Playlist
J'ai changé, j'ai mûri
J'ai grossi
ça va mieux, ah merci
Je progresse, je gère,
Je me soigne
ça va mieux, merci
Loïc Lantoine, J'ai changé
92. Cyrus. Des avis incertains et des sciences en construction
"On va faire comment, Cyrus ?", me questionne Hermione quand un silence pensif a remplacé l'excitation du puzzle commençant à se former.
Je veux prendre les autres à témoin de l'ampleur de la blague mais personne ne sourit ou ne prend l'initiative de lui répondre. Même pas Harry. Tout le monde me regarde comme si la question d'Hermione avait une quelconque validité.
"Vous me demandez à moi ?", je vérifie en pointant même un index interrogatif vers mon plexus - Bettany lève les yeux au ciel.
"Il faut que quelqu'un coordonne, et tu es celui qui connais le mieux le plus d'entre nous", estime Harry. "Sans parler de la solidité de tes connaissances en potion, en astronomie et en symbol..."
"Moi ?", j'éternue en détournant les yeux. Est-ce qu'il ne confond pas diplômes et capacités ? Comme si j'étais capable de faire bosser les autres, moi, Cyrus Mélanio Lupin.
"Arrête de faire ton sale môme et assume", soupire Harry, l'air presque exaspéré. "Je vais aller chercher mes notes sur les potions et on va s'y mettre tout de suite - Qui pourrait aller chercher cette fichue Pensine ? - ça ne me paraît pas très discret d'utiliser la magie pour la faire venir en fait...", il enchaîne comme s'il avait réglé la question.
"J'y vais," décide Ginny sans sembler se soucier de les détromper. "Si tu appelles ton grand-père d'abord, bien sûr."
"Allons-y", il abonde en prenant le chemin de la porte. "Et réfléchis à comment on va s'y prendre, Cyrus, plutôt qu'au fait que tu préférerais partir en courant.."
"Tu me traites de lâche ?", je m'étrangle.
"Si tu préfères que je me rendes à ton expertise, tu sais quoi faire", il rétorque en sortant sans se retourner.
"Mon frère est malade", je commente pour la galerie - Ron et Hermione, Livia, Tiziano et Fiametta, et sa nouvellement précieuse Brunissande.
"C'est ton père qui est malade", me rappelle Tiziano en s'étirant. "Et qui a besoin de toute l'aide possible.. Je vais me chercher un café - des amateurs ?."
"Je suis désolée", me glisse alors Hermione, me prenant le bras avec une affection qui me fait du bien. "Je ne voulais pas te gêner. Mais Harry a raison, tu es le mieux placé... tu as ce temps d'avance qui va tous nous tirer en avant..."
"Et si je me trompe ?", j'articule la gorge serrée devant l'immensité de la responsabilité.
"Si Alpha Crucis n'est pas la bonne clé ?," elle questionne et, quand elle dit ça, je n'arrive pas à me dire que c'est possible. Mais j'opine quand même - j'ai tellement envie d'être rassuré. "On devrait s'en rendre compte, non ? On te propose de tester avec toi votre hypothèse, on ne dit pas que tu as raison par nature !" Elle me sourit avant de rajouter : "Mais on sent bien qu'on s'approche de clés - on va trouver, Cyrus !"
Pendant qu'elle parlait, le miroir de Ron a sonné et mon beau-frère annonce sombrement : "Bon, faut que j'y aille cette fois. On se retrouve au Magenmagot pour les résultats ?"
"Ça va ? Paulsen est en colère ?", s'inquiète Hermione.
"Dur à dire par message interposé - mais il n'en est plus à me demander à quelle heure je compte venir. Il dit qu'il a besoin de moi", explique Ron en haussant les épaules avec sans doute trop de nonchalance pour être crédible. "Et toi ?"
"Je vais prévenir le Département des Mystères que je suis... indisposée", elle rougit avec une main explicative sur son ventre. "C'est la première fois... ils devraient comprendre..."
"Merci, Hermione", je trouve la force de dire avant qu'ils sortent tous les deux.
"En fait, tu voudrais nous faire croire que le XIC avait raison", assène alors Bettany à la surprise de tout ceux qui restent dans la pièce. "Tu voudrais la gloire sans la responsabilité ou..."
"Je ne cherche pas la gloire !" j'aboie - j'aurais eu un paquet de trucs à dire sur la responsabilité si j'en avais eu la patience.
"Mais tu comptes faire quoi de tout ce que tu sais ?", elle questionne sans se laisser impressionner.
"J'ai déjà un grand frère, merci !", je hurle.
"Oh", commente Bettany arrêtée dans son élan. "Ok." elle se lève. "Il doit avoir raison alors : tu as besoin de réfléchir à l'urgence d'arrêter de pleurnicher sur toi-même alors que tu as un sacré paquet de cartes en main..."
Quand elle sort, Brunissande et Livia échangent des regards en biais en se demandant si elles doivent la suivre.
"Je vais chercher mes propres notes", je mens donc pour leur éviter ce choix et je file à toute vitesse dans ma propre maison, de l'autre côté de la cour.
Ginny est dans notre chambre - elle se change pour mettre des vêtements sorciers.
"Ton grand-père me demande de venir chercher la Pensine au Ministère ; j'espère que je ne tomberai pas sur des journalistes !"
"Bah, la Coopération est loin du Magenmagot", je soupire en me laissant tomber à plat sur le lit.
Ginny se retourne.
"Ça ne va pas ?"
"Il parait que je fais le sale môme qui ne veut pas grandir", je soupire. "Ils veulent croire que je sais, ça les rassure, si tu veux bien de mon avis - tu serais bien la seule."
"Oh", elle commente. Un peu comme Bettany. "Harry est aussi stressé que toi, tu sais", elle rajoute en finissant de boutonner sa robe noisette - c'est moi qui lui ai offerte, je me rappelle quand je la regarde pour vérifier si elle est sérieuse dans sa défense du grand frère aux yeux verts le plus chiant de la galaxie. "Il le montre moins ou différemment, mais il en crève de tout ça ; il paraît qu'il a presque engueulé les avocats du XIC..."
"Mais..."
"Ne lui demande pas de tout porter, Cyrus. Ce n'est pas juste. Il a onze mois de plus que toi, pas dix ans !"
"C'est lui qui veut..." - je commence à contrer en évitant soigneusement la question de ma différence d'âge avec Harry. Il a toujours voulu être l'aîné, le raisonnable, je le sais. J'ai pris mon temps pour grandir - c'était entendu avec Remus depuis le début. Mais si j'ai encore accès à quelques expériences adultes de plus que Harry, aucune n'est adaptée à la situation présente. Celui qui est convoqué ici est Cyrus l'apprenti ethnomage, pas Sirius le fils rebelle de grande famille au sang trop pur, ni l'Auror efficace en temps de guerre, ni même l'ami de Remus ou le parrain de Harry.
"Il t'a amené Livia ; il t'a amené les statuettes ; il t'a amené Tiziano et ses entrées auprès de Girasis. Il n'a pas rien fait", assène encore Ginny, toute à sa propre logique. "Mais il n'a pas eu le temps de faire des recherches comme toi, de tester des hypothèses... enfin tous ces trucs de chercheur qui t'éclatent, toi, Cyrus Mélanio Lupin."
Et qui auraient fait bâiller Sirius Orion Black. Et qui dépassent un peu Harry James Potter-Lupin, je le sais, je complète dans ma tête. Pas une question de capacités dans chacun des cas, mais d'envies ou de priorités. Finalement, la logique de Ginny a rejoint la mienne.
"Et ne dis pas que tu ne sais pas : tu sais transmettre tes idées, tu sais organiser un travail de recherche, poser des hypothèses et décider de méthodes de travail... enfin, appelle ça comme tu veux !"
Elle termine sa tirade en me regardant, et il ne me reste que la retraite.
"Tu sais que cette robe te va très bien ?", je tente.
"C'est pour cela que tu me l'as offerte !", elle répond en haussant les épaules et en sortant. J'aurais préféré qu'elle m'embrasse. Sans doute était-ce trop demandé.
oo
Je reviens donc vers le bureau d'Hermione avec mes notes et la ferme décision de ne pas jeter mes propres insécurités à la tête de tous ceux qui ne font qu'essayer d'aider.
Harry sort dès qu'il me voit arriver en fermant la porte derrière lui.
"Aïe", j'insinue. "Ce que je vais prendre !"
"Je suis désolé, Cyrus. C'était bas et mesquin - tu as le droit de douter et.."
"Tu as le droit d'espérer que je sais ce que je raconte", je contre avec toute l'humilité que je réussis à réunir.
Il a un demi sourire en réalisant que je m'excuse.
"T'as trouvé ça tout seul ?", il ose demander, du coup.
"Tu sais bien que non", je soupire en exagérant l'ampleur de mon soupir.
"Tu me rappelleras d'embrasser Ginny", il souffle plus sérieux.
"Et toi, d'être civil avec tes copines ?", je propose.
"Tu ne la connais pas...", il tique - évidemment, j'aurais dû éviter le pluriel.
"Tu oublies que je lui ai préparé son antidote...", j'argumente.
"Elle n'a pas oublié, elle", il promet avec un petit sourire en coin.
Finalement, il a eu le dernier mot, je réalise. Il n'y a pas grand-chose d'utile à rajouter. Comme je reste silencieux, il rouvre la porte, et nous entrons de concert dans le bureau d'Hermione. Tiziano et Fiametta expliquent doucement quelque chose à Livia. Bettany regarde par la fenêtre. Hermione et Brunissande lèvent la tête à notre entrée.
" On va s'y mettre", je leur promets en m'asseyant à la grande table qui maintenant occupe le centre du bureau. Bettany se retourne mais reste debout. Elle a l'air sceptique. "Admettons que Alpha Crucis soit capitale pour adapter les potions de catalyse utilisée avec les statuettes à l'environnement amazonien", je commence sans autre introduction. Je sens que ça porte - ils oublient de se demander si je vais bien. "Nous avons une série d'ingrédients utilisés pour la potion d'initiation, dont il faut explorer la symbolique. "
"Tu as déjà commencé...", indique Bettany sortant de son silence
"Non, j'ai fait semblant pour occuper Hermosa - je ne me risquerai pas à faire les mêmes conclusions à la hache pour soigner mon père !", j'aboie.
Bettany lève les yeux au ciel mais se tait.
"Présente-nous tes ingrédients, Cyrus", quémande Hermione, une plume à la main.
"Je ne suis pas sûr qu'il faille vous encombrer l'esprit de tous les ingrédients", je pense à haute voix. "Les sorciers guarani utilisent une base psychotrope mêlant ayahuesca et chacruna qui renforcent la perception des énergies magiques... Je ne crois pas qu'il faille s'y attarder beaucoup ; c'est une base classique de préparation psychique qui a l'avantage d'être compatible avec les autres éléments..." Comme Harry et Tiziano échangent un regard amusé, je ne peux m'empêcher de les agresser: "Quoi ?"
"Rien. Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour que tu admettes que tu es un spécialiste", commente l'ami de mon frère - Harry étant par nature trop gentil pour ce genre d'attaque publique.
"Je suis un apprenti spécialiste en initiation", je précise inutilement.
"Mais après, ils mettent quoi ?", s'agace presque Hermione, la plume en l'air.
"De l'irupé - un grand lotus blanc, uniquement les pétales, de la mauve, du fromager", j'énumère, et un frisson me saisit.
"Quoi ?", relève Harry.
Je dois me faire violence pour répondre.
"Il... il y a un fromager dans ma vision... c'est n'importe quoi", je recule.
"Est-ce que tu peux nous parler du fromager ?", demande Tiziano.
"C'est le Lupuna, l'axe du monde", répond Bettany pour moi.
"L'axe du monde", répète Livia, pensive, presque impressionnée.
"Il n'a pas réellement de vertu de catalyse ou de soin", je m'agace de leur fascination immédiate.
"Et dans ta vision, il est là ?", s'enquiert quand même Harry, l'air insondable.
"Harry, tu ne vas pas recommencer !", je le supplie. Il veut déjà imposer les jumeaux au milieu d'un rituel dont nous inventons les éléments...
"Il est là ?", il insiste.
"Je plonge dedans... et je trouve la solution... dedans", je réponds misérablement. Ai-je déjà été capable de lui dire non ?
"Donc plutôt un récipient", estime Hermione la pratique.
"C'est n'importe quoi !", je contre pour ce qui me semble la énième fois.
Harry regarde Livia - c'est un peu le délire ce qu'il a confiance en elle, non ?
"Je ne crois pas qu'il s'agisse de récipient", estime l'Italienne quand elle comprend qu'il attend un commentaire de sa part. "Je peux me tromper mais... je pense... il faudra faire des mesures mais je pense que cet arbre vivant et en terre doit avoir des vertus... Nous connaissons des arbres, des pierres, qui amplifient l'action des statuettes... un chêne près de Turin... un chaos de rochers dans les dolomites... pourquoi pas un fromager en Amazonie !?"
Fiametta a opiné tout au long de cette énumération comme pour en renforcer le poids. Harry a dû en bouffer de l'orgueil pour arriver à bosser avec elles toutes. Peut-être est-ce une sorte d'initiation, s'amuse mon esprit qui semble avoir envie d'une seule chose : s'enfuir de la discussion telle qu'elle se déroule.
"N'importe quel fromager ?", s'intéresse Hermione sans sembler vexée d'avoir vu son hypothèse concernant le récipient réduite à néant.
"Je n'en sais sincèrement rien", soupire Livia. "On peut supposer que n'importe quel fromager aura un effet, mais il est bien possible qu'un en particulier ait plus d'effets encore."
"Ginny va revenir avec la Pensine", signale Harry avec sang froid et détachement. On ne dirait pas que l'enjeu est l'avenir de Remus - notre avenir. Et puis je me rappelle le nombre de fois qu'il a dû défendre sa vie, sa propre existence et je me sens con.
Loin de mes tourments intérieurs et répétitifs, Livia se contente d'acquiescer et me regarde comme si je devais reprendre l'initiative. Et tous l'imitent.
"Ils mettent encore du kunami et du nuc-nuc pichana - un poison et un anti-pyrréthique", répond Bettany à ma place. "Empoisonnement, soin, une question d'équilibre symbolique..."
"Mais sans doute loin des besoins des statuettes", je glisse presque malgré moi.
"Et enfin, des baies de huito - un énergisant... mon hypothèse est qu'elles servent à renforcer les forces des initiés mais c'est encore à vérifier", termine Bettany.
"Restent que c'est l'ensemble des ingrédients qui est dédiés à malghanica, la recette reprend le nom de l'étoile, donc il n'est pas certain qu'on puisse en écarter un !", je signale avec loyauté.
Hermione soupire. Livia regarde Harry qui l'invite du regard à prendre la parole.
"Si nous reprenons les potions dont nous nous servons traditionnellement pour convoquer les pouvoirs des statuettes", elle commence avec ce débit lent des gens qui ne parlent pas dans leur langue maternelle et réfléchissent aux mots qu'ils emploient.
"L'alchémille", s'empresse de proposer Harry avec son air de bon élève qui généralement m'amuse mais là m'agace. Heureusement qu'on n'a jamais été en classe ensemble, je me dis, on aurait fini par se mettre très sérieusement sur la gueule.
"... la mauve presque toujours aussi, mais d'autres éléments aussi : le sisymbre, notamment quand il s'agit de bloquer ou amplifier une transformation..."
"Amplifier", souffle Bettany - Je ne sais pas si c'est son intention mais finalement ça souligne plutôt l'idée qu'autre chose. Je pense à ces Teuffer, ancêtre de Kuno ou de Jérémy, qui cherchaient volontairement la transformation lycanthropique. Je ne suis sans doute pas le seul.
"Il y a de la mauve aussi dans la potion amazonienne", remarque Tiziano qui est resté un peu en retrait de nos débats - pas de questions, pas de notes. Il joue depuis le début avec sa plume comme s'il attendait quelque chose d'intéressant à écrire.
"Un classique des potions avec relation astrale", remarque Brunissande.
"Mais c'est l'alchémille qui est décisive, non ?", je me force à participer - ne serait-ce que parce que j'ai deux ou trois hypothèses générales sur les potions de catalyse, à force."C'est elle qui rend la potion si difficile à stabiliser..."
Livia et Fiametta dressent alors l'oreille avec plus de vigueur qu'au reste de la présentation.
"Quand j'ai réessayé de préparer de la potion d'initiation pour Hermosa... j'ai eu un gros problème de stabilisation... les initiés n'ont pas besoin de stabiliser puisqu'ils l'utilisent tout de suite mais..."
"Toute stabilisation fait perdre de la puissance de catalyse", énonce Fiametta.
Harry a l'air outré de l'apprendre et la petite amie de Tiziano évite bien ouvertement d'affronter son regard. Il me semble que Papa saurait l'inviter à voir ce qu'elles ont partagé malgré ce que la prudence exigeait, ce qu'elles sont en train de faire, là, avec nous. C'est assez clair pour moi, encore à cause de l'ethnomagie, qui a toute une réflexion sur ce qu'on peut attendre des mages qu'on étudie. Et quelque part, Harry s'est retrouvé dans une situation d'ethnomage sans s'y être préparé ou y avoir réfléchi.
"En matière de soin, tout particulièrement, les potions non stabilisées sont plus efficaces", précise Livia sur un ton pacificateur.
"Bien, ce n'est pas le plus pratique, mais admettons que nous devrons la préparer au dernier moment", j'essaie de reprendre mon fil - j'aurais un autre jour cette discussion théorique et ethique avec mon grand frère. "Si on pousse notre comparaison hasardeuse, l'ingrédient qui se rapproche le plus en termes de symbolique et de comportement de l'alchémille, c'est l'irupé."
"Le grand lotus blanc", vérifie Hermione, penchée sur ses notes.
"C'est un principe féminin, n'est-ce pas ?", se risque Brunissande.
"Comme l'alchémille", ajoute Harry en remontant ses lunettes - il essaie de trouver des parallèles, je le sens bien. Peut-être trop, tel est mon avis.
"Je me souviens que... Aradia et Fiametta nous avaient...expliqué que l'alchémille réagissait bien à d'autres principes féminins... c'est la raison pour laquelle les larmes de sirène la stabilisait. Est-ce une dimension que nous devons garder à l'esprit ici ?", développe Brunissande l'air gênée de mentionner les deux lycanthropes - sans doute surtout Ada, je me dis, à moins que ça ne soit de contredire Harry qui la mette dans un tel état - ou le mélange des deux.
Livia hausse les épaules en répondant : "Tout est important. Tout autant l'équilibre entre les éléments, la vision de Cyrus que la situation : nous devons soigner un homme, un homme victime d'une injustice, d'une attaque à sa magie la plus profonde, une attaque menée par une femme, et qui n'a trouvé que le coma pour se défendre."
La porte s'ouvre alors sur Ginny, assez essoufflée et les mains vides.
"Tu n'as pas la Pensine ?", s'inquiète Harry.
"Si, en bas, mais... Paulsen vient d'appeler par cheminée : vous êtes attendus au Magenmagot."
"Déjà", s'étonne Fiametta en regardant sa montre.
"A priori ils ont trouvé plus vite que prévu, un accord sur les charges possibles - c'est ce qu'a dit Paulsen."
On se regarde, Harry et moi, avec le même mélange de cynisme, de peur et d'espoir.
oooo
Ce n'est pas le chapitre le plus long que j'aie écrit mais il me semble que pour mettre certains éléments en valeur, c'est mieux comme ça. La suite confiée à Harry s'appelle Des rumeurs choisies et des responsabilités prises. Il y est questions de politique, de justice et de famille - ça va vous faire une pause avant plus de théorie magique !
J'ai presque fini le 94... c'est dire comme vous risquez de devoir être patients !
