Coucou les gens!
J'espère que vous allez bien et que ce chapitre va vous plaire
Guest: Alors déjà je suis amoureuse de ton dernier commentaire sur l'attaque des papillons il est juste adorable et ensuite je sors le prénom Ysia d'un site pour future maman ( non non c'est pas ridicule) et je l'ai utilisée sur une de mes toutes premières fics mais ça m'étonnerais que tu connaisses donc je ne sais pas d'où tu le connais
Sur ceux bonne lecture à tous
Les jours passèrent, Shuuya avait réellement fait un effort pour passer plus de temps avec sa petite sœur. Une soirée par semaine à la maison, cinq repas à la maison et parfois il l'aidait même à faire ses devoirs, et ça suffisait. Ysia passait tout son temps à la maison, agissant comme une femme au foyer, repas, lessive, ménage et devoir. Elle se rendait indispensable, toujours. Les gens du quartier pensaient même qu'ils étaient en couple, la voisine du dessus demandait même à quand les enfants. Cependant chaque jours la blonde y croyait un peu plus, à cette place, à cette famille.
Cet après midi allait se jouer le match d'ouverture du tournoi, Shuuya était plus excité qu'un enfant le jour de Noël. Il se coiffait en se tenant appuyé sur le lavabo, sa jambe ne lui permettait plus de se tenir debout sans appuis trop longtemps.
-Tu es prêt à le voir ? Tenta t'elle.
-Je sais pas. J'ai envie de lui faire du mal mais j'ai peur de pas y aller assez fort et qu'au final j'ai fait tout ça pour rien.
-Tu vas prendre le contrôle total sur le foot et imposer les scores. Si ce que tu m'as dit de lui et vrai je pense que tu vas frapper très fort dans son pauvre petit cœur, ajouta Ysia d'un air pathétique grotesque.
Yuuka écoutait la discussion depuis le salon. Ça lui faisait un peu mal d'entendre son frère être aussi amer et cruel avec un homme qu'il avait tant aimé tant d'année. De plus ça semblait tourner à l'obsession, il ne parlait que de ça et Ysia entretenait cette obsession. Elle l'énervait profondément pour ça, même lorsqu'elle parvenait à le concentrer sur autre chose Ysia tentait désespérément de relancer ce sujet. Cet après midi elle était conviée avec son frère mais elle n'y allait que pour voir certains de ses amis d'écoles. Beaucoup jouait au foot pour le cinquième secteur mais ils étaient tous obsédés par leurs statistiques, certains loupaient même les cours pour s'entraîner. Le foot avait toujours eut un effet qu'elle ne comprenait pas sur les hommes.
-Yuuka !
Elle releva enfin la tête vers son frère méconnaissable.
-AH ba enfin ! Ça va faire trois fois que je t'appelle. Tu es prête à partir ? On ne doit surtout pas être en retard pour l'ouverture. De la part de l'empereur sacré ça ne le ferai pas.
-Tu vas y aller comme ça ?
-Tu n'aimes pas le look que j'ai fais adopter à ton frère ? Questionna Ysia légèrement vexée.
La plus jeune haussa les épaules comme si elle s'en fichait mais au fond voir son frère en costume bordeaux lui semblait déjà un peu étrange, mais les mèches bleues sur cheveux lisses c'était vraiment trop pour elle. Ysia sembla tout de suite plus heureuse de la réponse.
Sur place, les équipes s'activaient déjà pour être présentable et faire honneur à leurs écoles. Après tout c'était à présent la seule façon qu'ils avaient pour le faire. C'est dans cette agitation que Yuuka alla se perdre après que son frère l'ai congédié. Elle vit certains gars de l'équipe de la royal académie, ils étaient stressés, totalement dans une sorte de léthargie angoissée. Ils faisaient peur, elle avait presque peur pour eux, ils avaient des yeux de fou et des teints de malade. Le coach, un homme grand et pas franchement rassurant, la surprit à fixer son équipe et lui ferma la porte au nez, comme s'il cherchait à cacher un secret. Elle n'aimait pas ça et se promit d'en toucher deux mots à son frère. Cependant en s'approchant des autres vestiaires elle comprit que cet ambiance était partout. Une ambiance lourde de secret et de mal-être, rien de sain.
-Si on s'améliore pas on va se faire virer de l'équipe et on pourra dire adieu à Yokohama ou Toritsu.
-Oui mais si nos moyennes baissent encore on perd à la fois nos places pour l'année prochaine et notre place dans l'équipe de foot.
Il s'agissait de deux joueurs de Kirkwood, elle ne le connaissait que de vus mais pourtant ils lui faisaient de la peine. Elle avait de la chance sur ce point, Shuuya ne lui demandait pas l'impossible mais ça n'était pas le cas pour eux. Ils devaient à la fois gérer le sport et les études. Elle se demandait si c'était réellement possible de tout faire. Les deux joueurs continuaient de parler de solution, en cherchant de plus ou moins légales et de plus ou moins risqués. Ils parlaient drogues, ça lui faisait un peu peur ce qu'elle entendait .
-Yuuka ? Que fais tu ici ?
Les deux joueurs partirent vite, espérant que les deux autres ne les aient ni entendu ni reconnu. L'espionne maudit intérieurement la voix bien connu et son propriétaire. Marc la prit dans ses bras et la serra comme il l'avait toujours fait, comme si elle était sa petite sœur à lui aussi. Il lui ébouriffa les cheveux juste pour l'énerver et lui sourit comme toujours.
-Qu'est ce que tu fais là ?
-Je viens encourager l'équipe de mon lycée ! Et toi ?
-Tu me connais, dès qu'il est question de football je suis dans le coin. En plus je pense à entraîner l'équipe de Raimon en tant qu'assistant coach donc je suis venu parler à Travis.
Elle lui sourit, juste désireuse de s'éloigner de cet homme qui perturbe autant son frère. Mais il en avait décidé autrement. Il lui prit le bras et la tira dans un coin.
-Pourquoi vous vous êtes volatilisés comme ça avec Shuuya ? On s'est fait un sang d'encre pour vous, on aurait dit que vous aviez totalement disparu, comme des morts.
Il y avait une sincère inquiétude dans la voix d'Endou. Des remords prirent Yuuka lorsqu'elle pensa à la désillusion qu'il allait vivre d'ici quelques minutes. Mais elle se contenta de hausser les épaules sans rien ajouter pour toute justification. Ça ne suffit pas.
-Sérieusement Yuuka, ton frère avait besoin de soutien et... et il a juste disparu dans la nature sans prévenir personne. On a cherché à vous retrouver mais c'était limite impossible. Écoute si tu ne veux pas me parler je l'accepte même si je ne comprends pas ce que j'ai fait pour mériter ça. Mais lorsque tu verras ton frère s'il te plaît, dit lui de m'appeler dès qu'il en a l'occasion.
Elle hocha la tête et partit sans se retourner, ne pouvant pas regarder l'autre dans les yeux. Elle se sentait un peu coupable, et perdue. Son ressentiment contre lui était fort mais elle ne savait pas s'il méritait ce qui allait suivre. Elle alla s'asseoir dans les gradins, voulant juste que cette journée s'arrête au plus vite alors qu'il n'était que midi.
Dans son bureau à vue panoramique Shuuya regardait les gradins se remplir de parents, d'amis ou tout simplement d'adorateur du football. Une sensation de pouvoir immense coulait dans ses veines et ça le grisait. Tout comme le verre de whisky qu'il venait de boire. Ysia était au fond, assise sur la table des rafraîchissements, le contemplant. Il ne ressemblait plus à l'homme tout juste sortie de l'hôpital dont elle avait hérité quelques mois auparavant, il était maintenant fort et puissant. Les fragilités étaient comblées, les forces étaient maintenant démultipliées, tout pour en faire un leader charismatique.
-Savoures bien ta victoire mon beau. Demain on reprend un rythme de sortie normal, se moqua t'elle gentiment.
-Tu devras te séparer de moi un peu Ysia, et bosser seule. Yuuka a encore besoin de moi à la maison, je ne peux plus la laisser seule tout les soirs.
-Tu as qu'à la filer à ton père si tu ne veux pas qu'elle soit seule, râla Ysia par pur égoïsme.
Un regard froid la fit taire. Shuuya s'avança jusqu'à elle, très près.
-Laisse moi t'expliquer. Yuuka est une priorité pour moi, jamais je ne me débarrasserais d'elle comme ça. Encore moins pour la laisser chez mon père.
La porte s'ouvrit sur son chef qui se tourna aussitôt vers la blonde. Cette dernière comprit et sortit sans rien demander. Kibayama lui tendit une clef usb.
-Ne la perd pas et tu travailleras sur les dossiers pour le mois prochain. On doit faire un peu de ménage dans nos entraîneurs, qu'ils soient plus obéissant, moins regardant sur nous mais plus sur la santé de leurs joueurs, expliqua le chef.
-Pas de soucis je le ferais pour le mois prochain sans soucis.
-Ton discours est prêt ?
Shuuya sourit et hocha la tête. Ça suffit à son supérieur qui partit peu après pour se mettre dans les tribunes d'honneurs. La musique retentit, des joueurs s'avançaient en groupe, par équipe, le capitaine tenant un drapeau représentant leur école.
Le défilé fût long, très long. Une trentaine d'équipe c'est très long à passer en particulier lorsque deux présentateurs sont chargés de faire des commentaires. Certains de ses derniers étaient d'ailleurs mal placés aux yeux du blond qui pensa un instant à les virer, mais finalement il se contenta de convoquer son assistant. Ce dernier arriva vite, cherchant à ne pas contrarier son patron qu'il pensait cruel.
-Oui monsieur ?
-Va faire comprendre à nos deux amis que s'ils continuent à faire ce genre de commentaire, ça pourrait leur nuire par la suite, ordonna l'empereur sacrée.
L'assistant acquiesça et partit rapidement exécuter les ordres, laissant Shuuya seul. Ce dernier s'avança sur le balcon spécialement aménager pour qu'il puisse faire son discours. Un micro se tenait au milieu de la rambarde, bien à la vue de tous. Il s'avança avec un stress de plus en plus prenant et une confiance en lui qui s'en aller à une vitesse phénoménale. Il redressa les épaules, repositionna sa mèche et parla ?
-Mes chers amis fans de football. Nous sommes tous réunis ici aujourd'hui pour fêter ce noble sport ainsi que ce championnat qui déterminera quelle est l'équipe qui y joue le mieux cette année. Pour se faire nous allons déterminer des poules et des matchs. Les gagnants passeront à l'étape du dessus, les perdants seront disqualifiés, aucune exception ne sera faite.
Il marqua une pause et lança un regard lourd de sens sur les joueurs pour appuyer ses dires. Un silence respectueux tenait le stade.
-Chaque victoire apportera satisfaction et honneur à votre établissement, une défaite au premier tour aura de très mauvaises répercutions sur le prestige de votre école. En effet, depuis que notre pays a eut la chance immense de remporter le FFI il y a déjà quelques années, les résultats footballistiques d'un collège a de fortes répercutions sur sa cote. Il est donc de votre devoir de bien jouer pour ainsi faire respecter votre école à travers le pays.
Les joueurs fixaient droit devant eux pour les plus résistants, le sol pour les plus faibles. Les plus jeunes regardaient partout autour d'eux d'un air ébahis ou juste mal-à-l'aise. À travers eux ils se revoyaient plus jeune lorsque lui et ses équipes étaient à leur place. Le premier s'était Kidou, droit, fier, sûr de lui. Le second c'est Kabeyama, assez doué pour être titulaire dans une équipe mais pas suffisament pour avoir la confiance en soi qui va avec cet honneur. Celui avec l'air ébahis pouvait être comme Kazemaru, doué, sûr d'eux mais impressionnable par leur manque d'expérience. Le tout dernier c'était lui à ses débuts : incapable de fixer un point à la manière de Yuuto. Il en était tout simplement incapable, comme à chaque fois qu'il vivait une expérience nouvelle.
-Sur ces paroles peu rassurantes pour lesquelles je m'excuse, je vous souhaite plein de réussite et de bon match. Même si nous, les joueurs de foot, nous savons que les résultats ne sont déterminés que par un heureux hasard.
Il salua la foule d'un geste mesuré et partit sous les acclamations. Il se sentait fort et puissant, plus que jamais auparavant. On toqua à la grande porte, il donna l'ordre d'entrée s'attendant à voir Ysia, son chef ou son assistant entrer pour le féliciter. Au lieu de ça se fut Yuuka qui lui sauta au cou et le serra de toutes ses forces. Derrière elle se tenait Endo.
-Tu as été parfait, on aurait dit que tu avais fais ça toute ta vie, le félicita sa sœur.
Endo, qui jusque là était resté en retrait, s'avança vers son ami et le serra dans ses bras, mettant en même temps un coup de pied dans la canne, obligeant le blond à s'appuyer sur lui pour tenir debout. Shuuya ne savait pas s'il devait apprécier ou écourter cette étreinte, il l'avait voulut si longtemps, il avait tant cherché ce contact fort mais d'un autre côté il éprouvait toujours une rage sourde et violente contre cet homme qu'il aimait tant. La petite sœur décida pour lui, elle lui redonna sa canne et poussa gentiment le châtain loin de son frère.
-Je suis heureux de voir que tu remarches bien et que tu soit resté aussi proche du milieu du foot, s'enthousiasma Mamoru. Tu aurais pas dû disparaître comme ça. On s'est tous super inquiété, surtout Yuuto et moi. Ça te dit pas qu'on se fasse une soirée tout les trois comme au bon vieux temps ? On se fait ça chez nous. Enfin chez moi maintenant mais vous pouvez revenir si vous voulez. Vous me manquez souvent.
-D'accord.
La collégienne soupira fort, désabuser par la stupidité de son frère. Parfois elle se demandait s'il ne s'était pas prit le tacle fatidique dans la tête. À ce moment précis, le principal concerné se posait également la question. Il avait juste voulut que l'autre se taise, qu'il la ferme et que ce monologue s'arrête. Ça avait fonctionné mais finalement le prix lui semblait bien trop élevé. Il avait tant de fois rêvé de cette confrontation, de faire mal moralement à cet enfoiré qui l'avait tant fait souffrir. Pourquoi maintenant qu'il en avait l'occasion ça ne se passait pas comme il le voulait ? Pourquoi plus rien ne tenait la route dans sa tête face à lui ?
Ces questions l'occupèrent jusqu'au soir, jusqu'à ce qu'il arrive dans son ancien appartement après avoir congédier Ysia pour qu'elle aille seule à la grande fête du cinquième secteur. Il espérait que Yuuto soit déjà arrivé, que comme toujours il serve de garde fou pour que rien ne dérape de façon trop catastrophique. Manque de chance ça ne fut pas le cas. Endou lui ouvrit et le serra de toutes ses forces, manquant de lui broyer les côtes. Mais il aimait ça. Il aimait tant sentir la poigne forte de son ami autour de lui. Cette poigne il n'y avait pas eût droit que très rarement, pour les grandes victoires du foot. De plus Momaru ne semblait pas avoir envie de le lâcher.
-Tu m'as manqué mon vieux, tu peux pas savoir à quel point.
Il ne l'avait toujours pas lâché, alors la blond passa ses bras autour de lui et lui rendit son étreinte aussi fort qu'il pût. Endou aussi resserra. Tout se réveilla en lui, les sentiments enfouis et tant maudits. Son cœur s'emballa, battant à lui en perforer les poumons. Il ne réfléchissait plus réellement, voir plus du tout. Alors il fit ce que son cœur lui hurlait de faire depuis ses quatorze ans. Il l'embrassa. Enfin, il plaqua sans douceur ses lèvres sur celles tant convoitées.
Dans ses rêves la langue de Endou venait jouer avec la sienne, mais dans la réalité son coccyx toucha le sol à peine 20 secondes plus tard. Son amour de jeunesse le regarder d'en haut, le regard dégoûté et la main essuyant sa bouche. Il avait mal. Mal au cœur, au corps et à l'âme. Au cœur à cause du rejet, au corps à cause de la chute mais surtout à l'âme à cause du regard dégoûté que posait l'autre homme sur lui.
-Qu'est ce que tu fous !? C'est dégueulasse ! Cria Endou.
Il était estomaqué, outré. S'en était trop pour lui. Tout son être se révoltait contre cet acte. Tout ce qu'il pensait à propos de son ami s'effondrait. Il ne pouvait détourner le regard de ce dernier, sans vraiment savoir pourquoi. Des larmes coulèrent sur les joues du blond qui ne pouvait même pas se relever. Sa jambe l'en empêchait, tout comme son bassin. L'impuissance était un sentiment destructeur. Personne n'osait bouger, comme si un crime avait été commis.
Kidou arriva peu après. Il soupira en entendant les sanglots et se dépêcha de monter. Il avait un peu de retard et l'apocalypse se produisait. Sérieusement ? Il vit son ami au sol et Endou qui criait des phrases sans sens.
-WOOO ! Cria Kidou. Il se passe quoi ?
-Il m'a embrassé !
-Et ?
-C'est dégueulasse ! On est des gars !
Kidou cligna des yeux, pas vraiment sûr d'avoir bien compris ce que venait de dire son ancien capitaine. Puis il comprit qu'il avait bien entendu. Une rage sourde le prit. Il aida le blessé à se relever, tant bien que mal et lui donna la canne avant de regarder Endou droit dans les yeux.
-Sache qu'il n'y a rien de dégoûtant à embrasser un autre homme. Si tu n'es pas capable de comprendre ça c'est tout simplement que tu n'as évolué depuis tes treize ans.
-Tu vas me faire croire que ça ne te dégoûterai pas !?
-Je couche avec Akio depuis des années. Alors, non, embrasser un homme ne me gêne absolument pas, cracha Kidou avant de partir en soutenant un Shuuya grimaçant de douleur.
Ils montèrent dans la voiture de Kidou, ce dernier savait que la colère venait de lui faire dire la phrase de trop. Il se demandait si son ami allait tenir sa langue et comment se passerait les choses si le monde du foot le savait. À côté de lui il y avait le blond qui avait occupé au moins un tiers de ses pensées depuis des mois. Lui pensait à ce qu'il venait de faire, il en avait marre, plus que tout de lui mais aussi d'être aussi dépendant de ses sentiments. Il voulait pouvoir être un con, pourvoir jouer avec les sentiments des autres sans endommager les siens.
Bon ba j'espère que ça vous aura plus. N'hésitez pas à me donner vos pronostiques pour le prochains chapitres ainsi que votre avis sur celui là ça fait toujours plaisir.
A la prochaine.
