Les pupilles de sang

Résumé : Kurapika a disparu du manga quand il est allé chercher les pupilles de sang. Il en a récupéré quelques-unes mais pas toutes. Cette fois-ci il en a repéré un bon paquet dans le manoir enchanté d'un vieux déjanté... Kurapika part pour l'aventure, suivi à contrecœur de ses amis collants Gon, Kirua et Léolio!

Petit mot: ré-écrit et corrigé ! merci Mushu !

Chapitre 2 : Le collectionneur de jeunes filles

La rue grouillait de babioles en tout genre et des gens s'affairent à les comparer, à monter et descendre leur prix. C'était dimanche matin et le marché était rempli de touristes, vendeurs, curieux et flâneurs. Léolio regarda tout cela avec un air nostalgique. Il repensa à comment il savait bien marchander, aux enchères de York Shin City qui était aussi la dernière fois où il avait vu Kurapika... il rougit de colère à cette pensée. Kirua qui ne perdait pas une minute pour embêter Léolio, ne rata cette occasion!

- Hé Léol! Tu vas juste faire le travail le plus ennuyeux du monde!

Léolio lui jeta un regard assassin, mais Kirua répondit par un éclat de rire.

- Je te signale, que je vais accompagner la plus belle beauté du monde! rétorqua Léolio avec un air de triomphe.

- Oui, la plus belle beauté qui appartient déjà à quelqu'un d'autre! T'auras même pas intérêt à la toucher! fit remarquer Kirua.

Léolio devint encore plus rouge mais cette fois-ci de honte.

- Bon c'est ici que nos chemins se séparent, fit Gon. Alors bonne chance dans ton job Léolio!

- Salut les mômes! lança Léolio avec une mine un peu triste.

- On se reverra bientôt! lança Kirua.

Et ils ne se doutaient pas à quel point!

Léolio arrêta un taxi qui l'amena directement à l'aéroport. Arrivé là-bas, il prit le premier vol vers le pays le plus farfelu du continent, Zauberei. Il devait rencontrer son employeur dans un hôtel de la capitale à Magia. Il était quand même inquiet, car il ne savait pas s'il maitrisait suffisamment le nen pour faire cet emploi, mais c'était un des seuls qui lui permettrait d'avoir beaucoup d'argent à sa disposition pour une raison spéciale… mais il s'efforça de changer le cours de ses pensées.

Arrivé à Magia, il se rendit à l'hôtel Kingdom, pour y rencontrer son employeur. Il monta au sixième étage avec l'ascenseur et marcha sur un tapis doré quand il arriva dans une gigantesque pièce, comme une salle de réception. Il y avait quelques hommes à l'air de gorilles, des employés de l'hôtel servant des mets, quelques types qui avaient plus ou moins l'air d'assassins, une personne portant une cagoule dont on ne pouvait que voir ses yeux, une personne à l'air de femme d'affaire et un étrange personnage assis au bout de la pièce. Il était petit, vieux avec un chapeau pointu violet et des étoiles argentées imprimées, avec un accoutrement violet également et une cape de la même couleur. Il était entouré de deux jeunes femmes, une à la peau caramel aux yeux verts et cheveux touffus, la deuxième blanche comme la neige, cheveux d'un rouge feu et yeux violets. Il pensa directement à Kurapika car la fille avait les yeux qui scintillaient d'un étrange éclat qui lui rappelait les yeux écarlates. Il sentit la colère lui monter à la figure, mais avant de faire un effort pour chasser ce sentiment de son esprit, le personnage en violet prit la parole.

- Aaaah! Voilà encore un postulant! s'exclama-t-il. Décline ton nom.

- Je suis Léolio, annonça-t-il mal à l'aise. Voici ma carte de Hunter.

- Pff quel bleu! fit une voix derrière.

C'était un des gorilles qui avait parlé.

- Tout le monde sait qu'il ne faut pas montrer sa carte de Hunter à n'importe qui, car en un geste on te la vole!

- On t'a pas sonné le singe! répliqua Léolio piqué à vif.

Le type le regarda d'un air menaçant et sembla se gonfler.

- Tu veux que je t'écrase ta gueule de bleuet!? menaça-t-il.

- Viens si tu l'oses, c'est pas ta face de babouin qui va m'effrayer!

Et avant que quiconque effectue un geste ou dise quelque chose, le mec à l'allure de gorille attaqua. Il bondit sur Léolio qui esquiva et frappa le sol avec une telle force qu'un trou se creusa. Léolio dans les airs, en profita pour lui envoyer un coup de pied que l'autre para. Il saisit la jambe de Léolio et envoya celui-ci valser dans les airs. Ce dernier en profita pour utiliser son nen afin d'envoyer une boule de nen à partir de son pied, ce qui dit l'effet d'un féroce coup de pied dans le ventre de son adversaire. Le type en eut le souffle coupé. Ensuite Léolio envoya un missile de nen de son poing et frappa le visage du type déjà titubant, qui fut assommé. Mais comme Léolio ne pouvait pas se téléporter lui-même il finit sa course contre le mur et finit à moitié-assommé sous les débris. Le minuscule type applaudit avec entrain en sautillant.

- Excellent! Excellent!

Les autres le regardèrent d'une mine noire.

- Tu es reçu! fit-il à l'attention de Léolio.

Ce dernier se releva difficilement des débris en se massant la tête.

- Je veux encore recruter deux autres personnes! annonça le type en violet.

Les autres se regardèrent en se jaugeant des yeux.

- Je n'accepte pas de femmes, car elles ne sont pas faites pour combattre mais seulement pour être admirée! annonça le vieux à l'intention de la femme d'affaires.

- Quoi? s'exclama-t-elle indignée. En tant que femme je peux vous apporter les filles les plus exquises et raffinées qui soient!

Le vieillard eut l'air de considérer son choix. Il réfléchit en se tenant le menton et regardant en l'air comme un enfant.

La femme s'approcha de lui et lui murmura quelque chose à l'oreille, Léolio crut entendre le mot "route". Le vieux regarda à son tour la femme étonnée et lui annonça qu'elle était engagée. Cela produit un grognement dans toute la salle. Il restait encore une dizaine de personnes.

- Comment choisir le reste? demanda le vieux plus à lui-même qu'aux autres.

La tension montait.

- Aaaah! La ploum! Ploum! Ploum! Une bou-lle d'or, va t'en tu sors!

Cela tomba sur la personne à cagoule.

- Mais co-mme la rei-ne et le roi ne le veu-lent pas ça se-ra toi au bout de trois! Un, deux, trois!

Cela retomba sur la personne à la cagoule.

Un gros craquement se fit entendre.

- Non mais vous vous foutez de qui là? s'écria un des types présent. Vous allez voir!

Il s'élança sur le vieux mais le type à cagoule, la femme d'affaires et Léolio s'imposèrent.

- Si tu tiens à la vie ne fais pas un geste, souffla le type à la cagoule avec une voix étrangement douce, mais menaçante.

- T'as pas intérêt à l'attaquer où tu vas nous trouver sur notre route, on a déjà été engagés! lança Léolio.

Le type eut l'air de se rendre, mais au moment où personne ne s'y attendait il bondit sur le vieux et le type à cagoule lui coupa la tête. Léolio eut une grimace d'horreur. Un autre type apparut soudain dans la pièce, il était chauve, un air de ninja.

- Ah, de toute façon, si tu n'avais pas agi je l'aurais tué, fit le ninja au type à cagoule.

- Hanzô! s'exclama Léolio.

Le ninja tourna sa tête vers Léolio et fit une tête surprise. Il lui fit de sa main un signe pour qu'il se taise, mais tout le monde s'en aperçut.

- Intéressant! fit le vieux. J'ai déjà 6 gardes du corps avec moi, fit le collectionneur de filles. Alors ceux qui ont étés recalés vous pouvez partir.

Les personnes ne se firent pas prier et partirent pour la plupart déçus, mais certains murmuraient qu'ils ne voulaient pas travailler pour un dégénéré.

- Alors laissez-moi vous conter à chacun sa mission, fit le vieillard. Vous allez donc travailler pour moi, mais pas en tant que garde du corps, mais en tant que chercheurs et escorteurs de jeunes filles. Je veux que vous dénichiez les plus belles et les plus rares! Léolio je t'ai choisi pour ta spontanéité et ton physique, car les jeunes filles seront plus aptes à se laisser aborder. Helles, pour ce que tu m'as dit. Et Shadow, pas très original comme nom, mais pour ta discrétion et ton efficacité.

Léolio se demanda comment avait-il pu le choisir à son efficacité puisqu'il avait fait la "Ploum" pour choisir le dénommé Shadow.

- Je vais vous donner à chacun votre mission, ici tout de suite! continua le vieux. Je m'impatiente de voir mes belles nouvelles perles! Helles, tu iras comme tu me l'as proposé. Shadow, tu iras dans le palais du roi de Génépi, tiens voici ton enveloppe mission. Et Léolio, voici la tienne, tu iras me chercher cette merveille à la République Padokia et me l'escorter chez moi ok?

Léolio sentit que commençait une longue mission pour lui.

Gon et Kirua avaient quitté Léolio et s'apprêtaient à se séparer également. Ils avaient été ravis de leur retrouvailles avec leur ami, mais ils avaient des choses à faire chacun de leur côté. Gon voulait aller voir Mito et Kirua...

- Tu sais pourquoi je dois partir Gon! fit Kirua un peu nostalgique.

- Oui je sais! Prends soin de toi et de ce qui t'es cher!

- Ouais, fit Kirua d'un air distrait. Mais tu sais quoi Gon, y'a un truc qui me dérange avec Léolio. Pourquoi s'est-il engagé dans ce travail-là, c'est pas du tout son genre de s'accaparer avec des imbéciles de patrons! Encore moins lorsqu'ils font un trafic d'humains non?

Gon resta pensif.

- Je sais pas, peut-être qu'il compte croiser Kurapika comme ça?

Kirua regarda Gon avec un air incrédule.

- Tu déconnes! s'exclama ce premier. Il nous a bien dit que sa raison c'était parce qu'il y avait des filles! Il n'aurait pas cru que Kurapika était une fille quand même! Parce que s'il en était tombé amour... hé! tout s'explique! Pourquoi il est encore tellement irrité que Kurapika ne lui adresse pas la parole! Il a le cœur bris...

- Chuut! fit Gon stoppant Kirua dans ses délires.

Kirua se tût immédiatement, pas parce que Gon le lui avait dit, mais parce que lui aussi avait senti une présence pas très agréable.

Ils restèrent quelques minutes silencieux et décidèrent de se mêler à la foule de la rue tout en continuant à discuter.

- C'est vraiment oppressant... fit remarquer Kirua.

- Oui, je ne pense pas que ce soit bien intentionné, fit Gon inquiet.

Ils accélérèrent le pas et sortirent de la foule et ils se mirent à courir pour éloigner le poursuivant. Ils se retrouvèrent dans une forêt, coururent du mieux qu'ils pouvaient en effaçant leur Zetsu et tombèrent au bout d'une clairière nez-à-nez avec...

- Hisoka! s'exclama Gon surpris.

Hisoka les accueilli avec un large sourire et à ses pieds il y avait une silhouette recroquevillée avec de longs cheveux noirs.

- Allons, allons, ne soyez pas trop surpris... fit Hisoka. Vous vous étiez rendu compte que cette fille vous suivait?

Gon et Kirua échangèrent un regard.

- Oui, mais ça n'avait aucune importance puisqu'elle ne représentait aucun danger, fit remarquer Kirua.

- Elle m'a supplié de l'aider, raconta Hisoka, l'air dément. Ha... Et vous avez ce qu'elle a dit alors que je m'apprêtais à la tuer?

Les deux autres restèrent silencieux.

- Qu'elle était pourchassée par le plus grand marchand de filles au monde! répondit-t-il à sa propre question.

Gon et Kirua doutaient peu que Hisoka soit capable d'un acte d'altruisme.

- Après a surgi son poursuiveur, continua Hisoka. Il était très fort, je l'ai tué avec plaisir, du coup je me suis calmé et cette fillette a mentionné ton nom Gon!

Il avait prononcé le nom de Gon d'une voix passionnée, un peu démente.

Gon déglutit. Il n'avait pas tellement peur pour lui-même mais pour la suite.

- Je me suis alors dit que c'était une mission intéressante pour vous... n'est-ce pas Nôkô!

Gon reconnu tout de suite son amie d'enfance de l'île de la Baleine, qui avait un peu grandi après ces dernières années. Elle était frissonnante et secouée de sanglots. Visiblement Hisoka la terrifiait.

- Pourquoi nous la livrer? demanda Kirua peu dupe.

- Pour qu'elle soit enfin en paix, vous devez vous rendre chez ce collectionneur de femmes, sinon elle sera chassée toute sa vie!

Puis ensuite Hisoka se volatilisa en laissant Gon et Kirua stupéfaits.

- Qu'est-ce qui est tombé sur la tête de Hisoka?! s'exclama Kirua.

Gon regarda Nôkô avancer vers lui.

- Gon... murmura-t-elle faiblement avant de s'écrouler.

Kirua soupira.

- Qu'est-ce que tu comptes faire Gon?

- Je ne sais pas, Mito me tuerait si je ne l'aidais pas, répondit celui-ci.

- Oui et puis, même sans Mito tu l'aurais quand même aidé non? Tu veux savoir ce que Hisoka à derrière le crâne, non?

Gon acquiesça.

- Et puis j'ai beaucoup joué avec Nôkô étant petit... je lui dois bien ça!

La pièce était allumée par des bougies et un feu de cheminée. Le lieu ressemblait à une véritable taverne du moyen-âge. Des types saouls brandissaient des épées et se prenaient pour un roi ou un noble chevalier alors qu'ils avaient plutôt la tête de vermines et de bandits.

Kurapika maudit la chamane, et la stupide mission. Se faire passer pour ce qu'il n'était pas était une chose aisée, mais il ne pouvait donc pas approcher le type comme garde du corps, ni comme Hunter. Alors il ne lui restait qu'une solution. Entrer dans la gueule du loup, être quelqu'un d'inoffensif. Il grimaça à cette pensée.

Un type entra à la taverne. Il avait des lunettes carrées et l'air d'un intello avec des taches de rousseur. Il avait l'air chétif, mais cela était le seul contact qu'il avait avec "elle".

- Bonjour, je suis Agosto! se présenta le jeune homme.

- Atukaru! fit Kurapika d'un air détaché.

- Je crois que je ne pourrais pas vous présenter à "elle" sous cet accoutrement... dit le dénommé Agosto en observant Kurapika.

- Je choisis comment je m'habille, quel que soit le travail que je fais, lâcha Kurapika acide.

- Oui, oui excusez-moi, mais il faut quelque chose de plus euh... convenant... être sur son trente-et-un !

- Si ça veut dire s'habiller comme un personnage de conte de fée, il en est hors de question! lança Kurapika sèchement.

- Humm... hésita Agosto.

- Je crois qu'on n'est pas là pour parler des vêtements, rappela Kurapika, mais cela sonna comme une menace car Agosto sembla tendu.

- Euh, oui bien sûr, acquiesça le jeune homme aux lunettes. Donc vous pouvez la trouver dans cet hôtel... à partir de demain.

Il passa une carte de visite à Kurapika.

Kurapika l'observa attentivement, il était écrit "Au bout des rêves". Il se leva sans regarder Agosto.

- Bien j'irais la rejoindre à l'hôtel demain, fit Kurapika en guise d'au revoir.

Et il partit laissant Agosto perplexe.

à suivre...