Bonjour les gens!

Voici le chapitre 8, ça sent la fin non? Je pense en faire encore 2 ou 3! Après je passe à autre chose!

Guess: Désolé si tu n'aimes plus ce qu'on fait.

Bonne lecture


La nuit avait été agité pour les deux hommes, surtout pour Kidou en vérité. Haruna avait accouché et bien sûr Sakuma avait un match ce soir là, il était donc obligé d'accompagner sa sœur jusque dans la salle et de lui tenir la main. Il avait trouvé ça étrange d'être le premier à tenir Macha dans ses bras. Elle était moche, c'était un bébé qui venait de naître, pourtant ses cheveux semblaient d'un bleu à mi chemin entre ceux de sa mère et de son père. Les sages-femmes l'avaient toute félicité, forcement on l'avait pris pour le papa. Jirou était arrivé une demi heure après la naissance, suant, énervé et paniqué. Il avait paniqué au moment de choisir qui aller voir en premier, sa fille ou sa femme ? Kidou s'était ensuite retiré pour leur laisser un peu d'intimité.

A peine était il couché que Goenji l'avait appelé en pleine panique, lui demandant, le suppliant même de le rejoindre. Il avait paniqué, remit un tshirt et un bas de jogging avant de monter dans sa voiture d'un air somnolent. Il espérait à la fois que se soit grave et que ça ne soit rien, hésitant entre ne pas se déplacer pour rien et retourner se coucher au plus vite. La route lui avait rarement paru aussi longue, alors qu'il la faisait tout les deux jours depuis deux semaines. Lorsqu'il entra chez son ami, sans frapper ou sonner, utilisant sa clef sans réfléchir plus, il trouva son ami avec un morceau de papier à la main. Le morceaux de papier était ridicule, de la taille de la paume de la main, arraché au coin d'un feuille blanche sûrement tout ce qu'il y a de plus banale. Son ami le lui mit dans la main, après l'avoir lu, il avait lui aussi blêmi.

« je sais » ça voulait tout et rien dire, l'écriture ne leur rappelait rien et n'importe qui pouvait avoir laissé ça dans le bureau de son ami. Il aurait voulu réfléchir mais la peur lui donnait des sueurs froides et paralysait un peu son cerveau. Shuuya devait tourner en rond depuis un moment, il avait des cernes, enfin plus qu'à l'accoutumé. Ils avaient parlé pendant longtemps, cherchant qui pouvait bien leur vouloir du mal, et même si le papier était réellement menaçant. Aux alentours de trois heure du matin, las de se questionner sans trouver de réponse valable, ils avaient décidé d'aller se coucher, ensemble.

Shuuya avait bougé toute la nuit, incapable de trouver le sommeil, en empêchant son colocataire de lit au passage. Pourtant il s'était levé tôt pour prendre ses fonctions, accompagné de son incroyable couche d'anti-cerne et d'Ysia qui lui apportait un café toutes les heures.

Son supérieur passa plusieurs fois, comme à son habitude mais le message de la veille le rendait parano, il se persuadait à chaque instant que son chef le surveillait, qu'il cherchait un moyen de le faire tomber. Il faisait semblant de se concentrer, changeait souvent les papiers sur son bureau alors même qu'il n'avait pas finit les premiers, les confondait sous le regard amusé d'Ysia qui réparait ses bêtises.

-Tu as l'air étrange ce matin, mal dormi ? Questionna t'elle.

-Oui plutôt, j'ai pas fermé l'œil.

-Tu as des soucis ? Tu peux m'en parler tu sais je te suis totalement dévouée et fidèle. Et si je peux t'aider à quoi que ce soit demande.

Elle lui posait un dilemme là, parler ou pas. Si il ne disait rien elle pourrait penser qu'il cache quelque chose, se vexer qu'elle ne lui dise pas et aller cafter qu'il avait des secrets louches, si il lui disait elle pouvait aller avertir la direction ou l'aider à trouver qui lui veut du mal. Il soupira et cacha son visage dans ses mains.

-Problème de couple.

Ça lui semblait un bon mensonge, il pouvait expliquer son état et la jeune femme n'oserai sûrement pas s'immiscer autant dans la vie privée de son patron.

Ysia en avait eu le souffle coupé, de rage, de peine et de surprise. Elle se sentait trahis au plus haut point. Après tout ce qu'elle avait fait pour lui comment osait il lui préférer une autre ? En plus elle est sûrement moche, pensa l'employée. Son honneur venait de prendre un coup dans l'aile mais elle ne laissa rien paraître, elle sourit d'un air compatissant, le même qu'elle sortait aux clients pas assez en forme. Son patron s'en contenta sans rien ajouter et retourna à ses papiers.

La femme resta silencieuse une demi heure et céda, rongée par la curiosité.

-Je ne savais pas que tu étais en couple.

Il n'avait pas prévu ça, il n'avait plus qu'à improviser. Il ne pouvait pas lui avouer avoir menti.

-On est pas vraiment ensemble, elle ne veut pas s'afficher avec moi, c'est une histoire de grade sociale. Tu vois le genre ?

-Elle doit être stupide pour ne pas voir que vous êtes un homme génial, attentionné et très comme il faut de tout point de vu.

Sans vraiment savoir pourquoi, Shuuya pensa directement à l'homme qui devait encore dormir dans son lit, au chaud, chez lui, avec son superbe corps et les deux fossettes qui marquaient le haut de son bassin, ainsi que ce sourire si enchanteur qu'il avait lorsqu'il dort.

La rêverie de l'homme fit enrager encore plus la femme qui savait ne pas en être la cause. Il rêvait à une autre femme sous ses yeux, sans se soucier de ses sentiments et du mal qu'il pouvait lui faire. Elle fit claquer ses hauts talons sur le sol pour le réveiller, lui signalant que le grand chef n'allait pas tarder à revenir pour toute excuse. Elle se jura que plus jamais elle ne le laisserai seul trop longtemps, pour son bien naturellement, mais également pour qu'il se rende compte que la femme de sa vie se trouvait tout près, qu'il n'avait qu'à la cueillir comme une fleur pour être heureux le restant de ses jours. Elle se promit également de retrouver qui elle était, il faut toujours savoir à quoi ressemble la concurrence.

Chez lui, Kidou se passait de l'eau sur le visage, espérant que ça le réveille un minimum pour sa journée. Il voulait aller voir sa sœur et le bout de chou qui était né la veille. En voiture il se rendit compte qu'il avait oublié d'acheter un cadeau de naissance. Il s'arrêta dans une boutique pour enfant et fit le tour des peluches et des bodies, se sentant étrangement pas à sa place aux milieu des femmes enceintes extasiés pour un maillot marqué «meilleure maman du monde ». Il opta pour une peluche en forme de hibou blanche et grise ainsi qu'une tutute avec le même animal en ornement. Il espérait que ça plairait à sa sœur.

-Ils sont trop chou ! Elle va adorer quand elle sera plus grande.

La jeune mère donna l'objet à sa fille en la câlinant doucement contre sa poitrine. Macha geignit, pas vraiment heureuse d'être dérangé pendant son repas. Sakuma regardait tout ça d'un œil bienfaisant, il n'était pas tactile et voir de loin lui suffisait bien assez pour le moment. Cependant l'oncle semblait toujours ailleurs, il pensait à la veille, toujours sans réussir à garder son calme, trop d'enjeux. Haruna sentait bien la tension de son frère mais elle craignait qu'il gâche ce moment. Elle était toujours restée dans son ombre, ayant les mêmes amis, les mêmes centres d'intérêt. Mais ça ne l'avait jamais gêné, mais aujourd'hui c'était la journée de son bébé. Or de question de question de se préoccuper d'autre chose aujourd'hui.

Macha se mit à pleurer, geignant et se tortillant comme une damnée. Kidou avait envie de fuir, vraiment. Les cris de bébés lui étaient presque insupportables, alors il se força à rester une demi heure de plus, se préoccupant de la mère, et partit pour retourner chez lui dormir pour de bon. Une nuit de repos totale, se lever le lendemain après dix heures et le tout sans le regretter. Il mit son portable en mode avion, prit une longue douche brûlante et alla se coucher. Les trop pleins d'émotions lui réussissaient de moins en moins, il se sentait comme une marmotte ses derniers temps. En plus les jeunes n'avaient entraînement qu'après quinze heure.

Trois heures du matin, le blond dormait à point fermé, seul, et il se sentait seul, même dans ses rêves. Pourtant il ne l'était pas. Une ombre rodait dans son appartement, fouillant, vive et discrète comme un chat. Elle ouvrait les portes, les tiroirs, les carnets et les livres. Elle lisait tout cherchant dans les carnets. Elle trouva ce qu'elle cherchait sur la table du bureau. Un agenda, un prénom qui revenait souvent et les papiers voulus. Tout pour le faire tomber. L'ombre repartit comme elle était venue, sans aucun bruit.


-SHUUUUUYYYYYYYAAAAAAA !

Un bruit de chute retentit dans la chambre du susnommé, le cri l'avait fait sursauté et s'écraser sur le sol car sa couette l'avait littéralement retenue. Il se débattue comme il put en tentant de toutes ses forces de se relever. Ses bras durent le rattraper plusieurs fois avant qu'il n'arrive finalement à sortir de sa chambre en caleçon.

-QUOI !?

Il comprit en regardant. L'appartement était dans un désordre total, enfin bien plus impressionnant que lorsqu'ils étaient allés se coucher. Des cadavres de papiers gisaient par terre, partout, que des papiers, pas d'objet. Les tiroirs étaient tous ouverts et vides, certains semblaient même sur le point de tomber sans y parvenir. Yuuka s'était assise par terre, pas vraiment à l'aise chez elle, se sentant un peu trahie par le lieu.

-Va préparer tes affaires, ordonna Shuuya.

-Pourquoi faire ?

-Tu vas aller vivre chez grand mère.

Yuuka le fixa, interloquée.

-Mamie ? Genre Oma ? Mais …

-Pas de mais ! Tu obéis point, je te fais revenir au plus vite promis mais pour le moment je ne peux plus être un bon tuteur pour toi.

Elle allait crier, se révolter, l'insulter mais ses yeux quittèrent les papiers à terre pour se diriger vers son visage. Il pleurait, sa voix ne l'avait pas trahie mais ses yeux si. Le voir pleurer comme ça lui coupa toute envie de lui en faire baver. Elle retourna dans sa chambre et commença ses valises pendant que son frère remettait un semblant d'ordre dans le salon en pleurant. Il tentait de se rappeler ce qu'il y avait dans chaque tiroir et ainsi comprendre ce qui lui avait été dérobé.

Il comprit. Et pleura d'autant plus.

Le soir même il avait prit un billet d'avion pour Yuuka et l'avait emmené à l'aéroport, direction l'Allemagne. Il avait passé la journée à faire le nécessaire pour le voyage de sa sœur, envoyant un email et de l'argent à ses grands parents pour les prévenir et parer aux plus important là-bas. Il avait aussi fait un chèque à une école japonaise privée de là-bas pour qu'elle ne loupe pas trop de jour de cours. Opa lui avait répondu juste avant qu'elle embarque dans l'avion. Il avait échangé des yens en euros aussi, pour les confier à Yuuka. Il était stressé et heureux qu'elle soit mineure, et donc qu'elle ait encore la double nationalité.

-Prends bien soin de toi, supplia t'il.

Elle le serra fort dans ses bras, larmoyante elle aussi. Elle pleurait pour elle et pour lui. Son frère semblait dévasté et elle ne se souvenait que vaguement de la langue de sa mère. Les prochains jours allaient être dur pour eux deux.

-T'inquiète pas Shuuya je suis grande je gère. Remet de l'ordre ici et m'abandonne pas là-bas s'il te plaît.

-Tu reviens dès que tout est réglé je te le promets. Vois ça comme des vacances au beau milieu de l'année.

Elle partit ensuite. Il resta seul, perdu. Assis sur un banc au milieu d'un aéroport il faisait pitié, ses yeux étaient pleins de larmes. Envoyer sa sœur en Allemagne était la seule solution, il le savait, mais ça faisait un vide. Son téléphone vibrait sans cesse, parfois à cause de Kidou, parfois à cause de son chef mais le plus souvent à cause de Ysia qui semblait le chercher comme si sa vie en dépendait. Après plusieurs heures il se décida à répondre.

-J'étais morte d'inquiétude ! Tu es où ? Je t'ai cherché toute la journée !

-J'ai eu un petit soucis et ma sœur a dû retourner en Allemagne. Très longue histoire, j'ai passé la journée à organiser son départ, désolé de ne pas avoir répondu avant j'avais besoin d'être seul pour digérer.

-Tu veux que je te tienne compagnie ce soir ?

-Non merci je vais aller chez Yuuto mais si il n'est pas d'accord pourquoi pas.

Elle sortit un « d'accord » et raccrocha. Encore ce foutu Yuuto. Elle se sentait lésée comme une roue de secours pour pneus increvables.


Une enveloppe venait d'atterrir sur le bureau du grand chef. En papier kraft, avec juste quelques mots d'une écriture maladroite au stylos bic rouge sur le devant. Il y avait six papiers dedans, 5 photocopies et une écrite à la main. Dessus on pouvait lire :

« Monsieur,

Je tiens à vous informer d'une de mes très récentes découvertes, j'ai joint à cette lettre les preuves de ce que j'avance. Je pense que et tente de s'échapper de votre organisation tout en participant activement à mettre à jour ses « occupations » autres que le football.

En espérant que vous ferez le nécessaire pour le bien de l'organisation .

P »


Qui est donc ce "p"? et qu'avez vous pensé de ce chapitre ? Dites mois vos avis en commentaire si vous voulez!

A la semaine prochaine et portez vous bien!