Les miracles de la magie

Disclaimer : Cette fiction est un slash. Et les personnages appartiennent à JK Rowling et à la BBC.

Aye aYe ayE

Chapitre 12 :

Le tournoi avait commencé depuis trois jours, un combattant inconnu battait tout le monde et allait désormais affronter Arthur. Durant ce temps, le Roi avait envoyé des lettres aux familles des nouveaux chevaliers pour une vérification plus poussée. Maintenant que les créatures se révélaient, il voulait être sûr que personne, ou plutôt Harry, sa nouvelle obsession, ne soit blessé ou enlevé.

Le jour du combat, les combattants se présentèrent devant le Roi et durent se découvrir. Le chevalier mystère se découvrit et Morgane eut un mouvement imperceptible de recul qui n'échappa pas cependant à Merlin. Le chevalier mystère se trouvait donc être une femme, ce qui décontenança pour le moins Arthur.

Le combat commença et des coups partirent à une vitesse impressionnante. Malgré son statut de femme, Morgause était une fine lame et parait chaque coup du Prince. Cependant, suite à un coup d'épée violent, l'épée de la blonde tomba au sol. En chevalier et en homme d'honneur, Arthur lui laissa le temps de la reprendre et la bataille reprit mais, suite à un coup de pied bien placé, elle se finit aussi rapidement sur la victoire de Morgause.

_ Faites-moi une promesse et j'épargnerai votre vie, lui dit-elle, l'épée contre sa poitrine.

_ Que voulez-vous de moi ?

_ Rejoignez-moi dans trois jours et acceptez le défi que je vous lancerai.

_ Quelle est la nature de ce défi ?

_ C'est à moi d'en décider. Ai-je votre parole que vous l'accepterez, quoi qu'il vous en coûte et quel qu'il soit ?

_ Vous avez ma parole !

La jeune fille se retira finalement et l'aida pour qu'il se relève. Elle salua le Roi et sortit de l'arène sans attendre son reste.

Aye aYe ayE

Arthur se dévêtissait dans sa chambre, humilié, tandis que Gaius sortait de la chambre de Morgause après l'avoir soigné. Cependant, la porte s'ouvrit mais sur personne, une chaise se déplaça et un garçon apparut soudainement.

_ Je suis Harry, excusez-moi de vous déranger et de prendre mes aises mais c'est pour disparaître rapidement sans que cela ne se remarque.

_ Comment avez-vous fait cela et que voulez-vous ?

_ Je sais qui vous êtes, dit d'emblée le garçon. Alors je vous laisse achever votre plan cependant, avant de partir, avouez qui vous êtes à Morgane, s'il vous plaît. Ce sont les quiproquos qui gâchent la vie. Mais je pense, non je suis sûr que vous savez que l'avenir à changer, elle acquiesça. Je vous demande donc de faire parti de cet avenir mais du bon côté, ne laissez pas votre haine ternir votre esprit, la voix de Harry changea pour laisser place à celle de l'Améthyste. C'est à vous de choisir mais, avec ou sans vous, la magie règnera à nouveau en harmonie avec les hommes.

_ Vous êtes l'Améthyste, dit-elle et ce n'était pas une question.

_ Oui.

_ Comment pouvez-vous vivre à ses côtés, il a blessé tant de monde.

_ C'est pour bientôt, et Harry se réveilla. Ne vous inquiétez pas, nous le retirerons du trône et Morgane aura le sien.

La porte s'ouvrit alors et Harry disparut dans un bruissement de tissu. Morgane apparut dans la chambre avec un visage tourmenté.

_ Je ne voulais pas vous déranger, je tenais à me présenter, je suis Dame Morgane...

_ Je sais qui vous êtes, dit la blonde ce qui eut pour effet de décontenancer encore plus la pupille.

_ Comment va votre bras, vous êtiez blessée ?

_ Il ne tardera pas à guérir, puis observant le visage de la brune, elle s'écria : vous avez l'air tourmenté ?

_ Ne nous sommes-nous pas rencontré auparavant ?

_ Je suis ravie qu'on se rencontre maintenant, répondit la blonde après lui avoir répondu non de la tête.

Elles échangèrent quelques mots puis, lorsque Dame Morgane se retourna pour partir, Morgause la retint par le bras :

_ Venez me rejoindre dans trois jours avec votre frère.

_ De quoi parlez-vous, je n'ai...

_ Vous comprendrez en temps et en heure.

Sur ces derniers mots, Morgause retourna à ses bagages.

Aye aYe ayE

La nuit était tombée depuis un moment déjà et Harry dansait doucement sous les rayons de la lune tandis qu'Arthur le regardait faire.

_ C'est bien toi qui m'a sauvé la vie, commença le Prince. Je le sais, Gaius me l'a dit.

_ Oui et que cela peut-il bien t'apporter de le savoir ?

_ Ta mère m'a dit de te protèger.

Harry stoppa sa danse et se tourna vers Arthur.

_ Tu l'as vu ? N'est-elle pas magnifique ? C'est elle qui m'a donné une chance de trouver une famille et je l'en remercie du fond du coeur.

_ N'es-tu pas le fils d'Unith et le frère de Merlin ?

_ Non et oui.

_ Donc tu n'es pas le fils d'Unith mais celui de la magie et Merlin est ton frère quand même, résuma le blond.

_ Oui.

_ Je ne comprends rien, tu pourrais me l'expliquer, s'il te plaît ?

_ Non, tu demanderas toi-même à Merlin lors de votre excursion.

_ Comment sais-tu cela ? demanda le Prince.

_ Je suis l'Améthyste, avoua Harry en s'asseyant au sol. Ma mère a fait de moi une créature unique pour pouvoir mener à bien l'harmonie entre nos deux peuples.

_ Tu n'es pas sorcier ?

_ Cela ne te dérange pas que je ne sois pas humain ?

_ C'est impoli de répondre à une question par une autre et non, cela ne me dérange pas car pour moi, tu es Harry.

_ Vraiment, Harry leva son beau regard émeraude vers les yeux d'Arthur qui frissonna devant un regard aussi intense. Viens, je vais te montrer ce que je suis vraiment, dit Harry en le relevant et le tirant jusqu'à sa chambre.

Ils marchèrent rapidement, éclatant de rire au détour de certains couloirs, sans prendre garde au regard des serviteurs qui les regardaient avec tendresse. Le petit prince des serviteurs et le pauvre fils du Roi, ensemble en train de rigoler, fut une vision des plus charmantes à leurs yeux. Certains se dépêchèrent même de répandre la nouvelle, le Prince recouvrait le sourire grâce à Harry qui semblait être lumière dans ce château qu'Uther avait rendu hostile.

Une fois dans la chambre, Harry ferma la porte et y posa un repousse-moldus pour que personne ne les dérange. Il retira sa chemise, laissant voir au Prince son torse bien dessiné. Ce dernier en bava presque, il vit alors sur le dos d'Harry ces deux petites tâches de naissance dont avait parlé Gaius à l'arrivée du brun à Camelot.

_ Des tâches de naissance ?

_ Non, un tatouage magique.

Harry se tourna face à lui, plongea son regard dans le sien et sortit ses ailes. Arthur fut fasciné, il trouvait Harry tout simplement magnifique. Ses ailes vertes émeraudes s'étendaient dans son dos tandis que ses bras s'étaient quelque peu couverts d'écailles.

_ Je les dissimule à l'aide d'un sort parce qu'elles sont présentes continuellement.

Arthur s'approcha et toucha d'une main caressante les bras du drake face à lui, frôlant les écailles. Harry rejeta brusquement la tête en arrière et gémit. Pas du tout effrayé, ni gêné, Arthur ne retira pas ses mains mais Harry se dégagea penaud et rougissant.

_ Je... pardon... Personne ne les avait jamais touché à part moi et je ne savais pas que j'aurais cette réaction.

_ Ne t'inquiète pas Harry, l'apaisa le Prince. Ce n'est rien et je suis plutôt fier de t'avoir fait découvrir quelque chose alors que tu sembles toujours tout savoir.

_ Oui mais pas ça, s'écria Harry en lui donnant une petite tape sur l'épaule. C'est gênant !

Arthur lui répondit par un rire et ils s'assirent sur le lit pour discuter à leur aise. C'est lorsque Merlin ouvrit la porte d'un sort et entra accompagné de Morgane, Lancelot et Guenièvre que Harry se sentit vraiment gêné. Heureusement, sa chemise avait été remise mais pas boutonnée, en plus, il était allongé sans grâce sur le lit aux côtés d'Arthur qui avait un peu plus de tenu.

_ Par la magie, s'écrièrent Morgane et Guenièvre avant de serrer le plus jeune dans leurs bras.

_ Tu nous as fait une de ces peurs Harry, dit Lancelot. Lorsque Gwen a vu que quelque chose la repoussait au bord de la révulsion lorsqu'elle s'approchait de ta chambre, elle a déboulé comme une démente dans la chambre de Morgane où se trouvait Merlin qui est devenu blanc comme un linge lorsqu'il a su.

_ J'ai cru que c'était Uther, souffla l'aîné.

_ Quoi Uther ? demandèrent Morgane et Arthur.

_ Et depuis quand êtes-vous devenu aussi familier ? continua le blond.

_ Depuis qu'ils savent que je suis l'Améthyste.

Arthur eut un pincement au coeur lorsqu'il apprit que d'autres personnes savaient autant si ce n'est plus sur son brun que lui, mais la pensée d'être le seul à avoir vu sa vraie nature le réconforta.

_ Alors quoi Uther, répéta Morgane.

_ Le Roi, commença Gwen.

_ C'est ma vie, cela ne vous regarde pas, se rebiffa Harry qui se fit reprendre par la servante.

_ Comment oses-tu Harry ? Tu fais parti de notre famille maintenant, tu es la lumière de ce château et le peuple attend à chaque fois tes sorties parce que tu es un des leurs.

_ Tu es maintenant mon petit-frère, ajouta Morgane. C'est toi-même qui m'a dit bienvenue dans la famille.

Harry en avait perdu ses mots et avait les larmes aux yeux.

_ Je vous remercie de tant de sollicitude mais votre avenir passe avant le mien. Votre bonheur fera la mien, sourit-il.

Une tape derrière la tête lui fit perdre ce sourire idiot. La magie s'était matérialisée derrière lui et venait le réprimander.

_ Comment oses-tu, fils ? Je pensais apparaître aux côtés des trois couples réunis et je me retrouve avec deux couples, un fils aveugle et un prince qui ne comprend rien.

La femme aux cheveux d'argent avait les mains sur les hanches et dardait sur Harry un regard sévère puis se tourna vers les autres occupants de la pièce.

_ Que la sagesse parle, dit-elle. Pardonnez-moi mais je ne connais pas vos noms.

_ Crois-tu Harry, commença Lancelot, que tu trouveras une compagne à Arthur que nous accepterions aussi vite que l'avenir se profile.

_ L'avenir parle de trois couples, les souverains d'Albion qui règneront sur les humains et les créatures magiques. A leurs côtés, les meneurs et souverains des enfants de la magie et pour finir, la voix de la sagesse qui sera toujours à leurs côtés pour les conseiller en tout, continua en parallèle Gwen pour Arthur.

_ Ne sens-tu pas cette sensation de bien-être à ses côtés, de sécurité et d'amour ?

_ Les trois couples sont présent dans la pièce, les voix de la sagesse, nous qui parlons pour vous, les souverains des créatures magiques sont Morgane et Merlin, et les souverains d'Albion ne sont autre que vous deux.

_ Cette confiance qu'Arthur a pour toi, quelqu'un d'autre t'en a-t-il donné pareille ?

_ Peut-être l'amour n'est pas encore formé mais il est déjà présent.

_ Il vous suffit donc de le laisser s'épanouir.

_ Bravo, applaudit la magie. Ce discours était superbe, je pense que nous avons bien fait notre* travail maintenant c'est à vous de tracer l'histoire.

Sur ces derniers mots, la magie partit. Arthur et Harry eurent du mal à tout accepter et furent quelque peu sous le choc.

_ Vous n'êtes pas obligé de rester planter là, retournez chez vous, bon sang ! aboya le Prince.

Tout le monde sursauta et même Harry s'apprêta à partir.

_ Pas toi Harry, ne sois pas bête, c'est ta chambre.

_ Je suis tout autant que toi choqué alors reste poli, veux-tu !

_ Pardon, s'excusa Arthur et une fois tous les autres partis, il demanda : puis-je rester avec toi ce soir ?

_ Oui, tu peux. Nous devons parler alors le plus tôt sera le mieux.

Et ils reprirent la même place qu'avant d'être dérangés, cependant là ils avaient plus de retenu, se sentant plus timides ensemble qu'avant mais gardant la même intimité. Même l'histoire avec Uther fut oubliée et pour un bon petit moment.

Aye aYe ayE

La magie n'est pas la seule à jouer un rôle, il y a le destin et la sagesse aussi mais qui n'apparaîtront pas. Je crois que finir ici est le meilleur pour vous faire souffrir. A la prochaine donc ! J'espère que la lecture a été bonne.

Je dois dire aussi, que certaines répliques sont tirées de la série : le combat et la rencontre Morgause-Morgane. Voilà !

Merci à tous de me lire et de laisser des commentaires, cela me touche. Et merci aussi à toi Shinigami's Bride et désolé mais Harry ne combat pas.

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