Les miracles de la magie
Disclaimer : Cette fiction est un slash. Et les personnages appartiennent à JK Rowling et à la BBC.
Aye aYe ayE
Chapitre 16
Harry s'éveilla avec la sensation d'être balloté dans tous les sens, il avait mal partout et lorsqu'il voulut se lever, une main s'abattit sur son dos, entre ses ailes. Levant la tête, il vit qu'il était sur les genoux d'Uther et qu'ils se trouvaient sur un cheval au galop dans une forêt. Un rire sortit de sa gorge et il leva la tête pour rencontrer les yeux du Roi.
_ Vous avez des problèmes, Majesté.
_ N'es-tu pas l'Améthyste, tu devrais le savoir, Amour.
_ Vous êtes absent de mes prophéties, ce qui signifie que vous n'allez pas vivre longtemps.
L'homme pâlit, comment avait-il fait pour finir ainsi, lui l'un des plus grands rois de Camelot et des Cinq Royaumes ? La vie n'aurait jamais dû finir ainsi, tout cela parce que... parce qu'Harry était arrivé, son don avait fait ressortir la vérité peu à peu et tout cela à sa barbe. Une rage sans nom le prit et il arrêta le cheval avant de jeter violemment Harry au sol.
Le garçon tomba douloureusement dans la terre, blessant son corps déjà douloureux. L'homme descendit de sa monture, le visage tout rouge, s'il pouvait ses oreilles auraient lâché de la fumée. Il attrapa le drake par le col de sa tunique et le leva au niveau de son visage, ses yeux lançant un regard noir.
_ Tu vas payer, tout est de ta faute, toi l'Améthyste, tu as détruit toute ma vie !
_ Vous l'avez détruite tout seul en tuant tous ces gens qui croyaient en vous. Maintenant je me rappelle où j'ai vu ce bracelet, c'était au poignet de Gaius. Par amour pour vous, il a accepté de renoncer à sa magie. Que lui avez-vous fait ? cria Harry. N'avez-vous pas fait assez de mal, les peuples magiques n'ont pas assez souffert à cause de vous, êtes-vous satisfait de la vie que vous nous avez donné ? Vous êtes un monstre d'hypocrisie, vous avez décimé des races, il ne reste que deux êtres du peuple de Morgane, vous êtes content je présume ! Et les dragons, ça, cracha Harry, c'est le meilleur que vous devez avoir fait ! Savez-vous comment est né celui dont vous avez eu le plus peur ? Le savez-vous ?!
_ Emrys.
_ Oui, Emrys, il est né d'un Seigneur Dragon et d'une humaine, la Magie lui a accordé le don, il est devenu son fils, le plus puissant et celui qui doit protéger Arthur à n'importe quel prix !
" Voyez, cria-t-il, voyez pauvre fou ! Le monde que vous avez créé, des parents, à cause de la peur que vous avez semé comme la gangrène, ont dénoncé leurs enfants que vous avez tué sans aucun remords, quelque soit l'âge. Les créatures que vous avez détruites, qu'avaient-elles fait ? Elles sont similaire à un chat, un chien ou un cheval mais vous les avez pourchassé et tué ! Pourquoi ? Pourquoi ?! Pour masquer vos crimes abominables, seul vous utilisé la magie à mauvais escient et vous osez vouloir me toucher. Jamais, j'appartiens corps et âme à mon âme-soeur et ce n'est pas vous ! Vous n'aurez que mes dents ou mes griffes !"
Uther s'était avancé et, sous les paroles d'Harry, perdit le peu de contrôle qu'il lui restait, il gifla le drake avec force. Celui-ci retomba au sol, s'égratignant au passage. La vérité faisait mal et l'homme devant lui ne la supportait pas du tout. Harry n'avait pas peur d'Uther, il était juste un homme ayant perdu son chemin comme Tom Jédusor qui ne méritait que peine et tristesse. Harry se releva et continua de parler malgré les coups qui pleuvaient.
" Et je ne vous hais pas, je n'éprouve que de la tristesse, vous êtes un homme perdu. En tant que Roi, vous vous êtes refusé l'homme que vous aimiez, Gaius, et la femme que vous aviez épousé et sur qui vous aviez reporté votre affection à cause de votre amour perdu, vous l'avez sacrifié. Tant de choses ", il cracha du sang sous un coup plus violent que les autres," vous pèsent et au lieu de demander de l'aide, vous vous êtes enfoncé dans les ténèbres. Pauvre homme, " dit Harry en tombant à genoux, ne pouvant plus tenir debout. "Serai-je une autre victime de votre folie, allez-vous faire votre fils devenir comme vous..."
Harry ferma les yeux, il voulut parler et prit les coups d'Uther, et à présent il était au sol, souffrant vraiment. C'était sans doute cela le complexe du héros dont Hermione avait souvent fait référence. Uther lâchait enfin la peine dont il était soumis sous forme de violence. Quel idiot il était, il n'avait même plus sa magie. Le Roi s'arrêta soudain, regardant Harry comme si c'était la première fois, des larmes coulant sur son visage.
_ Que vient faire Arthur ici ?
_ Désolé mais j'en ai trop dit, ne m'avez-vous pas assez passer à tabac !
_ Si tu ne réponds pas, c'est ce qui arrivera !
_ Oh désolé mais je ne réponds pas à la men...
Un rugissement se fit et un gigantesque dragon apparut dans le ciel, noir comme la nuit et ses yeux flamboyant comme les flammes, volant vers eux. Harry eut un soupir de soulagement en voyant du secours. Voilà deux jours qu'il était avec Uther malgré ses essais de fuite. Le dragon descendit en piquet, fonçant sur son frère et son agresseur comme sur une proie. Uther se jeta sur le côté tandis qu'Harry, lui, sauta au cou du dragon, grimpant sur son dos par la suite. Kilgarrah repartit et se mit à tourner comme un vautour au dessus d'Uther. Lorsque ce dernier se releva pour se mettre à courir sous le couvert des arbres, le dragon descendit de nouveau et attrapa l'homme dans sa gueule, enfonçant ses dents dans sa chair sans pour autant le tuer, juste le blesser profondément.
Aye aYe ayE
Les chevaliers cherchaient le Roi dans tout château ainsi que la ville basse. Mais il avait tout simplement disparu ainsi qu'Harry. Le peuple avait été alerté et cherchait dans la forêt pour aider le Prince et la nouvelle Princesse. Les nouvelles allaient vite grâce aux serviteurs qui étaient issus des paysans et, en rentrant, chez eux avaient tout raconté aux autres. Les villageois avaient été outrés d'avoir été si longtemps sous la coup d'un homme tel que lui. Mais il fallait avouer aussi qu'il avait été un bon roi en aidant le peuple dans le besoin, cependant la mort de Gaius, la mise à mort de Lancelot et l'enlèvement d'Harry faisaient que le peuple ne voulait plus d'un roi qui faisait des choses inhumaines.
Une gigantesque ombre passa au dessus de la ville et de nombreuses personnes hurlèrent de peur à la vue d'un grand dragon survolant le château. Il descendit alors dans la grande cour où tous coururent pour le voir. Là, il déposa le corps ensanglanté d'Uther et courba l'échine mais Harry, bien blessé, ne put descendre. Le Roi se releva malgré ses blessures plus ou moins profondes et vit Harry, toujours sur le dos de l'animal. Tandis qu'il pesait le pour et le contre pour savoir s'il sortait Harry du dragon, il se fit bousculer violemment par son fils qui ouvrit les bras juste sous le dragon et le drake s'y jeta, les larmes aux yeux, toute pression s'enlevant de ses épaules.
Arthur le rattrapa et le mit sur ses pieds pour qu'il puisse voir l'état de son compagnon. Il détacha avec la plus grande précaution ses ailes et les déplia doucement, faisant tressaillir Harry. Le Prince prit son amant dans ses bras et plongea son nez dans ses cheveux, tout deux tremblaient. Harry était tellement content d'être à nouveau dans les bras d'Arthur, là était sa place et enfin il y retournait.
Après un baiser passionné devant la Cour et les villageois, Harry s'évanouit dans les bras du Prince, sous les cris du peuple qui l'aimait beaucoup.
_ Ceci est bien de votre travail, Père ! N'avez-vous pas assez fait de mal ! cria Arthur en serrant son amour contre lui. Que dois-je encore subir dans votre soif de magie. Arrêtez par pitié cette folie !
Des sanglots se faisaient entendre dans la voix du Prince, sans doute la retombée de toutes les émotions d'Harry qu'il avait ressenti plus tôt. Ses yeux bleu brillaient de larmes contenues pour son amour blessé dans ses bras, pour Lancelot qui semblait perdu et un peu détruit, pour Gaius mort et Merlin qui avait perdu un père.
_ Regardez ! Regardez Père, vos actes en face, s'écria-t-il en montrant Harry.
Uther tomba à genoux et se mit à sangloter en prenant sa tête entre ses mains, il avait mal autant physiquement que mentalement. C'était comme si tout, tout ce qu'il avait fait lui revenait en mémoire pour le condamner. Il pleura, cria sous le regard triste de tous, disant comme une litanie "pardon" ou "désolé". Bien sûr que le peuple lui pardonnait, il avait été un bon roi mais des excuses n'étaient rien tant le préjudice était grand, il avait trop de mort sur les épaules.
Prenant son épée à ses côtés, il se l'enfonça dans l'estomac à la surprise et au dégoût de tous. Certains pourraient prendre cela pour de la lâcheté mais de sa mort, Uther signait lui-même la fin de son règne tordue et de la peur de la magie.
Aye aYe ayE
Le Roi avait eu de belles funérailles et Harry avait tenu à ce que Gaius partagea le dernier lit du Roi sur les eaux. Certains avaient crié à l'infamie, au blasphème presque mais Harry avait dû expliquer que Gaius et Uther étaient des âme-soeurs comme Lancelot et Guenièvre, Merlin et Morgane, Arthur et lui. Mais le Roi avait rejeté l'amour du médecin à cause de son statut de souverain, pourtant le vieux sorcier avait tout accepté pour le Roi, abandonner ses pouvoirs, le protéger jusqu'au bout et lui donner sa vie. Même s'ils étaient morts, au moins une fois dans cette vie, ils seraient réunis.
Depuis la mort d'Uther, de nombreux émissaires du peuple magique étaient venus voir le nouveau Roi qui offrait la paix avec la Magie. Aussi, venir rencontrer les Seigneurs de la magie qu'étaient Merlin et Morgane, leur faisant allégeance pour le bien de Camelot et sa reconstruction en harmonie avec tous les peuples y résidant. Le peuple acceptait tous ces changements avec plaisir, car le nouveau Roi était bon et ne faisait plus de différence, tout le monde était égaux.
Harry était heureux, il avait bien fait son travail. La Magie ronronnait de bonheur dans tout Camelot et tout est bien qui finit bien. Oui, tout était parfait, Harry avait une famille et un mari merveilleux. Il se rappelait encore son réveil après son retour à Camelot, Arthur l'avait veillé toute la nuit. Lové dans ses bras, le drake s'était réveillé dans un nid douillet et accueillant. La première chose qu'il vit fut deux yeux bleu inquiets, puis deux lèvres fines qu'il baisa avec amour.
Flash-back
Le baiser dura quelques secondes où Arthur transmit son inquiétude, son amour et sa passion. Touché, Harry lui rendit son baiser presque désespérément. Puis se détachant du blond, il enleva ses vêtements et le regarda de ses yeux vert brillant de mille feux.
_ Peut-être est-ce trop tôt, Arthur mais je t'aime et je veux que tu me réclames comme tien.
Arthur, subjugué par tant de beauté et par la force de l'amour de son compagnon, ne put refuser et l'embrassa en le faisant basculer sous lui. Passant ses mains sur chaque parcelle de peau, glorifiant son corps. De ses lèvres, il caressa le cou d'Harry, léchant, suçant, marquant le drake comme sien. Les petits soupirs que lâchait ce dernier lui donnaient envie d'entendre plus et plus fort. Le brun était magnifique, là, allongé sous lui, les joues rouges, les lèvres gonflées par les baisers et les yeux assombris par le plaisir.
Descendant de plus en plus, la bouche du blond suivait ses mains. Harry sentait des vagues chaudes ravager ses reins et ses sens affamés demandaient plus, toujours plus. Les caresses de son amant faisaient fourmiller tout son corps de bonheur. Ne voulant pas rester passif, le drake se mit à déshabiller le Prince avec impatience, pressé de voir et sentir ce corps fort et musclé. Il était aussi avide qu'Arthur, découvrant de ses mains les muscles saillant du Prince avec passion. Cependant, Harry eut des difficultés à continuer son ouvrage car les mains et la bouche de son amant avaient recouvert sa verge. Des halètements coupés de mots incompréhensibles coulaient hors de la bouche du brun.
_ Moi aussi, dit-il d'une voix hâchée, moi aussi je veux te le faire.
_ Tu n'es pas obligé, ce soir est le tien mon coeur...
_ S'il te plaît, pria-t-il de ses yeux assombris brillant d'envie.
Encore une fois, Arthur ne put qu'acquiescer et se mit tête-bêche pour présenter son énorme érection à son amant. Harry écarquilla les yeux, son prince était vraiment bien membré. Ouvrant sa bouche, il baisa le membre face à lui, faisant tressaillir le blond. Il se mit à l'imiter et lécha tout le long avant de le prendre en bouche. Il apprécia le goût de son homme et le suça comme une friandise, savourant et gémissant.
Arthur caressa l'entrée d'Harry d'un doigt avant de l'enfoncer avec précaution, ils gémirent en coeur à l'intrusion, l'un à cause de l'étroitesse et l'autre de gêne. Le Prince continua de flatter le sexe de son âme-soeur de sa langue pour lui faire oublier la gêne et ajouta un second doigt et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il trouve une petite boule de chair qui fit crier Harry, le faisant jouir dans la bouche du blond. Ce dernier jouit à la sensation du cri, de la langue et des mains sur son sexe dans l'antre humide et chaude de la bouche du brun.
Il se retira et se remit à l'endroit pour essuyer le visage d'Harry et le sien avec le drap du lit. Le drake, toujours dans une léthargie post-coïtale, en sortit lorsque le membre du Prince le pénétra doucement, il grimaça de douleur mais n'aurait voulu que cela s'arrête pour rien au monde. Il referma ses jambes autour de la taille du blond pour une pénétration plus profonde. Lorsqu'Arthur fut totalement en lui, il se sentit rempli et ils ne formèrent plus qu'un. Le blond se mit à bouger, faisant gémir Harry de bonheur, les mouvements s'accélérèrent et des cris et des grognement emplirent la chambre.
Harry ressentait des choses comme il n'en avait jamais ressentit avant. Il avait affreusement chaud mais cela était plus qu'agréable, il n'arrivait plus à penser, si ce n'était pour dire "plus" ou "encore". Le visage rouge et étalé dans les draps, Arthur le trouvait magnifique. Harry poussa un cri plus fort que les autres et le blond changea d'angle pour toujours frapper ce point qui emmenait son homme dans les étoiles. Le drake se sentit partir et referma ses bras autour du cou du Prince pour un baiser. Son cri de jouissance se perdit dans la bouche de l'autre qui jouit à son tour lorsque l'intimité du brun se fit encore plus étroite autour de son sexe.
Arthur tomba sur Harry qui reprenait difficilement son souffle. Heureux, il lui fit un sourire doux et lui chuchota tendrement :
_ Je t'aime mon Prince et je t'appartiens pour toujours.
_ Oh moi aussi, mon Amour !
Ils s'endormirent, entremêlés et repus. Leur amour était enfin scellé et cela pour l'éternité. La Magie chantait dans le vent son bonheur, ses enfants étaient heureux et l'avenir s'annonçait très bien maintenant.
Fin du flash-back
Le Prince avait été sacré roi et vivait en harmonie avec son peuple, ne se cachant pas, il avait demandé Harry en mariage devant le peuple qui avait crié de joie. Tout s'annonçait merveilleusement bien. Le mariage se passait bien, un conseiller ainsi qu'un druide s'occupaient de la procession. Un traité avait été écrit par Merlin et le Roi, le mariage était aussi une alliance de paix entre le peuple magique et humain.
_ Si quelqu'un a quelque chose à dire, qu'il se lève ou se taise à jamais...
_ Moi ! dit un homme blond platine qui entrait dans la salle. Je suis venu de France pour annuler ce mariage ! Je suis le Prince de Marivoix, veela supérieur. Je ne peux cautionner qu'un des fils de la magie épouse un humain !
Enfin presque tout s'annonçait facilement, l'amour et la magie guideront les couples et leurs élus pour qu'ils protègent l'avenir, pour que tout soit beau.
Fin !
J'ai vraiment été contente d'écrire cette histoire, j'espère qu'elle vous a plu ! Je vous remercie de m'avoir suivie ainsi que Shinigami's bride pour m'avoir corrigé.
