L'Amour Secret
Il n'y avait aucun doute, Pansy était reconnaissante envers le professeur Dumbledore de la protéger contre ses parents et les mangemorts du Seigneur des ténèbres. Oui, elle aurait à jamais une dette envers lui car elle s'avait que si elle était rentrée au Manoir Parkinson pour l'été, elle ne serait probablement pas revenue à Poudlard en un seul morceau. Alors oui, elle s'estimait heureuse d'être en sécurité, saine et sauve, mais pourquoi, pourquoi ? Pourquoi avait-il fallu qu'elle aille chez le professeur Rogue ? Bon d'accord… Elle savait très bien pourquoi. Parce qu'étant un espion pour le compte de l'ordre du Phénix et l'homme en qui Albus Dumbledore avait le plus confiance, la maison de son directeur de maison était le dernier endroit où l'on pourrait la chercher. Du moins, elle l'espérait et Rogue faisait tout pour la dissimuler du mieux possible. Elle n'avait pas le droit ni de sortir, ni d'envoyer des lettres à qui que ce soit. Ils avaient eu un léger problème au début de l'été car Queudver avait été envoyé par son maître pour servir, et sans doute surveiller le professeur/ agent double, le Serpentard. Néanmoins, l'habileté du maître des potions fut telle que ce rat puant de Pettigrew retourna chez son Seigneur en prétextant une incapacité manifeste à assister le mangemort dans ses travaux. Le Lord noir sembla comprendre le dégoût profond de son partisan pour l'ancien maraudeur car il ne lui renvoya point.
Ainsi, l'été passa, monotone, ennuyeux à mourir et gris. Comme si l'Angleterre se préparait à la tempête qui allait sans doute éclater dans peu de temps. Le point positif était qu'au moins elle était déjà entièrement prête pour exécuter le programme de sixième année concernant les potions. C'était l'avantage lorsqu'on restait cloitrée toute la journée dans une maison avec un maître en la matière… Pansy avait également pu observer longuement son professeur. Il avait instauré des règles très précises lorsqu'il l'avait amenée ici au début de l'été. Pansy ne s'en formalisa pas elle était habitué à ce genre d'ordres depuis sa plus tendre enfance. Cependant, elle avait découvert chez l'homme une certaine capacité à s'attendrir lorsqu'ils n'étaient que tous les deux. Il lui arrivait même de sourire quand elle faisait une remarque à la fois perspicace et drôle. Bien sûr, tous les deux n'étaient pas particulièrement loquaces mais ils avaient cette faculté en tant que Serpentard et rebelles, de se comprendre et d'accepter la présence de l'autre. Donc lorsqu'il était là, Pansy s'ennuyait nettement moins, mais Severus se déplaçait souvent à cause de ses diverses missions… Pansy devait admettre qu'elle avait peur pour lui. Il jouait un jeu dangereux et elle ne comprenait pas pourquoi il prenait autant de risques… Pas pour Harry, c'était certain, ils ne pouvaient pas se sentir… Par loyauté envers Dumbledore ? Peut-être, mais il y avait plus que de la loyauté, ça Pansy en était convaincue, il y avait un secret entre ces deux hommes…
C'est ainsi que le temps passa, entre ses journées de profonde solitude et celles en compagnie de Rogue. Pourtant, lors d'un après-midi londonien des plus pluvieux, alors que la rentrée n'était qu'à quelques jours, Severus Rogue reçut une visite pour le moins imprévue. En effet, Narcissa Malefoy et Bellatrix Lestrange frappèrent à sa porte avec l'attitude de personnes ayant souhaité se trouver n'importe où sauf là. Lorsque Rogue les vit, Pansy ne prit même pas la peine de comprendre, elle avait aperçu les deux sorcières qui, par chance, étaient trop occupées à scruter les alentours, et grimpa à l'étage comme si sa vie en dépendait... Ce qui était techniquement le cas. Elle monta donc dans la chambre d'amis, qui était en fait sa chambre depuis presque deux mois, s'assit sur le lit et attendit. La curiosité de savoir ce que les deux femmes voulaient à Rogue était vraiment tentante mais la peur de se faire prendre était bien trop menaçante. Car si les deux sœurs découvraient qu'elle était ici, s'en serait fini d'elle et de Rogue par la même occasion. Il était préférable de faire profil bas… Le jeu n'en valait pas la chandelle. Alors, la brune attendit, prenant son mal en patience, n'osant guère bouger de sa place de peur d'être entendue. Il se passa bien trente minutes avant que Rogue ne vienne ouvrir sa porte. Il n'avait prononcé aucun mot et était directement retourné en bas, au salon. Pansy le suivit prudemment. Quelque chose clochait. Elle en eut la confirmation lorsqu'elle vit la pâleur encore plus prononcer, si c'était possible, du visage de son professeur. Elle savait qu'aborder la raison de cette visite impromptue serait inutile. Il n'allait de toute évidence rien lui dire. Elle commençait à le connaître depuis le temps… Alors, elle préféra reprendre là où ils avaient été interrompus comme si les deux femmes n'étaient jamais venues.
Malheureusement, cette visite devait avoir une certaine importance car Rogue s'était fait beaucoup plus rare à partir de ce jour-là. Ils rentraient de moins en moins souvent et Pansy se sentait d'autant plus seule. Harry lui manquait et parmi toutes les personnes qu'elle connaissait il était le seul avec qui elle aurait voulu parler. Ajouté à cela, leur nouvelle proximité qui n'était pas pour lui déplaire et dont elle n'avait eu guère le temps de profiter avant les vacances. Sans rien lui dire, le sinistre maître des potions avait acheté toutes ses fournitures pour sa sixième année, précisant que le professeur Dumbledore, au vu de sa condition, les lui offrait. Elle était donc prête à retourner à Poudlard et très franchement elle avait hâte d'y être !
La rentrée parut des plus ordinaire à Pansy, enfin a priori. En effet, les apparences étaient trompeuses car, même si le calme semblait régner, bien des choses se tramaient dans l'ombre, à l'abri des regards indiscrets. Tout d'abord, Harry et Pansy faisaient leur possible pour dissimuler l'évolution de leurs sentiments l'un envers l'autre. Bien sûr, c'était difficile, pour ne pas dire presque impossible. Leurs petits rendez-vous secrets ne passaient plus vraiment inaperçus aux yeux de leur proche entourage. Ainsi, Ron et Hermione avaient de moins en moins de doute, sans parler de Blaise Zabini, seul soutien de Pansy chez les serpents, et de Drago Malefoy… Ce dernier était d'ailleurs fou de rage à ce propos et tentait par tous les moyens de se retrouver, de nouveau, seule avec la jeune femme. Pansy avait fait donc part de ses craintes à ses amis et elle se promenait depuis rarement seule dans les couloirs du château.
Harry, lui, essayait de cacher la tristesse et la culpabilité le rongeant depuis la mort de Sirius. Il se laissait aller parfois, surtout en présence de Pansy, où il savait que son étreinte réconfortante et son doux parfum réussiraient à le calmer. La verte et argent avait bien compris l'épreuve que c'était pour lui d'avoir perdu un autre proche, l'un des derniers liens qu'il avait encore avec ses regrettés parents. Elle ne faisait jamais de commentaire à ce sujet, se contentant simplement de lui murmurer des paroles apaisantes en le serrant fort contre elle. Hermione sentait bien que la relation entre son meilleur ami et Pansy avait pris un nouveau tournant et elle était ravie pour eux, surtout pour lui qui avait tant besoin d'amour. Pourtant, Hermione avait par la suite pris ses distances avec lui, ne lui pardonnant pas, ce qu'elle qualifiait d'un manque de confiance envers elle, ses veines tentatives de cacher ses sentiments envers la Serpentard. L'école entière avait déjà compris ce qu'il se tramait, surtout grâce à l'emportement d'Harry l'année passée lorsque Drago avait agressé Pansy. Non, franchement, Harry était ridicule de faire comme si de rien était, comme si rien n'avait changé… Devant son entêtement, ce fut Pansy qui décida d'aller parler à la Gryffondor. Ce ne fut pas difficile de la trouver ceci dit. Comme toujours et en bonne Miss-Je-Sais-Tout, comme dirait Ron, Pansy la trouva à la bibliothèque plongée dans un livre. La Serpentard s'assit donc en face d'elle, mais elle ne daigna pas relever la tête de son ouvrage. Néanmoins, elle parla avant que Pansy ne le fasse.
_ Si tu viens pour me parler d'Harry, ce n'est pas la peine. Il viendra de lui-même quand il l'aura décidé.
_ C'est bien pour ça que je suis là devant toi. Harry ne viendra pas parce qu'il ne veut pas en parler. Il ne veut pas parler de ce qu'il se passe entre nous. Il sait que tout le monde s'en doute plus ou moins mais il fait comme si ce n'était pas le cas… rétorqua Pansy avec détermination.
Cette dernière vit la lionne froncer les sourcils. Visiblement, Hermione ne comprenait pas l'attitude de son ami. Pansy savait qu'elle avait déjà gagné, Hermione était trop curieuse pour ne pas demander de plus amples explications alors quand elle releva la tête et regarda Pansy dans les yeux, elle reconnut sa défaite et reprit la conversation.
_ Pourquoi ? Ca rime à quoi tout ça ?
_ Il a peur. Peur de me perdre, comme ses parents, comme Sirius, comme tous ceux qu'il aime. Il pense qu'en n'officialisant pas les choses, Voldemort ne s'intéressera pas à moi plus que nécessaire.
_ Oui c'est bien son genre… Il sait que nous sommes sa plus grande faiblesse mais aussi sa plus grande force. J'ai juste tendance à oublier que beaucoup trop de choses reposent sur lui et qu'il ne peut pas agir comme un sorcier de son âge… Parfois, j'aimerai pouvoir le décharger un peu…
_ Comme je te comprends… Tu t'en sors bien depuis six ans, tu as toujours été là pour le soutenir, il sait qu'il a de la chance de vous avoir toi et Ron.
_ Et toi aussi, ajouta Hermione, sentant une légère pointe de jalousie dans ce discours.
_ Oui, enfin, je n'ai pas toujours été là pour lui…
_ Votre relation a toujours été différente dès le départ parce qu'elle était compliquée par la rivalité de nos maisons. Mais ça ne change rien au fait que vous avez toujours été très proches. Ron et moi savons que la personne qui a gardé Harry les pieds sur terre c'est toi !
_ Tu sais… Il y a trois ans, j'étais jalouse de toi.
_ Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ?
_ Tu étais si proches d'Harry… Alors que moi, je ne pouvais le voir qu'en cachette. Vous étiez tellement proche que la jalousie m'a aveuglé et j'en étais venu à penser qu'il y avait plus que de l'amitié entre vous. C'est pour ça qu'on ne s'est plus parlé pendant plusieurs mois avec Harry…
_ C'était quand ?
_ On s'est disputé vers la fin de notre troisième année et on s'est réconcilié lors du bal de Noël du tournoi des trois sorciers. Pourquoi ?
Hermione esquissa un petit sourire en coin. Tout s'expliquait à présent. Harry s'était pas mal replié sur lui-même durant cette période, il faut dire que les évènements y étaient pour beaucoup mais avec Pansy, Harry devait avoir un certain équilibre, lui permettant de conserver une lueur d'espoir et peut-être aussi de bonheur…
_ Non pour rien ne t'inquiète pas…
Pansy fronça alors légèrement les sourcils mais ne fit aucun commentaire. Au moins, elle avait accompli ce pour quoi elle était venue : rendre le sourire à la Gryffondor et la réconcilier avec Harry. Oui, la jeune Parkinson pouvait être fière de cette réussite.
Hormis tout ceci, les choses suivaient leur cours à Poudlard. Néanmoins, certains changements importants avaient quelques peu chamboulé l'ordre des choses. Pour commencer, Rogue avait enfin obtenu le poste qu'il convoitait depuis des années, celui de professeur de Défense contre les forces du mal bien entendu. La nouvelle n'avait réjoui qu'un quart des élèves puisqu'uniquement les Serpentards étaient convenablement traités par leur directeur de maison. D'ailleurs, même si Pansy savait que ce changement avait de quoi déprimer Harry, elle était secrètement heureuse pour son professeur qui attendait ça depuis longtemps. Ainsi, ce fut le prédécesseur de Rogue, le professeur Horace Slughorn qui le remplaça en tant que maître des potions. Ce second changement ne fut pas une mauvaise chose surtout pour Harry qui fit d'extraordinaire progrès en potion, notamment grâce à un vieux livre de potions ayant appartenu à un certain prince…
De plus, à l'exception de son envie meurtrière envers sa condisciple, Drago Malefoy se comportait d'une manière des plus étranges. Même s'il ne cachait pas sa haine envers Pansy, il n'agissait pas comme à son habitude. Il s'éloignait de ses camarades, préférant une solitude des plus suspectes. Son air hautain n'avait pas changé mais il était devenu silencieux et son regard calculateur bien plus actif. Qu'avait-il bien pu se passer durant l'été ? Harry était certain que le blond était devenu un mangemort, qu'il avait reçu la marque. Hermione et Ron n'était pas du même avis, Drago avait toujours était une grande bouche pour eux, comme tout fils de mangemort se respectant mais rien de plus ou de moins. Pansy, elle, était plus sur la réserve. Le changement d'attitude de Drago ne pouvait pas être anodin. Elle rejoignait Harry sur son idée mais n'était pas aussi catégorique que lui. En effet, mieux que quiconque, elle savait ce qui attendait Malefoy s'il avait vraiment décidé de suivre les traces de son père. Alors, malgré tout ce qu'il avait pu lui faire, elle espérait sincèrement qu'il n'avait pas été inconscient au point de vendre son âme au diable…
C'est ainsi que l'année se déroula jusqu'à l'arrivée de la soirée de Noël que donnait le professeur Slughorn en « petit comité »… Harry, Pansy et Hermione faisaient partis du Club de Slughor et étaient donc conviés. Harry devait y aller afin de se rapprocher le plus possible du maître des potions. Pourtant, il aurait préféré passer une soirée tranquille auprès de Pansy… De plus, leur histoire était toujours secrète alors ils ne pouvaient s'y rendre ensemble et devraient donc se contenter de quelques regards donnés à la dérobée. Harry ne pouvait le nier, la Serpentard était vraiment magnifique : ses cheveux bruns étaient relevés en un chignon désordonné, quelques mèches s'en échappaient pour tomber sur sa nuque blanche et ses épaules. Sa robe épousait parfaitement ses formes. Pansy était certes mince, voir maigre, avec une petite poitrine et des fesses relativement plates mais Harry ne la trouvait pas moins attrayante pour autant… Ces derniers mois, ils avaient exploré leurs sentiments mais aussi le corps de l'autre mais n'avait jamais dépassé une certaine limite. Harry comprenait bien pourquoi parce que même s'il savait que Pansy aurait voulu aller plus loin, au moins autant que lui, elle avait toujours des souvenirs douloureux de sa mésaventure avec Malefoy... Il aurait voulu lui enlever tous ses doutes et qu'elle oublie cette histoire mais il ne voulait pas la brusquer, il savait que c'était à elle de franchir le pas et tout ce qu'il pouvait faire c'était attendre…
Pendant toute la soirée, Pansy tenta de garder ses distances avec Harry et Hermione. Elle observait de loin Hermione se démener avec Cormac Mclaggen tentant vainement de lui échapper. Pansy était certaine d'avoir vu un rictus sur les lèvres d'Harry. Il se moquait intérieurement de sa meilleure amie qui avait invité Mclaggen pour rendre jaloux son meilleur ami. Oui, il y avait de quoi se moquer en y réfléchissant… Elle vit ensuite Rogue discuter avec Harry pendant quelques secondes avant que le professeur de Défense contre les Forces du Mal ne se détourne de lui. Alors, Rusard entra avec Malefoy et Pansy crut à une mauvaise blague. Que faisait-il ici ? Cependant, il ne semblait pas déstabiliser, comme s'il n'en avait rien à faire d'être ici ou ailleurs… Rogue régla alors la discussion, et par la même occasion sauva les fesses de Drago et l'entraînant avec lui vers la sortie. Pansy chercha alors Harry du regard et le vit se faufilait en catimini à la suite des deux Serpentards. S'assurant que personne ne l'avait remarqué, Pansy suivit Harry à son tour pour le retrouver juste derrière la porte. Sans un mot, Harry entraîna la jeune femme à sa suite dans les couloirs déserts du château. Il s'arrêta à un embranchement et intima Pansy de ne rien dire en mettant juste son doigt devant sa bouche.
Ils entendirent alors des éclats de voix. Telle une dispute, les deux hommes qu'ils venaient de quitter étaient juste derrière le mur et parlaient rapidement. Pansy n'en crut pas ses oreilles : un serment inviolable, une mission, Rogue lui offrant son aide… C'était surréel mais même si ces révélations étaient très importantes concernant la condition de Drago qui devait, comme Harry ne cessait de le dire être, un mangemort Pansy avait eu une toute autre idée de la fin de cette soirée… Harry lui avait le regard dans le vide et semblait réfléchir à toute vitesse. Pansy lui prit alors la main et l'emmena au septième étage. Harry se laissa faire sans rien dire. Toutefois, il avait changé d'objet de réflexion. En effet, il regardait à présent la jeune fille, se demandant ce qu'elle avait en tête pour l'emmener jusque la Salle sur Demande. Elle passa trois fois devant la tapisserie et une porte apparut magiquement. Elle lui reprit la main et l'emmena à l'intérieur. Pour l'occasion, la pièce était seulement éclairée par les flammes de quelques bougies et du feu ronflant dans la cheminée. Des fauteuils étaient placés juste devant l'âtre tandis qu'un grand lit à baldaquin aux draps de soie y faisait face. Harry n'eut ni le temps de réfléchir, ni le temps de parler que Pansy se jeta à son cou, l'embrassant avec passion et défaisant la cravate noire qu'il portait pour l'occasion.
L'esprit d'Harry s'embrumait. L'ambiance était si idéale et romantique. Cependant, il reprit ses esprits pendant un instant et repoussa légèrement la jeune femme s'offrant à lui. Car il était certain que c'était de ça dont il était question. Pansy voulait qu'il passe la nuit ensemble…
Alors qu'ils s'étaient détachés, Pansy haussa un sourcil d'incompréhension.
_ Je pensais que tu voulais le faire.
_ Oh, je le veux, dit Harry, en s'asseyant dans le fauteuil le plus proche. Ne te méprend pas, je le veux. Mais le veux-tu vraiment?
Pansy mordilla le coin de sa lèvre avant d'acquiescer.
_ Oui, je le veux.
Elle fit quelques pas en avant, jusqu'à ce qu'elle se tienne juste en face d'Harry. Son visage était directement en face de son estomac alors qu'il enroulait ses bras autour d'elle et l'amenait plus près. Elle embrassa le haut de sa tête, enfouissant ses doigts dans ses cheveux.
_ Est-ce que tu me veux? chuchota-t-elle.
Harry resserra son étreinte et murmura: «Oui», d'une voix rauque. Ce ne fut pas une sorte de simple «oui». C'était plus que cela. Il y avait un profond désir souligné, un besoin profond qu'ils voulaient tous les deux. Il était là depuis Merlin sait combien de temps et ils en avaient tous deux vraiment besoin.
Les mains d'Harry se déplacèrent vers le bas jusqu'à ce qu'ils atteignent ses jambes et il les rapprocha, les plia afin qu'elle se colle à lui. Les jambes de Pansy étaient maintenant de chaque côté de celles d'Harry alors qu'il l'amenait pour un autre baiser.
_ Et toi, est-ce que tu me veux? demanda Harry, caressant doucement sa joue.
_ Bien avant que tu ne me veules, j'en suis sûre, dit Pansy en souriant contre son cou.
Elle embrassa son cou, il avait les mains sur ses hanches alors qu'elle s'avançait encore plus si c'était possible. Un gémissement étouffé s'échappa des lèvres d'Harry mais avant de s'abandonner complètement à elle, il la força à le regarder.
_ Je ne sais pas quoi faire, admit-il humblement.
_ Moi non plus, avoua Pansy, haussant les épaules. Ma mère a tenté de m'expliquer, il y a quelques années, mais elle m'a surtout appris le sortilège de Contraception. Je ne souhaite pas tomber enceinte maintenant tu sais…
Harry sourit dans son cou, embrassant sa clavicule.
_ Est-ce qu'il y aurait vraiment un mal à cela? dit-il, pour la taquiner.
_ Crois-moi, tu ne veux pas d'enfants courir partout avec des cheveux noir en bataille, répondit-elle paresseusement.
_ Et les yeux bleus, ajouta-t-il à voix basse.
«Mmm, soupira Pansy, le tenant de près à nouveau avant de finalement se lever et de prendre sa baguette. Elle se relava en face de lui un instant, marmonnant dans sa barbe avec sa baguette pointés sur son bas-ventre.
_ Qu'est-ce que tu fais? demanda Harry, la regardant.
_ Sortilège de Contraception, répondit Pansy, plaçant sa baguette sur le bureau quand elle fut prête et se tint de nouveau devant Harry. Elle était très consciente de ses mains tremblantes et Harry n'en menait pas large non plus. Il se leva lentement et prit ses mains dans les siennes, les embrassant doucement.
Harry l'amena alors pour un autre baiser, voulant soulager leurs inquiétudes. Cela sembla fonctionner pendant un certain temps avant qu'elle ne le pousse de nouveau dans le fauteuil alors qu'elle restait debout entre ses jambes. Il retint alors son souffle quand elle ôta lentement sa robe noire qu'il avait tant admirée quelques heures plus tôt. Nerveuse, elle mit ses bras devant sa poitrine tandis que ses cheveux couvraient ses épaules.
Sa peau blanche comme le lait brillait au rythme des bougies et du feu brûlant dans l'âtre.
Harry se leva lentement et glissa ses bras autour d'elle, embrassant le haut de ses épaules.
_ Tu es belle, chuchota-t-il, entrelaçant ses doigts dans sa chevelure soyeuse.
Pansy lui sourit doucement et agrippa le bord de la chemise de son futur amant. Harry, à contrecœur, s'éloigna d'elle et ils ôtèrent sa chemise.
Elle entreprit ensuite de lui enlever son pantalon et lui, l'aida sans jamais détourner les yeux de l'autre jusqu'à ce qu'ils soient tous les deux debout dans leurs sous-vêtements.
_ Il est encore temps de revenir en arrière, si tu veux, dit Harry d'une voix rauque, en espérant qu'elle ne le quitterait pas. Pas maintenant. Pas alors qu'ils étaient arrivés jusqu'ici.
Pansy prit une profonde inspiration avant que ses mains se viennent à son dos, décrochant son soutien-gorge. Il écarquilla les yeux quand elle le jeta sur le côté et elle rit à l'expression sur son visage.
Ils se tenaient toujours l'un devant l'autre. Harry sourit à son tour alors que Pansy couvrait ses seins avec ses bras. Une petite vengeance s'imposait et maintenant, ce fut au tour d'Harry de rire à l'expression de Pansy lorsqu'il enleva son boxer. Ses yeux s'étaient transformés en grandes soucoupes et un sourire nerveux naquit sur ses lèvres. Il ne restait plus qu'un seul bout de tissu et Pansy décida de s'en défaire rapidement.
Alors, Pansy enroula ses bras autour d'elle parce qu'elle avait froid. Les doux bruits de la pluie devinrent plus lourds et des éclairs lointains commencèrent à gronder au loin.
_ Il n'y a plus de demi-tour possible maintenant ? dit-elle doucement, alors qu'ils ne se quittaient pas du regard.
_ Le Veux-tu? Demanda Harry, quelque peu déçu.
_ Aucune chance, répondit Pansy, se penchant en avant et l'embrassant doucement.
Harry sourit dans ce baiser et la rapprocha de nouveau. Ses doigts vinrent se plaquer contre son dos tandis que l'une des mains de Pansy trouva son chemin dans ses cheveux en bataille.
Leurs bouches étaient rapides et chaudes. Une étrange sensation se construisait à l'intérieur de chacun d'eux tandis qu'ils continuaient de se coller langoureusement l'un à l'autre.
Pansy pouvait sentir l'augmentation de son rythme cardiaque ainsi que celui d'Harry alors qu'elle avait une main sur son cœur. Elle parcourait du bout de ses doigts son torse tandis qu'Harry explorait ses courbes. De la courbe de ses reins vers la naissance de ses fesses.
Pansy rompit leur baiser, sourit à l'apparence paisible du visage d'Harry et en recula. Elle ne lâcha à aucun moment ses mains et l'attira vers son lit.
Harry s'installa alors entre ses jambes, se maintenant au-dessus d'elle avant de l'embrasser à nouveau. Pansy replongea la main dans sa tignasse brune, voulant se sentir plus proche encore de lui. Harry déplaça alors ses mains, délaissant ses hanches, vers sa poitrine. Harry mordilla alors l'un de ses mamelons durcis par le froid et les frissons.
Pansy laissa alors échapper un petit gémissement.
_ Pardon, murmura-t-il en reculant légèrement. Je suis désolé. Je ne voulais pas …
_ Non, s'exclama Pansy, en secouant la tête et en lui saisissant le bras, se voulant rassurante. C'était bien. Refais-le.
Avec un autre baiser, Harry exécuta sa volonté. Il suffit alors d'un simple gémissement de son prénom sortant de ses lèvres pour que le sang d'Harry ne fasse qu'un tour.
Pansy pouvait sentir l'espace entre eux se réduire. Harry l'amena plus près et commenca à embrasser le long de sa mâchoire et de son cou, tout en gardant ses mains pressées contre ses hanches, essayant de ne pas les déplacer pour le moment.
_ Harry, gémit alors doucement Pansy, l'emportant pour un autre baiser.
Pendant ce baiser, Harry s'aligna entre les jambes de Pansy, sur le point de franchir cette limite à la fois tant redoutée et tant attendue.
_ Est-ce que tu es vraiment certaine ? risqua alors Harry une dernière fois. Je ne veux pas que tu regrettes parce que je suis certain que je ne regretterai rein de ce qui va suivre…
Il pleuvait toujours à l'extérieur et les sons de la foudre se rapprochaient peu à peu.
_ Nous avons fait tout ce chemin pour en arriver là ce soir… Je ne regrette absolument rien harry au contraire j'ai attendu d'être vraiment prête pour ne pas regretter et je sais maintenant… Je sais que je n'ai aucune crainte à avoir parce que tu es le bon, celui que je veux… répondit Pansy, ne lâchant pas ses yeux une seule seconde.
Harry posa alors son front contre le sien. Oui, il savait qu'elle était aussi la bonne, celle qu'il voulait, seulement jusqu'à maintenant il n'était pas sûr que ce soit réciproque. Maintenant il savait…
Avec un autre baiser, Harry se stabilisa et poussa en elle. Les doigts de Pansy serrèrent vivement les épaules d'Harry alors qu'elle fermait ses yeux. Il calla alors sa tête dans son cou et le parsema lentement de baisers.
_ Continuez, murmura-t-elle, l'encourageant gentiment.
Et il le fit. Il se redressa jusqu'à ce qu'il soit complètement enfoui en elle. Il ne put alors retenir un gémissement alors que son visage était contre son cou. Elle était douce et chaude et ils semblaient correspondre parfaitement l'un avec l'autre. La respiration de Pansy était saccadée, et Harry tentait de la calmer en embrassant lentement son cou et ses épaules.
Les jambes de Pansy étaient pliées contre les hanches de son amant et sa main était retournée dans ses cheveux, l'attirant pour un autre baiser.
_ Tu peux bouger, chuchota-t-elle alors contre sa bouche.
Ce fut tout ce dont il avait besoin. Il commença à se déplacer en elle et ils installèrent un rythme lent afin qu'ils s'habituent à cette nouvelle sensation. Puis, leur rythme s'intensifia et Pansy, prenant goût aux mouvements d'Harry, commença à gémir son prénom sans relâche, encore et encore.
Gémissements et baisers s'entremêlèrent alors que leur danse devenait de plus en plus intense.
Puis il y a eu la libération. Les étoiles dansèrent devant leurs yeux alors que la tête de Pansy s'enfouit dans l'oreiller. Les muscles intérieurs de Pansy se resserrèrent autour d'Harry et il laissa échapper un petit cri contre un grondement de la foudre, se déplaçant toujours à l'intérieur d'elle jusqu'à ce qu'il trouve à son tour sa libération. Une douce chaleur parcourut leurs corps de la pointe de leurs orteils jusqu'à leur nez.
Harry s'était alors effondré sur Pansy. Leurs respirations étaient discontinues et bruyantes. Ils étaient là, leurs corps se mêlant à tel point que l'on ne voyait plus où l'un commençait et où l'autre se terminait.
Harry se redressa ensuite sur ses coudes et regarda Pansy, il dégagea ses cheveux de son front avant de l'embrasser doucement. Il se retira doucement d'elle et prit place à côté, sa poitrine se soulevant lentement.
Pansy se tourna vers lui, ses yeux le cherchant dans l'obscurité. Elle posa sa main sur sa poitrine alors qu'il embrassait le bout de son nez.
_ Tu restes avec moi ce soir? Demanda Pansy doucement.
_ Bien sûr, je ne vais nulle part…
_ Bon, dit Pansy, fermant le petit espace entre eux à nouveau, et en appuyant leurs fronts l'un sur l'autre. Merci Harry… C'était juste magique…
_ Merci à toi pour m'avoir fait confiance…
Pansy sourit doucement et entoura le torse d'Harry avec ses bras, elle calla sa tête contre sa poitrine. Harry passa un bras autour d'elle et avec son autre main caressa doucement sa joue avant d'enfouir son visage dans ses cheveux, respirant son parfum à la pêche.
Après cette nuit, ils leur étaient d'autant plus difficile de faire comme si de rien n'était devant les autres. A chaque fois qu'ils se croisaient, se frôlaient ou même se regardaient, ils avaient juste envie de se sauter dessus. Néanmoins, les rendez-vous avec Dumbledore s'intensifièrent à partir du moment où Harry réussit enfin à obtenir le souvenir de Slughorn qui leur manquait. Ils savaient maintenant à quoi ils avaient à faire : aux horcruxes.
Les Horcruxes… Des objets issus d'un sort de magie noire extrêmement puissant permettant au sorcier qui le veut de séparer son âme en deux et d'enfermer cette âme dans un objet ou un être. Il y a cependant un coût à payer pour ce que Voldemort désire le plus au monde… La mort d'un être humain, un acte contre nature mais habituel pour le Lord noir. Combien y en avait-il ? Comment savoir ce qu'ils étaient ? Comment faire pour les retrouver sans éveiller les soupçons de Voldemort ? Tant de questions et si peu de temps…
….
Quel malheur… Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Alors qu'Harry avait le plus besoin de lui.
Leur chagrin était immense. Il n'y avait pas de mot pour décrire le déchirement qu'Harry ressentait en cet instant. Pansy le savait bien … C'était une personne chère à son cœur de plus qui le quittait… Puis, un merveilleux son parvint à leurs oreilles.
Quelque part dans l'obscurité, un phénix lançait un chant qu'Harry n'avait encore jamais entendu : une lamentation déchirante d'une terrible beauté. Comme il lui était déjà arrivé de le ressentir lorsque chantait le phénix, il eut l'impression que la musique ne venait pas de l'extérieur mais qu'elle était en lui : c'était son propre chagrin, transformé par magie en une mélodie, qui s'élevait dans le par cet leur parvenait par les fenêtres du château. Combien de temps restèrent-ils à l'écouter, il ne le savait pas, il ne savait pas non plus pourquoi entendre ainsi chanter leur chagrin paraissait soulager un peu leur douleur.
Harry serra d'autant plus la main de Pansy. Il ne pouvait pas la perdre et il savait qu'il ne servirait à rien de la repousser car il n'y survivrait pas non plus… Il aurait voulu agir seul mais il savait qu'il n'y parviendrait jamais sans aide… Dumbledore leur avait un jour dit à la fin de leur quatrième année : « L'Union fera notre Force, la Division notre Faiblesse. » Alors bien sûr, Harry besoin d'autant de soutien que possible pour faire face et remplir la mission que le plus grand directeur de Poudlard de tous les temps lui avait confié avant de tomber du haut de la tour d'astronomie…
NDA : Voilà pour l'avant dernier chapitre ! J'espère qu'il vous a plu ! Sachez maintenant que le chapitre 7 est loin d'être fini mais j'espère, si tout se passe bien, le poster avant la fin de la semaine !
Je voulais aussi remercier Karozthor the Necromagus, SssslytherinGirl, Mystigry, Richard333, Death56, Magiehp, RosalieEsmeeCullen, Loveloveegypte et Missgriffy pour suivre cette fiction et me laisser leurs impressions ! J'attends vos reviews ! Si vous avez des suggestions pour le dernier le dernier chapitre je suis prête à les connaître et à m'en inspirer !
