Les miracles de la magie

Disclaimer : Cette fiction est un slash. Et les personnages appartiennent à JK Rowling et à la BBC.

Aye aYe ayE

Précédemment : Morgane, Gwen, Arthur et Merlin sont partis chez Morgause pour qu'Arthur relève son défi. Cependant, le lendemain, au royaume, lorsqu'Uther a su que Morgause était la fille aînée de Nimueh, il a envoyé tous les chevaliers à leur recherche. En même temps, l'archiviste royale reçoit une lettre confirmant l'inexistence du cinquième fils d'Elred. Cela fait trois jours que les héritiers sont partis.

Chapitre 14

Harry rentra dans l'immense salle à manger, le regard brillant et le corps tendu. Uther releva la tête de son dîner avec un regard peu avenant qui se détendit lorsqu'il vit qui était entré dans la pièce. Son plan avait fonctionné on dirait, il lui avait fallu trois jours, Arthur étant parti il y a deux soirs. Une pensée pour ses enfants l'irrita tout de suite mais la seule présence d'Harry l'annihila bien vite. Le Roi lui fit signe de s'asseoir à sa table après une révérence.

_ Pardonnez-moi de vous déranger Altesse, mais je suis venu vous demander une faveur.

Pendant toute sa phrase, Harry avait gardé la tête baissée, ce que le Roi interpréta comme une soumission de sa part. Son excitation monta d'un coup et son regard se fit plus insistant sur le cou dévoilé du petit brun, un vrai appel aux morsures et aux baisers.

_ Continue, lui intima Uther.

_ Libérez Lancelot, dit-il, relevant brusquement la tête et plantant son regard dans celui du Roi.

_ Jamais, cet homme est un menteur et un être vil. En devenant chevalier, il a sali la réputation du royaume de son sang de paysan. Je me demande même comment Arthur a fait pour le garder.

_ Mon Roi, Lancelot fait partit des meilleurs et des plus aimés chevaliers du royaume.

_ C'est trop tard, il sera exécuté après-demain.

Le regard d'Harry flamboya et il utilisa son don d'Améthyste pour convaincre le Roi.

_ Lancelot, dit-il d'une voix rocailleuse, est un atout pour ce royaume, il aidera Camelot avec plus de fidélité et de passion que les autres chevaliers car il deviendra l'enfant d'Avalon.

Le Roi trembla à cette voix et regarda Harry comme jamais, ses yeux brillant d'un désir trop longtemps contenu. Il attrapa violemment Harry et le plaqua contre son torse avant de l'embrasser de force. Le petit brun se débattit et repoussa le Roi en s'essuyant la bouche violemment. Son geste ne vexa nullement le Roi qui repartit à la charge et retint bientôt le garçon contre la table, coinçant ses jambes entre les siennes et ses bras d'une seule main. Un rictus affamé sur le visage, il baisa son cou et commença à sucer pour y imposer sa marque.

Ce geste eut pour effet de faire redoubler d'effort Harry, la marque d'un autre, le toucher d'un autre serait une infidélité envers son compagnon. Libérant ses ailes impulsivement, il les claqua sur l'homme, qui se retira de justesse, laissant seulement les deux appendices lui griffer les bras. Le brun se retrouva accroupi sur la table, les ailes ouvertes, lui grognant dessus. Au lieu d'être dégoûté, Uther sembla fasciné.

_ Tu es encore plus magnifique ainsi, trésor.

Il s'approcha doucement, observant et analysant chaque réaction, chaque geste de la sublime créature en face de lui. De son côté, Harry fit de même, prêt à se défendre au moindre geste.

Soudain, le Roi étira un sourire fou et mauvais qui lui tira un frisson de terreur. Puis il éclata d'un rire qui décontenança le drake, le faisant perdre sa posture défensive et se redresser un tout petit peu. Mouvement que perçut Uther qui se dépêcha d'immobiliser la créature. Une fois totalement immobile, il lui baisa la joue avant de lui susurrer :

_ Tu es une femelle, malgré ton statut de garçon humain, tu es une créature femelle.

_ Que racontez-vous, vieux fou !

_ Jamais tu n'attaques, tu te défends juste, l'attitude typique d'une femelle, finit-il dans un rire fou.

Il serra Harry plus fort, lui tirant un gémissement de douleur qu'il trouva plus qu'excitant. Il resserra encore son étreinte pour entendre à nouveau ce son qu'il trouva divin. Il attrapa la ceinture en or qui entourait sa poitrine pour attacher celle du brun, liant par ce moyen les bras et les ailes du garçon. Un "Ahhhh" plaintif lui échappa. Le Roi trembla d'excitation, son membre qui s'était durci lui sembla plus douloureux. Mais l'heure n'était pas au plaisir, pour l'instant il devait trouver un endroit où cacher le garçon. La chambre secrète jouxtant la sienne serait parfaite.

Aye aYe ayE

Gaius tournait et se retournait dans son appartement. Le peuple ne voulait plus du Roi, criait à l'injustice devant l'emprisonnement de Lancelot, de plus la disparition d'Harry n'arrangeait rien. Le peuple était en crise, leur chevalier et leur petit ange en danger. Arthur, Morgane et les autres étaient partis depuis trois jours maintenant, ils devraient rentrer bientôt mais Gaius devait faire quelque chose pour Harry.

Il alla jusqu'au bureau du Roi et attendit que celui-ci daigna lui adresser un regard. Lorsqu'il le regarda enfin, le vieil homme remarqua le regard brillant de l'homme, comme lors de ses périodes où il se trouvait une perle à tourmenter.

_ Mon Roi, le peuple crie à l'injustice.

_ La première loi de Camelot est la plus importante, c'est là que repose la confiance. Ne viens pas me demander pitié, il nous a berné trop longtemps.

Gaius baissa les yeux et s'approcha du Roi avec soumission. Celui-ci le regarda venir et posa même sa main sur la tête du vieil homme, la caressant comme on le ferait avec un chien.

_ Sire, je sais ce que vous faites, chuchota-t-il. Depuis bien longtemps, je cache vos écarts mais celui-ci, je ne le peux !

Le Roi attrapa violemment le menton de l'homme pour que son regard croisa le sien.

_ Depuis bien longtemps aussi, tu caches ces créatures et sous mon nez en plus !

Gaius écarquilla les yeux, Uther avait découvert la vraie nature d'Harry, que pouvait-il bien s'être passé pour qu'il se révèle ainsi. Le médecin pria pour que l'homme n'est rien fait encore au garçon et que Merlin revienne vite.

_ Seigneur, pardonnez-moi mais je ne peux renier ma vraie nature totalement, je me dois de protéger les êtres supérieurs.

_ Je ne t'en tiens pas rigueur, mon mignon, rit Uther. Mais ne t'interpose pas !

Son regard devint dur et sa poigne sur le visage du sorcier se fit douloureuse. Puis se radoucissant d'un coup, il caressa le visage du vieil homme, le regard de celui-ci brilla quelque peu.

_ Tu m'aimes, non ? Alors, tu ne devrais te consacrer qu'à cet amour, oublier tout ce qui n'est pas moi.

_ Mais...

_ Chhh, mon mignon, même si je vois cela comme une infidélité, cela n'est pas grave. Tu es à moi, tu le sais. Jamais, je ne te laisserai partir et, toi non plus, tu ne pourras partir car tu le sais, tu ne t'appartiens même plus. Regardes-moi Gaius, dit-il d'une voix étrangement suppliante. Ne vois-tu pas que les autres n'étaient que des copies ? A cause de moi, tu es devenu bien vieux, ne pouvant pas utiliser tes pouvoirs. Même si tu as vieilli, tu restais l'original, mon mignon, mon Gaius.

Et j'ai vu, son regard devint dément. Je l'ai vu lui, si beau, si pur ! Je ne t'ai pas oublié mais j'ai remarqué à quel point tu étais vieux, sa poigne se fit plus violente. Il est si pur, beau et puissant, tout ce que mon coeur, mon corps et mon âme attendaient. Gaius, Gaius, je le veux tellement que j'en crève.

Le vieil homme écoutait. Chaque parole, chaque mot lui déchirait le coeur et brisait son âme. L'homme qu'il aimait depuis longtemps l'avait aimé mais, pour une raison obscure, vouait une obsession sans limite à la beauté, pureté et puissance. Les larmes coulaient de son vieux visage ridé. Il ne laisserait plus le Roi faire de mal, il l'aimait trop pour cela, l'homme avait déjà été assez damné. Il voulait le sauver, lui donner une chance dans une autre vie.

_ Non, dit le médecin en prenant de l'assurance. Je ne peux vous laisser faire cela, c'est fini, je ne vous couvrirai plus.

_ Tu as raison, chuchota Uther. C'est fini, je dois en terminer avec toi.

Il prit Gaius dans ses bras, le serrant de toutes ses forces, lui transmettant d'une certaine manière ses sentiments. Puis soudain, le vieil homme écarquilla les yeux et se recula difficilement de l'étreinte du Roi. Celui-ci le prit dans ses bras, telle une princesse, et le mena au laboratoire et appartement du médecin. Là, il le déposa et se recula pour voir le sang s'écouler de la blessure qu'il lui avait infligé. Un poignard dans l'estomac. Il regarda la vie s'échapper du regard de son plus fidèle serviteur et peut-être ami qui aurait pu être amant. Lorsque la dernière étincelle de vie s'en alla, Uther lui baisa les lèvres comme un adieu et partit de la chambre.

Aye aYe ayE

Merlin galopait aussi vite que le permettait son cheval. Voilà trois jours qu'ils étaient partis et Gwen et Arthur semblaient complètement désemparés, un froid emplissait leur coeur disaient-ils. Cela n'annonçait rien de bon. Un affreux pressentiment le tenaillait, lui ainsi que Morgane. Quelque chose arrivait ou était arrivé et ils devaient rentrer à Camelot au plus vite. Son cheval commença à avoir du mal et ralentit l'allure sans qu'il ne le lui ordonne, jusqu'à s'arrêter totalement.

_ Non, non, non, non ! S'il te plaît, continue, supplia le sorcier.

Morgane descendit de son cheval et essaya de calmer son homme. Mais celui-ci semblait fébrile et refusait de se calmer malgré tout le réconfort qu'usait sa compagne. Celle-ci commença à s'énerver et le gifla violemment. La jeune fille ne comprenait pas le comportement de son amant et sa peur stressait tout le monde ainsi que les chevaux. Le vent souffla et Gwen eut un hoquet de stupeur, les larmes coulant brusquement de ses yeux.

_ Je crois avoir compris, nos compagnons sont en danger, je me sens comme s'il me manquait une partie importante.

La jeune femme sanglota plus fort, Morgane lâcha Merlin pour la rejoindre. Que se passait-il donc à Camelot pour que Gwen et Arthur soient dans cet état ? Elle était sûre et certaine que Merlin savait quelque chose.

Réconfortant son amie, elle adressa un regard sévère à son amant, lui demandant silencieusement des explications. S'il ne parlait pas, personne n'ira nulle part. Merlin essaya d'ignorer la jeune fille mais, résigné par son mauvais regard, il parla.

_ Uther a développé une fixation sur Harry, ce n'est pas la première fois qu'il fait ça mais Gaius a toujours fait en sorte que personne ne sache.

_ C'est pour cela que tu ne lui parles plus.

_ Oui, répondit simplement le sorcier.

A ces mots, Arthur commença à paniquer, son père avait développé son obsession pour Harry. Qu'allait-il bien arriver à son Harry ? Il fallait qu'il rentre à Camelot au plus vite, sinon quelque chose d'irréparable arrivera et jamais il ne pourra se le pardonner. Mais d'abord, il fallait calmer tout le monde et laisser les chevaux se reposer, voilà plus d'une journée qu'ils chevauchaient. Il descendit de son cheval et s'assit au sol.

_ On se repose pour ce soir, les chevaux sont exténués et s'il se passe quelque chose, au bord de la fatigue nous ne servirons à rien.

Les sages paroles du Prince calmèrent tout le monde qui s'assirent à leur tour au sol calmement. Ils s'endormirent avec une crainte terrible au ventre. Demain, ils rentreraient à Camelot, Uther répondra de ses actes et tout rentrera dans l'ordre.

Aye aYe ayE

Je poste le peu que j'ai écrit, j'espère que cela vous plaira, un peu plus que le précédent où je n'ai eu qu'une seule review, sniff.