Bonjour à tous et à toutes! Bon ben voilà le chapitre de la semaine, en avance! J'aimerais remercier ma nouvelle correctrice Erizu que j'ai surnomée Machine-sama tous les précedents chapitre non corigée le son dorénavant et celui là pareillement!
En ce qui concerne le chapitre je vais suivre la lançé dramatique de certains auteur (je ne vise personne LuckyDream). A partir de là on va entrer dans un nouvel arc celui que j'attendais d'écrire depuis tellement longtemps! Donc un peu d'AoKise dans ce chapitre, le prochain ça serra du AkaKuro! Bref bonne lecture!
Ulquia - Désolée de ne pas avoir pu te répondre plutôt! Les liens que tu as voulu me donner ne sont pas apparus! En fait le site pour évitez que l'on fasse de la pub censure tous les liens internet! Du coup j'ai pas pu te prévenir avant que j'avais déjà trouvé une correctrice, je suis désolée :( J'espère que tu ne m'en veux pas et que tu continueras tout de même à me suivre!
Guest - Gracias! :D
Guest - Merci pour ta review! ^o^ Attends toi encore à plus de suspense pour les chapitres qui arrivent alors xD En attendant voici un autre chapitre!
Chapitre 12 : Au-delà de la raison
Kise poussa la porte.
Il traînait derrière lui Aomine comme un poids qui aurait pu s'échouer à chaque tournant si le blond ne tenait pas fermement sa grande main dans la sienne. Le basané semblait en proie à des émotions d'une conflictualité torrentielle.
Ses yeux fixaient le sol sans pour autant le contempler. Kise se doutait qu'il devait revoir la même scène devant ses yeux, encore et encore. Le poignardant chaque fois un peu plus profondément. L'empêchant de remonter à la surface depuis que Kuroko l'avait plongé dans cet océan de doute et d'appréhension. L'ombre de Seirin n'avait pas fait que le plaquer au sol. Depuis que le dos d'Aomine avait rencontré le carrelage de la chambre d'hôpital, ce dernier semblait s'enfoncer un peu plus et à chaque seconde dans les ténèbres et l'incertitude. Sans qu'aucune parole ne puisse lui parvenir ni même l'aider.
Le blond sentit son cœur se serrer de plus en plus et pourtant Kise était certain qu'il battait de plus en plus rapidement. Lui créant une boule à la gorge, qui le poussait à verser toutes les larmes de son corps.
La main du basané semblait se raccrocher au blond comme un enfant à la main de sa mère, comme un capitaine à son bateau en train de couler, comme un aveugle à sa personne de confiance. L'as de Touou serrait si fort la main du mannequin qu'il semblait faire passer tous ses sentiments en cette simple poigne. Peur, colère, déception, incompréhension, frustration, incompétence, ignorance.
Kise fit s'adosser Aomine au mur face au grand miroir des toilettes de l'hôpital. Doucement et à contre-cœur, il lâcha la main du basané, guettant sa réaction. Tentant de croiser ses yeux qui restaient obstinément fixés au sol. Ce dernier parut durant un court instant totalement effrayé, perdu. Sa main se releva légèrement, parcourant l'espace vide qu'occupait un peu plus tôt la main du blond. Comme si en ce si simple mouvement Aomine avait usé toute son énergie, sa main retomba mollement le long de son corps, abandonnant toute recherche futile.
Kise fixa durant un long moment les mèches de cheveux retombant devant les yeux du basané. Sentant venir des larmes dans ses yeux, il se retourna vers le miroir. Ne se regardant que brièvement -constatant à quel point sa mine était horrible- il ouvra le robinet d'eau. Il forma une petite coupe avec ses mains, emprisonnant le liquide du mieux qu'il put. Le clapotis que produisait l'écoulement de l'eau semblait à lui seul vider son esprit petit à petit. Effaçant peu à peu tout ce qu'avait pu être sa vie précédemment. Rétrécissant son existence à cette simple heure. Lui rappelant impitoyablement la condition de Kuroko et de ce qui en avait découlé.
L'image terrifiante de Kuroko lui revenait devant ses yeux à lui aussi. Cette image de folie qu'il avait distinguée sur les traits du bleuté. Après être sortit de la salle, il avait cherché à comprendre. Dorénavant il ne parvenait plus à aligner deux pensées cohérentes. Kuroko avait agressé physiquement Aomine à l'aide d'une seringue. Mais Kuroko n'aurait jamais pu faire ça, n'est-ce pas ? Il avait rêvé ? Ce n'était tout simplement pas possible ? Ce n'était pas Kuroko dans ce lit ? Ils s'étaient tous trompés… Kuroko n'aurait jamais pu vouloir blesser qui que ce soit ?
Si Akashi n'avait pas ouvert la porte de la chambre à temps, Kuroko aurait probablement atteint Aomine. Ce constat envahit pleinement Kise. Si Akashi n'était pas parvenu à arrêter Kuroko, Aomine serait sans doute mort ou bien sur un lit d'hôpital lui aussi. L'image du basané à la place de Kuroko l'envahit tout entier. Son profil se distinguant par les tubes rentrant dans sa bouche et son visage fermé. Inconscient. Ou même mort.
Les perles dorées se détachèrent de ses yeux pour se sillonner un passage sur sa joue, puis son menton. La perle de larme tomba entre ses mains. L'eau coulait toujours. Le flux d'eau s'était échappé de ses mains en coupole pour aller se perdre dans le siphon de l'évier.
Kise baissa les yeux vers ses mains. Il pouvait voir dans l'eau cristalline son reflet. Ses yeux dorés brillaient d'un bien triste éclat. Et lui durant un instant avait ressenti dans tout son corps la possible mort d'Aomine. Le paralysant comme jamais.
Il s'en était fallu de si peu.
Kise ne put retenir plus longtemps la boule dans sa gorge. Un sanglot le prit et il rentra sa tête entre ses épaules comme pour se soustraire à son propre reflet entre ses mains. D'ailleurs l'eau accumulée fut violemment projetée contre le fond du lavabo. Les mains du mannequin se séparèrent pour venir soutenir le corps principal, se plaçant aux extrémités du lavabo et laissant les larmes tomber une à une vers le typhon infernal.
Le blond ne tenta pas de retenir ses larmes, ni ses sanglots. La condition de Kuroko avait posé sa lame contre son cœur, imaginer la mort d'Aomine l'avait enfoncée.
- Ce... Commença Kise... Ce n'était pas...
La voix de Kise se brisa avant qu'il n'ait pu faire quoi que ce soit. Brisant la faible cohérence qu'il était parvenu à construire dans son cerveau. La situation qu'ils vivaient en ce moment les mettait tous sous une pression difficilement supportable, les faisant passer d'un sentiment extrême à l'autre. Peur, doute, joie, frayeur, peur, réconfort, peur, espérance, peur. Peur. Peur. Peur.
Ils avaient appris l'enlèvement de Kuroko et de Momoi, puis celui d'Ogiwara. Ils avaient espéré que cette histoire se finirait bien, puis ils avaient découvert les corps inanimés de leurs amis. Ils avaient ensuite été emmenés à l'hôpital. Cet endroit emplit d'hommes et de femmes compétant leur avaient donné l'illusion que la vie de leurs amis serait enfin entre de bonnes mains. Que tout irait pour le mieux jusqu'à ce que les hommes d'Akashi retrouvent l'agresseur. Puis Ogiwara leur avait parlé dans une folie que l'on ne pouvait pas prendre au sérieux l'implication d'Haizaki mais aussi une mise en garde. Celle demandant à ce qu'Aomine et Kagami ne s'approchent pas.
Kise releva doucement la tête. Ses larmes coulaient toujours le long de ses joues mais ses sanglots avaient cessés. Il fixa la silhouette d'Aomine dans le miroir. Ce dernier fermait les yeux mais le blond pouvait voir ses sourcils froncés. Les pleurs du blond n'avait dû en rien arranger l'humeur de son camarade.
Ogiwara avait demandé à ce qu'Aomine n'approche pas. C'était Aomine qui le lui avait dit.
Ils n'avaient pas écouté. Et Kuroko avait tenté de tuer Aomine.
Aomine aurait pu mourir.
Le mannequin se retourna, plaçant ainsi le reflet d'Aomine dos à lui. Une lueur de détermination passa dans son regard. Sans un mouvement d'hésitation il se dirigea jusqu'à Aomine et plaça ses bras autour des épaules du basané. Ce dernier se raidit durant un court instant avant de se détendre. Dans un mouvement d'hésitation, Aomine plaça ses bras autour du torse de Kise. Le blond plaça ses yeux sur l'épaule droite d'Aomine pour empêcher ses larmes de couler à nouveau.
- Euh… Kise ? Demanda d'une faible voix Aomine.
- Je ne veux plus ! S'énerva le mannequin, tentant de retenir ses larmes du mieux qu'il pouvait.
- Quoi ?
Kise serra plus fort contre lui le basané cherchant à faire passer à travers son étreinte tout ce qu'il éprouvait en l'instant.
- Ne t'approche plus de Kurokocchi ! S'exclama Kise. Il est devenu trop incontrôlable ! Ogiwara avait raison !
- Hein ?!
- Ogiwara avait raison ! Je ne sais pas trop comment ni pourquoi, mais il avait raison ! Tu ne dois plus t'approcher de Kurokocchi ! C'est trop dangereux !
C'est alors qu'Aomine saisit fermement Kise par les épaules et l'écarta de lui. Cherchant à plonger son regard marin dans les yeux mordorés.
- Putain, mais qu'est-ce que tu racontes ? Tetsu est mon pote et je resterai à ses côtés ! Je n'y crois même pas que tu me proposes de faire ça ! Merde mais tu devrais me comprendre Kise ! On l'a déjà abandonné une fois ! Je ne compte pas le refaire ! Et encore moins maintenant, tu entends ?!
- Tu ne comprends pas ! Je ne dis pas qu'il faut l'abandonner ! S'exclama Kise en secouant la tête. Mais toi tu ne dois plus l'approcher ! C'est trop dangereux ! Je t'en supplie ne t'approche plus de Kurokocchi !
- Je m'en fiche que ça soit dangereux ! S'énerva Aomine. Même si il doit me tuer avec cette seringue ou avec ses ongles, je continuerai à le voir !
- Moi je ne m'en fiche pas ! Cria Kise en larmes. Je ne veux pas que toi aussi tu te retrouves dans un lit d'hôpital ! Je ne le supporterais pas !
- Arrête de raconter n'importe quoi ! Tetsu est plus important que n'importe lequel d'entre nous !
Le blond ne répondit pas tout de suite, tentant de reprendre le contrôle sur ses émotions. Il sentait son cœur se serrer anormalement. Sa respiration ainsi que son rythme cardiaque augmentaient légèrement tout autant que le stress qui s'imposait à lui.
- Non... Tu ne comprends pas... Renifla le mannequin. Kurokocchi est important pour moi. Mais…
- Alors explique-toi ! Mince, je ne comprends rien à ce que tu racontes depuis tout à l'heure !
- Je t'aime Aominecchi ! S'exclama Kise en fermant les yeux, rompant ainsi le contact visuel tout en évitant de voir la réaction de son interlocuteur. Je t'aime plus que de raison et d'une manière totalement inexplicable ! J'adore Kurokocchi mais toi c'est à un tout autre niveau ! Je t'aime depuis que je suis entré dans le club de basket de Teiko ! Je t'aime et je veux être à tes cotés parce que j'ai inexorablement confiance en toi ! Près de toi je me sens meilleur et tu me... tu me fais tellement de bien ! Rien que ton sourire me suffit à être heureux ! Je t'aime Aominecchi ! Je t'aime de toutes mes forces et de tout mon corps ! Si Kurokocchi te blessait, je lui en voudrais de tout mon être ! Si Kurokocchi te faisait du mal, je le haïrais ! Mais je ne veux pas le haïr ! Je ne veux pas ! Mais s'il te fait du mal, ça sera plus fort que moi ! Plus fort que la raison ! Plus fort que n'importe quoi ! Alors s'il te plaît ! Je t'en supplie !
Kise ne mentait pas. Il se haïssait pour avoir prononcé ces mots. Pour avoir simplement émit le fait qu'il pourrait en vouloir à Kuroko. Mais le regard d'Aomine lui faisait perdre toute raison. Son regard, son odeur, son rire, le son de sa voix. Tout cela avait déjà fait exploser sa réticence à aimer un homme plus qu'une femme. Les traits de caractère de l'as avaient repoussés toute "juste morale" qu'aurait pu lui inculquer la société. L'amour qu'il ressentait pour Aomine semblait surpasser de loin les faibles limites qu'il avait eues sur l'orientation sexuelle. Et pire encore, son amour pour lui semblait effacer tout le reste. Même ses amis les plus proches. L'amour qu'il ressentait semblait effacer chaque parcelle de sa logique et de sa raison, le poussant à se confesser à l'autre dans un des moments les plus inattendus et de façon la plus horrible qui soit.
- J'n'arrive pas à croire ce que tu viens de dire… Murmura Aomine.
Kise rentra de nouveau sa tête entre ses épaules et s'échappa de la poigne d'Aomine, ses pupilles fixant obstinément la configuration du carrelage. Les larmes lui revinrent de plus belles, brouillant son champ de vision.
- Comment tu peux dire une chose pareille alors que Tetsu est dans un putain de lit d'hôpital ?! T'es un putain d'égoïste égocentrique, tu le sais ça ?! Tetsu s'est fait violer merde ! Tu t'attendais à quoi ? À ce qu'il nous saute dans les bras ? À ce qu'il fasse la ronde en chantant ?
- NON ! NON ! S'écria le blond en larmes. Tu ne comprends pas ! Si Kurokocchi a perdu ses esprits aujourd'hui il pourrait très bien les reperdre un autre jour ! Si tu te retrouves seul avec lui ou bien qu'aucun de nous ne se voit capable d'arrêter Kurokocchi ? S'il parvient à te blesser d'une quelconque manière que ça soit je... Je ne pense pas que je serai capable de lui pardonner, tu entends ?! Il est hors de question que tu retournes dans cette chambre ! Je ne veux pas perdre Kurokocchi mais je veux encore moins te perdre toi !
- Va te faire voir Kise ! Je n'en ai rien à foutre de ce que tu puisses vouloir ou penser ! Je me fiche de tes états d'âmes ! Pleure autant que tu veux j'en ai rien à foutre ! C'est sûrement pas toi qui vas contrôler ma vie et m'éloigner de Tetsu ! Je ne referais pas la même erreur avec lui ! Pas une seconde fois !
Le visage de Kise se décomposa. Il recula d'un pas sans même s'en rendre compte. Il ne remarqua pas le visage d'Aomine passer de la colère à l'horreur. Il sentit cependant la main du basané se poser sur son épaule. Ferme. Cherchant à lui faire croiser son regard. Mais Kise garda obstinément ses yeux fixés au sol. Les mots d'Aomine résonnaient tel un douloureux écho dans son crâne. Cherchant obstinément une sortie. N'en trouvant aucune. Transperçant tous ses sens. Tout son corps. Son cœur.
- Kise… Murmura Aomine.
Le blond recula de plusieurs pas, se retirant de la prise d'Aomine. Il aurait voulu fuir. Mais ses pieds refusaient obstinément de bouger, le clouant sur place.
- Va-t'en.
- Kise… Répéta Aomine. Kise je suis…
- LAISSE-MOI ! S'étrangla le blond. LAISSE MOI JE T'EN SUPPLIS !
Aomine recula de quelques pas, incertain. Kise tremblait de tout son corps. Les poings serrés. Il savait que s'il insistait le blond risquerait de devenir violent. Du moins c'est ce qu'il en déduisit. Il n'avait jamais vu Kise comme ça. Il n'avait plus qu'une seule chose à faire. Partir. Le basané jeta un dernier regard à son camarade avant de passer le pas de la porte et de s'enfuir faire le tour du parc en face de l'hôpital. Les yeux meurtris de Kise s'additionnant aux yeux apeurés de Kuroko. S'il n'avait pas été aussi énervé il aurait sans doute pleuré. Lorsqu'il tiendrait l'agresseur entre ses mains, il le tuerait. Il le tuerait jusqu'à ce que l'autre ne puisse plus rien se rappeler. Car lui-même n'avait envie sur l'instant que de tout oublier.
Kise sentit ses genoux fléchir sous lui. Les pleurs revinrent à lui sans un bruit. Les larmes tombèrent au sol, une à une, grossissant à chaque fois la précédente. Les mots poignardant d'Aomine résonnant encore dans sa tête.
- Il a raison… Je suis vraiment le pire… Murmura le mannequin en plongeant son visage entre ses mains.
