NDA : Bonjour à tous ! Je voulais juste vous rassurer je n'ai pas abandonné mon autre fanfiction au contraire le chapitre final avance bien ! Je voulais juste finir également celle-ci afin de faire une pierre deux coups ! J'espère seulement que vous l'apprécierez ! Bonne lecture !

2ème Année : La Confiance

Un sifflement glacial emplissait la Grande Salle transformée en club de duel pour l'occasion. L'horreur se lisait sur les visages des spectateurs alors qu'ils voyaient de leurs yeux le survivant parler très clairement en Fourchelang. Le serpent semblait obéir aux ordres d'Harry et allait se jeter sur ce pauvre Justin Finch-Fletchey. Docilement, le serpent finit par obéir aux ordres d'Harry et se calmant avant d'être consumé par un sort lancé par Rogue. Ce qu'Harry ignorait, c'est que l'assemblée ne le voyait pas du tout comme un sauveur...

_ A quoi tu joues, Potter ? lança Justin à la fois effrayé et en colère avant de tourner les talons et de s'enfuir de la salle à toutes jambes.

Rogue, lui aussi, observait Harry d'une étrange manière. Son regard rusé et calculateur lui déplut profondément. Il entendait également autour de lui un murmure qui ne présageait rien de bon. Quelqu'un le tira alors par la manche.

_ Viens, lui chuchota Ron à l'oreille. On s'en va… Allez, viens…

Ron l'entraîna hors de la Grande Salle et Hermione les accompagna en marchant à côté d'eux à petits pas pressés. A mesure qu'ils avançaient, les autres élèves s'écartaient sur leur passage comme s'ils avaient eu peur d'attraper une maladie. Harry n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait et ni Ron, ni Hermione ne lui dirent un mot jusqu'à ce qu'ils aient regagné la salle commune de Gryffondor, encore déserte. Ron poussa alors Harry dans un fauteuil.

La conversation fut pour le moins étrange. Entre Harry qui ne comprenait pas ce qu'il avait fait de mal et Ron totalement paniqué, il y avait de quoi perdre la boule. Harry fut d'autant plus surpris de leur stupeur lorsqu'il leur avoua sa mésaventure avec Dudley et le python birmane du Zoo. Néanmoins, il s'avérait que parler le Fourchelang était, comme le disait Ron, « une très mauvaise chose ». En quoi ? Voilà la question du survivant, car après tout il avait quand même empêcher le serpent d'attaquer Justin, et ne l'y avait certainement pas « poussé » comme l'avait cru Hermione, ainsi que le reste de la salle. Malheureusement, le fait est que Salazar Serpentard porte bien son nom et ça le mettait dans une situation ambigüe. Parler aux serpents n'est pas donné à tout le monde ! Ce genre de chose se transmet dans les gênes, donc, par déduction, Harry serait le descendant d'un des fondateurs de Poudlard. Le doute était donc justifié. Harry n'avait aucun moyen de prouver qu'il n'était pas l'héritier de Serpentard, ni l'inverse… Comme le disait son amie : « Il a vécu il y a environ mille ans. Pour ce que l'on en sait, tu pourrais très bien être son descendant… ».

POV d'Harry :

Je regarde mes deux amis puis sors de la salle commune. J'entends derrière moi la Grosse Dame protester contre mon agressivité mais je n'en ai rien à faire. Je déambule alors dans les couloirs sans trop savoir ou aller puis repense aux paroles de Ron " Tu es un Fourchelang", "Et maintenant tout le monde va penser que tu es son arrière-arrière-petit-fils…". Comment moi, Harry James Potter, pourrais-je être l'héritier de Salazar Serpentard ?

Les souvenirs de cette dernière heure se bousculent inlassablement dans ma tête. Je croise quelques personnes sur mon chemin qui me regardent étrangement. La nouvelle avait déjà dû faire le tour de l'école et j'étais à présent catalogué comme agresseur des « sang-de-bourbes »…

J'ai l'impression que ma tête va exploser. Pourquoi ce genre de choses n'arrivaient qu'à moi ? Petit à petit, mes pas me guident devant une salle de cours fermée à clef. Je sors donc ma baguette, la dirige vers la serrure et prononce "Alohomora", j'entends ensuite le déclic signifiant que la porte était ouverte puis entre. C'est une petite salle de cours dont plus personne ne se servait à présent. Sombre et poussiéreuse, c'était pourtant l'endroit rêvé si l'on avait besoin de réfléchir seul et pour, à l'occasion, admirer la vue imprenable qu'elle offrait sur le domaine de Poudlard. C'est pourquoi, je me dirige vers la fenêtre et regarde l'endroit que je préfère : le terrain de Quidditch. Puis, les paroles d'Hermione me reviennent à nouveau en mémoire : " Je n'en ai pas la moindre idée mais on aurait dit que tu poussais le serpent à attaquer Justin…". Le pire, c'est que personne n'a compris ce que je disais, je ne lui ai jamais dit de l'attaquer, au contraire, sans moi Justin serait sans doute mort à l'heure qu'il est !

Au bout de quelques minutes, j'entends la porte s'ouvrir, je ne prends pas la peine de me retourner, je sais exactement qui c'est.

_ Hey, ça va ? me demande Pansy avec appréhension en s'approchant de moi.

_ Salut, lui dis-je sans entrain. J'ai connu des jours meilleurs…

_ Je m'en doute...

_ Non tu ne peux pas te douter Pansy, dans les couloirs je suis devenu un mec à éviter, j'ai l'impression d'avoir une maladie contagieuse tellement ils m'évitent tous ! lui dis-je en élevant la voix, signe que mon énervement était à son plus haut niveau.

_ Je sais surtout qui tu es vraiment Harry, un mec gentil, courageux et surtout qui ne cherche pas à attirer l'attention sur lui.

_ Oui mais là je crois que c'est loupé pour la discrétion... ironisai-je tristement.

Pansy s'installe alors à côté de moi et me prend la main, frottant son pouce contre ma peau. Depuis que je suis né, la malchance continue de me poursuivre sans relâche. Que savais-je sur moi finalement ? Je ne savais même que je parlais Fourchelang alors que pouvais-je ignorer d'autre à mon sujet ? Salazar Serpentard a vécu il y a environ mille ans…

_ Dis-moi franchement, Pansy, tu penses que je suis un descendant du fondateur de ta maison ? demandai-je alors en serrant d'autant plus sa main par peur de sa réponse.

_ Tu veux vraiment mon avis ? Eh bien non je ne pense pas que tu le sois.

Je me tourne alors vers elle et la regarde dans les yeux comme pour m'assurer que j'ai bien entendu.

_ T'es sérieuse ?

_ Harry, j'ai été élevée dans une famille de sang-purs et dès tout petit on nous apprend tout ce qu'i savoir sur les nobles familles d'Angleterre. D'après ce que j'ai pu lire, les derniers descendants de Salazar Serpentard sont les Gaunts et les Potter n'ont rien à voir avec eux…

Le soulagement devait être visible dans mes yeux car Pansy reflète très clairement le même sourire qui nait progressivement sur mon visage.

_ T'es vraiment certaine de ça !

_ Harry, si ça peut te rassurer aucun Serpentard issue d'une famille de sang-pur ne croit que tu sois l'héritier ! Et s'il y en a qui sont bien placés pour savoir ce genre d'infos, c'est nous ! ajouta-t-elle avec conviction.

_ Bon sang, tu ne peux pas savoir à quel point je suis soulagé ! m'exclamai-je en riant aux éclats.

_ Oui mais le problème vient de là ! Nous sommes les seuls à savoir que tu ne l'es pas mais je suis ta seule alliée dans cette maison. Cela veut dire qu'ils ne feront rien pour t'aider et les autres maisons continueront à te traiter comme un pariât !

_ Ca je n'en ai rien à faire ! Ils peuvent bien penser ce qu'ils veulent ! L'important c'est que je sache moi ! Je sais que j'ai le soutien de Ron et Hermione, même s'ils ont un doute… Et je sais que je peux avoir confiance en toi…

_ Merci Harry… Ca me touche beaucoup…

Nous restâmes de longues minutes à nous regarder les yeux dans les yeux et main dans la main. Je lui étais reconnaissant de m'avoir dit ce qu'elle savait… Pour une Serpentard, Pansy était incroyablement gentille et compréhensive et moi qui avais tant de points commun avec les qualités appréciées par Serpentard, je me demandai si la maison Gryffondor ne lui convenait pas mieux… Il en fallait du courage pour venir parler à l'ennemi public numéro un et s'en faire un très bon ami…

L'enfer est enfin fini et je viens de croiser le fer, pour la deuxième fois en deux ans à Poudlard, avec le souvenir de Voldemort ou plus précisément avec Tom Elvis Jedusor, ainsi qu'avec le « monstre » de la chambre des Secrets. Le basilic n'avait pas été facile à abattre mais grâce à l'aide de Fumseck et du choixpeau magique, j'y étais parvenu en m'en sortant miraculeusement vivant. Avoir envoyé son phénix avait sûrement été la plus brillante des idées que Dumbledore n'ait jamais eues. Pour ça, je pouvais le remercier. De plus, grâce à lui, j'ai appris que j'étais un réel Gryffondor avec l'apparition de l'épée de Godric à l'intérieur du choixpeau. Le directeur de Poudlard l'avait dit lui-même : « Seul un véritable Gryffondor pouvait la sortir du chapeau… ». Après cette révélation, je suis d'autant plus fier de ce que j'ai accompli. J'ai sauvé la sœur de Ron, et le monde magique. Bon, il faut l'avouer Ron a été d'un soutien sans faille et il a le mérite d'avoir supporté Lockhart pendant mon absence.

Tout ça à cause de Malefoy senior qui avait glissé le journal intime de Jedusor dans le chaudron de Ginny. Comme petite vengeance personnelle, puisque je n'avais aucune preuve contre lui, j'ai délivré Dobby, son elfe de maison légèrement trop enthousiaste et trop serviable ce qui m'avait valu une confrontation avec Lucius Malfoy qui songeait à me lancer le sortilège de la mort. Heureusement, Dobby m'avait défendu et je le fis ensuite promettre de ne plus jamais essayer de me sauver la vie…

Après le départ de Dobby, je me dirige vers la Grande Salle où tout le monde était rassemblé pour fêter cette victoire et la guérison de ceux ayant été pétrifiés. Soudain, alors que je me trouvais au deuxième étage, celui de l'infirmerie, j'entends une voix que je connaissais bien prononcer mon prénom, je me retourne donc et vois une Pansy tendue. Je m'avance vers elle, et n'ai même pas le temps de dire un mot qu'elle se jette sur moi, manquant de me faire tomber et me serre dans ses bras de toutes ses forces.

_ Tu es vivant, me dit-elle d'une voix tremblante.

_ Oui, aussi incroyable que ça puisse être, je le suis, dis-je en lui rendant son étreinte.

Puis, après quelques secondes, elle me repousse violemment et me frappe le torse avec ses petits poings.

_ Pourquoi as-tu encore voulu jouer les héros ? demanda-t-elle en haussant la voix.

_ Franchement, tu veux que je te dise, je crois juste que je suis fait comme ça. J'étais le seul à pouvoir entrer dans la chambre des secrets, et puis Hermione est à l'infirmerie à cause de ce fichu serpent.

_ Oui, je suis allée la voir ce matin. Je savais que tu te sentais mal par rapport à son état… Madame Pomfresh vient de finir la potion et est en train de la distribuer à tous ceux qui ont été pétrifiés en ce moment même, dit-elle en se calmant.

_ C'est une bonne nouvelle.

Je lui fais un bisou sur la joue, la serre à nouveau dans mes bras et lui dis :

_ T'inquiètes pas, il en faut plus pour se débarrasser du grand Harry Potter !

Cette remarque me valut un nouveau coup de poing en plein ventre et alors que je grognai de douleur, Pansy refroidit mon arrogance.

_ Ca t'apprendra à être trop sûr de toi ! T'es complètement barjot ! Faudra pas t'étonner si l'une de tes idées saugrenues finit par te tuer !

_ Je compte sur toi pour me garder les pieds sur tête et faire en sorte que ma grosse tête reste à sa taille, répliquai-je en lui offrant mon plus beau sourire.

La jolie brune ne résista pas longtemps et finit par éclater de rire en même temps que moi. C'est ainsi que nous reprîmes notre chemin vers la Grande Salle, où tout le monde devait attendre impatiemment le héros de la journée. Je plaisantais beaucoup avec Pansy sur ma notoriété, parce que je savais que mon amie démarrait au quart de tour et j'adorai ça. Mais en vérité j'aurais préféré ne pas avoir à me donner en spectacle une fois de plus. Si j'agissais comme je le faisais c'était uniquement parce que je considérais ça comme un devoir mais également parce que quoi que je fasse je suis toujours impliqué dans les évènements tragiques de Poudlard… En fait, j'espère simplement qu'un jour je serais capable de vivre une vie aussi normale que possible…