Bonjour à tous et à toutes! Merci aux followers et à tous ceux qui me laissent des commentaires c'est vraiment gentil! Voici pour vous le chapitre 6, il est assez long mais c'est de cette taille que les chapitres seront dorénavant alors j'espère que ça iras pour vous! Bonne lecture et passez une bonne journée!

Chapitre 6 : Ecchymoses et larmes.

L'attente était interminable. Kise avait le regard rivé sur son café qui lui réchauffait les mains. Il avait tellement froid. Il pouvait le sentir dans toute sa chair, dans tout son corps. Kurokocchi risquait de mourir. Et il en allait de même pour les deux autres.

La Génération Miracle était arrivée à l'hôpital aussi vite qu'elle l'avait pu. Akashi aurait pu demander à ce qu'une de ses voitures personnelles viennent les chercher pour les emmener à l'hôpital mais il n'en avait rien fait. Ils avaient donc pris le métro puis le bus. Où bien l'inverse Kise ne s'en souvenait plus vraiment. Une fois arrivé, ils se rendirent compte à quel point ils étaient trempés. Une fois encore Akashi avait pris les choses en mains affirmant une fois de plus sa place légitime de capitaine. Il était sorti sans le dire à personne et leur avait acheté à tous de nouveaux vêtements. Pantalon, T-shirt et paire de chaussettes. Tout avait été à sa charge. Si les membres de la Génération Miracles n'avaient pas été aussi fatigués ils auraient sans doute tenté de refuser. Même Kagami accepta les vêtements sans trop de gêne.

Dorénavant ils étaient éparpillés dans la salle d'attente. Silencieux. Pensifs. Effrayés de ce que pourrait leur fournir l'avenir.

Comment une telle chose avait-elle pu se produire ? Pourquoi ? Qui serait assez fou, assez psychologiquement instable, pour s'en prendre à Kuroko, Momoi et Ogiwara ? L'agresseur n'avait pas choisi sa cible au hasard. Il n'avait pas choisi Kise, ni Aomine, ni Midorima, ni Murasakibara ou même Akashi. Il avait choisi Kuroko. L'agresseur savait-il qu'à travers le bleuté il pouvait abattre aussi facilement et de manière si foudroyante les personnes ici présentes?

Kise releva la tête. A côté de lui sur les sièges de la salle d'attente se trouvait Midorima, qui le séparait d'Akashi. Le rouge était resté silencieux depuis que la police l'avait interrogé et le blond ne parvenait pas à distinguer son expression. L'ombre de ses cheveux couvrait ses yeux et des perles de pluies ruisselaient encore faiblement sur son visage. Midorima quand à lui avait les yeux fixés sur le mur en face de lui. Personne n'aurait pu dire à ce qu'il pensait en cet instant même.

Murasakibara était assis à terre contre le mur. À côté de lui, Himuro. Ce dernier tentait de le réconforter autant qu'il le pouvait. Il avait ramené avec lui à manger mais personne en salle n'en avait voulu. Himuro tentait vainement en ce moment même, de faire manger au géant violet un paquet de gâteau. La situation était vraiment catastrophique.

Kagami quand à lui était debout aux côté d'Himuro. Son front était posé sur le mur et d'un mouvement machinal il se tapait la tête contre celui-ci. Le bruit sourd du choc entre sa tête et le mur résonnait dans la pièce sans que personne n'en semble irrité.

Aomine était parti de la salle d'attente, Kise ne l'avait même pas remarqué. Où est-il allait ?

Le blond baissa son regard sur son café. Il avait horreur de ça, le goût amer de ce breuvage avait le don en plus de lui faire des boutons. Pourquoi avait-il accepté d'en prendre un ? Qui le lui avait donné ?

Le mannequin se leva sans faire de bruit. Il avait besoin de marcher et de se changer les idées. Les médecins étaient encore en train d'occulter leurs trois nouveaux patients. De plus il n'était pas sûr de vouloir réellement être là lorsqu'ils annonceraient les mauvaises nouvelles. Sur cette pensée il sentit des larmes remonter à nouveau au niveau de ses yeux mordorés.

- Je vais chercher Aominechhi, murmura-t-il.

- D'accord. Lui répondit Himuro avec un petit sourire. Ramène-le si tu peux.

- Oui je vais essayer. Lui sourit Kise en retour.

Sur ces mots le blond quitta la pièce. Rien qu'en franchissant la porte il eut l'impression que l'air semblait déjà plus frais, plus savoureux et que la chaleur n'était plus si étouffante. Sa coupe de café toujours en main il prit l'ascenseur pour descendre au rez-de-chaussée. Arrivé à destination il sortit par la porte principale de l'hôpital. Devant celui-ci se trouvait un petit parc où les gens marchaient avec de doux sourires. Des bruits paisibles parvinrent jusqu'à ses oreilles, et il fut bien heureux d'avoir quitté momentanément la salle d'attente. Le rire des enfants courants dans l'herbe fraîchement mouillée, le bruit des conversations, le bruit des oiseaux qui jacassaient de façon amusante, le doux bruit du vent. La pluie s'était arrêtée durant la nuit et le soleil était apparu au petit matin. Du moins c'est ce qu'avait dit Midorima car le blond c'était endormi durant une partie de la nuit.

Son regard fut attiré sur sa gauche. Sur un banc, une unique personne y était assise. Aomine. Il s'approcha de lui en silence. Le basané ne remarqua pas sa présence. Plus le blond s'approchait, plus la scène qui se passait devant ses yeux, semblait être un effet de son imagination. Qui ne tarda pas à se confirmait être une réalité. L'as tenait son gobelet de café entre ses mains et des larmes coulaient le long de son nez pour atterrirent dans le liquide chaud et amer.

- Aominecchi ? Demanda Kise.

L'as de Touou releva rapidement la tête et lorsqu'il remarqua qui était son interlocuteur il s'essuya précipitamment les yeux. Son mouvement fut si brusque qu'il renversa une partie de son café sur lui-même.

- Merde ! S'énerva-t-il.

Kise s'approcha de lui en rigolant et lui prit son gobelet des mains.

- On s'en fiche de toute façon c'est dégueulasse ce truc ! S'exclama le blond en jetant les deux breuvages dans une poubelle.

- Kise ! Espèce de connard ! C'est moi qui ai payé ces boissons ! Si t'en voulais pas t'aurais pu me le dire ! Je n'aurais jamais dépensé mon argent pour toi ! Merde ! Rah… Ça brûle !

- De toute façon le café c'est très mauvais pour les dents et pour la peau.

- Je me fiche de tes dents, Kise et encore plus de ta peau ! S'exclama Aomine en secouant sa main trempée du liquide brun.

- Ouah ! Aominecchi est trop méchant ! Pleurnicha Kise. Je disais ça pour tes dents et ta peau à toi aussi !

- Bon qu'est-ce que tu me veux ?

- Rien, je voulais te voir c'est tout !

- Bah voilà c'est fait, remonte en haut maintenant ! Grommela Aomine.

- Mais moi je voulais te voir… Geignit Kise en feignant des pleurs.

- Ils se sont réveillés ? Demanda le basané.

- Eh mais tu m'ignores en plus ! Et… Non pas encore… Mais tu devrais venir tu sais. Tu ne devrais pas rester tout seul.

Aomine ne répondit pas et se contenta de marcher le long du chemin en gravier. Kise le rejoignit à grand cri lui demandant de l'attendre. Aomine lui aurait bien demandé de se taire mais il savait que ça ne saurait qu'une excuse pour que le blond fasse encore plus de bruit. Ce mec était une vraie machine à paroles ce n'était pas croyable.

Kise cependant ne demanda pas à Aomine pourquoi il avait pleuré. Momoicchi était son amie d'enfance et Kuroko son meilleur ami. Il était lié avec ces deux-là bien plus qu'avec n'importe qui d'autre. Kise appréciait beaucoup Momoicchi mais il était bien plus proche de Kurokocchi. Aomine avait deux personnes importantes pour lui sur un lit d'hôpital. Le troisième étant l'ami d'enfance de son meilleur ami. Le lien qu'il possédait avec Ogiwara n'était pas tout rose. Même Kise était rempli de remords vis-à-vis de leur comportement d'autrefois. Mais il ne parvenait pas à l'exprimer par des mots.

- J'aurais aimé dire à Tetsu que… Enfin j'aurais aimé lui dire que j'étais désolé… Murmura Aomine.

- Moi aussi…

- Lorsqu'il se réveillera, la première chose que je lui dirais ça serra ça. Que je suis désolé.

- Je ne sais pas qu'elle est la première chose que je lui dirais, avoua Kise. Mais je vais m'excuser auprès de lui et auprès de son ami. Comme ça il m'aimera plus que toi !

Aomine eut d'abord un air surpris avant d'afficher un grand sourire et d'éclater de rire. D'un mouvement brusque il passa son bras autour du cou de Kise et lui frotta son poing contre le dessus de la tête. Tetsu était fort et Satsuki ne lâchait pas facilement l'affaire, il le savait après toutes les années où elle avait dû le suivre malgré son caractère de cochon. Kise semblait l'apaiser d'une étrange manière. Son caractère chiant et extravagant lui permettait d'oublier ses propres soucis pour se concentrer sur la boule d'énergie qu'était cet idiot blond.

Ils finirent tous les deux par revenir à l'hôpital. Kise eut la très bonne idée d'appuyer sur tous les boutons de l'ascenseur les faisant ainsi s'arrêter à chaque étage, jusqu'au cinquième. Aomine aurait bien frappé Kise mais l'entrée d'un vieillard en béquille l'en empêcha. Même s'il se fichait pas mal de l'image qu'il pouvait renvoyer, il se voyait mal maltraiter l'enfant qu'était Kise face à une personne âgée malade.

Lorsqu'ils revinrent dans la salle d'attente, leur timing n'aurait jamais pu être aussi parfait. Le médecin responsable de la chambre 1434 où étaient alité Kuroko, Ogiwara et Momoi sortit suivi de son équipe. Il arriva en face d'Akashi et de Midorima. Tous les autres s'agglutinèrent autour d'eux pour écouter ce que le médecin avait à dire. Rejoins par les deux retardataires. Ils étaient tous debout, et même si Akashi était le plus petit on pouvait voir qu'il était sans aucun doute le plus responsable.

- Quelles sont les nouvelles, docteur ? Demanda Akashi d'une voix ferme.

- Je vais avoir besoin de voir les membres de la famille de chacun des patients. Je ne peux pas fournir tous les détails à des étrangers.

- Qu'est-ce que… S'énerva Aomine.

- Je suis le cousin de Kuroko Tetsuya. Menti Akashi tout en soutenant sans sourciller le regard du docteur. Kise Ryouta est le demi frère d'Ogiwara Shige, la famille de Momoi ne pourra pas venir tout de suite, étant donné qu'ils étaient en voyage durant deux semaines. Mais Aomine Daiki est son ami d'enfance et il connaît très bien ses parents.

Le médecin les regarda un long moment mais sous le regard perçant et menaçant d'Akashi ainsi que de l'aura qu'il dégageait il consentit à croire aux mensonges. Il demanda alors aux trois personnes citées de le suivre à part.

- Très bien. Alors pour ce qui est de la jeune fille, Momoi Satsuki, Commença l'homme. Il semblerait qu'elle est ingérée une grande quantité de drogue. Nous allons lui faire un lavement sanguin et la surveiller de très près dès ce début d'après-midi. Si on ne nous l'avait pas apportée immédiatement elle serait sans doute morte à l'heure qu'il est. Des examens approfondis vont avoir lieu dans l'après-midi pour certifié avec certitude quelle drogue elle a ingurgitée. Il est possible qu'elle en ait absorbé de plusieurs sortes différentes. En fonction de leurs natures et de leurs quantités il se pourrait que sa vie soit encore en danger. Si par chance elle parvient à s'en sortir malgré tout, elle devra rester à l'hôpital durant au moins trois bonnes semaines. Il va falloir évacuer toute la drogue de son sang et surveiller sa fréquence cardiaque.

Kise regarda Aomine avec horreur celui-ci avait commencé à trembler de rage mais il parvenait à ce contenir encore assez. Le blond lui avait les larmes aux yeux, il posa sa main sur le t-shirt du basané mais son poing s'était resserré au fil des explications du docteur si bien qu'il semblait pratiquement tirer Aomine vers lui comme un enfant apeuré. L'as de Touou n'y fit pas attention et se concentra sur le scellement de ses pulsions meurtrières qui pouvaient sortir à tous moments.

- Pour ce qui est du garçon Ogiwara Shige. Nous allons devoir l'opérer dans la soirée. Ce serra la seule heure à laquelle la salle de chirurgie est accessible aujourd'hui. Il possède de nombreuses blessures, certaines faites à causes de coups et d'autres faites à l'arme blanche. Lorsque l'opération serra passée sa vie ne serra plus en danger. Il a une cheville foulée mais là encore rien de grave.

Le médecin fit une pause et passa son regard de Kise à Aomine, puis d'Aomine à Akashi. Son regard fixa le rouge pendant un long moment.

- Quand est-il de Kuroko Tetsuya, docteur. Demanda Akashi.

- Sa vie ne semble pas en danger. Répondit-il.

Kise poussa un long soupir en mettant la main sur son cœur. Aomine quant à lui redressa la tête avec dans les yeux une lueur d'espoir.

- Mais il y a quelques chose qui vous préoccupe n'est-ce pas ? Dit Akashi.

- Votre cousin semble avoir subi des viols à répétition. Et il a reçu des coups à la tête, bien que sa vie ne soit pas en danger il se pourrait qu'il soit victime de troubles psychiques. Mais nous ne pouvons rien dire avant qu'il ne se soit réveillé une première fois. Nous ferons aussi quelques scanners même si il dort encore. Ce qui vaut mieux pour l'instant et tant donné ses blessures. Il semblerait être rentré dans une sorte de léger coma.

- Des problèmes psychiques… ? Répéta en horreur Aomine.

- Quelle sorte de problèmes psychiques, docteur ? Précisa Akashi.

- Comme je vous l'ai dit nous ne pouvons être sûr de rien pour l'instant mais il se pourrait que ça soit une perte de mémoire plus ou moins longue, un changement de personnalité, un mutisme, un trouble du comportement, bref les hypothèses sont assez variées. Autant il pourrait n'avoir aucun problème, des problèmes mineurs ou bien… il ne pourrait être plus que l'ombre de lui-même.

- L'ombre de lui-même… Répéta Kise, sentant des larmes couler le long de ses joues qu'il essuya d'une main tremblante.

- C'est ce que j'ai dit en effet. Répondit l'homme d'un ton sec. Dès que les infirmières auront fini, je vous permettrai d'entrer dans la salle. Il se pourrait que Kuroko Tetsuya soit transféré dans une salle individuelle lorsqu'il se réveillera mais pour l'instant je préfère les mettre tous les trois dans la même chambre. J'admets un nombre restreint de visiteurs, car ils ont besoin de repos et de calme. J'autorise l'entrée de quatre personnes au maximum dans la chambre. Si cette limite n'est pas respectée jusqu'à ce que j'en décide autrement, je n'autoriserais plus les visites.

- Je ferais en sorte que cette condition soit respectée docteur, ne vous inquiétez pas. Répondit Akashi, d'un ton si froid que l'air sembla s'être gelé autour d'eux.

- Bien, à bientôt.

Akashi ramena les deux autres à la salle d'attente. Il lui fallait expliquer la situation aux autres. Lorsqu'il revint en salle deux nouvelles personnes avaient fait leur apparition. Kyoshi Teppei de Seirin et Takao Kazunari de Shutoku.