Chapitre 4 : tableau de bord partie 1

1er juin 2012

La binoclarde a déboulé dans mon bureau comme une malade. Je vais finir par la mettre à la porte. Elle me lance qu'elle a trouvé un mec pour moi, histoire que je passe à autre chose. Non mais de quoi elle se mêle. J'vais très bien. Je suis plus avec Erwin, mais normal, c'est moi qui ait lâché cette merde. Résultat, elle veut qu'on le recrute. Mais on n'a pas besoin de personnel supplémentaire en ce moment.

Elle m'a montré la photo qu'elle a prise où il travaille actuellement, une supérette. Il a une belle gueule, je le conçois, mais c'est un gosse et un vendeur de magasin.

Elle me fatigue.

10 juin 2012

Journée de recrutement, la belle gueule avait postulé. Je me demande s'il n'est pas de mèche avec la folle. Je l'ai fait entrer dans le bureau et je lui ai posé quelques questions bateaux. De toute façon, il est le seul que je reçois.

Quand il sort de mon bureau, je remarque qu'il a un sacré cul à croquer.

Finalement, elle n'a peut-être pas tort. On va le prendre et je vais le mettre dans ma poche. Mais hors de question de lui dire merci. Elle serait capable de vouloir étudier nos relations.

17 juin 2012

Le bleu est arrivé ce matin. J'ai passé deux heures hier à lui trouver des tâches à effectuer de son niveau. Je ne comprends toujours pas pourquoi je l'ai accepté. Putain, c'est vrai, il est beau gosse, mais quand même. S'il a que le physique, je ne sais pas quoi en faire au travail. Même le thé, il ne sait pas le faire correctement. Je désespère quand je vois les jeunes d'aujourd'hui. J'ai vu sur son bureau et je peux donc l'observer à loisir. Il paraît si innocent avec ses traits fins. Mais je suis sûr que c'est un coquin en puissance.

18 juin 2012

C'est vraiment un boulet. Obligé de lui faire refaire les tâches un nombre incalculable de fois. Je le convoque à mon bureau. Je n'en reviens pas de ce type. Plus je l'engueule et plus il rougit. C'est limite un appel au viol là.

Ça devient dur dès le 2e jour de me retenir de lui sauter dessus. Mais je dois prendre mon temps pour l'emmener dans ma toile.

Bon, j'ai décidé de le prendre avec moi pour aller au gala de charité. Encore ce genre de soirée où l'on perd son temps et on gaspille de l'argent. Mais bon, je vais peut-être décrocher un ou deux accords commerciaux. Je n'espère juste pas rencontrer l'enflure de blond.

J'ai prévu de faire dormir le gamin chez moi. Je pourrais en profiter pour l'inspecter de plus près.

20 juin 2012

Je vais le tuer. Il n'en restera rien. Tout se passait à peu prêt bien jusqu'à ce que je voie qu'Eren se retrouve assit à côté de l'autre connard d'Erwin, mais qu'en plus, il ose lui mettre la main sur la cuisse. Un geste provocateur, car je vois son regard glisser vers moi. Il ne m'a pas fallu 2 min pour chopper le gamin et partir de la réception. Une fois installée dans la voiture, je ne sais pas si c'est le coup de la colère, mais me voilà en train d'embrasser sauvagement mon employé. Quand on se sépare, il est tout essoufflé, ses lèvres sont légèrement gonflées. Il me regarde comme s'il ne comprenait pas ce qu'il venait de se passer. Je lui interdis littéralement de se faire toucher par quelqu'un d'autre que moi. Je le traîne à mon appartement et je lui indique la place qu'il occupe en le menaçant que s'il ose me toucher, je le trucide. Il a l'air complètement gêné de dormir avec moi. Je l'ai vanné ce qui l'a fait réagir et il s'est couché rapidement. Je m'installe et fait semblant de m'endormir rapidement. Je le sens tendu. Il a mis plusieurs heures à s'endormir. Ce matin, je me suis levé tôt. Il dormait comme un nouveau-né. Il dort tellement profondément, que je me laisse tenter à le caresser du dos de la main son dos mis à nu. Je l'entends marmonner. Je tends l'oreille. Il murmure mon prénom.

Sale gosse, qui t'a permis de prononcer mon prénom.

Je finis par me lever pour lire mes mails et préparer le petit-déjeuner. Si je reste trop longtemps près de lui, je ne répondrai plus de rien.

J'aperçois un mail d'Erwin. Cela me met automatiquement de mauvaises humeur. Je lis l'objet. Il est question de faire un partenariat financier.

J'ouvre finalement le mail :

« Salut mon beau petit brun,

Je ne comprends pas pourquoi tu m'as fui toute la soirée et que tu t'es sauvé comme un voleur. Tu m'as beaucoup déçu. Tu sais que je pense chaque nuit à toi ?

Mais bon, je ne suis pas là pour parler du passé. Je souhaite conclure un partenariat immobilier avec ta société. Je sais que tu veux t'implanter dans le nord. Je vais acquérir un site immobilier et suivant ce que tu pourrais me proposer en échange, je pourrais te faire une sacrée ristourne sur tes bureaux.

Une condition pour négocier : je veux négocier uniquement avec le petit jeune que tu gardes précieusement. Il ne lui saura fait aucun mal.

Erwin SMITH »

Comment ose-t-il faire ce genre de chantage. Je ne lui ferais aucun mal. Mon cul oui. Il veut le baiser et quand il s'ennuiera avec son nouveau jouet, il le jettera et il ne signera pas d'accord.

Je fulminais quand j'aperçus Eren se réveiller lentement. Je me mis à soupirer. Je commençais à regretter à l'avoir recruté. Dans quelle merde, je l'avais mis. Je suis vraiment égoïste.

Je ne lui en parle pas avant la fin de la réunion. Je préfère être en privé avec lui. Je lui annonce la couleur et au moment où j'annonce que je vais refuser son offre, il s'exclame avec force qu'il veut le faire. Je n'en reviens pas. Il n'a aucune expérience et il veut aider la boite. Mais moi, je fulmine. Je réfléchis à la solution. Je décide de lui laisser sa chance et je m'organise pour que la partie technique soit vue par Gunther et Aurouo pendant une semaine et moi, je m'occuperai de la partie la plus délicate la dernière semaine. Mon dieu, je vais en avoir du boulot et du souci. J'ai l'impression de prendre 20 ans dans la gueule.

24 juin 2012

Cela fait maintenant 2 jours et demi qu'Eren apprend minutieusement chaque détail de notre société. D'après Gunther, il a du potentiel. Il a même repéré des incohérences. Il m'étonne ce petit. On le prend pour un incapable et pourtant, il peut d'un coup devenir très sérieux.

27 juin 2012

Bon, j'ai peut-être foiré. J'avais oublié une chose importante, c'est un puceau. Résultat, je l'ai brusqué, sûrement effrayé, mais en plus, je le tiens pour responsable. Il me met dans un état. Comment voulez-vous que je reste de marbre fasse à ses gestes provocateurs quand il se penche pour faire le plein de papier du copieur et qu'il tend vers ma baie vitrée son cul. Il faut que je me ressaisisse. Il veut vraiment s'investir dans la boîte. Je dois vraiment lui laisser sa chance. Même si cela me dégoûte de ce qui risque de se passer, je vais donc le dépuceler moi-même. S'il doit finir dans le lit d'Erwin, autant que je l'y prépare, même si cela me révulse rien que de penser qu'un autre pose la main sur son corps.

28 juin 2012

Je le pensais un bon coup, mais c'est au-delà de mes espérances. Putain qu'est-ce que c'était bon. Et le morveux qui se dit hétéro. Mon œil oui. Je fais un massacre si Erwin touche à un seul morceau de peau du gamin. Il est à moi et je compte bien le garder.

J'ai pu lire un grand panel d'expression sur son visage, la vibration de son corps à chacun de mes gestes et ses gémissements. Je n'ai jamais connu un tel moment. Du bonheur à l'état pur. Certes, la première fois a été douloureuse pour lui, mais ses yeux ne trompaient pas. J'y ai vu de l'extase. Je compte profiter de lui tout le week-end. Je vais lui faire prendre le pied non-stop. Il ne pourra plus se passer de moi. Oui voilà, c'est un programme plus qu'intéressant.

Ah bordel, je le revois dans la douche, quand je l'ai rejoint et que je l'ai fait jouir dans ma main, quand je me suis frotté à son corps brûlant et que je l'entendais gémir. Que c'était bon.

Le meilleur moment reste dans la chambre, sur le lit. Je me suis mis à califourchon sur lui. Ses yeux se sont grands ouverts. J'ai saisi son visage à deux mains et je l'ai embrassé tendrement. Ce n'est pas dans mes habitudes. Je suis quelqu'un de possessif et d'intransigeant. Je ne suis pas doux, mais lui me rend agneau. Je force petit à petit ses lèvres et ma langue finit par rencontrer la sienne. Elles entament toutes les deux un ballet. Je sens ses mains se poser sur mon torse. Je pense qu'il a essayé de me repousser, mais pour rien. Il se met à gémir et mes mains descendent le long de son corps, l'explorent à nouveau. Mes lèvres descendent sur sa nuque. Je le mordille, je lui laisse des suçons. Je le marque de mon sceau. Personne ne pourra plus jamais le toucher. Je lui murmure à son oreille : « Tu m'appartiens corps et âme ». Il ne me répond pas par des mots, mais je sens son bassin bouger et nos deux sexes se frottent l'un à l'autre.

Il en veut plus, j'en suis sûr. Je remonte mes mains et je prends dans la commode mon tube de lubrifiant acheté pour l'occasion. Mes lèvres se posent sur l'un de ses tétons tandis que j'ouvre le flacon pour en verser dans l'une de mes mains.

Mes jambes le forcent à s'ouvrir. Je plie mes genoux pour mieux me redresser sans lâcher son téton. J'approche un doigt lubrifié de son intimité. Il a fermé les yeux d'anticipation. Je le rassure en murmurant son prénom et en lui demandant de se détendre de ne pas se focaliser sur ce que je vais faire en bas. J'entre un premier doigt lentement. Il est vachement serré et il se contracte. Ma main libre saisit son sexe et je me mets à le caresser.

Au bout de quelques minutes, il se détend enfin. J'en profite pour bouger mon doigt et j'en glisse un deuxième. Il laisse échapper une plainte. Il a mal, je le sais. Mais il n'a pas le choix, il doit passer par là pour profiter ensuite de toute la jouissance de se faire pénétrer par moi.

Mon excitation est à son comble. Mais je dois encore patienter. Je ne dois pas le brusquer. Je finis par mettre un 3e doigt et j'entame aussitôt des mouvements pour le dilater le maximum. Il sert les dents. Je le masturbe un peu plus fort et la douleur finie par laisser la place au pur moment de bonheur. Quand je le sens bouger sous moi, je retire mes doigts. Il ouvre les yeux me suppléant du regard. Je sais ce qu'il veut et je ne le fais pas attendre plus longtemps. Je m'enfonce lentement en lui. Nos deux regards sont soudés l'un à l'autre. Je me sens à l'étroit, c'est chaud et humide. Je prononce son prénom dans une longue litanie. Dès que je suis entré jusqu'à la garde, je patiente quelques instants avant de commencer mon va-et-vient. J'y vais lentement pour l'habituer à ma présence en lui. Mais rapidement, il se met à bouger ses hanches et je perds le contrôle.

Putain, c'est tellement bon, que je m'enfonce encore plus loin avec mes coups de reins brutaux. Je heurte sa prostate et je l'entends hurler de plaisir. Je saisis sa verge et je le branle avec la même puissance que je le pénètre. Je le sens rapidement au bord de la jouissance. Moi aussi. Encore quelques coups de reins et nous voici tous les deux aux portes du paradis. Je reprends un peu mon souffle, ma tête reposant sur son torse.

Je me retire de lui et je m'allonge sur le côté. Je le prends dans mes bras. Je lui lance un « putain Eren, t'es encore meilleur que ce que je ne pensais ». C'est la vérité. C'est le meilleur bon coup que j'ai eu. Je l'entends rire légèrement, puis sa respiration se fait plus calme. Au bout d'un moment, je constate qu'il s'est endormi. Je décide de le laisser un peu se reposer, et je me lève pour descendre au bureau pour travailler certains dossiers. Nous continuerons plus tard dans la journée notre entraînement.