Attention le chapitre ci-dessous contient des scène de violence sexuelle.

Chapitre 8 : enlèvement

Le 17 juillet 2012 - 17h00

Où suis-je ? Pourquoi tout est si flou ? Que se passe-t-il ?

Toutes ses questions trottent dans ma tête. Je me sens bizarre mon journal. J'ouvre les yeux lentement. La lumière m'éblouit. J'entends vaguement une musique douce et de l'eau couler. Je veux bouger mes mains vers mon visage, mais je me rends compte d'un coup que je ne peux pas bouger.

Je suis complètement réveillé maintenant et regarde vers mes mains. Elles sont attachées à un montant de lit. Je réalise aussitôt que mes pieds sont aussi attachés, mais au pied du lit et que je suis entièrement nu.

Bordel, c'est quoi ce truc de fou. Mais je suis où. Je regarde autour de moi et je ne vois pas grand chose. Les murs sont sobres, il y a une table de chevet à côté de moi et une porte en face d'où sort de la lumière et de la vapeur d'eau. Cela doit être une salle de bains.

Mais comment j'ai fait pour arriver ici. J'essaye de me libérer tout en essayant de me rappeler ce qui a bien pu se passer. Putain, j'espère que c'est juste un rêve ou une mauvaise blague de Levi.

L'eau s'arrête, j'entends des bruits de pas qui s'arrête au pied du lit. Mes yeux s'écarquillent de stupeur.

- Tu es enfin réveillé. On va donc pouvoir jouer ensemble.

Le 17 juillet 2012 - 09h00

Putain de sale gosse, mais t'es passé où ? Je te jure que t'as intérêt à avoir une bonne excuse pour le retard. Erd est revenu de chez le gosse.

- Patron, on a un problème.

- ah ouais, je ne l'avais pas remarqué.

- Nous avons fouillé sa maison. Nous avons trouvé des traces de lutte. Il y avait aussi du sang. Mais apparemment personne dans l'entourage n'a vu quoi que ce soit.

- Ce n'est pas bon ça. J'vous avais pourtant bien dit de l'avoir à l'œil quand il n'était pas avec moi.

- Je t'assure patron que celui qui était de faction sera sanctionné comme il faut.

- Ce n'est pas ça qui ramènera Eren. Retourne la ville si besoin, mais retrouve moi ce gamin.

Le 17 juillet 2012 - 23h00

Je suis à mon appartement. Erd n'a toujours aucune trace du gamin. Mais bordel, où est-ce que tu es Eren ? Que t'est-il arrivé ? Es-tu au moins encore vivant ?

Je fais les 100 pas dans l'appartement. Je regarde sans cesse mon portable.

Mon téléphone d'appartement sonne.

- Oui ?

- Désolé, monsieur de vous déranger à cette heure tardive, mais on vient de déposer à l'accueil une enveloppe et signalant que cela était urgent.

- Je viens le chercher de suite.

Je prends mon pass et je descends aussi vite que l'ascenseur le permet. Je me dirige vers l'accueil et je prends l'enveloppe que j'ouvre. Il y a un DVD dedans et une lettre.

" Le jeu ne fait que commencer"

Putain, c'est quoi cette merde. Je froisse le papier et remonte à l'appartement. J'appelle Erd pour qu'il se ramène illico. Je contacte aussi Hanji et Gunther. Je vais, je sens avoir besoin de mon équipe de choc.

Je mets le DVD dans la lecture, allume la télé et là dès la première image, l'horreur se lit sur mon visage.

Non pas possible, pourquoi ?

Le 17 juillet 2012 - 17h15

Non pas lui. Je suis en plein cauchemar. Je vais me réveiller. La panique commence à gagner tout mon corps. Je me débats pour me défaire des liens qui m'attachent.

- Te débattre ne sert à rien pour le moment mon petit cœur.

- Laissez moi partir ordure.

- Que de vilains mots dans une si petite bouche. Je vais devoir t'apprendre les bonnes manières Eren.

- Libérez-moi. Je ne vous ai rien fait.

- Rien fait. Ce n'est pas beau de mentir. Ne m'as-tu pas volé quelque chose de précieux ?

- Je ne vous ai jamais rien volé. Arrêtez vos délires.

- Tssss. Tu m'as volé la seule chose à laquelle je tiens et tu vas devoir payer pour cela.

- Mais qu'est-ce que je vous aurais volé dans ces cas-là ?

- Levi.

Je restais sans voix devant cette affirmation. Non pas Levi. Il n'est qu'à moi. Il n'a jamais été à quelqu'un.

- Au fait, j'espère que cela ne te dérange pas si je te filme. Je veux enregistrer toutes les émotions que ton visage va pouvoir m'offrir cette nuit. Je veux graver les moments où tu me supplieras, ramperas à mes pieds.

- Jamais je ne ramperais, ni ne supplierais un être tel que vous.

- On verra bien.

Il se déplace vers le fond de la pièce et diminue l'intensité de la lumière. Il se dirige ensuite vers une table que je n'avais pas remarquée et il y balade sa main droite.

- Voyons par quoi je vais pouvoir commencer. Tu veux qu'on y aille en douceur ou tu aimes y ailler brutalement ? Hein Eren, dit moi ce qui te ferait plaisir ?

- Que t'ailles crever en enfer.

- Tss Tss Tss. Je vois. On va déjà corriger cette vilaine bouche. Je pense que cela fera l'affaire.

Le 17 juillet 2012 -23h30

Erennnnnnnnnnnnn!

Mes doigts se posent sur l'écran plat. Mon visage se crispe de douleur.

Pourquoi !Pourquoi !

Eren est la devant moi, attaché à un lit les bras et les jambes écartés.

Quelqu'un lui parle, mais sa voix est déformée, mais je comprends toute leur conversation. Eren lui répond, limite lui crache au visage.

La porte d'ascenseur s'ouvre derrière moi mais je ne m'en souci pas. Toute l'équipe est là. J'entends le cri horrifié d'Hanji derrière moi.

- Levi, non.

- Pas un mot binoclarde.

- Patron ne regardait pas ça. Vous vous faites du mal, intervint Erd.

- Retrouvez-moi ce lieu tout de suite. D'après l'heure sur le bas du DVD, cela fait 7h qu'Eren subit ça. Trouvez-moi l'endroit où ce connard à oser l'enfermer.

- Tout de suite.

J'entends les pas d'Hanji qui se précipite à l'ascenseur pour rejoindre son bureau. Mes yeux ne quittent pas la scène d'horreur qui se déroule sous mes yeux. Erd veut me relever, Gunther lui veut éteindre l'écran. Je refuse et les envois chier.

La colère monte en moi. Non pas de la colère, de la haine. Une haine inimaginable pour celui qui ose lui faire ça.

Eren, je t'en prie tiens le coup. Bientôt, je serais à tes côtés et je tuerais de mes mains le salop qui te fait ça.

Le 17 juillet - 18h00

L'ordure m'a bâillonné la bouche avec une sorte de bâton attaché avec des lanières en cuir. Mes yeux lui lancent un regard incendiaire. Attend connard que je puisse me libérer.

Il retourne vers la table et je le vois prendre une cravache. Oh putain, mais qu'est ce qu'il a en tête ?

- Alors Eren, comment te sens-tu dans cette position ? Cela ne doit pas être très agréable. Quand je te regarde comme ça, je me dis que ton corps est un appel à la luxure. Dis-moi comment tu t'y es pris pour me voler Levi ?

Mais qu'est-ce qu'il raconte, il est fou. À l'aide ! Que quelqu'un vienne me sauver putain.

CLAC

Aieeeeeeeee. Mon souffle se coupe sous le coup de cravache reçu que le torse. Des larmes montent à mes yeux. Non, je ne dois pas pleurer, je ne dois pas montrer la moindre faiblesse. Je le vois sourire. C'est un sadique. Je me débats de plus en plus pour lui échapper. Mes poignets et mes chevilles me brûlent.

CLAC

Un cri étouffé s'échappe de ma gorge. Mon corps entier se fige sous le deuxième coup, cette fois portée plus bas. Le bout de la cravache a frappé la base de mon sexe. La douleur est insoutenable.

- Hum intéressant, dit il en me caressant le torse avec la cravache. Ta peau à l'air difficile à marquer. Je vais devoir mettre un peu plus de rigueur. Mais ne t'en fait pas, il te reconnaîtra quand même quand j'en aurais fini. Mais pas sûr qu'il veuille encore de toi après.

CLAC

La cravache frappe mes tétons qui se mettent à pointer. L'un d'eux saigne.

...

Je ne sais pas depuis combien de temps il me donne des coups de cravache, mais mon esprit semble s'être éloigné vers d'autres horizons. Mon corps est couvert surement de plaies.

- Intéressant ça. On dirait que tu aimes ça. Tu bandes comme un taureau. Passons à autre chose.

J'entends ses pas s'éloigner. Il remue quelque chose sur la table.

- Tiens cela devrait être pas mal. Oh oui, je suis sûr que tu vas aimer.

Le 18 juillet 2012 -00h00

Putain de merde. Il faut le retrouver vite.

Cela fait une demi-heure que le DVD tourne. Je le vois le regard dans le vide.

Soudain, je revois l'autre revenir avec d'autres gadgets. Non arrête, ne lui fait pas ça.

J'ai envie de vomir. Oui de vomir ma haine envers ce type. J'vais lui péter la gueule.

Il insère dans le cul d'Eren des boules de geishas. Il lui met un anneau avec une pointe sur son gland pour l'empêcher de jouir. Je le vois se débattre.

Oh mon Dieu Eren, je veux t'aider, mais je ne sais pas où tu es.

J'entends ses cris étouffés. Je n'en peux plus. Soudain, son agresseur recommence à parler.

- Oh oui, tu aimes ça Eren. Tu vois, je sais mieux prendre soin de toi que lui. Abandonnes et laisses toi aller. Ce serait plus facile pour toi.

Puis l'homme fait face à la caméra, mais je ne vois toujours pas son visage.

- Regarde Levi comme il prend son pied. Il est comme toi à son âge. Tu aimais tellement ces séances là. J'espère que ce petit extrait t'auras plus. Je t'en enverrais d'autres ne tant fait pas.

La vidéo est finie. Pour la première fois de ma vie des larmes coulent le long de mes joues.

- Leviiiiiiiiiiiiiiii ! Je crois savoir où il est. Et je sais avec qui il est.

- On se met en route. Et je sais aussi avec qui il est.

On descend au sous-sol pour prendre une voiture. Erwin j'espère que t'as fait ton testament, car ce soir est ta dernière nuit dans ce monde.

Le 17 juillet - 18h30

J'en peux plus. Mon sexe me fait mal de ne pas pouvoir jouir. Je suis toujours sur le lit, mais il m'a attaché les poignets à une barre au-dessus du lit. Mes jambes sont toujours écartées. Les boules vibrantes dans mon cul me donnent une sensation étrange. Je ne ressens pas de douleur à cet endroit-là. Non, la douleur est sur mon sexe ou plus exactement dans mon sexe. Je ne peux pas jouir à cause de ce truc qu'il m'a mis. Comme un piercing.

- Eren ! Eren ! Eren ! Tu es magnifique. Je suis sûr que Levi va être heureux de voir cette première vidéo. Voilà montre ton visage en pleine excitation. Montre ton regard au bord de la jouissance. Si tu savais Eren comme j'ai envie de te prendre là, maintenant.

Quoi ! Levi va voir ça. Non ce n'est pas possible. Je ne veux pas. Je proteste autant que je peux, mais à chaque mouvement, l'objet vibrant dans mon cul me décroche un cri de jouissance.

Je suis vraiment désolé Levi. Je ne veux pas, ce n'est pas moi ça. S'il te plaît, vient à mon secours. J'entends un bruit de tissus qui tombe. Il se tient devant moi nu. Il a un sourire qui ne présage rien de bon.

- Eren, regarde comme je bande. Maintenant, tu dois être prêt. Nous allons donc passer au chose sérieuse.

Il monte sur le lit, se place derrière moi. Il se colle à moi. Il passe une de ses mains sur mon sexe plus que tendu. Je gémis à ce contact.

- Tu aimes hein Eren. Moi aussi, j'aime ça. Tu es un brave garçon. Tu es bien docile. Alors Eren, tu voudrais que je vienne en toi avec ou sans les boules ?

Il se frotte contre mon cul provoquant de nombreux gémissements.

- Oui, je vois, tu es un dur et tu veux le maximum. J'ai compris ta demande. J'arrive tout de suite. Je suis sûr que cela va te plaire énormément. Tu aimes les sensations fortes, hein Eren.

Je sens son gland contre mon trou. Un de ses mains me maintient le bassin et soudain…...

- Oh oui ! Erennnnnnnnnnnnnn. Oh la vache que c'est bon d'être tout entier en toi. Sens comme je t'ai empalé parfaitement avec les boules de geishas. Sens tu comme mon sexe se gonfle avec les vibrations. Oh oui putain que c'est bon. Je suis sûr que Levi n'est pas aussi bon que moi pour le cul.

Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh. Mon dieu aidez-moi. Je me sens transpercé de part en part. Mon cri de douleur coincé par le bâillon se meurt au fond de ma gorge. L'air me manque. Il vient d'entrer en moi avec l'objet dans mon cul. La douleur est insurmontable. Je sens la nausée monter.

Il n' attend pas et se retire d'un coup pour revenir plus fort, enfonçant un peu plus les boules en moi. Mon gland va exploser. Je n'en peux plus. À l'aide.

- Oh putain que c'est bon Eren. Je pourrais te chevaucher toute la nuit comme ça.

Il augmente la cadence et la puissance. J'ai l'impression de mourir de douleur. Oui, car je ne ressens que de la douleur. Mon Cher Journal, si je m'en sors vivant, je te promets de ne plus jamais me battre avec ma sœur. Je ne veux pas mourir.

Je me sens partir vers l'inconscience. Mais mon sexe au bord de l'implosion me rappelle que je ne peux pas. La cadence augmente. Les boules sont contre ma prostate et chaque coup est une décharge de douleur.

- Eren, je sens que je vais bientôt venir. Veux-tu jouir avec moi ?

Mes cris sont étouffés, je ne peux pas bouger ligoté comme je le suis.

Je sens une de ses mains saisir mon sexe et le presser, mais rien ne peut sortir. Il me retire le bâillon. Je halète.

- Alors Eren ? Veux-tu jouir ?

J'en peux plus. Tant pis pour ma fierté.

- O...O...Oui.

- Demande le mieux que ça. Dis Maître, laisse moi jouir, je tends supplie. Vas-y.

- Maître... humm laisse moi Jouirrrrrr. Ahhhhhhhhhhhhhh. Je tends supplie.

Je n'en peux plus ses coups de reins son trop violent. J'ai besoin d'être délivré. Pardonne-moi Levi. Je ne voulais pas. L'anneau autour de mon sexe se desserre et la pointe quitte la sortie de mon gland. Au même moment, il me donne un violent coup de reins qui me fait voir les étoiles. Mon sexe libère la semence emmagasinée pendant trop longtemps et je hurle. Il jouit pratiquement en même temps que moi. Je sens sa semence couler le long de mes cuisses. Il pose ses lèvres sur mon cou, ouvre sa bouche et me mord violemment. Je sombre petit à petit dans l'inconscience.

- Tu es un brave chien Eren

Le 18 juillet - 00h45

Nous voilà en bas d'un immeuble de luxe. Il appartient à la Smith & Cie. Toute mon escouade d'intervention est avec moi. Nous entrons dans l'immeuble. Aurouo se charge de maîtriser l'agent d'accueil. Je le regarde droit dans les yeux.

- Où se trouve Erwin ?

- Je ne vois pas de qui vous voulez parler.

Un coup de pied vole dans sa mâchoire.

- Où se trouve Erwin ?

- 17e étage.

- Aurouo je te laisse t'en charger. Les autres avec moi.

Nous ne prenons pas l'ascenseur. Il verrait notre arrivée. Nous prenons l'escalier. Le sport ne m'a jamais fait peur. Une fois arrivée au 17e étage. Gunther et Erd ouvrent la porte lentement. Le couloir est sombre, il n'y a pas de lumière d'allumée.

J'entends un hurlement. C'est Eren. Je suis à la limite de perdre mon sang-froid. Moi Levi Ackerman, l'homme le plus glacial au monde que rien ne peut déstabiliser est en train de perdre les pédales en entendant mon amant hurler de douleur.

Petra pose une main rassurante sur mon épaule. Oui, elle a raison, je dois rester maître de mes émotions pour le sortir de là vivant. Hanji nous a rejoints.

- Nous avons 5 min avant que la police arrive.

- Alors on y va. Maîtrisez tous les obstacles. Je me charge de l'autre connard.

Nous nous déployons dans le couloir. Il n'y a personne. J'aperçois de la lumière sous une porte. Je leur fais signe de se mettre de part et d'autre de la porte. Eren hurle une nouvelle fois et j'entends la voix de ce salop juste derrière.

- Oui vas-y Eren! Oui crie c'est bon. Ah oui comme ça.

- AAAAArrêtezzzzzzzzzzzzzzzzzz

Je ne peux plus attendre et j'enfonce la porte. Erwin est surpris de me voir et n'a pas le temps de réagir que déjà Erd est sur lui, le maîtrise au sol. J'accours vers Eren. Il est suspendu au lit. Je le décroche et je le porte jusqu'au canapé. Je ne veux pas le poser sur le lit en sachant tout ce qui s'y est passé. Il gémit de douleur à chaque mouvement. Ses mains serrent ma chemise. Je l'embrasse sur le front.

- Pardon Levi, pardon.

- Tsk. C'est moi qui m'excuse gamin. J'aurais dû mieux veiller sur toi. Mais c'est fini. Jamais plus il ne te touchera. Petra trouve moi des affaires pour Eren et habille le avec Hanji. Je m'occupe de ce salop et ensuite, on s'en va.

- Levi! Interpella Hanji. Eren est vraiment salement amoché. On ne peut pas traîner. Il faut qu'il consulte un médecin. Emmenons-le à l'hôpital.

- Non pas l'hôpital, gémit ce dernier. Je veux rentrer à la maison, Levi. Je veux rentrer chez nous, s'il te plaît.

Ma colère est trop grande pour écouter Eren. Je m'avance vers Erwin qui me regarde droit dans les yeux. Il n'a pas peur de moi. Gunther et Erd le maintiennent à genoux par les épaules.

- Ordures. Cela te plaît vraiment de jouer avec les innocents ? Ça te plaît tant que ça de les torturer et de les violer hein ?

Je lui envoie un violent coup de pied dans le ventre. Il en a le souffle coupé quelques secondes et se met soudain à rire.

- Tu vois Levi, tu ne peux pas te passer de moi. Tu es venu. Je ne pensais pas que tu oserais revenir à moi. Mais c'est vrai que je t'ai bien dressé. Regarde ce que je suis devenu par ta faute. Je ne peux pas me satisfaire. Il n'y a que toi qui puisses me satisfaire. Reviens-moi et je te montrerai le vrai bonheur. Ce n'est pas cette petite merde qui s'abaisse à me baiser les pieds qui peut t'apporter satisfaction.

Trop, c'est trop. Je lui envoie une salve de coups de pied partout. Je me déchaîne sur lui pour tout ce qu'il a fait à Eren. Nom pour tout ce qu'il m'a fait. Je suis égoïste. C'est ma propre douleur que j'essaye de soulager et non celle du gamin.

Soudain, j'entends une plainte derrière moi qui me fait revenir à la réalité. Eren prononce mon nom.

Le 18 juillet - 00h55

- Levi, je t'en pris arrête. Si tu m'aimes rentrons chez nous.

Je suis fatigué, j'ai mal de partout. La cire durcit sur mon gland me fait mal (ne me demande pas mon journal comment cette cire est arrivée dessus, ce souvenir est trop douloureux pour moi). Je pleure, mes nerfs lâchent. Hanji me retient pour ne pas que je tombe. Levi finit par se retourner. Je vois la détresse dans son regard. Levi, je t'en supplie, ne me regarde pas avec pitié. Je ne veux pas de ta pitié. Je ne veux que ton amour pour m'aider à surmonter cette épreuve.

Il s'avance vers moi. Il passe l'un de ses bras autour de mes épaules et l'autre sous mes genoux. Il me porte comme si je ne pesais rien.

- Oui Eren, on rentre. Erd, Gunther, prenez les vidéos et attendaient la police. Je ramène Eren à la maison.

- Pas de problème patron. On s'occupe de tout.

Levi ne dit pas un mot dans l'ascenseur. Les filles non plus. Malgré ma demi-conscience, je réalise que mes collègues sont là. Je ne sais pas ce qu'ils font là et je ne veux pas poser la question ce soir. On arrive en bas et je vois Aurouo qui me sourit gêné quand il me voit. Je lui renvoie son sourire ou du moins, ce qui ressemble une grimace.

On monte dans la voiture. Levi n'a pas fait les choses à moitié et s'est déplacé avec la voiture de luxe. Les filles sont montées devant avec Aurouo. Levi me pose à ses côtés délicatement, prend son téléphone et compose un numéro. Au bout de trois sonneries, quelqu'un décroche.

- Mike à l'appareil.

- Ramène-toi chez moi le plus vite possible avec de quoi suturer des plaies.

- J'arrive rapidement. Que c'est, il passé ?

- Il s'en est pris au gosse.

- Merde, il n'a pas quand même fait...

- Si.

- Je passe par l'hôpital et j'arrive. Je te rejoins chez toi dans moins d'une demi-heure.

Il raccroche. Je sens ses mains me tenir fermement pour ne pas que je tombe. Je m'agrippe à lui comme à une bouée de secours. Je finis par sombrer dans l'inconscience.

...

Je ne me rappelle pas comment je suis arrivé dans le lit de Levi. Tout ce que je sais, c'est que je souffre le martyr. Levi est à côté de moi et me regarde les yeux inquiets.

- Eren. Tiens le coup, Mike va arriver et te soigner.

- Non.

- Tu dois te faire soigner.

- Je ne veux pas qu'on me voie comme ça Levi. J'ai honte. Je ne veux voir personne. Je me sens sale.

- Me fais-tu confiance Eren ?

- Oui.

- Alors je reviens. Tu ne bouges pas.

Je vois Levi se lever et se diriger vers la salle de bains.

Le 18 juillet - 01h30

Je vois la détresse dans ses yeux. Mais pas que de douleur physique. Il y a de la douleur psychologique d'avoir été humilié. Il sait même si je ne le dis pas que j'ai vu ce qu'il lui a fait. Je sais ce que c'est que cette douleur au fond de soi.

Je me lève et me dirige vers la salle de bains pour faire la seule chose qui pourra un peu atténuer sa honte. Je remplis une bassine avec de l'eau chaude. Je prends un gant et une serviette.

La porte de l'ascenseur s'ouvre en même temps sur Mike qui vient vers nous tout de suite. Il ne regarde pas Eren. Il me regarde et je hausse les épaules en signe d'impuissance.

- Il ne veut pas que tu le voies dans cet état-là.

- Avant toute chose, je dois regarder ses plaies il ne faudrait pas les aggraver. J'ai ramené du nettoyant opératoire (j'ai perdu le nom ^^) et ce qu'il faut pour le soigner au mieux.

- Je vais lui parler, mais je ne te garantis rien.

Je me dirige vers ma chambre et Mike attend dans le salon. Eren est complètement paniqué. Seule la douleur l'empêche de fuir, ce qui est dans un sens une bonne chose.

- Écoute Eren. Je vais rester à tes côtés et je vais enlever toutes ses saletés qu'il t'a fait. Mais Mike doit absolument désinfecter tes plaies.

- Non, non, non. Je ne veux pas.

- Eren ! C'est pour ton bien. Laisse-nous t'aider.

- Il va me regarder avec dégoûts, j'en suis sûr. Je suis sale Levi.

- Eren, il y a quelques années, je me suis retrouvé dans la même situation que toi et c'est Mike qui m'a soigné. Tu peux lui faire confiance comme tu me fais confiance.

Je regarde le gamin qui ne trouve plus d'arguments pour empêcher Mike de venir. Je l'appelle. Il pose sa sacoche sur le lit et s'approche doucement d'Eren. Je reste près de lui au cas où il aurait besoin de moi.

- Eren, j'ai besoin de savoir où est-ce que tu as mal exactement.

- Partout. Absolument partout.

Il prend le visage délicatement entre ses mains et regarde les coins de lèvres violacés. Il ausculte les parties visibles du corps d'Eren. Quand il a fini, il me regarde.

- Levi, Aide moi à déshabiller complètement Eren. Eren, je sais que tu n'as pas envie de te retrouver de nouveau nu devant une personne que tu ne connais pas mais je te promets de ne pas te faire de mal. Mais je dois soigner toutes tes blessures physiques.

Il hoche la tête. Les gestes étant trop douloureux pour lui, je prends la paire de ciseaux de Mike et découpe les vêtements. Une fois le haut découpé, je constate avec effroi les plaies laissées par la cravache, des traces de morsure partout.

Je fais en sorte que mes yeux restent aussi neutres que d'habitude. Je ne veux pas qu'il voie la peine que cela me fait.

Je commence à couper le pantalon quand je l'entends pleurer.

- Eren, qu'est-ce qui ne va pas ?

Il secoue la tête me signalant qu'il n'y a rien, mais ses larmes continuent de couler. Mike me fit signe de continuer pour en finir rapidement avec cette épreuve. Les deux pattes de pantalon sont coupées et je retire chaque partie. Eren ne peut pas retenir une plainte. Mes yeux regardent son entrejambe avec stupeur. Le boxeur que je n'ai pas découpé est complètement imbibé de sang. Je sens la nausée montée.

Mike l'a vue et me tient le poignet. Il me fit signe de ne pas aller plus loin.

Il sort de sa trousse un kit pour poser une perfusion. Il cherche un bout de peau non meurtrit pour poser l'aiguille. Il sort ensuite plusieurs fioles. Il prépare deux mélanges et fait glisser le produit dans les veines d'Eren.

- Eden, tu vas te sentir partir et c'est normal. Tu vas bientôt t'endormir. Ne t'en fais pas, tu es à l'abri avec Levi.

Je le vois qui ferme doucement ses paupières. On attend encore quelques minutes, puis Mike vient près de moi.

- Je vais me charger maintenant du reste Levi. Tu peux attendre à côté. Je sais que cela ne te plaît pas.

- Non Mike, je reste près de lui.

J'aide Mike à retirer le boxer ensanglanté du gamin. Son sexe est recouvert de cire. Mike retire aussi délicatement que possible la cire. Il vérifie que son pénis n'a aucune plaie et lui applique une crème afin de calmer les brûlures. Je l'aide en repliant les jambes d'Eren afin de lui donner accès plus facilement à son intimité. C'est très dur pour moi de devoir faire cela, mais je refuse que quelqu'un d'autre le fasse à ma place. Mike change sa paire de gants et inspecte l'anus. Il y insère deux doigts tout en posant sa main libre sur le ventre et en appuyant sur ce dernier. Je le vois froncer les sourcils.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- C'est ce que je craignais. Il a une plaie assez profonde le long du colon. Je ne peux rien faire ici. Levi, il faut l'hospitaliser et sans délai. On l'emmène à ma clinique et tant fait pas, je lui trouve une chambre seule et on demandera à renforcer la sécurité.

- Je lui ai promis qu'il n'irait pas.

- Levi, on n'a pas le choix. Je vais devoir l'opérer pour suturer son cul.

Je n'ai pas le choix que de le suivre avec Eren. On décide d'y aller en voiture. Il passe un coup de fil pour que l'on prépare un bloc opératoire. Je l'accompagne jusque devant la salle d'opération.

Petite note de l'auteure : j'espère que ce chapitre ne vous aura pas trop choqué. Sinon je m'en excuse. Le chapitre suivant viendra rapidement et sera sûrement cours.