Voila! retour après une petite semaine d'absence avec la suite de Accident, je sais que je n'ai pas encore répondu au review donc j'y vais de ce pas!


Yuuka le regardait en faisant ses devoirs, elle le couvait comme si elle était sa mère depuis l'accident, et il ne supportait pas ça. C'était son rôle de la protéger, certainement pas l'inverse, c'était lui le grand frère qui devait la protéger d'éventuels petits amis mal intentionnés, elle était la petite sœur, la fille douce et fragile qui hurle devant des boys band, pas la jeune femme au regard dur qui le bordait le soir et lui faisait la cuisine.

-Je gère sœurette ! Tenta il.

-Tu n'es plus en état de gérer Shuuya ! Arrête de faire l'homme comme ça ! Laisse moi cuisiner, les meubles sont trop haut pour toi ! Tu vas te blesser encore plus si une poêle te tombe dessus.

Elle lui prit les ustensiles des mains et poussa son fauteuil hors de la cuisine, elle lui fit alors à manger, alors même que le blond était trop vexé pour faire honneur au repas. Il attrapa son téléphone et envoya un message à son stratège préféré, ne voulant pas rester ici plus longtemps.

-Je sors !

-Mais Shuuya !

Trop tard, il avait prit sa décision. Sa veste sur l'épaule, il était sorti et descendu par l'ascenseur, maintenant il cherchait désespérément un taxi qui accepte de le prendre. Après quelques minutes un miracle se produisit et l'un d'eux s'arrêta en lui demandant où il allait, le chauffeur alla jusqu'à l'aider à s'asseoir et à redescendre, à son plus grand bonheur car seul il n'aurai jamais pu.

Il voulait oublier son sentiment de ne plus rien valoir, sentiment largement du au silence de Momaru et à la lettre lui annonçant son renvois de l'équipe de foot. Il se faisait jeter sans ménagement, par une simple lettre, après près de quatre ans dans ce club auquel il avait permit de remporter de nombreuses victoires. Il n'en était pas dévaster, il avait juste perdu sa foi dans le monde du football qu'il admirait encore avec une âme d'enfant il y a seulement quelques semaines. Il soupira et mit ses idées noires dans un coin de sa tête,espérant passer une soirée agréable avec Yuuto, sans lui parler de ses ennuis, juste de ce qui le, ou les, rend heureux. Et surtout sans montrer que maintenant, le football et lui c'était fini, la guerre allait commencer.

Yuuto avait été voir tout ses amis présents au Japon durant ses congés, décidément il aimait la Russie mais il voulait revenir dans son pays d'origine. Ce magnifique pays où il comprenait tout ce que les gens disaient dans la rue, où on pouvait sortir en hiver sans mourir de froid et où il pouvait voir sa famille en vrai, pas juste via sa webcam. Mais aucun club japonnais ne semblait avoir envie de l'engager pour ses dernières années de jeu, il attendait donc la fin de sa carrière pour revenir au pays. Il pensait à cette fin de carrière avec une peine difficilement dissimulable, le foot représentait toute sa vie, lorsque ce chapitre se clora toute sa vie changera, et ça lui faisait peur, ça le terrifiait même. Malgré ça il continuait de chercher à revenir jouer ici, il savait qu'il pouvait aussi compter sur son coach pour l'aider à chercher un club japonnais. Mais il devrait déménager, cet appartement était trop blanc, il ressemblait trop à un catalogue de déco pour être habité pour de deux semaines. Shuuya ne lui avait envoyé de message que la veille de son départ mais il lui en avait envoyé un, c'était toujours ça de gagner. Le blond n'allait d'ailleurs pas tarder à arriver et aurai besoin d'aide pour rentrer avec son fauteuil. Les portes d'ici était assez étroite et inadaptée, comme tout le reste de l'appartement dans lequel il y avait une marche pour descendre ou monter dans chaque pièce.

Le châtain descendit lorsque l'interphone l'appela. Il l'aida sans faire aucune remarque ce contentant des banalités, comme si tout cela était normal et parfaitement courant. Ils eurent même un fou rire en essayant de faire passer le fauteuil à travers la porte si maladroitement que Goenji tomba ainsi que Kido, sans pour autant que l'un d'eux se fasse mal. Ils finirent par abandonner, laissant l'objet maudit dehors et préférant porter à moitié le blessé pour le poser sur le canapé.

-Merci !

-Pas la peine de remercier c'est normal ! Pis normalement on remercie en cas de réussite.

-Je suis passé à travers la porte c'est déjà ça ! Rit Shuuya.

-Tu serais pas passé il faudrait s'inquiéter !

Ils sourirent alors que Kidou se posa dans le canapé quasiment neuf, deux verres de saké sur la table basse. Ils burent tranquillement en parlant de tout et de rien, tranquillement avachis à leurs places. Le blond profita au maximum de ce moment de détente auquel il n'arrivait pas à goûter depuis son accident. La nuit il ne trouvait plus le sommeil, incapable de trouver une position confortable. Deux énormes cernes logeaient donc sous ses yeux et lui donnaient donc un air de mort vivant particulièrement attendrissant.

-Tu dors mal ?

-Non ça va encore. Mais merci de t'inquiéter.

-Tu dois en avoir marre que tout le monde s'inquiète toujours autour de toi ! Au faites tu restes manger ? On sera que tout les deux.

-Oui pas de soucis ! Au faite c'est quand que tu nous ramènes une jolie fille ? Ta sœur ne va pas tarder à chercher elle-même si tu ne ramènes personne.

-Je préférerais qu'elle cherche pour elle. Moi je m'en sors très bien de ce côté là ! Rit il. Être un joueur de foot mondialement reconnu est plutôt un avantage pour draguer. Mais je ne t'apprends rien là.

-Et ça marche d'autant plus avec les mecs fans, rit le blond. Surtout qu'ils n'en parlent pas après.

Il n'en parlait pas souvent, c'était un peu tabou dans sa famille et ça passait mal auprès de la plupart de ses amis. Il se taisait donc, ne ramenait aucune de ses conquêtes à son appartement et laissait croire à Endou qu'il était devenu hétéro. Parfois des remords le prenait de ne pas l'avoir dit à son meilleur ami mais il se souvenait de l'avis de ce dernier et tout disparaissait. Il savait qu'il pouvait compter sur sa sœur, Kidou et Shirou pour garder le secret.

-Tu l'as dit à Momaru ?

-Non, je lui dirais jamais, se renfrogna le blond.

-Tu l'aimes toujours ?

-T'aimes poser les questions qui fâchent hein ?

Le châtain se leva et prépara le repas en pensant à la situation de son ami, décidément il n'avait pas de chance, et ne faisait rien pour en avoir. Lui-même était bi et ça ne lui avait jamais posé de problème, même si il faisait tout pour que personne ne le sache en Russie. Il soupira en se souvenant du traitement qu'avait reçut un de ses coéquipier russe en faisant son coming-out. Ce jour là il avait su que dans ce pays il ne serai que avec des femmes, et il s'y était résigné sans trop de peine.

-Et toi avec Akio ?

-On a jamais été « amoureux », ria Yuuto. C'est mon meilleur pote.

-Avec des avantages alors !

-De gros avantages, pourquoi on se priverait ?

Ils rirent de bon cœur en mangeant, pourtant la relation entre les deux stratèges du Japon durant le FFI avait souvent intrigué le blond. Ils couchaient ensemble mais ne s'étaient jamais mis véritablement ensemble, alors même qu'ils étaient fidèle l'un à l'autre. Ça rendait une relation confuse pour le monde extérieur, mais parfaitement claire pour les deux qui la possédaient, dont il avait souvent été jaloux. Autant de Akio de se faire Yuuto que de leur relation, il en aurait tant voulu une similaire avec Endou quelques années plus tard. Il avait admiré Yuuto lors du FFI aussi bien physiquement que mentalement, puis leur capitaine avait prit toute la place dans son cœur et dans sa tête, jusqu'à maintenant. La dernière phrase de Kido résonnait dans sa tête. Il n'avait pas tort, pourquoi se priver de vivre ?

A l'aide de ses bras, il tira le châtain vers lui et l'embrassa sans se retenir, plaquant leurs bouches sans ménagement. Il avait besoin de ce contact brut, mais le châtain le repoussa gentiment, en riant et en souriant. Comme si c'était un geste stupide et grotesque, comme s'il ne valait rien. Le blond ria donc pour masquer son mal être. Il aurait voulu finir dans les bras du châtain, pas par amour, juste pour oublier.

-On se fait un fifa ? Proposa Kido, comme si rien ne s'était passé.

Il mit le jeu en route et joua avec son invité comme si rien n'avait eu lieu, pourtant il sentit que rien n'était plus pareil, il ne voulait plus tant rester que ça dans l'appartement presque inhabité du châtain. Il voulait être dans l'intérieur chaud et accueillant d'un être aimé et qui l'aimait aussi. Il rentra donc chez lui un peu plus tard, vexé, exténué et voulant juste en finir avec tout. Et l'occasion s'en présenta sous forme d'une voiture.


Voilà! j'espère que vous avez aimé, si oui dites le moi! si non, ba dites moi pourquoi que je puisse m'améliorer!

A la prochaine!