Bonjour bonsoir tout le monde, si vous lisez ça, c'est que vous êtes au chapitre 3 et ça me fait super plaisir! J'espère qu'il vous plaira, sur ceux: Bonne lecture


Goenji avait coupé les ponts au moment même où Kido était repartit pour la Russie. Ce dernier cherchait à avoir des nouvelles par tout les moyens, en passant par tout leurs contacts en commun mais sans avoir aucun résultat. Tout le monde s'inquiétait pour le blond, Shirou et Endou le cherchaient dans tout le Japon, lui laissant des messages paniqués sans réponse. Le blond semblait avoir disparu de la surface du globe, même pour ses meilleurs amis. Kido s'en voulait d'avoir fait comme si rien n'était arrivé, de ne pas en avoir parlé au blond alors qu'il devait avouer que ce baiser volé avait agité tout ses sens et l'avait mis sans dessus dessous. Mais lui avait eu peur, pour lui, sa carrière et tout ce qu'il savait de lui même. Il avait donc mis ce baiser sur le compte d'un manque de sommeil et d'un flou dans les sentiments du blond. Cependant à présent il se sentait coupable, comme s'il avait failli à son rôle en ne mettant rien à plat, en partant un peu comme un voleur. Il ne voulait pas avoir bouleversé un peu plus une vie qui n'était pas la sienne.

Il soupira en voyant la somptueuse créature qu'il avait ramené la veille se rhabiller, décidément être un footballeur professionnel lui permettait de ne pas avoir à chercher trop longtemps pour trouver une fille qui veut s'amuser. Mais il n'était pas aussi satisfait que d'habitude de cette liaison sans lendemain, pourtant la fille était belle et douée, ce n'était donc pas elle le problème. Il l'avait choisit pour sa chevelure blonde et ses yeux chocolat profond, mais maintenant il réalisait combien elle ressemblait dans les grandes lignes à son ami. Il soupira et alla prendre une douche froide avant de s'habiller chaudement pour affronter un hiver russe plutôt rigoureux.

-Je pourrais avoir ton numéros, on pourrait se revoir un de ses jours ? Sourit la blonde avec un regard enjôleur.

-Bien sûr, sourit il.

Il prit un morceau de papier et lui donna son numéros avec un sourire. Il ne comptait pas répondre à ses messages mais il ne voulait pas la mettre dehors en passant pour un connard, quitte à y passer plus tard.

-Je repars au Japon dans quelques jours, ne te fais pas trop d'illusions.

-Dommage pour toi, sourit elle sûre de son charme.

-Ma nation vaut même le plus joli des sourires russes.

-Si tu le dis. Bon ba sûrement à jamais, au moins je pourrais me vanter auprès de mes amies.

Elle lui tira la langue avec un large sourire et enfila ses talons hauts avant de partir, laissant un dernier baiser sur les lèvres de son hôte d'une nuit. Il la regarda partir en souriant faussement avant de souffler lorsque la porte fût fermée. Comme il partait, ses coéquipiers avaient décidé de lui faire faire la tournée des boîtes de la capitale en guise d'adieux. C'est sympa, drôle, prometteur en terme de filles, mais exténuant. Il allait reprendre la place de son ami blessé dans l'ancienne équipe de ce dernier, remplacer un attaquant par un milieu de terrain, il n'avait pas comprit mais n'allait pas s'en plaindre. Plus que trois jours et il emménagerait dans un joli appartement, plus que trois jours et il pourrait voir Haruna quand il voudrait, plus que trois jour et il reverrait Shuuya par tout les moyens et pourrait s'excuser de ne pas l'avoir prit au sérieux lorsqu'il l'avait embrassé. Il était heureux, et son bonheur s'intensifia lorsque son lit l'accueillit dans son ventre chaud pour une sieste bien méritée avant la sortie du soir. Pourtant il ne trouva pas le sommeil, toujours perturbé par le blond, il voulait des nouvelles, chose qu'aucun de ses amis ne pouvait lui fournir, mais son esprit de génie se réveilla d'un coup. Il prit son ordinateur portable sous le lit et chercha dans ses contacts, il trouva enfin son bonheur.

-Si une personne peut m'aider c'est elle, dit il pour lui même.

L'e-mail de Yuuka lui décrocha un sourire « princessedinazuma », il voyait bien dedans la fillette de 10 ans qui suivait tout leur match pour applaudir son grand frère. Il lui envoya un mail, lui demandant des nouvelles d'elle mais surtout de son frère. Il espéra une réponse rapide, puis se rappela des neuf heures de décalage horaire entre les deux pays. Il sombra alors, trouvant enfin le sommeil.


Lorsqu'il avait vu la voiture s'arrêter à sa hauteur il avait pensé à un banal passant cherchant sa route, lorsqu'il avait vu la portière s'ouvrit et l'homme lui proposant de monter il avait cru à une vulgaire blague très peu drôle, lorsqu'il lui avait expliqué le plan il crût juste qu'il hallucinait. Mais aujourd'hui il savait sa chance, on lui offrait sa vengeance contre le foot sur un plateau, sans qu'il n'ai rien à y perdre, avec de quoi oublier et un salaire. Que demander de plus parfait pour une vengeance ? Il allait faire regretter à Momaru son manque d'ouverture d'esprit, et à tous les joueurs de ce sport minable de tant l'aimer.

Il regarda à travers la baie vitrée de son nouvel appartement, ce qu'il regrettait le plus était d'avoir changé d'identité, mais d'après son supérieur, c'était obligatoire. Pourtant il aurait voulu être à visage découvert pour anéantir ce sport. Pouvoir regarder Momaru en face le jour de son apogée, lorsque l'autre toucherai le fond des abîmes, comme lui il y a peu. Ses méditations furent coupées par l'entrée de son secrétaire, un beau jeune homme de vingt ans, très fin et brun. Très beau mais surtout très, peut être trop, intelligent.

-Monsieur, le grand patron souhaite s'entretenir avec vous.

-Fais le entrer et va chercher le dossier m.l.12299 après, merci.

-bien monsieur.

Il sortit en laissant la porte ouverte afin de faciliter le passage à l'homme important. Une fois l'immense homme entré, il ferma la porte, près à tout pour éviter à l'autre le moindre effort. Les deux hommes se reconnurent d'un signe de tête alors que le blond souhaita le bonjour à son invité en lui indiquant le siège de l'autre côté de son bureau. L'invité en question sourit d'une air satisfait et arrogant en prenant place.

-J'espère que votre assistant sait tenir sa langue.

-Je l'ai envoyé chercher un dossier inexistant, le temps qu'il trouve le courage de me dire qu'il ne le trouve pas nous pouvons mourir de vieillesse, rit méchamment Shuuya.

-Parfait.

Il n'ajouta rien, lançant le dernier mot plus pour lui même. Chacun laissait le silence s'installer, cette absence de mot inquiéta un peu le blond qui ne laissa pourtant rien paraître en servant deux verres de cognac. Kibayama bût distraitement.

-Tu n'es pas stupide ? Questionna l'homme.

-Bien sûr que non ! Pourquoi cette question ?

-J'ai une affaire à te confier, elle ne concerne pas le football mais je tiens à savoir si je peux te faire confiance.

Il fit tourner les glaçons dans son verre, à la manière des riches dans les films, la scène tournait au cliché et le blond dû se retenir de sourire d'amusement. Ils se regardèrent quelques minutes, se jaugeant l'un l'autre, aucun des deux ne voulait se faire avoir. Cette fameuse affaire intriguait Shuuya. De quoi pouvait bien s'occuper le cinquième secteur en dehors du football junior ? Il en était curieux mais avait peur se brûler de ailes toutes nouvellement acquises et qu'il ne contrôlait pas totalement. Jugeant le manque de réponse comme quelque chose de positif, l'homme aux cheveux rose sourit et se pencha juste assez pour créer de l'effet.

-De nombreux investisseurs viennent pour une petite soirée chez moi. Ce sont des hommes riches et importants qui ne doivent en aucun cas être déçus, j'ai bien dit en aucun cas !

-J'ai bien comprit.

-Bien, il y aura donc, il marqua une pause. Des femmes de petites vertues, beaucoup d'alcool et quelques produits illicites, tout ceci doit rester secret naturellement. Mais il me faut un homme de confiance pour profiter du bonheur de ses hommes riches et les délester de quelques milliers de yens. Sur le principe du bénévolat et de l'association naturellement ! Cette partie doit à tout prix rester légale, il ne faudrait pas qu'un enquêteur trop zélé puisse se douter de quelque chose à cause de nos comptes. Nous sommes bien d'accord ?

-Parfaitement monsieur mais à quoi serviront ces fonds ?

Il ne comprenait pas bien ce que l'association pouvait faire d'autant d'argent, mais au sourire mesquin de son vis-à-vis, il sut qu'il n'aurait jamais sa réponse. Pour ne rien perdre de sa contenance il finit son verre avec dignité et le remplit à nouveau, tout comme celui de l'homme.

-Soyez chez moi à 8 heures tapante, aucun retard ne sera permit pour les employés. Peu importe leur rang.

-Ne vous inquiétez pas je serais là en temps et en heure.

Il boita avec sa béquille jusqu'à la porte pour raccompagner le commandant. Son instinct lui hurlait qu'il était stupide, qu'il s'était lancé tête baissée dans une entreprise qu'il ne comprenait pas et qu'il ne maîtrisait pas. Pourtant tout le reste de son être jubilait de l'apogée de la vengeance qui approchait chaque jour un peu plus. Il voyait déjà Endou le regarder avec de grands yeux sans rien comprendre de ce qui venait de lui tomber dessus.

-Alors docteur House tu rentres à quelle heure ? Se moqua gentiment la sœur.

-Je n'en ai aucune idée, aussi bien à minuit que pas du tout. On verra bien, mais tu éteins tout à minuit, il y a école demain !

-Oui papa.

Elle lui tira la langue en souriant et lui lança sa veste et le regarda partir en boitant. Lui stressait un peu, il prit sa voiture et arriva devant l'adresse qu'on lui avait indiqué. Beaucoup de voiture de luxe, beaucoup de talons hauts, de costumes sombres et de tenues légères, son instinct lui cria une fois de plus qu'il devait partir, qu'il n'allait rien gérer du tout. Mais il l'ignora et boita jusqu'à la bâtisse. Beaucoup de gens lui serrèrent la main, il fit bonne figure comme le lui avait recommandé le commandant, souriant aux vieux comme aux plus jeunes, tous parlaient affaires ou femmes. Il serra les dents pour ne pas exprimer son mécontentement plusieurs fois. A son plus grand malheur, plusieurs femmes le suivaient en roucoulant comme des dindes. Ses nerfs allaient lâcher si une de plus venait à lui faire des avances à peine dissimulées. Ce fût une jolie femme châtain qui fit l'avance de trop en se pendant à son bras en riant. Il lui sourit faussement et la tira dans un coin.

-Tu es entreprenant mon chaton, sourit elle.

-Je suis l'empereur sacré, certes, mais toi et tes copines vous allez me foutre la paix.

-Le grand patron nous a ordonné de répondre à tout tes ordres, on va rester collé à toi très longtemps, chuchota doucement la femme à son oreille.

Il soupira et réfléchit un moment. Que faire de femme facile qu'il ne pourrait supporter plus longtemps ? La réponse s'afficha à lui sous forme d'un regard lubrique d'un vieil homme d'affaire sur le fessier d'une rousse. Il fit signe à cette dernière de venir, ce qu'elle exécuta sans broncher, un sourire séducteur aux lèvres.

-Oui monsieur l'empereur sacrée ? Parodia elle.

-Soit gentille avec ce monsieur, lui dit il, et descend un peu ta jupe.

Elle le regarda comme s'il était bizarre mais haussa les épaules et obéit encore. Il n'avait pas pu s'en empêcher, il imaginait comment la famille de ses filles devait avoir honte et se dit que sauver les apparences c'était toujours mieux que rien. La rousse alla roucouler ailleurs, loin de lui pour son plus grand plaisir. Il attira la châtain à lui pour lui parler à l'oreille.

-J'ai de l'autorité sur quelles filles ?

-Les trois blondes du fond, avec les cocktails, mais ne te fis pas trop à elles. Elles tourneront leurs vestes pour quelques yens. La rousse que tu viens d'envoyer dans les bras de l'avocat, la brune sulfureuse en rouge et la fille aux cheveux bleus foncés, elles tu peux leur faire confiance dans la limite du raisonnable. Tant que tu ne les maltraites pas trop et que tu les respectes ça devrait bien se passer. Puis il y a moi, je m'appelle Ysia, tu peux me demander absolument tout, tant que tu payes je te suis, expliqua t'elle.

-Enfin ça c'est ce que toi tu me dis, ne put il pas s'empêcher d'ajouter.

Elle rit du manque de confiance de son nouveau patron. Elle savait qu'il ne lui ferait pas confiance tout de suite, mais elle, contrairement à lui, n'était pas une débutante et elle savait comment gérer pour que tout ce passe pour le mieux. Un main s'attarda sur ses fesses, l'invitant à lâcher le blond pour la suivre.

-Désolé mon chaton mais le travail m'appelle, sourit elle. Ne refuse jamais un verre !

Elle suivit la main en faisant un clin d'œil. Il se trouva alors seul et soupira en allant voir toutes les filles indiquaient une à une. Il essayait en même temps de les envoyer vers les plus gros poissons, il retint les noms de tous au mieux. Mais ce qui l'inquiétait le plus rester sa faible résistance à l'alcool. Il se souvint des moqueries de Shirou à propos de ce manque. Il était à peine dix heures et il devait se concentrer au maximum pour parler, tout se passait bien pour le moment mais s'il devait boire encore trois flûtes de champagnes ça changerai tout.

Ysia revint main dans la main avec celle de toute à l'heure. Elle appartenait à un homme dans la trentaine, bedonnant et … laid. Il fallait être honnête cet homme était laid, mais Ysia faisait abstraction. Elle amena l'homme à lui et lui sourit tranquillement en lui tendant un verre de saké. Il ne devait pas boire ce verre, surtout ne pas le boire. Mais il le bu sous l'insistance de l'homme. Chaque fille lui ramena au moins deux clients dans la soirée, chacun avec des dons à faire et des verres d'alcools forts pour conclure les accords. Il se demanda comment les filles pouvaient arriver à ramener des hommes aussi aveugle.

Il était maintenant plus de quatre heure du matin et il était bourré, purement et simplement. Il n'avait pas encore vomi mais s'il devait avaler un verre de plus ça allait arriver. La châtain l'attrapa par le bras et le tira dehors. Sa main fouilla la poche interne du gilet de son patron pour avoir la clef de sa voiture. Elle sourit devant la docilité d'enfant qu'affichait son patron. Le gps la guida jusqu'à son domicile ou elle découvrit des chaussures féminines qui lui firent espérer que la femme dorme.

-Shuuya ?

Une fillette sortit d'une chambre, elle était mignonne aux yeux de la prostituée, elle lui rappelait un peu elle plus jeune, fine et gracieuse mais toujours avec cette air malicieux, même lorsqu'elle a la tête dans le cul.

-Vous êtes qui ?

-Un plan cul de ton...

-Frère, trancha t'elle. Shuuya est mon frère, et … Il est gay. Je vois pas trop en quoi tu peux être son plan cul.

-Tu es trop petite pour comprendre ma mignonne, retourne au lit.

Un air satisfait se peint sur son visage, alors comme ça le patron est gay ? Voilà une nouvelle intéressante. Elle pourrait en jouer plus tard, mais là elle sentait qu'il titubait malgré l'appuie. Elle l'emmena dans la chambre que lui montra la fillette avant d'aller se coucher. Elle mit l'empereur sacrée en caleçon et le mit au lit. Puis sans se poser de question, elle laissa glisser sa robe au sol avant de se glisser elle même dans le lit moelleux.