Elle l'observait, mal-à-l'aise, dans sa robe trop moulante à son goût et perché sur ses chaussure à talon haut. Graham Humbert n'avait pas encore remarqué sa présence, même si cela faisait un bon moment qu'elle le surveillait. Cela faisait près de trois semaines qu'elle le traquait comme un loup. L'attirer dans ce bar avait été pour elle d'une facilité déconcertante, il lui avait suffit de créée un faux profil sur un site de rencontre. Quelques conversations, et le tour était joué. Elle s'approcha de lui.
-Mademoiselle Swan, déclara-t-il en se levant de son tabouret.
Elle lui serra la main, accompagnant son geste d'un chaleureux « ravie de faire votre connaissance » et le gratifia du plus beau de ses sourires.
Il l'invita à prendre place au comptoir et commanda deux boissons.
Graham était un jeune homme charmant et il était aussi beau que sur les photos.
-Alors, parlez-moi un peu de vous, Emma.
-J'ai une vie plutôt monotone pour tout vous dire, mais puisque vous insistez, tout d'abord je suis nettoyeuse.
-Nettoyeuse ? répéta-t-il surprit.
-Oui, le terme « femme de ménage » ne me convient pas. Et vous ? Vous fréquenté souvent cet endroit ?
-Uniquement lorsque je suis sur d'y trouver une femme aussi charmante que vous et entre nous cela arrive très rarement.
Elle fit mine d'être flatter. Sa supercherie marchait à merveille, Graham croyait au moindres de ses mensonges, l'alcool coulait à flot et elle jubilait intérieurement rien qu'en sachant comment allait se terminer cette soirée.
-Vous ne m'avez pas parlé de votre famille, vous n'en avez donc pas ?
Elle du se faire violence pour ne pas lui exploser le visage sur le champ, elle sentait que son plan commençait à lui échapper, il était temps pour elle de passer à la vitesse supérieure.
-Graham vous ne trouvez pas qu'on à assez discuté ? Et si nous allions dans un endroit plus tranquille afin de faire plus ample connaissance.
-J'en serai ravie !
Elle lui prit la main et l'entraina à l'extérieur. N'ayant aucunes envie d'attendre davantage, il l'a mena dans une ruelle sombre. Au moment où il entreprit de l'embrasser, elle le repoussa gentiment avec son arme.
-Je crois qu'on c'est mal comprit là.
Il semblait ne pas comprendre ce qu'il lui arrivait.
-Comment ça ?
-Qui sont les hommes pour qui tu travail.
-Je ne comprends pas, murmura-t-il interloqué.
-Répond !
-…Tu crois vraiment que je vais te le dire ?
-Si tu tien à ta vie, oui.
-Tu bluff.
L'enclenchement de la détente se fit entendre.
-Je ne dirai rien.
-Hm. Dans ce cas tu ne m'es d'aucune utilité.
-Non attends !
-Parle !
-…Il se fait appeler le chapelier fou, c'est tout ce que je sais.
Elle se mit à rire. Un rire nerveux. Enfin, elle pouvait mettre un nom ou plutôt un surnom sur celui qui avait assassiné sa famille. Et sans quitter ça proie du regard elle appuya sur la détente. Un bruit sourd résonna dans les rues. Elle devait vite s'enfuir avant que des personnes alertées par la détonation ne viennent.
Emma se saisit de la photo de Graham. Elle la contempla quelques secondes. Dommage qu'elle s'était vu obligée d'abattre un aussi charmant jeune homme, dans d'autres circonstances, elle lui aurait sans aucuns doutes donnés une chance. Et barra l'image avec un marqueur noir et l'accrocha à son tableau en liège. Elle contempla son œuvre en souriant. Plus que deux à abattre et il ne lui resterait plus que leur chef.
Elle sentit une présence. Quelqu'un s'était introduit chez elle. Finalement, peut-être qu'ils étaient venus jusqu'à elle, temps mieux ! Cela lui évitait toutes ces semaines voire ces mois de recherche et de déplacements.
Elle prit son arme, ferma son bureau à double tour et marcha prudemment à travers l'appartement, sans faire le moindre bruit. Personne dans la salle de bain. Personne dans la cuisine. Et c'est dans la pénombre du salon qu'elle aperçut une silhouette pencher sur la table qui se trouvait près de la fenêtre. Elle alluma la lumière afin de découvrir son visage. L'intrus se retourna, croisant enfin le regard sombre de la jeune femme blonde. Captivé par son regard océan, elle fut parcourue d'une étrange sensation. Quelque chose qu'elle n'avait pas ressentie depuis des mois et qu'elle ne put contrôler. Elle réussit à se reprendre et empêcha à tout prix cette sensation de l'envahir davantage. Elle leva son arme vers lui. Il ne semblait pas surprit, à vrai dire il n'était même pas inquiet, au point qu'elle en eut mal au ventre.
-Etes-vous Emma Swan ?
-Votre nom. Exigea-t-elle de savoir.
-Je suis Killian Jones, je suis venu vous aider.
-M'aider pour quoi ?
-Ça, c'est à vous d'en décider.
-Sortez de chez moi !
-Vous êtes ravissante ! Et ce ton autoritaire que vous employer, franchement je suis terrifié.
-Je n'hésiterai pas à tirer.
-Oh, je ne m'en fait pas pour ça, seulement vous ne le ferez pas.
-Qu'est-ce qui vous fait croire ça ?
-Je suis un agent de la CIA.
-Agent de la CIA… rien qu'ça ?
-Anciens agent, pour être précis.
-Bien sur, d'où la violation de domicile !
-Ça faisait plusieurs fois que je venais frapper à cette porte, mais vous n'avez jamais répondu alors je me suis permit de m'informer par mes propres moyens.
-Je ne sais pas ce qui me retient de vous tuer.
-Et bien, parce que j'étais un agent de la CIA peut-être.
-Et vous croyez que ça me fais peur ?
-Loin de moi cette idée chérie, mais vous aurez besoin de moi pour venger la mort de votre famille.
-Je m'en sors très bien toute seule.
-Hm. Mais il se trouve que j'ai acquis certaines compétences et qu'en ce moment même vous êtes en train d'y penser. Vous penser vous servir de moi pour arriver à vos fins n'est-ce pas ?
-Comment savez-vous ça.
-C'est simple : votre regard. Je lis en vous comme dans un livre ouvert.
-Oh, vraiment ?
-Oui. Affirma-t-il.
Emma ne pouvait pas lui faire confiance, elle n'en n'avait d'ailleurs pas l'attention, elle devait reprendre les choses en mains. Remettre la situation rien qu'à son avantage.
-Qu'est ce que vous regardiez là ? Demanda-t-elle en désignant la table du menton.
Il se retourna pendant une fraction de seconde. Une inattention qui permit à Emma d'agir. Il sentit une violente douleur à la tête, s'effondra au sol puis plus rien.
Quand Killian se réveilla il faisait jour. Il était sur une chaise, un bâillon sur la bouche, les mains et les pieds liés par une corde. Emma n'y avait pas été de mains morte sur les nœuds car ses poignets le faisaient souffrir.
Il regarda autour de lui, la pièce était vide. Il essaya de se détacher mais stoppa tout mouvement lorsqu'il entendit des pas s'approcher.
-Je commençais à me demander quand est-ce que tu te réveillerais.
Elle lui retira son bâillon et s'assit en face de lui.
-Ok, alors tu vas me dire tout ce que tu sais sur le chapelier fou.
-Qui ça ?
-Le salop qui à tuer ma famille, celui pour qui tu travaille.
-Je n'ai rien à voir avec eux Emma.
Elle le regarda droit dans les yeux, il disait la vérité. S'était inutile de le garder en otage. Il reprit la parole.
-Essaye quelque chose de nouveau chérie, ça s'appelle la confiance. Je suis là pour t'aider.
-Je ne te ferai jamais confiance.
Elle posa le pistolet sur sa tempe.
-Qui t'envoie.
-Personne.
-Qui t'envoie !
-Quelqu'un de ta famille.
Impossible, elle n'avait plus personne…A moins que. Elle avait une petite idée : sa cousine Elsa. Elles étaient très proche avant mais Emma à couper tout contact après ce qu'il s'est passé. Quoi qu'il en soit, Killian ne la mènerai à rien.
-Maintenant je vais te relâcher, si tu parle de ça aux autorités, je te chercherai, je te trouverai, et je te tuerai de mes propres mains. Et ne revient pas me voir non plus.
Il acquiesça gravement d'un hochement de tête. Elle le détacha et le laissa quitter les lieux sans un mot de plus.
Elsa travaillais dans une célèbre tour de New York, comme styliste. Emma se rendit donc sur son lieu de travail. Elle se présenta à l'accueil et demanda à la voir, en disant qu'elles avaient affaires. L'hôtesse d'accueil la fit patienter quelques secondes puis elle l'accompagna à son bureau.
Elsa était au téléphone au moment où Emma arriva. Elle s'arrêta de parler, remit la conversation à plus tard avant de raccrocher.
-Emma ! Entre, je t'en pris, déclara-t-elle surprise.
-Je suis venu te parler de quelque chose.
-Je t'écoute.
Elle prit place en face sa cousine et mit un petit temps à trouver ses mots.
-Emma, tu vas bien ?
-Ça va. Tu n'avais pas besoin d'envoyer Killian pour le savoir.
-Mais qu'est-ce tu raconte ?
-Rho c'est bon ne fais l'ignorante tu sais de quoi je parle.
-Non je te jure.
-Il m'a dit qu'il avait été envoyé pas quelqu'un de ma famille et je n'ai plus que toi.
-Mais je ne connais aucun Killian, et je n'ai envoyé personne.
-Mais alors qui ?
-Je n'en sais rien. Et puis il a été envoyé pour t'aider à faire quoi ?
-Il ne me l'a pas dit, mais je pence savoir.
-Emma…Tu veux les venger c'est ça ?
-Je n'ai plus rien à faire ici, dit-elle en se levant.
-Tu sais très bien que ça ne mènera à rien…
-Au revoir Elsa.
Elle s'arrête dans l'encadrement de la porte alors que sa cousine l'avait interpellé.
-Emma, si je peux faire quoi que soit pour t'aider à surmonté ça, tu sais que tu peux venir me voir quand tu veux et…
-Tu veux vraiment m'aider ? La coupa-t-elle.
-Oui.
-Alors je ne veux plus jamais qu'on se revoit. Dit elle en sortant du bureau.
Elsa était blessée par les propos de sa cousine. Elles ne s'étaient pas revues depuis longtemps et elle venait de lui dire qu'elle voulait couper les ponts. Emma n'allait vraiment pas bien, son visage était fermer, ses yeux s'était assombrit, et Elsa espérais plus que tout que sa cousine n'allait pas faire de bêtise à cause de son idée de vengeance.
Près d'un mois s'étaient écoulé depuis qu'Emma avait raillé sa cousine de sa vie. Elle n'avait pas recroiser Killian et n'avait pas non plus repensé à lui.
Ce soir, elle allait faire une nouvelle victime. Une piste l'avait conduite à un autre pion du chapelier fou. Une chance que ce dernier assistait à une soirée dans un building de Washington. Elle voulait utiliser la même méthode que pour les autres : le séduire, le faire boire et l'entrainer dans endroit isolé pour en finir avec lui. Sauf que ce soir, les choses se passaient différemment. Tout d'abord, il ne lui avait pas donné son vrai prénom, préférant se faire surnommé Nottingham. De plus, il se montrait plus résistant, c'était lui qui imposait le rythme. Et il tenait bien l'alcool, au point qu'elle fini par en être agacé. Elle s'éclipsa, prétextant se repoudrer le visage. Elle entra dans les toilettes vides, s'appuya sur le lavabo et se regarda dans le miroir. Il ne fallait pas qu'elle craque, elle allait bientôt l'avoir. Plus que deux ou trois avances et il était piégé. La porte s'ouvrit sur quelqu'un qu'elle reconnu instantanément en le voyant dans le miroir.
-Oh…Il ne manquait plus que toi…Lâcha-t-elle à Killian.
-Emma, tu es en danger, abandonne pour ce soir.
-Qui es-tu pour me dire ce que je dois faire ?
-Un ami.
-Je n'en ai pas.
-Maintenant tu en à un.
-Mais je ne veux pas de toi ! Et je n'ai pas besoin de toi ! Répliqua-t-elle en lui faisant volte face. Tu semble avoir oublié ce que je t'ai dit l'autre fois, reprit-elle sèchement avant de s'en aller et de le laisser planter dans les toilettes des femmes.
Elle retourna après de Nottingham, lequel lui proposa d'aller sur la terrasse du building pour admirer les lumières de la ville. Une occasion rêvée pour Emma qui accepta sans hésiter. Ils montèrent les derniers étages pour aboutir à l'extérieure. Emma fit semblant d'être émerveiller par la vue en réfléchissant à toute vitesse à comment elle allait le tuer. Elle pourrait le pousser par-dessus la barrière de sécurité et le laisser s'écrasé en bas, cela pourrait être marrant, pensait-elle.
-Je te pensais plus maligne que ça !
Elle se retourna et vit l'arme de Nottingham pointé sur elle.
-Alors ? Tu t'es bien amuser ces derniers mois ? A tuer tous mes co-équipiers.
-Tu es le prochain sur la liste.
-Hm, fit-il amusé, en attendant c'est moi qui ai l'avantage. Si tu croyais que tu n'avais que cinq personnes à tuer tu te trompe.
Il siffla, et la seconde suivante, elle fut entourée par quatre hommes cagoulés. Elle était complètement prise au piège, si elle essayait de prendre son pistolet, il était évidant qu'ils allaient tirer.
-Dis-moi ce que tu sais sur nous et sur notre chef.
-Quelle importance…
-Oui tu as raison, de toute façon tu seras morte dans…cinq minutes ?
-Vous avez tué ma famille.
-Oh…Les pauvres, je suis…Désolé c'est ça ? Mais ne t'en fait pas tu vas bientôt les rejoindre.
-Au moins j'aurais la satisfaction d'avoir tué une bonne partie de l'équipe.
-Cessons de parlez tu veux ? Termina-t-il en chargeant son pistolet.
Elle ferma fort les yeux. Jamais elle n'avait eut aussi peur qu'en ce moment. Elle aurait put penser à sa famille alors qu'il ne lui restait qu'une poignée de seconde à vivre, pourtant, aussi surprenant que cela puisse paraître, elle pensait à Killian. Elle aurait mieux fait de l'écouté finalement. Un coup de feu se fit entendre.
