Chapitre 7 : règlement de comptes
Le 07 juillet 2012
Finalement, cela a été facile de garder Eren près de moi une nuit de plus. Après le restaurant, on a été se balader et nous sommes rentrés. Il s'est collé à moi et s'est endormi rapidement.
Ce matin est plus difficile, car il veut aller travailler et je l'en empêche catégoriquement. Il doit attendre le passage du toubib.
Erd me rejoint à 9h au bureau pour mettre en place la contre-attaque contre cette enflure d'Erwin. J'ai toujours pu faire confiance à Erd, il m'a aidé à m'en sortir quand j'ai eu le courage de fuir Erwin et il m'a aidé à monter la société que je mène d'une main de fer. C'est l'employé de l'ombre.
- Bonjour patron.
- Salut Erd. Merci encore pour vendredi soir. Mais maintenant, je compte bien me venger de ce qu'il a fait au gamin. Je vais programmer une rencontre, mais cette fois sur notre territoire. J'aurais ainsi toutes les cartes en main.
- Vous en êtes sûr ? On ne sait jamais ce qu'il a derrière la tête. Cela pourrait se retourner contre vous.
- Tu as donc peu de confiance en moi. Ça fait plaisir. Je compte sur ton aide bien évidemment pour le cas où cela tournerait mal. Ne crois pas que je vais me jeter dans la gueule du loup sans avoir pensé à tous les scénarios possibles. De plus, il faudra assurer une protection à Eren. Ce connard utilisera tous les moyens possibles pour m'atteindre et me détruire, j'en suis sûr. J'ai réussi à le retenir tout le week-end chez moi, mais il va vouloir retourner chez lui ce jour. Vois avec ton équipe de sécurité pour qu'il y ait toujours quelqu'un qui le suit.
- Tu peux compter sur mes hommes. Il aura toujours une ombre collée à lui sans qu'il ne s'en rende compte.
- Je savais que je pouvais compter sur ton obligeance. Je vais programmer pour jeudi soir notre rencontre. Elle se fera dans nos locaux. Je souhaite que tu installes quelques caméras dans la salle 301.
- Bien.
- Bon Mike, ne devrait plus tarder à arriver. Eren réintégrera le travail sûrement dans la journée. On se revoit plus tard.
La sécurité d'Eren est devenue ma priorité. Faut dire que je me sens responsable des emmerdes dans lesquelles je l'ai entraîné. Si je n'avais pas craqué pour son cul, il serait tranquille sans le moindre problème. Je maudis cette binoclarde de m'avoir poussé à le rencontrer et à l'embaucher.
Je regagne l'appartement pour attendre Mike. Quand je franchis le seuil, je suis étonné de trouver Eren concentré sur un quelconque travail. Pourtant, je ne me rappelle pas lui avoir donné quoique ce soit. Je m'approche donc de lui pour voir ce qu'il fait. Il réalise des caricatures dans un bloc à dessin. Je remarque qu'il y a une date.
- Fais moi voir !
- Ahhhhh, s'écrit le gamin en basculant en arrière de surprise.
J'ai le temps de le rattraper avant qu'il ne se brise la nuque par terre.
- Fais attention bordel. Je ne t'ai pas dit de te tuer, mais de me montrer ton travail.
- C'est rien du tout, je m'occupe en attendant le médecin, même si je ne vois pas l'utilité. Je vais beaucoup mieux.
- Montre.
Il me tend son cahier à croquis. Je constate qu'il en a fait plus d'une vingtaine. En dessous de chaque dessin il y a une date et un commentaire. Les dates et les commentaires me disent vaguement quelques choses. Soudain, c'est le déclic. Il s'agit des éditos de notre journal. Comme ça, le gamin est doué en dessin. Même si pour certains le trait est maladroit, je trouve qu'il représente assez fidèlement l'édito. Une idée à ce moment-là me traverse l'esprit.
- Eren, tu dessines depuis longtemps ?
- J'ai toujours aimé dessiner. Le dessin me permet de retenir plus facilement les choses.
- Tu caricatures les éditos depuis combien de temps ?
- Oh là, je ne sais plus vraiment. Cela fait quelques années. J'ai l'habitude chez moi de sélectionner des articles et de les retranscrire en caricatures pour mon plaisir. Mais c'est juste un passe-temps.
- Cela te dirait de travailler sur l'édito avec Mobilt ? C'est lui qui est chargé de les rédiger.
- Euh c'est-à-dire que…
- Écoute, c'est oui ou non. C'est une opportunité. Tes dessins pourraient ajouter une valeur à notre journal et décrocher de nouveaux lecteurs.
- J'accepte alors.
- Bien, nous discuterons plus tard pour les modalités.
Mike arrive comme à son habitude pile à l'heure. Il examina Eren. Comme prévu, il peut reprendre son travail. Mike n'hésite pas à me prendre à part pour me signaler que je suis peut-être allé un peu fort sur le corps du gamin, car la dernière fois qu'il l'a examiné, il n'avait pas de suçon sur tout le corps. Non mais de quoi il se mêle. Je ne me gêne pas pour le remettre à sa place, ce qui me vaut un éclat de rire de sa part. Juste avant de partir, il me prévient qu'il a vu Erwin et qu'il avait quelque chose de bizarre dans son comportement. Je dois me méfier selon lui. Le flair de Mike est toujours excellent pour les coups foireux. Je le remercie et je redescends avec Eren à notre étage de travail.
Tout le monde nous regarde, mais je les ignore. Le gamin a plus de mal lui a ignorer. Il n'a pas encore l'habitude. Je lui demande de patienter dans mon bureau, le temps d'aller voir Mobilt pour lui montrer les dessins qu'il a réalisés et lui soumettre mon idée, même si je sais que c'est moi et moi seul qui aurait le dernier mot. Mobilt trouve l'idée originale et propose qu'Eren de se mettre au travail pour l'édito de demain, qu'il a presque fini de rédiger.
Je retourne à mon bureau et j'annonce à Eren que l'affaire est conclue et que désormais, il va travailler en collaboration avec Mobilt. On va déjà faire 1 mois d'essai pour voir si on a des retours positifs.
Le 07 juillet 2012
Je m'ennuie à mourir dans l'appartement. Levi m'a interdit d'en bouger tant que Mike n'était pas passé me voir. Pourtant, je lui ai certifié que j'allais très bien et que je voulais travailler. Mais pas moyen de négocier avec lui. Ce qu'il peut être chiant de ce côté-ci. Même son côté maniaque l'est moins, c'est pour dire.
Je profite de mon temps libre alors pour faire quelques dessins avec les coupures de presse que j'ai sélectionnées. J'adore dessiner et surtout caricaturer certains événements de la vie, surtout des politiciens. J'étais tellement concentré sur mon dessin que je n'ai pas entendu Levi rentrer. Quand il exigea de voir ce que je faisais, je fis un bond en arrière comme un gosse qui se serait fait prendre sur le lieu d'une bêtise.
Écoute mon journal, tu ne vas pas en croire tes oreilles, mais Levi, il apprécie mes dessins et souhaite que je travaille avec Mobilt sur les éditos. J'ai un peu hésité, mais s'il apprécie mon travail alors qu'il est vachement exigeant, je ne peux que dire oui.
Après le passage de Mike, j'ai enfin pu descendre. J'ai patienté dans le bureau de Levi la réponse de Mobilt qui ne s'est pas fait attendre.
J'ai passé mon après-midi à réaliser plusieurs caricatures pour l'édito. Elles ont été ensuite présentées à Levi qui en a retenu une seule. Cela me fait bizarre de ne plus me faire engueuler dès que je présente un travail. Ça en viendrait même à me manquer presque.
J'ai réussi ce soir à rentrer chez moi. Mikasa est déjà repartie, mais elle m'a laissé un mot comme quoi à son retour, on devrait avoir une explication. Je trouve d'un coup l'appartement bien vide. Pourtant, je ne suis resté que le temps d'un week-end chez Levi, mais sa présence semble me manquait. Je me sens vide et mon lit est inconfortable. Je me sens seul.
J'hésite à lui envoyer un sms, je sais qu'il déteste qu'on le dérange comme il déteste la poussière. D'ailleurs en parlant de ménage, je ne sais pas depuis combien de temps il a pas été fait dans ma chambre, mais cela doit au moins faire 1 mois vu l'état.
Le 11 juillet 2012
J'ai rencontré comme prévu ce connard. Je le tiens dans ma main, maintenant. Il croit avoir gagné, mais j'ai maintenant toutes les preuves que j'ai besoin pour le faire plonger. Il n'a pas le choix dorénavant, soit il signe l'accord entre nos deux entreprises, soit, il ira réfléchir en prison. Il n'a pas perdu son habitude dès qu'il boit trop, il parle beaucoup. Et moi, il croit que je ne tiens pas l'alcool, alors que c'est le contraire.
En dix ans, il n'a pas changé. Il fait toujours ses coups en douce, dans le dos des gens. Ils les enculent bien profond et leur soutire la plupart du temps des millions. Il m'a parlé de ses magouilles actuelles qui marchent fort.
Par contre, ce salaud a osé revenir sur le passé. Sur les événements qui nous avaient conduit à nous rencontrer. Je me demande encore aujourd'hui pourquoi j'étais si faible ce soir-là ? C'est vrai, je sortais d'une rupture douloureuse, mon petit ami de l'époque Farlan avait mis fin à ses jours, car à l'époque, les gens comme nous n'étaient pas bien vus. Je crois qu'aujourd'hui les mentalités n'ont pas tellement changé. On subissait régulièrement les brimades, les humiliations de nos camarades de faculté. Cela faisait 2 ans que Farlan et moi sortions ensemble. La faculté que nous avions choisie, nous avait permis de partager le même appartement et de vivre pleinement notre relation. Mais voilà, autant moi, j'avais appris à faire fi de tout, autant mon petit ami, c'était une autre paire de manche et plus d'une fois, je rentrais pour le trouver prostré sur le canapé. Cela me peinait beaucoup, même si je ne le montrais pas.
Un jour en rentrant de la fac, j'ai trouvé son message me disant adieu. La police a débarqué peu de temps après pour m'annoncer qu'ils avaient retrouvé le corps de Farlan au fond du fleuve. Je me suis senti anéantie et j'ai commencé à écumer les bars. J'en avais la haine envers ce monde si injuste et cruel. Et c'est un soir, un mois après la mort de mon amant que j'ai rencontré Erwin. J'en étais à mon 7e verre de vodka et je commençais à somnoler sur le comptoir. Il s'est approché de moi et a entamé la discussion. Moi, je ne faisais que de l'insulter, mais cela ne l'a pas dérangé. Il m'offrit plusieurs verres à boire. Au moment où je devais rentrer, je me suis senti partir dans l'inconscience. Quand j'ai repris mes esprits le lendemain, j'étais dans le lit d'Erwin, complètement nu. Il ne m'a pas lâché pendant près d'un an. J'étais devenu son jouet sexuel. Je n'allais plus en cours. J'étais comme prisonnier chez lui. Au bout d'un an, il a commencé à baisser sa garde et un matin où il était parti au travail, j'ai profité pour fuir. Ce fut Erd qui m'a ramassé dans la rue. Il a pris soin de moi. C'est grâce à lui que j'ai remonté la pente en ayant qu'un seul objectif : écraser Erwin. Avec Erd, on a monté le journal et au bout de deux ans, il est devenu ce qu'il est devenu. Le journal n°1 du pays. Erd est attaché à la sécurité. Il a su recruter du personnel plus qu'efficace. Je lui fais entièrement confiance.
Dire que ce salopard a osé parler du passé comme si cela avait été de bons souvenirs. Rien que d'y penser cela me rend malade. Faut que je me calme. Une bonne douche me fera le plus grand bien.
Le 12 juillet 2012
Quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai eu l'appel de l'accueil du bâtiment hier après ma douche pour me signaler qu'Eren était en bas et désirait monter me voir. J'autorise aussitôt. Je ne vois même pas pourquoi il demande encore l'autorisation.
C'est vrai en y repensant, cette semaine, on ne s'est presque pas vu sauf pour le choix des caricatures pour l'édition du lendemain. J'étais tellement pris par ma vengeance que je l'ai négligé. Cela ne me ressemble vraiment pas.
Il franchit l'ascenseur. Je l'accueille en boxer. Il rougit et baisse les yeux. Je vois qu'il a l'air gêné et son air le rend tellement mignon.
- Désolé de venir te déranger à cette heure.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Rien, rien. Je… J'aimerai…
- Accouche ! Ce n'est pas en bégayant que je comprendrais quoi que ce soit.
- estcequejepeuxrestercheztoicettenuit ?
Il avait dit la phrase d'une traite qu'il me fallut une bonne minute pour décoder le tout. Mon silence a paru le déstabiliser et je crois qu'il l'a pris pour un non. Il commença à faire demi-tour et s'excusa pour le dérangement. Je l'attrape par le bras et je le tourne vers moi. Je capture ses lèvres. Je n'osais espérer entendre un jour ce genre de demande de sa part. Notre baiser n'est pas doux. Je pouvais sentir dedans le manque de contact durant toute la semaine. Ses mains agrippèrent ma tête, sa langue forçait ma bouche à la recherche de ma langue. Mes mains sur ses hanches, je le poussais petit à petit vers l'intérieur de l'appartement. Je le guidais plus ou moins vers le canapé. J'avais besoin de lui, il avait besoin de moi. Le peu que nos bouches se séparaient, elles revenaient rapidement se rejoindre avec plus de brutalité. Ses jambes heurtèrent le canapé enfin et je le fis basculer dessus tout en gardant le contact de nos lèvres. Il lâcha un gémissement. Mes mains commencèrent à lui retirer ses vêtements. Il y avait trop couches qui nous séparaient. Il se retrouva rapidement en caleçon. Je pouvais enfin sentir son corps chaud sous le mien. C'était une sensation grisante. Ses mains descendirent le long de mon dos. J'abandonnais sa bouche pour l'embrasser dans le cou. Je le mordis, il cria sous l'effet de surprise. Je léchais l'endroit de la morsure. Je venais de le marquer à nouveau. J'avais besoin de lui maintenant, il fallait que je le possède. Je devais oublier l'autre connard et il n'y avait que lui qui pourrait me le faire oublier.
Je ne sais pas s'il lisait dans mes pensées, mais je sentis mon boxer glisser. Je fis de même avec le sien. Nos sexes se frottèrent l'un contre l'autre. Eren gémissait de plus en plus.
-Eren, je ne vais pas pouvoir me retenir longtemps. Je dois te préparer.
- Non prend moi comme ça. S'il te plaît, j'en ai trop besoin.
-Tu es sûr. Ça risque de te faire vachement mal.
- Prends-moi maintenant Levi !
J'écarquillais les yeux, mais pour une fois, je lui obéis. D'habitude, on obéit plus à mes ordres que moi, je ne dois obéir. Mais venant de lui, c'était si bon. Je me plaçais entre ses jambes. Il redressa son bassin. Je retins ma respiration en le pénétrant d'un coup. C'était hyper serré. Il serra les dents. Je ne bougeais pas pour le moment. Je ne voulais pas lui faire plus mal. Je lui pris ses lèvres et je l'embrassais langoureusement. Une de mes mains se glissa entre nous et je saisis son sexe. Je me mis à le branler lentement. Au bout de quelques minutes, il commença à bouger et je pris cela pour le signal de départ. Je me retirais lentement de lui pour revenir rapidement heurtant sa prostate. Il lâcha des cris de douleur et plaisir mélangés.
- Plus fort s'il te plaît Levi.
Cette phrase fut l'élément déclencheur et je ne me retenais plus. J'y allais toujours plus vite, toujours plus fort. Nos râles se mélangèrent. Nous avons fini par jouir en même temps. Je tombais sur son torse, épuisé et essoufflé. Ils nous fallut quelques minutes pour retrouver notre calme.
- T'es sûr que tout va bien Eren ?
- Oui.
- Tu n'as rien pris de pas légale ? Ça ne te ressemble pas d'être si entreprenant.
- Non, non, je suis clean. Mais j'ai passé une semaine chez moi seul à réfléchir. Je ne peux pas t'enlever de ma tête. Je n'ai pas arrêté de penser à toi que cela en était douloureux les nuits. Je ne pouvais pas patienter demain matin pour venir te voir. J'avais besoin de te voir immédiatement, je sais que je ne suis qu'un stupide gamin, pas doué, tête en l'air. Mais quand je suis loin de toi, je me sens vide. Dans ma tête, ça tourne pas très clair en ce moment.
- Oy gamin. C'est une déclaration que tu me fais là.
- Non, non , non. Enfin, je ne sais pas.
Je riais intérieurement, car on aurait dit vraiment un gosse. Il était super mignon. Il était littéralement en train de me dire qu'il craquait pour moi, mais n'arrivait pas encore à s'en convaincre. C'était un sacré avantage qu'il soit franc quand il parlait. J'hésitais à le taquiner un peu sur cette déclaration. Mais ayant pitié de lui ce soir, je décidais de le laisser tranquille. Je reviendrais dessus le lendemain.
Bon ben le résultat fut que je dus reprendre une douche. Eren en avait profité pour faire à manger. C'est vrai qu'en y pensant, j'avais une petite faim. C'est qu'il prenait de plus en plus ses aises ici. Finalement le faire déménager ne sera peut-être pas si difficile que cela.
Le 12 juillet 2012
Cher Journal,
Je ne sais pas ce qui m'a pris hier soir, mais j'ai craqué. J'ai fait ce que je ne pensais jamais faire. Moi Eren Jaeger, j'ai passé une semaine pratiquement à me morfondre toutes les nuits chez moi. Il n'y avait personne et je me sentais horriblement seul. Je n'arrivais pas à m'enlever Levi de ma tête. Même quand je finissais par dormir, je rêvais de lui. J'avais envie de lui, de le sentir contre moi, de l'entendre me charrier… J'avais envie qu'il s'occupe de moi. Toute la semaine, j'ai eu du travail à ne plus savoir où donner de la tête. Faut dire que faire des caricatures me plaît beaucoup. Je me sens à ma place. Mais voilà, je n'ai presque pas vu Levi de la semaine. Et là, je me rends compte que je ne peux plus me passer de lui.
Je pensais tellement à lui que sans m'en rendre compte, je me suis rendu chez lui. Quand l'hôtesse d'accueil m'indiqua de prendre l'ascenseur, qu'il m'attendait chez lui, je me suis mis à réfléchir, me demandant si j'avais bien fait. Mais je n'ai pas eu le temps d'avoir la réponse, la porte de l'ascenseur s'ouvrit et une vision du paradis se trouva devant moi. Levi m'accueillit en boxer uniquement. Vas-y de garder son calme et de ne pas lui sauter dessus. Bon, le fait de savoir que c'est Levi me suffit pour me retenir.
Il me demande ce que je fais là, mais je perds tous les moyens et la seule chose que je lui sors, c'est que j'ai envie de dormir avec lui. Putain, il va me prendre pour un con et se foutre de moi. Il ne prononce pas un mot. Il ne doit pas vouloir de moi. Je me retourne et m'apprête à partir quand il saisit un de mes bras, me retourne et m'embrasse. Je réponds aussitôt à son baiser. C'est bon, trop bon bordel.
Je me rends compte que j'étais grave en manque. Il me pousse vers le canapé. Je ne peux pas attendre, je le veux tout de suite et maintenant. Du coup quand il me dit qu'il doit me préparer, je refuse, je veux qu'il me pénètre maintenant. Il me regarde, et je le vois retenir sa respiration au moment où il force mon intimité. Putain ça fait mal. Je ne pensais pas que cela ferait si mal que ça. Mais je ne veux pas qu'il s'arrête. Je me mets à bouger en même temps qu'il essaye de me détendre. Bientôt la douleur n'est remplacée pas le plaisir. Oh la vache que c'est bon. On finit par venir ensemble. Il reste un moment dans mes bras. C'est tellement bon de le sentir contre moi.
Il m'a autorisé à rester chez lui, je suis content. Je ne passerais pas le week-end tout seul. Pendant qu'il est à la douche, je prépare un petit dîner. Je ne sais pas cuisiner grand-chose, mais je trouve de quoi faire un risotto. Quand il sort de la douche, il vient s'accouder au piano de la cuisine. Il a mis un peu de musique. Je sens ses yeux me regarder. Moi, je lui tourne le dos, surveillant la cuisson. Quand je me retourne pour lui demander de surveiller la cuisson le temps que j'aille à la douche, je remarque qu'il est toujours en boxer, mais il a rajouté un tee-shirt. Ses cheveux ruissellent un peu. Il est tellement craquant.
Il accepte de surveiller et au passage, je lui vole un baiser, le surprenant et je fonce à la douche. J'en ai gravement besoin.
La soirée se passe tranquillement. Il me demande si je me plais à mon nouveau poste. Il est presque deux heures du matin quand nous nous endormons, exténué par une nouvelle partie de sexe.
