Bonjour à tous et à toutes! Désolée de le poster si tard ce chapitre... J'avais oublié. '-' Bref voici le chapitre! Il est très court mais disons que techniquement c'est pas censé vous déranger vu que la semaine prochaine va y avoir deux updates dans la même semaine, l'une le Lundi et la seconde le vendredi. Tous seras expliqué dans le prochain chapitre! :) Dans celui-ci ont est donc un peu en phase de transition, mais une phase nécessaire! J'espère que vous apprécierez! Bonne lecture! ^^

Chapitre 16 : Premier abandon.

Murasakibara emmena sa barre jaune canari à la bouche. C'était l'une de ses friandises préférées, elle avait un goût légèrement sucré, avec des parfums à l'orange et au citron tout à fait plaisants. Il croqua dedans avec force et se délecta du goût qui envahissait sa bouche. Une fois le bout mâché sommairement avalé sans attente, il apprécia à sa juste valeur la saveur étant restée dans sa bouche. Il n'entrouvrit pas ses lèvres de peur que le goût ne s'échappe. La salive qu'il avala était elle-même dotée du goût citronné lui chatouillant joyeusement les papilles.

Le goût disparut.

Murasakibara retourna brusquement à la réalité.

Il était dans un hôpital morne qui contrastait bien trop fortement avec l'explosion de saveurs et de couleurs qu'il avait appréciée dans sa bouche quelques instants plus tôt. De plus, l'odeur qui flottait dans l'enceinte du bâtiment était pitoyablement affreuse. Il ne parvenait pas à croire que les cuisines de l'hôpital puissent faire des plats si fades dont l'odeur parvenait, tout de même, à remplir tous les couloirs.

Il se trouvait au côté d'Akashi qui avait décidé de descendre dans le hall d'entrée. Murasakibara n'avait pas protesté le moins du monde, il s'en fichait pas mal, du moment qu'ils allaient dans un endroit où il était possible de manger. Son capitaine avait cependant l'air soucieux, du moins plus que d'habitude. Il se força alors à demander.

- Qu'est-ce qu'on fait ici, Aka-chin ?

- Je préfère attendre le retour des autres à l'entrée, ça me semble plus justifiable que de les attendre à l'étage.

Murasakibara ne répondit pas. Akashi avait toujours des idées bizarres mais brillantes, et puis si Akashi prenait les décisions ça voulait dire que ce n'était pas la peine pour lui d'en prendre. Ainsi ça lui permettait de sauvegarder de l'énergie et le sucre qu'il avait ingurgité durant la journée. Il se rappela son match contre Seirin dans lequel il avait dû prendre lui-même une décision. Ça avait été fatiguant. Autant sauvegarder sa faible réserve d'énergie pour ce genre de matchs. En attendant, il devait emmagasiner des forces.

Il croqua une nouvelle fois dans son maiubo à l'orange et au citron. L'effet ne se fit pas attendre, tout de suite le sucre lui picota délicieusement la langue. Provoquant une réaction chimique et stimulant une partie spéciale de son cerveau. Il lui sembla que la vie autour de lui paraissait tout de suite plus colorée, plus jaune.

Le tableau qui se forma dans son esprit se brisa au moment où Akashi se releva du banc où ils étaient assis. Murasakibara suivit son regard et cessa automatiquement de mâcher. Des infirmières venaient d'ouvrir les portes d'entrée en grand alors qu'au dehors, des ambulances toutes sirènes allumées se faisaient entrevoir. Les brancardiers firent rouler les lits à roulettes à toute vitesse. Elles montèrent les rampes prévues à cet effet et entrèrent dans le hall.

Le soir tombait doucement au dehors, plongeant la scène parmi des ombres morbides. Murasakibara vit arriver le premier brancard où était couché l'ami de Midorima. Takao, s'il se souvenait bien de son prénom. Deux médecins se précipitèrent rapidement vers lui et lui remplacèrent son masque à oxygène. L'un des médecins saisit son poignet et étudia son pouls avant de le crier pour qu'un infirmier le note sur sa fiche médicale. Takao sembla passer devant eux au ralenti. Murasakibara eut le temps de voir son visage contracté en une douleur muette. Ses yeux étaient fermés mais ses sourcils étaient froncés. Il ne hurlait pas mais ses lèvres étaient serrées. Son nez malgré le masque pouvait être distingué à cause de son angle anormal. Son lit finit par disparaître de la vue de Murasakibara.

Son regard fut alors attiré sur le lit suivant. Kise. Le jeune homme était entouré lui aussi de plusieurs médecins, chacun criant des instructions et informations précises, se préparant pour l'opération imminente. Le violet vit tout d'abord le sang séché dans les mèches blondes, et son visage semblait avoir été lavé. On lui avait retiré son T-shirt pour le couvrir d'une simple couverture mais lorsqu'un médecin souleva le bas de cette dernière, le violet sentit son cœur s'arrêter. Une blessure fraîchement nettoyée laissait voir un impact de balle au niveau de son bas ventre. Il pouvait voir les abdos du mannequin se contracter sous la souffrance bien que lui aussi semblait être plongé dans l'inconscience. L'un des médecins cria à une infirmière d'inscrire sur son suivit médical une blessure à la cheville de son pied droit.

La cohue d'aide-soignant disparut rapidement derrière des portes à double battants.

Murasakibara aurait pu rester encore un long moment à fixer ces portes si Akashi ne s'était pas retourné pour crier le nom d'Aomine. La course du capitaine de Rakuzan fit bouger le violet qui se tourna de nouveau vers les portes d'entrée. Aomine venait de pénétrer dans l'établissement, les vêtements et cheveux trempés d'eau et de sang. En quelques dizaines de pas, il fut à sa hauteur.

- Asseyez-vous sur l'un des bancs monsieur, un docteur va venir vous examiner. Lui conseilla une infirmière.

Murasakibara s'attendit à voir Aomine lui crier qu'il n'avait besoin ni de docteur ni d'aucun examen, mais rien ne vint. Le géant amena à sa bouche le dernier morceau de maiubo qu'il possédait, intrigué par ce changement de personnalité. Le basané s'assit sur un banc suivit par Akashi puis par Murasakibara. Ce dernier s'assit au côté d'Aomine tout en mâchant lentement sa sucrerie. Il ne ressentait plus aucun plaisir à en manger. C'était sans aucun doute la pire sensation au monde.

Akashi toujours debout, se trouvait face à Aomine.

- Que s'est-il passé ?

L'as de la génération miracle avait les yeux fixés au sol, le dos courbé, il mit tellement de temps à répondre que Murasakibara eut peur qu'il ignore la question d'Akashi.

- On a vu ce connard qui a agressé Tetsu. Je me trouvais de l'autre côté du lac mais je les voyais de loin… Il a poussé Takao dans le lac après l'avoir tabassé… Kise a sauté pour aider Takao mais je ne les voyais pas remonter, c'est à ce moment que j'ai commencé à bouger. J'ai sauté dans le lac et j'ai nagé jusqu'à eux pour les rejoindre. Au final Kise est remonté avec Takao… Ce fils de pute a ensuite tiré sur Kise avec sa putain d'arme à feu.

Akashi ferma les yeux et Murasakibara eut l'impression de voir un spasme au niveau de ses sourcils. Une affreuse sensation le saisit alors. Il eut l'impression de sentir une aura d'Akashi bien différente de celle qu'il possédait quelques secondes auparavant. Une aura qu'il avait déjà connue, et qu'il avait lui-même déclenchée lors de leur deuxième année à Teiko.

Cette sensation se dissipa aussitôt. Akashi rouvrit de nouveau ses yeux.

Deux yeux rouges.

Le violet se sentit avaler de travers son reste de maiubo, ce qui lui coupa totalement l'envie de manger.

- Cet homme, tu as reconnu son visage ? Sa voix ?

Aomine secoua la tête et Murasakibara -bien que très peu observateur- voyait ses mains trembler.

- Il portait un tissu sur le bas du visage, il avait une capuche et un long manteau, je ne pouvais pas le reconnaître… Sa voix ne me dit absolument rien… Et franchement, je n'en ai plus rien à foutre…

- Qu'est-ce que tu as dit ? Demanda le capitaine de Teiko.

Aomine se releva et cette fois, il fixa bien Akashi dans les yeux, le surplombant de toute sa hauteur.

- Je m'en bas les steaks de savoir qui c'était, j'en ai rien à foutre qu'il crève ou pas dans un caniveau. La seule chose que je veux c'est que cette connerie se finisse. Je veux que Tetsu se réveille et oublie tout ce qu'il a subi, je veux que Satsuki se réveille et me dise que c'était qu'une connerie tout ça… Je veux que Kise ne garde aucune séquelle de ce qu'il lui est arrivé et je veux retirer tous les putains de mots que je lui ai dit. J'en ai plus rien à foutre de ce qui se passe. Ce connard a touché à tous ceux dont je me sentais proche et ma place est à leurs côtés maintenant. Si vous voulez savoir qui c'est alors cherchez-le par vous-même. Je vous lâche ici. Ciao.

Sur ces mots, le joueur de Touou se dirigea vers un médecin qui venait de faire son apparition. L'infirmière les présenta l'un à l'autre avant que tous deux ne partent en direction d'une salle d'examen.

- Aka-chin… Tu veux que j'écrase Mine-chin ? Demanda Murasakibara en se relevant lui aussi.

- Il a prit sa décision.

Murasakibara observa le rouge avec attention. Mais il n'ajouta rien. Murasakibara jeta un regard aux portes à battants ayant avalé Takao puis Kise et il sentit alors une vague d'inquiétude le parcourir.

Muro-chin.

- Il va falloir attendre que les opérations de Kise et Takao se finissent. Lorsque ça sera le cas, je passerai à l'action.

- Aka-chin ?

- J'ai fait venir Haizaki.

- Tu as pu lui parler ?

- Il se pourrait qu'il nous révèle quelque chose d'important. L'indice qu'il nous manque depuis le début.

- Ce n'est pas Haizaki qui a agressé Kise-chin et Takao-chin ?

- Non. Mes agents avaient un œil sur lui. Mais rien ne dit qu'il n'ait pas touché à Kuroko.

Murasakibara réfléchit un long moment à ce qu'il venait de découvrir. Cependant cela ne le mena à rien, il n'arrivait pas à comprendre en premier lieu comment tout ça avait pu avoir lieu. Il avait besoin de sucre. Rapidement. La situation lui faisait mal au crâne et la peur sourde qui ne faisait que croître en lui avait besoin d'être calmé.

- Où est Mido-chin ?

- Il est parti chercher Kagami et Himuro. J'ai besoin qu'ils reviennent ici pour qu'ils puissent être là lorsque Haizaki fera son coming-out.

- Tu sais dans combien de temps ils seront là ?

- Non.

Murasakibara lâcha alors son capitaine pour se diriger vers la machine à snacks. Il devait absolument savoir où se trouvait Himuro. En cet instant, c'était la seule pensée qui obsédait son esprit. Si quiconque osait toucher à un seul cheveu de Muro-chin, il l'écraserait de la manière la plus violente qui soit.