Bonjour à tous et à toutes! Un chapitre sauvage apparaît °^° Pourquoi? Parce que je me voyais pas attendre encore une semaine pour vous poster le chapitre 14 et qu'en plus j'avais pris une semaine de pause du coup je me rattrape en postant ce chapitre!
Je n'aurais qu'une chose à dire sur ce chapitre. Appréciez-le du mieux que vous le pouvez. Ca va être le dernier chapitre tout gentil, tout beau, tout fluffy, où on verserais presque une petite larme devant, avant longtemps. La semaine prochaine ont commence la descente aux enfers donc juste profitez au max de ce chapitre xD. D'ailleurs si vous avez des hypothèses sur la suite je les attends :D!
Ulquia - Ravie de savoir que tu ne m'en veux pas :D! J'espère que la suite te plaira! ^^
N'hésitez pas à laisser des reviews, ça me motive énormément, ça me fait toujours plaisir et j'y répond avec beaucoup de plaisir! Sur ce je vous laisse avec un chapitre d'AkaKuro! ^o^
Chapitre 13 : Souffleur de verre.
Akashi resserra ses poings autant qu'il le pouvait. Bras croisés, debout, il observait la scène se passant sous ses yeux sans sourciller. Des médecins et infirmiers s'activaient dans la chambre 1432. Le médecin en chef avait décidé d'isoler, au final, les trois patients. De plus il était maintenant l'heure d'emmener Ogiwara en salle d'opération. Momoi quant à elle n'avait pas été présente lors du réveil de Kuroko, elle avait été emmenée en zone de soins intensifs plus tôt dans la journée. D'après ce que le médecin avait pu lui dire, elle resterait là-bas pour la soirée et serait sans doute réveillée le lendemain. Là encore, on ne savait pas quels retours psychologiques pouvaient avoir lieu chez elle. La drogue ne l'avait pas tuée, mais il fallait s'assurer qu'il n'y aurait pas de dégâts à long terme.
Murasakibara se trouvait derrière lui et Akashi savait qu'il observait la scène avec une désinvolture qui lui correspondait totalement. Cependant, il pouvait voir du coin de l'œil que son pied droit posé sur son genou gauche tressautait parfois, démontrant une certaine nervosité. Et si Kuroko se réveillait ?
Akashi n'espérait que ça. Que Kuroko se réveille. Il préférait le voir réveillé une seringue à la main plutôt qu'endormi les sourcils froncés, laissant perler de la sueur au niveau de ses tempes. Il détestait le voir comme ça. Le voir endormi sur ce lit d'hôpital était semblable à le voir se faire violer sous ses yeux sans qu'il ne puisse rien faire. Kuroko réveillé, Akashi aurait pu être utile d'une quelconque façon que ça soit. La dernière fois où ils s'étaient parlés remontait à quelques semaines après sa défaite contre Seirin lors de la Winter Cup.
« Le rouge marchait dans la rue commerciale habillé d'un pantalon bleu marine, d'une chemise d'un bleu pâle et d'une veste de costume blanche. Sur cette dernière un blason, confirmant son appartenance à la prestigieuse école de Rakuzan. À ses cotés un garçon à peine plus petit que lui, qui sirotait un milkshake à la vanille. Ses grands yeux bleus regardaient face à lui, évitant les passants pressés qui ne le voyant pas, finissaient souvent par le basculer. Akashi ne se rappelait pas avoir déjà perdu de vue Kuroko. La toute première fois où ils s'étaient rencontrés, il l'avait vu. Et plus le temps s'était écoulé plus il était facile pour lui de le voir. Il se sentit sourire, attirant ainsi le regard de Kuroko vers lui.
- Qu'est-ce qu'il y a Akashi-kun ?
- Rien.
Kuroko l'observa encore quelques secondes en silence avant d'abaisser son milkshake parfum vanille.
- Où m'emmènes-tu ?
- Tu verras.
Akashi ne put se retenir de sourire une nouvelle fois devant la consternation du bleuté. Mais il tint tout de même sa langue. Arrivé à un embrochement, Akashi s'arrêta. Kuroko ne parut pas surprit comme s'il avait lu dans ses gestes. Incroyable. Kuroko parvenait à l'émerveiller par des choses si simples et pourtant si propres au bleuté. Il était sans doute le seul à pouvoir lire un tant soit peu dans les gestes d'Akashi.
- Ferme les yeux. Sourit Akashi.
- Akashi-kun… Commenta Kuroko les sourcils froncés.
- Ferme les yeux. Répéta Akashi tout en tentant de ne pas paraître trop dur.
Bien que l'ombre ne fût pas convaincu, il ferma tout de même les yeux. Akashi sourit et le prit par la main, le tirant en avant.
- Akashi-kun… répéta Kuroko en faisant de petits pas.
- Fais-moi confiance. Murmura le rouge.
L'ombre de Seirin hocha légèrement de la tête et se laissa guider par Akashi qui parvenait à lui faire éviter chaque passant. Une fois arrivé à destination, Akashi immobilisa Kuroko et se plaça dans son dos.
- Garde les yeux fermés Tetsuya, le réprimanda Akashi avec un grand sourire aux lèvres.
Le bleuté afficha une moue de mécontentement mais garda les paupières closes. Akashi expira un bon coup et tira un objet de sa poche.
Aujourd'hui était le dernier jour des examens, s'en suivrait donc une semaine de cours beaucoup plus libertine. Mais les vacances étaient à leur portées. La Génération des Miracles –incluant Kagami- avait décidée de se réunir pour passer la soirée ensemble. Au programme, du basket, des burgers, des boules de bowlings et des quilles. Mais avant de rejoindre les autres sur le terrain de basket, Akashi avait voulu s'entretenir avec Kuroko. Ils s'étaient très peu parlés depuis la fin de la Winter Cup dû à leurs épreuves respectives. Il voulait donc saisir sa chance, le jour même.
- Tu peux ouvrir les yeux et te retourner.
Les soyeux cheveux bleus ondulèrent légèrement au vent avant de disparaître pour laisser place au visage de Kuroko. Les yeux de ce dernier s'ouvrirent en grand au fur et à mesure qu'il comprenait où il se trouvait. Le fleuve dans le dos d'Akashi brillait de mille feux sous le soleil, resplendissant comme la plus belle des merveilles. Sur le chemin où le duo se trouvait, des passants et des vélos exerçaient leurs promenades dans la joie et la bonne humeur.
Akashi avait voulu emmener Kuroko ici en souvenir de leur deuxième année à Teiko.
Leur entraîneur avait voulu leur instaurer un nouvel entraînement, sur bicyclette. Il avait au final abandonné l'idée après avoir comprit qu'emmener une bande d'adolescents plus désespérants les uns que les autres avait été une mauvaise idée.
Aomine s'était amusé à pousser le vélo de Kise avec son pied le faisant sans cesse dévier vers le fleuve, sous les plaintes stridentes du blond. Bien que le basané rigolait à pleins poumons, le jeune mannequin avait commencé à chouiner et à demander l'intervention de Nijimura-senpai, qui n'arriva jamais.
Murasakibara quant à lui avait eu l'idée d'accrocher un panier à l'avant de son vélo pour y empiler un nombre incalculable de paquets de nourriture en tout genre. Un agent de sécurité avait alors interpellé leur coach pour lui demandait de faire en sorte que son élève ne jette pas ses détritus au sol.
Midorima avait dû laisser son objet chanceux du jour au gymnase sous les ordres de Nijimura, car ce dernier le décrivait comme trop volumineux. Incontestablement, le vert devait s'arrêter tous les dix mètres pour différentes raisons. La chaîne du vélo avait lâchée un certain nombre de fois, la roue avait crevée, une pierre s'était glissée dans les chenilles et Midorima avait fini les fesses à terre un certain nombre de fois. Obligeant Nijimura à rester à ses côtés durant pratiquement tout le trajet.
À cette époque Momoi avait offert à toute la petite bande un porte-bonheur : un ballon de basket en verre soufflé. Ses parents et elle-même étaient partis en vacances dans un petit village où un souffleur lui avait confectionné six petits ballons de basket identiques.
Midorima avait malheureusement ce jour-là foncé sur Kuroko dû à un problème récurrent sur son vélo. Le bleuté était alors tombé et son portable qui se trouvait dans sa poche avait glissé pour traîner tout le long du chemin. Le téléphone avait survécu sans une égratignure mais pas le ballon en verre. Bien que le bleuté ait assuré à Midorima que cela n'était rien, Akashi avait pu voir dans ses yeux une pointe de déception face aux différents morceaux du petit objet.
En ce moment précis, les bons souvenirs remontaient dans l'esprit de Kuroko. Akashi pouvait l'affirmer par l'expression de ce dernier. Les yeux pétillants, un sourire d'enfant et le rouge aux joues lui confirmaient qu'il avait bien fait. Il tendit alors son poing dans la direction de Kuroko.
- Tends-moi ta main, Tetsuya.
Il tendit alors sa main en direction du rouge. La poigne de ce dernier se desserra et laissa tomber dans la paume du bleuté un petit ballon en verre.
Kuroko redressa immédiatement la tête au contact froid contre sa paume. Il n'avait pas besoin de plus pour comprendre ce que c'était.
- Akashi-kun ! S'exclama le bleuté.
- Je sais que les autres ont gardé le leur. Même si celui d'Aomine est légèrement rayé et celui de Murasakibara plein de traces de chips, ils l'ont encore. Et moi aussi. Tu étais le seul à ne plus avoir le tien. J'ai trouvé un souffleur de verre qui a pu me le faire. Alors voilà, c'est ton cadeau de remerciement pour m'avoir… Enfin, pour m'avoir fait revenir durant notre match de la Winter Cup.
Kuroko resta silencieux un long moment. Fixant de ses grands yeux bleus les yeux écarlates. Le temps autour d'eux semblait s'être arrêté. Malgré le vent qui ébouriffait leurs cheveux, la voix des passants, le son de l'eau, le duo n'entendait rien, plongeant leur regard dans celui de l'autre.
C'est alors que des semblants de larmes perlèrent aux yeux du bleu sans les franchir, humidifiant son merveilleux regard. Akashi sentit un malaise le prendre. Il avait été persuadé comme jamais que cela ferait plaisir à Kuroko mais cette vision le fit douter malgré lui. Rien dans son comportement ne trahissait son inquiétude mais il avait terriblement peur d'avoir raté. D'avoir fait de cette rencontre un échec. Pourquoi Kuroko était-il sur le point de pleurer ?
- Akashi-kun… Démarra Kuroko. Merci ! Merci beaucoup !
Le rouge fut prit au dépourvu durant un instant avant de rétablir son masque.
- Ça te plaît.
- Oui ! Merci beaucoup !
Puis contre toute attente, le bleuté s'approcha d'Akashi et le serra un court moment dans ses bras. Le capitaine de Rakuzan ne sut comment réagir. Il ne s'attendait pas ce que Kuroko fasse autant preuve d'affection. Il était le genre de personne à ne jamais laisser ses sentiments prendre le dessus. Décidément, il l'étonnerait toujours. Kuroko se retira et referma son poing sur le petit ballon.
- Mais tu te trompes sur quelque chose, Akashi-kun.
Le rouge fronça des sourcils, ne sachant que répondre à cette affirmation. Avait-il eu tort de lui acheter ce petit ballon ? De l'avoir emmener ici ? Kuroko avait il perçut sa peur à le voir pleurer ?
- Je n'ai pas besoin de recevoir de cadeaux suite à une aide apportée à un ami. Mon vœu le plus cher était que l'on soit de nouveau tous ensemble. Le plus gros cadeau que tu ais pu me faire Akashi-kun, c'est d'être revenu. »
Il était revenu. Il était revenu et Kuroko était parti. Les rôles s'inversaient. Kuroko ne voulait pas de cadeaux matériels. Sa plus grande joie avait été de les revoir tous ensemble. C'était devenu le rêve d'Akashi, à lui aussi. Aussi simple que cela puisse paraître. Enfant, son seul rêve avait été de revoir un jour sa mère. Lorsqu'il avait été en âge de comprendre qu'il ne la reverrait qu'une fois mort, il n'avait plus eu de rêve. Uniquement des obligations et des objectifs fades à atteindre.
Kuroko, par ses mots, lui avait donné une nouvelle envie. Celle de vivre pour quelque chose. De suer pour quelque chose. De rire ou pleurer pour elle. Rester auprès de ses amis pour toujours. Ne jamais les abandonner à nouveau. Aider chacun d'eux. Kuroko avait besoin de lui. Il serait là. Car sans Kuroko il n'aurait jamais eu de rêve auquel se raccrocher. Sans Kuroko, son rêve était incomplet. Sans Kuroko il ne serait plus si vivant.
- Akashicchi ! S'exclama une voix.
Le rouge se retourna vers la porte d'entrée de la salle d'attente, abandonnant des yeux le déménagement de la chambre 1432. Kise se trouvait dans l'encadrement, les yeux rouges.
- Je t'avais dit de revenir lorsque tu irais mieux, Kise. S'impatienta le rouge en reportant son attention sur le lit d'Ogiwara.
- Akashicchi, j'ai fait une erreur… J'ai provoqué Aominecchi ! Je… J'ai été idiot, débile !
- Kise, où est Aomine ? S'inquiéta Akashi.
- Je… Je ne sais pas ! Il est parti ! Sans doute dans les jardins de l'hôpital ! Mais il me déteste maintenant ! Il ne voudra plus me voir ! Je l'ai énervé ! Quand Aominecchi est énervé il peut…
- Faire n'importe quoi. Compléta le rouge.
Akashi ne pouvait laisser Kise partir seul à la recherche du bleu, surtout dans l'état où il était. Le capitaine de Rakuzan jeta un coup d'œil aux médecins. Il devait rester ici pour superviser les opérations car il savait que lorsque les autres reviendraient, ce serait vers lui qu'ils se dirigeraient en premier. Murasakibara allait lui être utile lorsque Haizaki arriverait à l'hôpital.
Il lui fallait donc rappeler Midorima et Takao pour que l'un des deux revienne le plus rapidement sur place. Avec un peu de chance l'un des deux serait rapidement ici. Après tout la gare était tout de même à une certaine distance de l'hôpital. Il composa rapidement le numéro du vert sur son portable et attendit que ce dernier réponde à son appel.
- Akashi ? Répondit le tireur. Tu téléphones au bon moment, on vient tout juste de sortir du métro. Il s'est passé quelque chose ?
- J'ai besoin que l'un de vous deux revienne rapidement ici.
- Pourquoi ? Demanda Midorima, mais sans attendre de réponse, il continua. Takao va te retrouver, je vais m'occuper de Kagami et Himuro, je courrai plus vite si je suis seul. Par contre, Takao ne sera là que dans neuf minutes.
- Parfait. Dis-lui de retrouver Kise à l'entrée de l'hôpital. Qu'il se dépêche.
- Oui.
Sur ce, Akashi raccrocha.
- Répète-moi ce que tu as dit à Aomine. Demanda le rouge.
- Je lui ai dit… Je lui ai dit de ne plus s'approcher de Kurokocchi. Que ça deviendrait dangereux pour lui s'il continuait. Mais je n'aurais jamais dû dire ça ! Ce n'était pas à moi de lui dire quoi que ce soit !
- Il va falloir de toute manière que l'on discute de tout ça. Je compte le faire dès que tout le monde sera de nouveau réuni. En plus, nous aurons un invité spécial. Il faut donc ramener Aomine rapidement. Cherche-le vite et ramène-le vite. Takao Kazunari va venir te retrouver devant la porte d'entrée de l'hôpital puis vous irez chercher Aomine. S'il ne veut pas revenir, dis-lui que c'est un ordre que je lui donne que de revenir ici. En attendant va te passer de l'eau sur le visage.
Kise hocha vigoureusement la tête et se retourna. Akashi l'observa un long moment jusqu'à ce que sa silhouette disparaisse de la pièce. Il était persuadé que Kise ne lui avait pas tout dit. Ce dernier ne semblait pas seulement triste, mais bouleversé. Que s'était-il passé ? Un autre mystère qu'il ne tarderait pas à découvrir. La dure tâche d'être le capitaine de la Génération des Miracles était qu'il devait tout savoir sur tout, pour éviter ou régler les conflits et ainsi ne jamais être pris au dépourvu. Chose que beaucoup de leurs capitaines de lycée avaient du mal à gérer.
Cependant il était Akashi Seijuro. Cette seule pensée était suffisante pour le rassurer.
