Bonjour à tous et à toutes!

Tout d'abord je voulais m'excuser pour le retard. J'ai sauté la semaine précédente et cette semaine-ci je vous oublie le chapitre en retard donc désolée. Vraiment. Mais j'espère que vous comprendrez ma position. Mes études ont recommencés ce qui me laissent beaucoup beaucoup moins de temps pour écrire. Ensuite le week end dernier j'ai voulu me concentrez sur l'avancé de mon roman, ce qui m'as laissé peu de temps pour écrire ce chapitre. Et parlons en de ce chapitre. J'ai mis une semaine à l'écrire. Chaque jour je revenais dessus, et j'en peu plus là, je sature de ce chapitre. Mais il est tellement important, il fallait juste qu'il soit à la hauteur de vos attentes, des miennes mais aussi qu'il soit un bon tremplin pour la suite de l'histoire.

Je n'ai malheureusement pas encore eu le temps de répondre à toutes vos magnifiques reviews qui me redonnent un courage immense lorsque je sens une pointe de démotivation m'envahir, et je vous en remercie! Je vais y répondre de ce pas! Sur ce... Bonne lecture! :)

Chapitre 18 : Une drogue, un poing, un œil

Akashi croisait les bras tout en gardant un silence de marbre. Il n'y avait pas grand-chose à dire. Takao avait dorénavant la phobie de l'eau, seul le temps pourrait lui permettre de vivre avec une telle peur. La haine qu'il sentait exploser en lui le plaçait dans une position très inconfortable. Il se sentait totalement perdre pied à certains moments. Il sentait son Autre prendre le dessus et il était persuadé que Midorima l'avait remarqué. Cependant Akashi n'avait pas parlé avec lui de sa situation actuelle. Et il n'avait nullement l'intention de le dire à qui que ce soit, ni de se justifier, de plus il devait absolument garder ses problèmes pfour lui-même. Ses amis avaient déjà suffisamment de quoi s'inquiéter pour ne pas en plus se préoccuper de la santé mentale de leur capitaine.

Ogiwara leur avait dit de faire attention à Aomine et à Kagami pour qu'ils ne s'approchent pas de Kuroko. Au final le basané s'était approché du bleuté, se faisant pratiquement poignarder avec une seringue. Était-ce contre ça qu'Ogiwara avait voulu les prévenir ? Contre une possible attaque de Kuroko contre Aomine ou Kagami ? Mais comment Ogiwara aurait-il pu savoir que ça se passerait ? Comment avait-il pu savoir ou prédire qu'Aomine se retrouverait au-dessus du lit de Kuroko au moment de son réveil ? Personne n'aurait pu le savoir. Lui-même aurait pu y penser mais c'était seulement grâce aux nombreuses années passées aux côtés du basané et à côtoyer la génération miracle qu'il parvenait à prédire un temps soit peu leurs comportements.

Ogiwara ne les connaissait pratiquement pas alors d'où tenait-il cette information ?

La seconde information qu'ils avaient eu d'Ogiwara s'était révélée être tout aussi juste. Il leur avait fournis une liste de noms. Les leurs. Dans un ordre précis.

Aomine.

Kise.

Midorima.

Aomine n'avait subit aucune injure physique mais l'état de Kuroko et Momoi l'avait fortement troublé. Kise avait été la goutte d'eau faisant déborder le vase. La douleur d'Aomine ne s'était pas révélé de l'ordre physique mais plutôt du domaine moral. Devaient-ils donc considérer que l'agresseur ne s'en prendrait plus à Aomine ? Souffrirait-il encore d'une quelconque autre façon ?

Kise. Akashi avait la sensation qu'un indice lui manquait. Kise avait reçu une balle après Takao. Bouleversant ainsi l'ordre des victimes ayant été dressé par Ogiwara. Devait-il donc en déduire que cette liste n'était pas aussi précise qu'elle semblait l'être ? Y avait-il une faille ? De plus d'après ce qu'avait pu lui dire Aomine, l'agresseur avait dit à Kise qu'il lui réservait un autre châtiment que le viol. Auquel il aurait dû avoir droit si l'as de Touou n'était pas arrivé à temps. De quelle autre barbarie Kise aurait-il pu être victime ? La balle qu'il s'était prise faisait-elle partie du plan ayant été prévu pour lui dès le départ ? Si Kise n'avait pas reçu sa blessure prévue depuis le début devait-on en déduire qu'il risquait encore de se faire attaquer ? Leur agresseur avait-il une influence quelconque sur l'hôpital ? Kise était-il en sécurité ? Et les autres membres de la génération miracle ?

Takao quant à lui avait été un message assez clair et Midorima s'accordait aux pensées d'Akashi. Le brun semblait avoir été visé pour sortir Midorima de l'échiquier. Heureusement Midorima avait décidé de s'accrocher plus que jamais à l'enquête pénible qu'ils menaient. Avec pour seule idée en tête : la vengeance.

Tant de questions restées encore sans réponse et plus les minutes filaient et plus Akashi s'entendait émettre de nouvelles questions.

Laisse-moi t'aider. Tu n'y arriveras pas seul.

Tais-toi.

Nous ne formons qu'un. Tu es une partie de Seijuro mais pas une partie entière, il te faut ton autre moitié pour être complet. Tu le sais.

Tais-toi. Je ne te ferai jamais ressortir à la surface. Tu es une nuisance.

Très bien, regarde tes amis mourir sur leurs lits d'hôpital. Comprends à quel point tu es incapable de faire quoi que ce soit pour eux.

Incapable ? Je suis Akashi Seijuro.

Non. Tu n'es que la moitié la plus faible d'Akashi Seijuro.

Le rouge rouvrit lentement les yeux. Devant lui se trouvait ses amis… En bon état. Adossé contre les fenêtres de la salle d'attente Akashi balaya son regard sur ces derniers. Aomine était assis sur le banc en ferraille en face de lui, les coudes sur les genoux. Kagami à ses côtés ne semblait pas savoir quoi dire, s'enfermant dans un silence de marbre les yeux fermés. Murasakibara et Himuro tous deux assis à terre sur la gauche d'Akashi semblaient étrangement entrelacés. Midorima quant à lui sur sa droite était tourné vers la fenêtre.

Akashi était monté en premier et ils avaient échangé les dernières nouvelles avec le vert. Ce dernier lui ayant expliqué l'état de Takao. Le rouge avait vu ses yeux rougis en arrivant sans cependant relever ce détail. Il n'en avait pas besoin. Midorima avait toujours été un très bon ami, peut-être même son meilleur ami. Ils avaient échangé durant des années leurs pions de shogi, s'affrontant l'un l'autre inlassablement. Le vert avait toujours gardé l'espoir de pouvoir le battre un jour. Si la situation avait été moins oppressante il aurait sûrement sourit à ce souvenir. On ne pouvait pas le battre… Il était Akashi Seijuro. Personne ne le pouvait… Du moins, mis à part Kuroko.

- Aomine répète-moi ce que tu as vu lors de l'agression de Kise et Takao. Avant et pendant que tu nageais vers eux.

- Je vais devoir le répéter combien de fois ? Grommela l'interpellé. J'étais de l'autre côté du lac et j'ai reconnu Kise de là où j'étais. Un grand blond comme lui ça se voit à des kilomètres.

Akashi fixa son interlocuteur tout en pensant qu'Aomine et Kise semblaient s'être beaucoup rapprochés l'un de l'autre au fil des années. Et d'autant plus depuis l'histoire de l'enlèvement. Ils avaient toujours été proche et leur comportement l'un envers l'autre avait toujours eu une tournure de joutes amicales qui parfois laissait tout de même planer le doute sur leur réelle relation. Ils étaient très complémentaires et Akashi comprenait parfaitement la douleur que ressentait Aomine en ce moment même. Savoir que celui que l'on aime se trouve sur un lit d'hôpital, tout en étant incapable de faire quoi que ce soit d'utile. Il ne connaissait pratiquement rien à l'amour mais s'il savait une chose c'était qu'Aomine devait tenir beaucoup à Kise pour le remarquer de l'autre côté d'un lac bondé de personnes.

- J'ai reculé dans l'ombre des arbres pour éviter qu'ils ne me voient. Je ne voulais pas rentrer. Je voulais qu'ils me laissent tranquille. C'est là où ça a merdé. Le psychopathe a fait tomber Kise sur le sol avant de pousser Takao dans le lac. Kise s'est relevé et il a sauté dans le lac. À ce moment-là, l'agresseur a sorti une arme de je ne sais pas trop où et il a commencé à tirer partout. Dans le lac, dans la foule. Partout… Les gens sont devenus fou, ils courraient de partout. Au premier coup de feu ma paralysie est partie d'un claquement de doigt et j'ai sauté.

- Tu as dit que l'agresseur a fait tomber Kise avant Takao ?

- Euh… Ouais je crois…

- Tu en es sûr ?

- Euh… Bah non pas trop mais ça a de l'importance ? Se défendit le basané.

Akashi agacé ne daignât pas répondre à cette question stupide. Si Kise était bien tombé avant Takao, alors on pourrait alors dire que l'ordre de la liste avait bel et bien était respecté. Mais cela voulait aussi dire que même en attaquant la prochaine cible l'agresseur se donnait le droit de revenir aux cibles précédentes pour les blesser de nouveau si l'envie l'en prenait.

Akashi fixa de nouveau les yeux bleus marines du basané.

- Continue.

- Je te l'ai dit ensuite j'ai sauté dans l'eau et j'ai nagé. Lorsque je suis arrivé de l'autre côté j'entendais ce connard dire des trucs à vomir à Kise. Je n'ai pas attendu très longtemps avant de lui sauter dessus ! Tous ce qu'il lui disait… J'avais envie de lui foutre mon poing dans son…

- Viens-en au fait. Qu'était-il en train de dire à Kise ?

- Je me rappelle plus exactement mais je suis sûr qu'il lui a dit un truc du genre « je n'avais pas prévu ça pour toi »…

Aomine s'arrêta un instant et Akashi pu voir ses poings trembler, alors le rouge l'encouragea à sa manière.

- Ensuite ?

Le bleu releva la tête vers lui. Ses yeux exprimaient une profonde tristesse mêlée à une colère profonde mais retenue que ce dernier avait lui-même enchaîné.

- Il lui a dit qu'il allait l'humilier… Je n'en suis pas sûr mais… En fait, si. J'en suis persuadé maintenant… Il parlait de le violer. Si je n'étais pas arrivé… Si j'avais mis un peu plus de temps pour arriver… Kise… Il aurait sans doute…

- Kise-chin ne se serait pas laissé faire. Intervint Murasakibara.

- C'est vrai, le soutint Himuro. Je ne le connais pas autant que toi mais Kise se serait battu.

- Après tout n'est-ce pas toi qui nous as dit qu'il continuait à marcher malgré l'arme pointée vers lui ? Demanda Akashi.

- Il a fait ça ? S'étonna Midorima qui était déjà parti rejoindre Takao lorsque cette conversation avait eu lieu.

- Ouais… Répondit Aomine en baissant les yeux sur ses poings relâchés. Ouais, c'est ce qu'il faisait. Répéta-t-il avec un faible sourire.

Un doux silence s'installa. Pour la première fois depuis longtemps ce silence n'avait rien de pesant. Tout au contraire. L'air semblait plus frais, les rayons de la lune plus avenants, la respiration du groupe plus réconfortante.

L'image d'un Kise rayonnant, un peu idiot certes mais souriant, sembla les apaiser comme jamais.

Cette douce aura de quiétude se brisa en un instant lorsqu'une voix grinçante, presque moqueuse brisa ce voile.

- Ryouta est une vraie plaie lorsqu'il décide de ne pas se laisser faire…

Akashi releva la tête instantanément, reconnaissant cette voix aussi sûrement que n'importe laquelle de ses amis. Cette voix qui le mettait en rage depuis que cette histoire d'enlèvement avait commencé. Il avait souhaité avoir cette personne en face de lui une bonne dizaine de fois pour lui mettre son poing dans le visage. Or maintenant qu'il était là, un sentiment tout à fait inattendu l'empli. Le soulagement.

Toutes les personnes assises de la pièce se levèrent comme un seul homme. Himuro fit un pas en arrière, Murasakibara quant à lui se mit devant lui le protégeant avec l'un de ses bras. Aomine et Kagami s'étaient levés avec une coordination si parfaite qu'ils semblaient avoir été réglés par la même horloge. Même leur colère se lisant sur leurs visages semblait similaire. Midorima quant à lui avait ses poings si serrés qu'il en tremblait. Le basané et le géant du groupe se dirigèrent sans une hésitation vers l'arrivant, une aura meurtrière les entourant, le pas rapide.

- Ne le touchez pas. Intervint Akashi. Il n'est pas celui ayant capturé Kuroko. De plus nous avons besoin de lui en bon état.

Aomine s'arrêta à un mètre de l'intrus le fusillant du regard tremblant de tout son corps pour se maintenir. Murasakibara quant à lui ne s'arrêta pas, sous la surprise dissimulée d'Akashi. En deux pas il se retrouva à la hauteur du gris et son poing s'écrasa sur le visage de ce dernier, le faisant tomber lourdement sur le sol.

Haizaki Shougo s'écria de douleur tout en se tordant à terre. Les mains au niveau du nez laissaient voir un filet de sang tentant d'échapper aux barrières de chaires.

Murasakibara se retourna vers Akashi pour lui fournir une excuse.

- Il a frappé Muro-chin lors de la Winter Cup. Je devais lui rendre la monnaie de sa pièce.

- MAIS T'ES MALADE ! S'écria Haizaki tandis que tout le monde l'ignorait superbement.

- Atsushi, je t'avais dit que ce n'était pas la peine de lui remettre les idées en place !

- Comment ça les idées en place ? S'exclama Haizaki qui couinait encore de douleur sur le sol.

- Muro-chin les marques qu'il t'a faites sont restées sur ton corps durant des semaines.

- Oui mais la douleur est rapidement partie, sourit doucement Himuro. Je n'ai pas eu si mal que ça.

- Moi, j'ai putain de mal ! MERDE quoi ! Il m'a déformé le visage ce con !

- Qu'est-ce que t'as dit toi ? S'énerva Murasakibara.

- Haizaki assieds-toi là. Lui ordonna Akashi en pointant le siège en face de lui où était précédemment assis Aomine.

- Nan mais tu me prends pour qui pour me donner des ordres ? Je ne suis pas ton…

Le brun n'eut jamais l'occasion de finir sa phrase car le violet l'attrapa par l'arrière du col et le souleva d'au moins cinq centimètre au-dessus du sol pour le transporter pratiquement avec aisance jusqu'au siège indiqué par Akashi.

- Bien. Ajouta le rouge une fois tout le monde en place. Il va falloir maintenant que tu développes un peu plus Haizaki. Je dirais même, beaucoup plus que lorsque nous nous sommes eu par téléphone.

- Vous vous êtes eu par téléphone ? S'étonna Kagami.

- Sérieux ? Demanda Aomine.

- Taisez-vous. Et toi parle. Ordonna Akashi en fixant le garçon face à lui.

Haizaki aussi surprenant que cela puisse paraître sembla fondre devant le regard d'Akashi. Les barrières qu'il avait depuis toujours érigées autour de lui semblaient être tombées d'un seul coup. Le laissant à nu. Ses yeux fixèrent les carrelages de l'hôpital et il se frotta les mains, en signe de grande gêne.

- Je ne sais pas par où commencer…

- Tu veux un autre coup pour te remettre les idées en place ? Grogna Murasakibara.

- Haizaki si tu ne commences pas très rapidement ce que tu as à me dire je vais m'énerver.

Le joueur de basket se frotta l'arrière de la nuque avant d'expirer un grand coup.

- C'était lors du début de notre deuxième année à Teiko. Peu avant que l'on ne commence les cours de l'année scolaire. Ou du moins avant que je ne me décide à y aller. À cette époque j'ai rencontré un mec. Il s'appelait Akikazu. À cette période-là, j'avais établi plusieurs contacts extérieurs qui m'avaient mené vers le marché de la drogue. Je n'en prenais pas, mais j'avais besoin d'argent. Alors d'amis en amis j'en suis venu à rencontrer Akikasu. Il était mon aîné de six ans mais apparemment il pouvait me donner un travail qui paierait bien et vu que je fréquentais un haut milieu sportif pour mon âge c'était tout à mon avantage. La revente de drogue dans les gymnases est assez importante. Ce job consistait tout simplement à revendre de la drogue aux personnes suffisamment connes pour en acheter.

- Ces personnes connes comme tu dis, n'y peuvent rien, elles sont droguées. Intervint Kagami. Justement à cause de cons comme toi.

- Tu veux que je t'en foute une, tapette ?

- Haizaki, la seule raison pour laquelle tu as le droit d'ouvrir la bouche c'est pour nous dire ce que tu sais.

- Hm… Toussa le brun en zieutant le capitaine de la génération miracle. Bref, je me suis retrouvé à vendre de la cocaïne, et toutes autres sortes de drogues dans la rue. Ce n'était pas le meilleur job au monde c'est sûr mais je gagnais suffisamment pour… Enfin je gagnais ce que je voulais quoi. Quelques mois plus tard je suis parti du club de basket de Teiko. Kuroko voulait que je reste… Ce p'tit con, quand est-ce qu'on doit savoir si on doit le prendre au sérieux ou pas quand il parle ?

Tous les membres de la génération se raidirent à cette remarque. Les poings d'Aomine se resserrèrent, les pupilles rouges et flamboyantes de Kagami fixèrent le gris du coin de l'œil avec férocité. Midorima enfonça ses ongles dans l'encadrement de la fenêtre. Murasakibara quant à lui s'arrêta de mâcher la nourriture ayant atterri à un moment ou à un autre dans sa bouche.

Une aura tout à fait différente se manifesta dans la pièce. Une aura meurtrière, promesse de douleur et de sang. Empreinte de colère. Le rouge s'approcha d'Haizaki qui leva son regard vers lui. D'une voix particulièrement calme et douce s'élevait une menace aussi dangereuse que n'importe quelle arme.

- Surveille tes paroles lorsque tu parles de Kuroko, nous avons besoin de toi il est vrai, mais ne me sous-estime pas. Est-ce clair ?

Haizaki eut un mouvement de recul tandis qu'Akashi le fixait sans sourciller. Il déglutit bruyamment avant de détourner le regard.

- Ce que je voulais dire c'était que sa proposition n'allait rien changer c'était certain. Alors le soir même où je suis parti du club je suis allez chez Akikazu. On s'était beaucoup rapprochés et il était devenu un pote très proche même si ça n'aurait jamais pu être le meilleur. Il était… Il était timbré dans sa tête.

- Qu'est-ce que tu sous-entends par-là ? Demanda le joueur de Rakuzan.

- Je veux dire qu'il… Il avait déjà fait de la prison pour viol et vente de stupéfiants mais comme les preuves contre lui n'ont jamais été assez nombreuses et bien il n'y ait pas resté longtemps, je savais ce qu'il avait fait mais je m'en foutais pas mal. On a chacun nos problèmes après tout, non ? Ce n'était pas à moi de faire le psychologue et encore moins la police. Je n'étais pas sa mère.

- Continue au lieu de raconter ta vie, Haizaki. Le pressa Midorima qui s'était retourné vers le groupe.

- Ta gueule, crétin… Bref ce soir-là, on a bu et on a pas mal fumé de joints. Malgré tout ça j'ai gardé une bonne mémoire de ce qu'il s'est passé ce soir-là. Je lui ai dit à propos du club de basket et de vous tous. Je vous haïssais à en crever à cette époque. Et lui commençait à avoir des problèmes avec les Yakuzas qui lui fournissaient la drogue à revendre. Le pourcentage de revenus qu'il devait toucher à la vente venait d'être sérieusement diminué et il avait pas mal de dettes parce que lui contrairement à moi, il se droguait.

Le joueur de Fukuda s'arrêta un instant pour reprendre son souffle. Puis il s'adossa complètement au dossier du banc métallique et pencha sa tête vers l'arrière fixant le plafond des yeux.

- Ce soir-là je lui ai dit que je voulais absolument me venger de vous. Au début je le disais plus pour déconner que sérieusement mais la conversation a prise une allure vachement plus sérieuse au fil des heures. Il m'a proposé son aide en échange de la mienne. Je devais l'aider à rembourser ses dettes et lui à me venger. Alors les quatre journées suivant cette soirée-là nous sommes restés chez lui et nous avons encore une fois pas mal bu, fumé et parlé.

Le garçon porta la paume de sa main droite au niveau de son front pour se cacher les yeux et il émit un petit rire sans joie.

- La première personne dont je lui ai parlé c'était toi Akashi. Puis après j'ai parlé de Kuroko, je lui ai dit que c'était sûrement celui que vous protégeriez le plus s'il était en danger. Je lui ai dit cependant que je ne voulais pas que Kuroko subisse quoi que ce soit, il n'était pas comme vous. Je lui ai dit que dans notre plan de revanche il devait rester en dehors de tout.

Un nouveau silence. Pesant cette fois.

- Je lui ai parlé de Satsuki et de sa relation avec Aomine. J'ai dit que je voulais voir Midorima se sentir complètement impuissant face à une situation puisque tu avais toujours l'air si fier et sûr de toi. Je lui ai dit que je voulais voir Murasakibara se faire briser vu qu'il parlait toujours d'écraser les autres. Je lui ai dit que je voulais voir Kise abattu tandis qu'il comprenait qu'il ne pourrait plus jamais jouer au basket. Lui qui m'avait pris ma place à l'époque. Akikazu avait proposé à ce moment-là de lui couper les ligaments des chevilles. Il me disait que ça serait la meilleure solution à mon problème.

- ESPECE DE CONNARD ! S'écria Aomine.

- Aomine tais-toi ! Ordonna Akashi.

Mais c'était trop tard. La bête était lâchée. Aomine venait de saisir Haizaki par le col de son t-shirt et avec une force inhumaine il le souleva du banc. La force qu'il déploya souleva sa victime de quelques dizaines de centimètres du sol avant de l'envoyer voler dans les airs grâce au coup de poing magistral qu'il lui façonna.

- Aomine, arrête ça ! S'exclama Akashi.

Aomine ne l'écoutait plus. Il sauta sur Haizaki qui s'était cogné la tête contre le mur perpendiculaire aux fenêtres, situé à au moins cinq mètre du groupe. Les coups de poings se mirent à pleuvoir sur le visage du copieur-voleur. Ce dernier cependant ne se laissa pas faire. Lui aussi rodé au combat de rue il ouvrit ses jambes, faisant perdre l'équilibre à Aomine durant un court instant. Il se retourna alors pour se mettre cette fois en position de force. Malheureusement pour lui Aomine lui envoya un coup de pied dans le ventre lui coupant momentanément le souffle et l'envoyant de nouveau au sol. Bientôt ils ne formèrent plus qu'une boule indistincte de corps se battant de manière désordonnée sans qu'aucun des deux ne puissent réellement prendre le dessus.

- Arrêtez-les. Ordonna Akashi tandis qu'il se sentait perdre pied.

Le monde autour de lui devenait totalement flou. Murasakibara, Midorima, Kagami, Himuro. Ils ne bougèrent pas.

- Séparez-les. Marmonna le rouge.

Sa vision se flouta encore davantage et le capitaine amena sa main au niveau de son œil gauche. Ce dernier le tenaillait. Il avait l'impression qu'on lui plantait inlassablement encore et encore un couteau à l'arrière de la tête. Le charcutant de l'intérieur. La douleur devint si intense, si vive et si brutale qu'il ne vit pas les mouvements autour de lui. Les sons ne parvenaient plus à ses oreilles. Des tâches noires brouillaient sa vision encore plus que nécessaire. Il était saisi de tremblements. Chaud. Froid. Tremblement. Chaud. Froid.

Toute cette histoire était arrivée à cause de lui.

C'était lui qui avait ordonné l'exclusion d'Haizaki du club de basket.

Lui et seulement lui.

À cette époque Kuroko lui avait demandé de pardonner Haizaki.

Il l'avait ignoré.

Dorénavant Kuroko, Kise, Takao, Momoi, Ogiwara étaient dans un lit d'hôpital.

Par sa faute.

Son ignorance.

Sa faiblesse.

Sa folie.

Chacun des indices étaient dorénavant logiques. Ils répondaient à un schéma parfaitement et pleinement prévu à l'avance. La camionnette des Yakuzas, l'ordre des noms, les points faibles de chacun d'entre eux. Le port d'arme. Le viol. La torture.

Cet homme qu'ils ne connaissaient ni d'Adam ni d'Eve était au final parvenu à les détruire de l'intérieur. Akashi se sentait d'autant plus coupable de savoir que tout ça n'avait pas été fait par haine. L'agresseur ne les connaissait pas. Il ne les haïssait pas personnellement.

Tant de chose lui avait échappé. Et dorénavant il n'avait qu'une seule idée en tête. Elle lui apparut comme tellement claire et précise, qu'il se demanda pourquoi il avait tant combattu.

Un seul objectif.

La force.

Un seul mantra.

La victoire.

Un seul œil.

Jaune.

Un seul homme.

Akashi…

Implacable.

…Seijuro.

Akashi retira la main de son œil. Relevant doucement la tête. Autour de lui Midorima, Murasakibara et Kagami le regardaient les yeux écarquillés.

- Akashi, ça va ? Demanda Midorima.

Le rouge ne répondit pas et se contenta d'observer les deux adolescents se battant encore à grands coups de poings et de pieds. Les deux s'arrêtèrent brièvement lorsqu'ils le virent si proche. Aomine resta au sol et s'essuya la bouche avant de s'arrêter dans son mouvement au moment où il leva ses yeux vers son capitaine.

- Aka…

Le rouge ne le laissa pas finir sa phrase. Il le coupa en donnant lui-même un coup de poing à Haizaki. Ce dernier s'écrasa si lourdement sur le sol que sa tête rebondit contre le carrelage et Akashi fut certain de voir Aomine effrayé.

- Je t'avais dit ne pas le toucher Daiki, il a encore pas mal de chose à nous raconter.

Akashi Seijuro était de nouveau à la surface.

On ce retrouve en fin de chapitre! Rassurez vous les révélations de ce chapitre ne sont qu'une petite partie de l'ensemble. Des réponses sont apportés aux questions basiques, Qui/Comment/ Pourquoi? Mais je suis consciente qu'il reste encore pas mal à éclaircir mais ça ça viendra petit à petit! :) Pour m'aidez vous pouvez me soumettre vos questions et comme ça je saurais plus précisément à quelle questions répondre, car il ce peu que certains détails logique pour moi (vu que je connais la fin de tous ça) ne le soit pas pour vous alors surtout n'hésitez pas!

J'espère vraiment que ce chapitre vous aura plu en tout cas! .

Ah euh... Concernant Akashi... Je ne suis responsable de rien! Je vous le jure! *Se cache sous la couette*