Les miracles de la magie

Disclaimer : Cette fiction est un slash

Chapitre 8

Harry était éberlué, il s'assit lourdement sur son lit, le regard toujours fixé sur la porte. Le Roi de Camelot, père du célèbre Roi Arthur, venait de lui faire un baisemain, lui faisant comprendre par ce geste qu'il allait lui faire la cour. Il se savait destiner à un homme, vu que dans son rêve c'était lui qui portait l'enfant mais le Roi ? Par il ne sait quelle raison, cette pensée lui fit froid dans le dos, ce qui était bizarre selon lui car Uther s'était toujours montré charmant. Sa nouvelle vie semblait s'annoncer d'elle même on dirait.

Aye aYe ayE

Harry et Merlin marchaient vers la chambre de Morgane, le remède de celle-ci dans la main de l'aîné.

_ Tu l'aimes vraiment ? demanda Harry.

_ Oui, de tout mon coeur, avoua Merlin, mais je ne suis qu'un serviteur et...

_ Emrys, le coupa Harry, elle comme toi êtes destinés à de grandes choses et tu dois avoir confiance en elle et non la rejeter.

_ Jamais je ne ferai cela !

_ Tu verras plus tard, c'est aussi une sorcière, dit Harry, et ses cauchemars sont la manifestation de ses pouvoirs.

_ Pourquoi est-ce aussi difficile ? Ce n'est pas comme cela normalement.

_ C'est parce que son pouvoir est différent et nouveau, mais c'est à elle de le voir et d'apprendre. Mais tu seras présent pour elle, n'est-ce pas ?

_ Toujours, affirma-t-il en notant dans un coin de sa tête la voix absente d'Harry et son ton prophétique.

Ils rentrèrent dans la chambre de la jeune fille après avoir frapper évidemment et Harry vit légèrement rougissant son frère baiser tendrement les lèvres de celle qui faisait battre son coeur avant de prendre place d'office sur le lit en face d'elle. Harry lui sourit et lui baisa la joue avant de s'asseoir sur une chaise qu'il rapprocha du lit. La jeune fille pouffa à son geste et s'expliqua par la suite devant les regards interrogateurs des deux frères.

_ Merlin est resté assis plus d'un mois par terre, refusant toute proposition d'être plus à l'aise de ma part.

Le jeune homme rougit et bougonna quelques mots dans sa barbe inexistante tandis qu'Harry éclatait de rire.

_ Bon parlons sérieusement, dit soudainement Harry, faisant arrêter de pouffer Morgane et le regarder gravement. Le Roi m'a avoué que j'étais l'Améthyste que cherchent les vampires.

_ J'avais compris cela en faisant le lien entre ta vision et celui donnant l'avenir de Camelot, dit-elle, mais cela ne te fait pas peur que ces créatures te veulent ?

_ Non, c'est tout à fait humain de vouloir la puissance par n'importe quel moyen.

_ Ils ne sont pas humain, s'écria-t-elle.

_ Oui, comme vous et moi sauf qu'ils ont été damné à ne jamais voir le soleil et à boire du sang, dit-il en reprenant sa voix absente de plutôt. Dame Morgane, vous êtes l'une des clés. Ces créatures sont comme vous et moi, humaines mais différentes. Les êtres magiques ne sont en aucun cas des monstres à tuer. Ce sont des êtres vivants nés de la magie comme les hommes sont nés de la terre.

_ Qu'ai-je à voir la dedans ?

_ Vous et votre compagnon aurez une grande place quand vous aurez tout compris et accepté.

Le jeune brun sembla reprendre ses esprits et sourit à la jeune fille.

_ Ne t'inquiètes pas, tu sauras tout en temps et en heure.

_ Mais je ne m'inquiète pas, rit Morgane sous le regard éberlué des deux garçons, tant que je suis avec Merlin, qu'importe ce qui m'arrive.

Merlin ne s'attendait pas à cette réaction de la jeune fille et rougit sous la déclaration d'amour à peine voilée. Depuis qu'ils s'étaient avoués, enfin plutôt sous-entendu, leurs sentiments, Morgane était plus épanouie, ses joues constamment roses alors qu'anciennement souvent pâles, le regard onyx brillant d'amour... pour lui. Il ne pouvait y croire, une telle fleur pour une fourmi tel que lui. Leur amour arriverait-il vraiment à voir le jour ?

Harry, voyant que l'amour régnait dans l'air, se sentit de trop et fit un rapide au revoir avant de filer vers le jardin du château.

Aye aYe ayE

Arthur se promenait dans les couloirs sans but précis. Le petit brun était continuellement dans ses pensées depuis qu'il l'avait rencontré. Il était peiné de n'avoir pu lui reparler et ne savait pas trop comment l'aborder aussi. La première fois avait été plus facile, ils s'étaient juste rentrés dedans et avait fait un brin de causette. Un bien bel hasard selon lui qu'il aimerait bien voir se reproduire.

Puis soudain, il se morigéna. Il ressemblait à une midinette en manque d'amour et c'était d'un pitoyable. Il fallait qu'il se reprenne, n'était-il pas le Prince Arthur et chevalier de Camelot ? Alors il allait se prendre en main et parler à Harry.

Fier de son raisonnement, Arthur recommença sa marche dont il ne se rappelait pas avoir arrêter et rentra dans quelqu'un qu'il rattrapa in extremis par la taille, le tenant contre lui.

Harry marchait tranquillement quand il rentra brusquement dans quelqu'un, un bras entoura sa taille. Il allait frapper la personne par réflexe mais se retint à la dernière minute, ce bras autour de lui, lui était familier mais il ne voyait pas d'où. Relevant la tête, Harry rencontra de merveilleux yeux bleus, puis en descendant de belles lèvres qui l'attirèrent de manière inexpliquable.

Arthur ne savait plus où donner de la tête, son coeur semblait vouloir sortir de sa poitrine et il était sûr et certain qu'Harry, car c'était bien lui qui était dans ses bras, l'entendait battre à tout rompre. Il observa ses magnifiques yeux émeraudes et eut envie de s'y noyer mais autre chose attira son attention. Le petit brun s'acharnait à rendre ses belles lèvres plus rouges qu'elles ne l'étaient, en proie sans doute à un sentiment d'inconfort à être coller au corps d'un inconnu, pensa le Prince qui libéra le beau jeune homme de son étreinte.

Harry soupira de dépit à la perte des bras forts et sécurisants qui le retenaient, il s'était senti dans un cocon de bien-être qui lui était inconnu, différent de ce qu'il avait ressenti avec Merlin et Kilgarrah. Et son coeur se serra, il aimerait bien retourner dans les bras du Prince pour retrouver cette chaleur inconnue et même ce sentiment d'envie qui lui avait laissé une impression délicieuse dans le ventre.

Le Prince sentit son coeur lui faire mal, une fois sorti de ses bras, Harry eut un soupir de soulagement qui le peina grandement.

_ Je vous remercie, Altesse, s'inclina Harry.

_ Non, pas de cela avec moi, dit-il en relevant le brun. Je suis heureux que vous ne vous soyez pas fait mal.

_ C'est grâce à vous, lui sourit Harry.

Ce sourire éclatant lui réchauffa le coeur.

_ Cela vous déplairait-il de marcher quelques instants à mes côtés ? lui demanda-t-il.

_ Pas le moins du monde, sourit de nouveau le brun bêtement heureux.

Ils commencèrent à longer les couloirs dans un silence religieux, non pesant mais apaisant.

_ Ce matin, je t'ai vu regarder l'entraînement, ça t'intéresserait d'y participer demain avant qu'on aille à la chasse aux créatures ?

_ Oui, je voudrais bien.

_ Viens demain matin.

_ Vraiment, je peux, les yeux d'Harry brillaient de mille feux, comme les pierres auxquelles ils ressemblaient grandement.

_ Oui tu peux, et là Arthur fit son premier sourire, un petit sourire heureux qui fit chavirer le coeur d'Harry qui le lui rendit.

Ils marchèrent encore en silence et arrivèrent dans le jardin vers lequel Harry se dirigeait en premier. Le plus jeune retira ses chaussures et sautilla dans l'herbe en regardant la lune.

_ N'est-elle pas magnifique ? demanda-t-il.

Arthur leva les yeux vers la lune, assis par terre, et se dit bizarrement qu'il ne l'avait jamais vraiment regardé et maintenant la regarder tandis qu'Harry sautillait dans ses rayons, lui semblait une vision des plus belles de toute sa vie.

_ Oui, elle est superbe.

_ Alors pourquoi tuer ses enfants ? l'interrogea soudainement Harry en tournoyant entre les rayons glissant sur les herbes vertes.

_ Ses enfants ? demanda-t-il, hypnotisé par les mouvements du brun.

_ Oui, ces créatures comme vous les nommez.

_ Les créatures, elles tuent alors nous les tuons.

_ Pourquoi tuez-vous les animaux ?

_ Pour nous nourrir.

_ Ceci est de même pour certaines créatures sauf qu'elles mangent des hommes, n'est-ce pas la loi du plus fort que vous appliquez si souvent dans la guerre.

_ Ce n'est pas la même chose.

_ Dites-moi où est la différence, dit Harry en s'arrêtant de virvolter.

_ Je ne sais pas, souffla Arthur en regardant son danseur.

_ Eh bien réfléchissez-y et dites-moi ce que la lune vous aura murmuré dans votre sommeil, lui chuchota Harry, demain soir.

Harry partit, laissant le Prince dans le jardin sous les rayons de la lune. Le jeune homme resta perplexe sur les mots du brun.

Aye aYe ayE

Harry se réveilla tôt le lendemain et se prépara rapidement pour l'entraînement que lui avait proposé Arthur. Il arriva dans la cour où Morgane l'avait amené hier et attendit.

Arthur se réveilla de bonne humeur, il avait hâte de prendre son petit déjeuner pour partir au plus vite. Mais comme d'habitude, Merlin était en retard. Il partit donc seul pour rejoindre la cuisine, prit rapidement un mouchoir en tissu et y mit un pignon de pain et un morceau de fromage. Dans son paquet, il y en avait assez pour deux personnes mais ce dernier ne semblait pas remarquer ses actions. Il partit des cuisines presque en sifflotant sous le regard éberlué des serviteurs présents.

Lorsqu'il arriva dans la cour, il vit tout de suite le garçon assis sous un arbre attendant patiemment. Il s'avança avec entrain et s'assit près de lui pour partager son butin. Harry le remercia d'un sourire avant de prendre le morceau de pain et de fromage. Ils discutèrent en mangeant et finirent par se lever pour commencer.

Ils échauffèrent petit à petit leurs muscles puis prirent chacun une épée. Et ce fut un choc, le combat ressemblait à une danse, autant Harry utilisait son intelligence et son agilité, Arthur usait de sa force et de sa technique. Des contraires. Les coups d'épée continuaient mais aucun ne laissait le pas à l'autre et leur danse continuait.

Les autres chevaliers arrivèrent et ne purent que regarder, il se dégageait des deux guerriers une aura de puissance telle qu'ils ne pouvaient détourner les yeux. Le combat continua et attira d'autres spectateurs, serviteurs, personnes de la Cour jusqu'au Roi lui-même. Tous étaient fascinés par la grâce de leurs gestes, aucune violence ne transpirait de cette vision, juste de la beauté et même de la sensualité. Ils se cherchaient, se rapprochaient et se repoussaient.

Ce n'est que la fatigue qui les fit s'arrêter et un tonnerre d'applaudissement les sortit de la bulle qu'ils s'étaient créé.

Le Roi s'approcha, quelque peu jaloux du lien qui semblait s'être former entre son fils et son trésor.

_ Magnifique combat, applaudit-il, cependant Arthur, entrainé un jeune enfant dans un combat, je pensais que tu utilisais ta tête.

Surpris par le ton perfide et rageur de son père, Arthur ne répondit pas.

_ Pardonnez-moi, Altesse, c'est moi qui le voulait. Cela me rappelle les quelques souvenirs heureux de la guerre à laquelle j'ai participé. Mais je n'aurais pas dû le faire, désolé, dit Harry en baissant la tête.

_ Ce n'est rien Harry, Arthur n'aurait pas dû t'aider dans cette folle idée.

Arthur ne pouvait répondre aux réprimandes de son père tant il était choqué, il le regardait même comme un fou. Que lui arrivait-il, jamais il n'avait parlé de la sorte.

_ Non, Altesse, ne le blâmez pas, tout est de ma faute.

Le Roi semblait ne rien vouloir entendre, Harry ne réussit pas à lui faire entendre raison.

Non loin de là, Morgane s'agrippait fortement au bras de Merlin, tremblant de la tête aux pieds.

_ Cette sensation bizarre qui vient du Roi, c'est affreux !

_ Morgane, que t'arrive-t-il ?

_ Uther, je ne sais pas mais c'est monstrueux.

_ Il va mal ?

_ Non, c'est lui le mal !

Aye aYe ayE

Voici le huitième chapitre, j'espère qu'il vous plait, j'ai essayer de me centrer sur mon futur couple yaoi: Harry/Arthur. J'espère que vous l'aviez deviné avant.

Je remercie grandement ma correctrice et vous aussi pour les com's. Et laissez m'en des nouveaux, ce serait super.