Drago, haleta-t-elle en le dévisageant, d'immenses points d'interrogation dans le regard.

Elle tremblait de tout son corps, respirait de façon hachée et irrégulière ; son cœur faisait de tels bonds que ses battements devaient à coup sûr retentir contre le torse du jeune homme, une sensation extrêmement exquise se répandait dans son ventre, ses pensées divaguaient complètement, encore perdues dans le merveilleux moment qu'elle venait de vivre ; elle ne sentait même plus les gouttes de pluie s'abattre sur eux, n'entendait plus les cris qui résonnaient dans l'atmosphère, ne voyait plus les silhouettes s'agiter à côté d'elle. Hermione ne sentait que le corps de Malefoy contre elle, n'entendait que sa respiration aussi saccadée que la sienne, ne voyait que son visage parfait dont les yeux gris la parcouraient.

Pour toute réponse, la flamme dans ses yeux brûla de plus belle, et l'une de ses mains coinça une mèche rebelle derrière son oreille.

- Hermione !

Des mains puissantes l'agrippèrent à toute vitesse à l'instant même où elle reconnaissait le mélange des voix de ses amis. Elle fut tirée en arrière contre sa volonté, quittant le corps protecteur et rassurant de l'homme qu'elle aimait qui tenta de la retenir par la main ; mais les personnes qui venaient de la relever l'éloignèrent rapidement de lui.

- Drago ! s'égosilla-t-elle à travers le tumulte de la tempête et l'agitation qui régnaient.

Mais, bien vite, il disparut de son champ de vision, dissimulé par la multitude de silhouettes qui courraient dans tous les sens. Hermione se débattit avec rage, donnant des coups de poings et des coups de pieds dans le vide. L'un d'eux percuta violemment un tas de muscles, et elle trouva alors l'identité de la personne.

- Relâchez-moi ! hurla-t-elle en tournant vigoureusement la tête vers son ravisseur.

Greg enserrait tellement sa taille qu'il lui faisait mal ; soudain, il la hissa sur son épaule comme un sac à patates sans cesser de marcher dans la direction opposée. La lionne poussa un hurlement de rage et se mit à tambouriner contre le dos de pierre de l'auror, mais elle aurait tout aussi bien pu frapper un mur de béton.

- Lâ-chez-moi ! s'époumona-t-elle en articulant distinctement chaque syllabe.

Cette fois, il s'arrêta, et l'attrapa sous les aisselles pour la faire descendre. Bouillonnante de fureur, la jeune fille se dégagea sauvagement en massant ses poings endoloris.

- Qu'est-ce que vous fichez ?

- C'est pour votre bien, miss Granger, déclara Greg calmement, pas le moins du monde perturbé par la tonne de coups qu'il venait pourtant de recevoir.

- Quoi ? cracha-t-elle avec hargne.

- Monsieur Malefoy va être jugé. Il vaut mieux pour vous éviter tout contact avec lui avant le procès.

- PARDON ? explosa Hermione, tellement folle de rage et d'indignation qu'elle sentait son sang crépiter dans ses veines. Mais vous êtes complètement fous ? Vous n'avez donc pas entendu ? Êtes-vous SOURDS ? Il est INNOCENT ! Il n'a RIEN fait de mal ! Il...

- C'est la procédure, affirma Greg d'un ton toujours aussi paisible, ce qui la rendit encore plus furieuse.

- Mais vous êtes DINGUES ! Il n'a pas besoin de procès ! Il n'est pas un Mangemort, vous n'avez pas compris ? Il a fait tout ça pour me sauver ! Il a aidé à empêcher les Mangemorts de s'emparer du Grand Retourneur de Temps ! Il est de notre côté !

Greg l'observait s'agiter dans tous les sens sans rien dire. Réalisant tout à coup qu'elle n'avait rien à faire ici, Hermione le poussa de toutes ses forces, s'apprêtant à rejoindre le Serpentard ; mais une main de l'auror s'abattit sur son épaule et suffit à l'immobiliser aussi facilement que s'il l'avait poignardée. La douleur de toutes ses plaies la submergea des racines de ses cheveux aux ongles de ses orteils, lui tirant un véritable hurlement qui se répercuta en écho dans la nuit.

Croulant sous l'onde de souffrance qui se propageait dans chacune des cellules de son corps, Hermione s'effondra dans la terre boueuse comme un boulet de canon. Greg se pencha aussitôt vers elle, appelant à l'aide derrière son épaule. Recroquevillée par terre, la Gryffondor s'aperçut qu'elle se trouvait à la lisière de la forêt interdite, à l'endroit même où Malefoy l'avait tuée précédemment. À quelques dizaines de mètres plus loin, des silhouettes dont la démarche était reconnaissable entre mille se précipitaient vers elle, bousculant au passage d'autres silhouettes trop floues pour lui permettre de les identifier. L'une de ses mains qui pataugeaient dans la boue effleura un bout de bois, et elle serra les doigts autour de sa baguette magique qu'elle venait de retrouver par elle ne savait quel miracle. Des points noirs vinrent soudain obscurcir sa vision, et elle enfouit son visage dans son bras, refoulant tant bien que mal les nausées qui la secouaient. Elle avait l'impression d'être passée au mixeur tellement chaque centimètre carré de son corps la faisait abominablement souffrir. Des voix clairement identifiables retentirent à ses côtés, et alors que trois paires de chaussures couvertes de boue apparaissaient devant elle, la jeune fille vomit soudain juste à côté de l'une d'elles.

- Qu'avez-vous fait ? s'offusqua la voix de Ron au-dessus d'elle.

- Rien, protesta celle de Greg qui exprimait une grande inquiétude. Je crois qu'elle ne va pas bien.

- Sans blague ! railla une voix de fille qu'elle reconnut comme étant celle de Ginny.

Une main froide vint tâter son front, ses joues, son cou, et le parfum de celui à qui elle appartenait parvint jusqu'à ses narines.

- Harry, expira-t-elle avec soulagement.

Elle dégagea son visage de son bras avec toutes les peines du monde pour lever les yeux sur lui.

- Oui ? fit-il, l'angoisse déformant ses traits.

- D... D...

Sa gorge ne voulait plus laisser passer le moindre mot, de crainte qu'elle ne rende ses tripes une nouvelle fois. Mais elle se fit violence pour prononcer le nom qui lui brûlait la langue.

- Drago..., fut le seul son qui sortit.

Une lueur passa dans les yeux d'Harry qui hocha aussitôt la tête avant de se redresser. Prise de vertiges et de nausées, Hermione plongea son visage dans ce qui restait de la manche de son T-shirt, laissant juste dépasser un œil afin de surveiller ce qui se passait. À travers le rideau de pluie et l'obscurité encore assez épaisse, elle discerna une silhouette aux cheveux blonds, au loin, encadrée de deux aurors. Les pieds d'Harry firent volte-face et se dirigèrent à toute allure vers ces trois-là. Ils échangèrent quelques mots qui, à en juger par leur gestuelle, n'étaient pas très amicaux, puis les trois silhouettes se hâtèrent dans sa direction. Lorsque Drago fut suffisamment près d'elle pour qu'elle puisse clairement lire la panique sur son visage, elle releva lentement la tête, très concentrée pour articuler distinctement.

- Je... je...

Elle aurait voulu lui dire tellement de choses, mais son corps refusait de parler. Le jeune homme s'accroupit devant elle, les deux aurors postés à ses côtés. L'une de ses mains lui caressa la joue, et elle ferma les yeux, apaisée par la douce chaleur qui s'en échappait.

- Ne dis rien, Hermione, murmura-t-il avec douceur, mais l'affolement était perceptible dans sa voix. Ne t'inquiète pas pour moi, ça va aller. S'il te plaît, reste en vie.

Un haut-le-cœur agita son corps dans un soubresaut, et elle crut qu'elle allait défaillir tant cela lui faisait mal. Lorsque le pouce de Malefoy effleura sa pommette, elle se rendit compte qu'elle pleurait tellement qu'il n'y voyait plus rien.

Des larmes brillaient dans les yeux du Serpentard quand il la regarda avec toute la tendresse du monde.

- Je..., commença-t-il avec difficulté, je dois... je dois te dire quelque chose.

Il baissa la tête, inspirant profondément. Faisant abstraction de sa souffrance, la lionne remarqua à la façon dont il semblait prendre son courage à deux mains à quel point ce qu'il allait lui confier paraissait dur pour lui.

- Si je ne t'ai jamais fait de mal malgré toutes les occasions que le Seigneur des Ténèbres et que les Mangemorts m'ont donné, c'est pour une raison bien précise, déballa-t-il à toute allure dans la même expiration. Une raison que je connaissais pas à l'époque. Une raison que je devais savoir au fond de moi mais que je ne voulais pas accepter. Une raison que ma mère avait comprise bien avant moi. Une raison qui me rendait différent de ce que mon père ou moi-même avions souhaité que je sois. Une raison qui me faisait honte, parce que je ne la comprenais pas. Une raison que je ne viens d'accepter que maintenant, parce qu'elle me terrifiait au plus haut point. Une raison qui m'a poussé à tout refuser, tout nier. Une raison que j'ai besoin de partager avec toi maintenant.

Il releva légèrement la tête, et son regard happa le sien, l'avalant toute entière. La flamme dans ses yeux gris brûlait plus que jamais, et suffisait à réchauffer le cœur meurtri de la lionne. Elle n'avait plus conscience de sa souffrance, plus conscience de la pluie et du vent, plus conscience de ses amis à leurs côtés, plus conscience de la multitude d'aurors présents autour d'eux, plus conscience de rien.

Elle était juste perdue dans l'immensité de ce sentiment qu'elle décelait dans ses yeux.

- Cette raison, c'est que...

Il avala péniblement sa salive et se mordit la lèvre sans cesser de la regarder.

- C'est que je t'aime.

Le cœur d'Hermione s'arrêta de battre.

- Je crois que je t'aime depuis longtemps, si longtemps que je ne sais même pas depuis quand, souffla-t-il d'une voix chevrotante. Il y a d'abord eu tant de haine, et puis... et puis... Il y a eu plus que ça. Jusqu'à ce que ce soit une évidence.

Il approcha son visage de sien, si près qu'elle pouvait compter ses cils mouillés.

- Je t'en prie, reste en vie. Je ne veux pas te perdre.

Quelques secondes, Drago loucha sur ses lèvres avant de combler les misérables centimètres qui les séparaient. Doucement, il embrassa sa bouche, puis s'écarta avec une extrême lenteur.

- Je t'aime, Hermione.

Alors que, paralysée par l'emprise de son regard acier, ses mots froudroyants se frayaient un chemin dans le cœur aux morceaux éparpillés d'Hermione, une clarté éblouissante s'illumina entre eux deux, éclairant le visage parfait du jeune homme. La lionne sentit sa baguette tressauter dans sa main, puis un jet de lumière transparent jaillit de celle de Drago, serrée dans sa main droite. Tandis qu'une rangée de frissons remontait le long de son bras, elle observa, le souffle coupé, le jet de lumière accrocher l'extrémité de sa propre baguette qu'elle tenait toujours. À la seconde même où elle comprit ce qui se passait, elle fut frappée par la clarté en pleine poitrine ; tombant à la renverse, elle atterrit sur le sol boueux, des gouttes de pluie s'écrasant sur ses joues déjà trempées. Et aussitôt, toute la souffrance qui la broyait de l'intérieur se dissipa d'un coup, comme aspirée par le jet de lumière transparent.

Quand son esprit se reconnecta à son corps, elle leva les yeux vers le cercle formé autour de Drago et elle. Ses amis, Greg et quelques aurors venaient d'assister, bouches bées, à la puissante magie du charme Amoris qui reliait deux êtres à l'alchimie parfaite. Figé dans une expression d'extrême stupeur et de profonde inquiétude, le Serpentard avait les yeux vissés sur elle. Quelque chose d'excessivement intense grandit dans sa poitrine, jusqu'à inonder chaque parcelle de son être. Hermione laissa échapper un sanglot qui troubla l'immobilité dans laquelle tout le monde se trouvait, sauf elle.

- Tu... tu viens de me sauver la vie, Drago...

Il cligna des yeux, manifestement dans un tel état d'incrédulité qu'il en avait perdu l'usage de la parole. Profitant de ce moment de répit, la Gryffondor se redressa, agrippa le col de sa chemise noire trempée et scella ses lèvres à celles du jeune homme. Il fallut deux secondes pour qu'il reprenne ses esprits et qu'il enferme sa taille de ses bras puissants, l'attirant contre lui jusqu'à ce qu'elle sente chaque muscle de son torse. Sa bouche dévora la sienne, et les battements de son cœur étaient si rapides qu'un instant, elle manqua de défaillir.

Elle l'aimait tellement qu'elle crut que son cœur allait exploser.

- Monsieur Malefoy, appela une voix grave derrière lui, sans doute celle d'un auror.

Ce dernier ne s'écarta pas d'Hermione, bien au contraire, il intensifia son étreinte.

- Monsieur Malefoy, gronda celle de Greg juste à côté de la lionne.

À nouveau, il n'y eu aucun mouvement de réponse.

- Malefoy, cingla sèchement Ron. Lève tes fesses.

Quelqu'un tenta de les séparer, mais le jeune homme la serrait tellement contre lui qu'un étau n'aurait pas relâché son enlacement.

- Écartez-vous d'elle, monsieur Malefoy, exigea un autre auror d'un ton sans appel.

- Hermione, murmura Harry en même temps que lui.

- Écartez-vous, sinon nous serons obligés de vous séparer par la méthode forte.

Forcée d'admettre qu'il valait mieux pour eux d'obéir, la jeune fille s'éloigna doucement de lui. Drago protesta un instant, accentuant la pression dans son dos, mais elle lui offrit un petit sourire. Résigné, il poussa un soupir exaspéré et se releva, entraînant Hermione avec lui. Ils ne se lâchèrent pas tant qu'ils n'y furent pas obligés.

- Monsieur Malefoy, vous allez être jugé pour séquestration, violence et meurtre, annonça Greg en l'empoignant par les bras et en les tirant dans son dos. Nous sommes en obligation de vous confisquer votre baguette jusqu'à la décision du juge. Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.

Un autre auror lui arracha sa baguette tandis que Greg lui ligotait les mains dans le dos. Révoltée, Hermione s'élança en avant, s'apprêtant à empêcher les aurors de l'emmener, mais quelqu'un l'immobilisa en entourant ses épaules de ses bras.

- Arrêtez ! s'insurgea-t-elle en se débattant. Vous n'avez pas le droit de l'emmener ! Il n'a rien fait de mal ! Arrêtez tout de suite !

- Hermione, chuchota la voix d'Harry dans son oreille, et elle s'aperçut que c'était lui qui la retenait. Laisse-les faire leur boulot et viens avec moi, il te faut absolument des soins.

Sous un accès de colère, elle se débattit encore plus violemment, n'écoutant aucun de ses mots.

- Drago n'a rien à se reprocher ! cria-t-elle à son meilleur ami avec fureur. Vous n'avez donc rien compris ? pesta-t-elle à l'intention des aurors à qui le Serpentard donnait du fil à retordre. Vous entendiez pourtant tout lorsque nous étions dans cette espèce de bulle !

- S'il te plaît, Hermione, arrête un peu, l'intima Harry une nouvelle fois.

- Mais tu étais là aussi ! Tu as tout entendu, n'est-ce pas ?

D'un coup, elle en doutait. Pourtant le jeune homme lui avait assuré qu'il leur avait laissé la vue et l'ouïe. Que se passait-il ?

- Oui, j'ai tout entendu, confirma son meilleur ami prudemment. Ça n'a coupé qu'à la fin, lorsque tu as dit que tu ne savais pas qui il était.

Si la surprise envahit son esprit plein de colère une seconde, Hermione se concentra vite sur l'essentiel : ils avaient pris connaissance de toute l'histoire. Ils savaient donc qu'il avait fait tout ça pour la protéger !

Pendant que Drago luttait contre les aurors, Harry précisa calmement dans son oreille :

- Son récit va le sauver, Hermione, ne t'en fais pas. Ils ne le condamneront pas. Par contre, il aura sûrement une grosse amende et un beau coquard.

Avant qu'elle n'ait pu lui demander ce qu'il voulait dire par là, elle vit Ron balancer son poing dans la figure de Malefoy qui ne broncha même pas. Elle poussa un cri, hurlant d'abord le nom de son meilleur ami puis celui de son homme. Celui-ci secoua la tête, comme pour évacuer la douleur passagère du coup, puis son regard acier se posa sur elle.

- Ce dont j'avais honte quand j'avais douze ans, lança-t-il d'une voix forte malgré la poigne des aurors qui essayaient toujours de l'éloigner d'elle, c'était d'avoir une faiblesse que je ne pouvais pas combattre. À ce moment-là, je ne parvenais pas à mettre un nom dessus, mais maintenant je le peux. Et ce nom, c'est le tien, Hermione.

Touchée en plein cœur, elle cessa de se débattre contre Harry, gagnée par un sentiment plus fort que tout au monde.

- Tu as toujours été ma seule et unique faiblesse, déjà du temps où Voldemort voulait que je te fasse du mal. Et je détestais cela, parce que je ne pouvais rien y faire. Je te détestais de me voler mon indépendance et ma force. L'amour que je te portais même quand je ne le savais pas encore a toujours été le point sensible de ma vie. Ma seule faiblesse.

- L'amour... l'amour n'est pas une faiblesse, soutint-elle en tremblant de tout son corps.

Le Serpentard lui adressa un sourire à rendre les anges fous de jalousie, et Hermione eut alors la certitude qu'elle désirait le contempler éternellement.

- Non, en effet, je le sais maintenant. C'est une force.


Et voilà c'est la fin...

Enfin, il reste l'épilogue (ne partez pas !) mais je n'ai absolument aucune idée de la façon dont je vais le mener ni même pour aller où... Mais bon, je vais essayer de me débrouiller, entre deux planches de révision xD Je n'ai aucune date quant à la prochaine publication et j'espère que ce ne sera pas trop long (je m'excuse d'avance).

Concernant ce chapitre, j'espère du fond du cœur qu'il vous a plu, que vous n'êtes ni déçu, ni quoique ce soit de négatif (mais si c'est le cas, n'hésitez pas à me dire pourquoi). Je meurs d'envie de savoir ce que vous en avez TOUS pensé, alors viiiite cliquez "review" en bas et balancez deux trois mots ! Je sais que certains lecteurs n'osent pas trop s'y risquer ou ont peur de ne pas avoir grand chose à raconter ou au contraire d'avoir un pavé à écrire mais surtout dites-vous bien que ça m'est égal ! Votre seule présence et votre seul effort me suffit. Je vous en serais très reconnaissante !

J'espère avoir réussi mon coup de la fin !

Merci d'avoir lu

J'attends vos avis avec impatience