Les miracles de la magie
Disclaimer : Cette fiction est un slash. Et les personnages appartiennent à JK Rowling et à la BBC.
Aye aYe ayE
Chapitre 15
Harry était allongé sur un lit et s'éveillait peu à peu. Un mal de tête lui vrilla méchamment les tempes. Il ouvrit ses beaux yeux verts sur une pièce sombre, seulement illuminée par des bougies, aucune porte n'était présente ce qui laissait deviner une pièce secrète. Il était encore tombé dans les problèmes.
Se levant avec précaution, un bruit de ferraille se fit, le retenant par la même occasion. Une chaîne le retenait au pied, comme si cela allait le retenir. Même s'il n'avait plus sa baguette, il savait faire un peu de magie sans baguette. Passant sa main sur la chaîne le retenant, elle s'ouvrit d'un clic retentissant. Il tâta les murs à la recherche d'une pierre mouvante ou autre.
La porte s'ouvrit soudain sur le Roi. Harry plongea brusquement, sautant sur lui, sortant de la salle secrète. Griffes dehors, il les enfonça dans le corps sous lui, le blessant un maximum rapidement, avant de s'éloigner tout aussi vite. Le Roi se releva, du sang coulant des griffures profondes laissées par le petit brun. L'homme sourit, son regard dément laissant transparaître toutes ses intentions.
_ Réveillé amour, heureusement, la nuit commence maintenant.
_ Vous ne me toucherez pas, pauvre fou !
_ Tutut, mon mignon, tu deviens malpoli, il s'approcha tandis que le brun reculait. J'ai amené quelque chose pour toi, viens me voir mon coeur...
_ Jamais !
Harry s'élança sur lui à nouveau dans le but de le tuer définitivement, mais l'homme para. Un combat commença, les coups partaient, l'agilité contre la force brute. L'homme ne retenait en aucun cas ses coups mais le petit brun encaissait assez bien. Les deux se fatiguaient aussi et soudain, dans un moment de faiblesse, Uther referma sa main sur le poignet du drake et un clic se fit entendre. Harry se sentit vide, comme emprisonné dans son propre corps. Il regard le bracelet et il sembla lui dire quelque chose mais cherchant dans sa mémoire, il ne trouva pas.
_ Que t'arrive-t-il, Amour, rit-il, manquant cependant de souffle. Un problème peut-être.
_ Qu'avez-vous fait ? cracha le petit brun.
_ N'aimes-tu pas mon petit cadeau, je l'ai repris juste pour toi !
_ Repris ?
_ Oui, oui, dit-il faisant un vague geste de la main pour effacer ses paroles. Alors à nous deux maintenant.
_ Dans vos rêves, Harry battit des ailes et décolla du sol, feulant de rage de ne plus sentir sa magie.
Plus tout jeune, la fatigue prit le dessus et Uther s'assit sur le lit. Il pencha la tête vers l'arrière, regardant le garçon dans les airs avec fascination. Le garçon lui lançait un regard mauvais, plein de haine qui le faisait vibrer de passion. Il avait tellement envie du brun qu'il en oubliait tout, son royaume, son statut, son esprit, tout.
_ Tu seras bien obligé de descendre mon petit oiseau, gloussa le Roi.
_ Espèce de fou !
Harry descendit au sol mais resta le plus possible loin de l'homme qui le regardait avec un regard fou, brillant de désir qui le faisait frissonner d'effroi et de dégoût.
Aye aYe ayE
Morgane se releva brusquement, s'arrachant des bras de Merlin qui sursauta à son tour. Ses sanglots réveillèrent les deux autres qui dormaient d'un sommeil assez perturbé. Les pleurs de Morgane les choquèrent, la jeune fille habituellement si fière pleurait sans discontinuer dans les bras de son amant, laissant entendre des paroles décousues que personne ne comprenait.
Lorsqu'elle fut totalement calmée, elle put parler correctement :
_ J'ai eu des visions, il faut que nous rentrions tout de suite. J'ai vu Lancelot se faire couper la tête et Gaius mort, c'est affreux !
Arthur ne dit aucun mot et monta sur son cheval, tournant un regard pressé vers les autres. Merlin se releva et aida Morgane à monter sur son cheval tandis qu'il ramassait le camp avec Guenièvre. Ils partirent au galop, la peur au ventre, ne sachant pas vraiment ce qui les attendait. La lune déjà haute dans le ciel montrait qu'ils avaient dormi un moment et que le temps pressait.
Aye aYe ayE
Dans son antre, le dragon remuait, tirant sur sa chaîne comme il ne l'avait plus fait depuis longtemps. Il avait entendu l'appel de son frère mais les chaînes qui l'emprisonnaient restaient intacte, ne se fissurant même pas. Ses cris de rage résonnèrent, faisant trembler le bas du château fortement. Il se débattit de toutes ses forces, blessant sa patte par la même occasion. Mais malgré tous ses efforts, il resta coincé. Il s'affaissa soudain sur son perchoir de pierre et sentit une étrange sensation au niveau des ses yeux.
Un sentiment de grande détresse le prit et d'inutilité, il avait mal, plus encore que lors de la mort des siens. Harry avait des problèmes et lui était stupidement attaché, ne pouvant rien faire.
Ses yeux le piquèrent et de l'eau qu'il ne se savait pas détenir coula de ses yeux pour tomber sur ses chaînes. Il regarda bêtement le chemin de la goutte et vit ses chaînes se dissoudre. Des larmes. La violence n'avait eu aucun résultat mais ses larmes oui, ses sentiments étant la plus puissante des magies. Kilgarrah remercia la Magie et s'envola hors de son antre.
Aye aYe ayE
Affalé contre le mur, Harry piqua du nez, sous le regard avide du Roi. Mais le garçon se réveillait toujours et restait à l'affût de tout mouvement. Le Roi souriait toujours, voyant approcher le temps où il l'obtiendrait. La nuit passa doucement et les deux hommes restèrent éveillés, se regardant en chiens de faïence.
Extrêmement fatigué, Harry s'endormit lorsque le jour se leva enfin. Uther oublia tout autour de lui et plongea sur Harry, l'envoya sur le lit avant de se coucher sur lui. N'entendant pas le vacarme autour de lui, se focalisant juste sur Harry, plus beau que jamais sous lui.
Harry ne sentit plus aucune fatigue et commença à se débattre. Les combats entre lui et le Roi étaient un jeu pour ce dernier qui prenait un plaisir à jouer avec le drake. Il déchira les vêtements du demi-dragon, pris d'impatience, et fourra son nez dans le cou grâcile du jeune homme. Ses lèvres goûtèrent chaque morceau de peau à disposition. Il attrapa les mains d'Harry violemment, le faisant gémir de douleur, quand celui-ci manqua de lui arracher un oeil avec ses griffes. Le petit homme gronda de colère, ses mouvements étaient de plus en plus entravés et le Roi prenait un malin plaisir à découvrir son corps à son plus grand dégoût.
Une cloche sonna soudain, coupant l'homme dans son élan. La mise à mort de Lancelot était pour maintenant. Le Roi se releva et frappa Harry à la tête, l'assommant. Il se prépara et partit vers la cour où allait se produire l'exécution. Lorsqu'il arriva, tout était en place, le condamné, le bourreau et tout le village qui le regardait avec méchanceté. Le bourreau leva sa hâche pour l'abaisser sur Lancelot quand une voix retentit :
_ Qu'on arrête cela !
_ De quel droit réfutes-tu mes ordres, Arthur !
_ Du même droit que celui que vous avez pris pour tuer ma mère...
_ Et la mienne, n'est-ce pas Père, renchérit Morgane.
_ Que... Ce ne sont que des contes ! Vous avez été perverti par la magie, mes chers enfants, dit-il en masquant sa stupéfaction par un faux chagrin.
_ Gaius pourra nous affirmer le contraire, j'en suis sûr. Combien de vie avez-vous prises pour vos petits plaisirs, Père ?
Merlin et Gwen partirent, laissant Morgane et Arthur avec leur père lorsque celui-ci les dirigea dans la salle du trône pour éviter un scandale. Ils suivirent les gardes chargés de Lancelot et le récupérèrent pour le mener à Gaius, un passage dans les prisons de Camelot n'était pas doux, du tout même. Une fois pris et porté jusque dans l'appartement, un froid terrible y régnait, comme si Gaius n'était pas revenu depuis un moment, aucun rideau tiré, ni de lanterne allumée.
_ Gaius ! Gaius, vous êtes là ? demanda Merlin, inquiet en entrant.
Un cri déchirant se fit entendre. Choqués, Gwen et Lancelot coururent vers la porte où le sorcier avait disparu. Le tableau qui se présenta à eux était horrible. Merlin en larmes secouait le corps sans vie du médecin où était plongé un poignard magnifique. Les cris et les larmes du jeune homme étaient affreux, sa peine semblait se répandre dans la pièce comme un parfum. La servante se lova contre son amant pour cacher son visage baigné de larmes, Lancelot lui-même se sentait mal. Qui avait pu faire cela, tuer un homme aussi bon que Gaius ?
Lancelot se détacha de Gwen pour ôter le sorcier du corps de son presque père. Merlin se débattit comme il put et soudain sa tristesse se mua en rage. Il bouscula l'ancien chevalier et partit en courant, suivi difficilement par Lancelot et Guenièvre.
Aye aYe ayE
Le conseil s'était réuni depuis l'arrivée des deux héritiers. Lorsque l'un des conseillers soumit l'absence du médecin, conseiller personnel du Roi, celui-ci dit que ce dernier était absent pour une durée indéterminée.
Les deux jeunes gens avaient mis leur père devant les faits. D'abord désemparé, le Roi fut obligé d'avouer, Arthur cria sa colère et demanda vengeance mais sa soeur défaillit et il oublia son père. Le prince attrapa Morgane avant que sa tête ne toucha le sol, elle s'éveilla alors et des larmes perlèrent ses yeux. Le conseil ainsi que le Roi furent estomaqués de voir la jeune fille aussi désemparée, elle qui ne montrait que rarement ses sentiments.
Morgane attrapa son coeur de sa main, elle suffoquait presque sous l'afflux de sentiments intenses qu'elle recevait de manière inconnue. Soudain, elle comprit le phénomène et en même temps qu'Arthur au vu du froncement de sourcils qu'il fit. En redressant la jeune fille, il mima des lèvres le nom de son amant et celle-ci répondit par l'affirmative.
La porte s'ouvrit soudain sur Merlin. Vert de rage, il s'avança de manière conquérante et déposa avec force un poignard souillé de sang sur la table. Les conseillers furent choqués de voir un serviteur entrer avec autant d'insolence. Des cris d'indignation se firent entendre, vite coupés par le Prince et la pupille du Roi. Avec un regard déterminé, le jeune homme se mit à parler d'une voix forte et distincte, choquant les conseillers et le Roi par sa voix impérieuse :
_ Est-ce votre poignard, Majesté ?
_ Oui, c'est le mien mais je l'avais perdu, dit-il en pâlissant comme un mort.
_ Bien sûr que vous l'aviez perdu, nous l'avons trouvé dans le corps de Gaius !
Des exclamations choquées se firent dans toute la salle, Arthur et Morgane pâlirent considérablement, Harry et Merlin devaient être passablement triste.
_ Mais où est Harry ? demanda Morgane soudainement, faisant blanchir Uther considérablement.
Arthur devint rouge et se tourna vers son père en dégainant son épée. Son père détruisait tout, le royaume ne croyait plus en lui depuis un moment mais maintenant, c'était ses proches. Merlin perdit le peu de patience qui lui restait, les larmes perlaient de ses yeux et de son visage pâle.
_ Au nom de tous les peuples magiques, humains et animaux, je demande réparation et vengeance !
La surprise fut à son comble mais cela sembla faire reprendre contenance au Roi et celui-ci cria à la trahison et au complot, demandant aux gardes de venir chercher Merlin. Lorsque ceux-ci débarquèrent, Morgane se plaça devant son aimé, ses yeux s'illuminèrent et les soldats volèrent hors de la pièce.
_ Alors Père, voyez vous le fruit de vos actes ? N'est-ce pas hypocrite de votre part de tuer tous ceux qui usent ou sont magiques alors que vous l'utilisez pour votre usage personnel ? Vous n'êtes pas apte à gouverner un royaume, vous avez trois défis à répondre, un crime à être jugé et une disparition sur le dos.
_ Tout ceci n'est que mensonge, vous avez été corrompu par la magie ! C'est à vous d'être condamné, pas à moi !
Les conseillers ne savaient plus quoi penser, la Cour se révélait être composée de sorciers mais qui n'avaient rien fait malgré les années qu'ils étaient là. De plus, le Roi avait avoué certains crimes et son poignard avait été retrouver dans le corps de Gaius. C'était beaucoup quand même. Voyant le doute qui pénétrait le cerveau de ses conseillers, le Roi essaya de s'échapper mais, à sa grande surprise et horreur, son propre fils l'attaqua de son fer. Il dégaina son épée et contrecarra le coup mais les attaques continuèrent et sa défense se changea en combat.
Réfléchissant le plus rapidement qu'il pouvait, Uther frappa Arthur de son épée dans la cuisse et s'enfuit tandis que tous se précipitaient sur le Prince pour l'aider. Il monta dans sa chambre et attrapa Harry, encore évanoui, qu'il mit sur son épaule avant de fuir par un passage secret. Muni de tout et pour tout d'un sac de provision, d'un sac d'or et d'Harry, il sortit du château en douce tandis que tout le monde le cherchait à l'intérieur.
Aye aYe ayE
Donc j'ai fait un tout petit chapitre pour vous faire souffrir, je trouve cela triste de tout vous dire d'un coup donc voici mon chapitre 15. Cependant, pouvez-vous me laisser vos impressions sur ce chapitre parce que je ne suis pas satisfaite de la façon dont il est écrit mais l'histoire ne me vient que dans ce sens, alors merci d'avance !
Je remercie tout le monde pour les reviews du chapitre précédent, ils m'ont fait beaucoup plaisir mais je vais répondre précisément à celle d'... Donc, Harry est aussi bien accepté parce qu'il est le frère de Merlin qui est un serviteur espiègle que beaucoup affectionne et aussi à cause de son côté mignon, il est accepté car de sa corpulence fine et son beau visage, on pense qu'il est vulnérable donc, il est en quelque sorte un appel à la protection, en plus d'être très gentil. Cela peut te paraître bizarre mais c'est vrai, sans prétention je suis mignonne, ce qui veut dire que tout le monde me prend pour une peluche et à cause de ma petite taille c'est pire. Donc pour en revenir à mon explication, les personnes aiment toujours ce qui est mignon, donc l'acceptation d'Harry est assez simple. Désolé pour cette grande explication, j'espère que tu as compris, à la prochaine !
