Cette œuvre ne m'appartient pas. Elle est celle de son unique créateur Beguile. Vous pouvez aller consulter son profil ici : 188008/Beguile (ouais, y'a pas toute l'adresse) L'histoire originale « It takes a village » est consultable ici en version originale : 11963659/1/It-Takes-a-Village
J'adore cet auteur, je vous invite tous à consulter ses autres fanfictions qui sont toutes géniales.
C'est ma première traduction, et je fais le choix d'être au plus proche des mots qu'emploi l'auteur même si il est très tentant de changer certains choix, je ne le ferai pas. Si des choses paraissent ambiguës, n'hésitez pas à donner des conseils.

Les personnes, les lieux et l'histoire orginale appartiennent à Marvel et leurs sociétés affiliées, blabla, ceci est une fiction amateur destiné uniquement pour du divertissement.
Je n'ai aucun droit dessus, personne ne gagne de l'argent, ni l'auteur, ni le traducteur.

SPOILERS SAISON 2

Notes de l'auteur, le vrai : Deux choses au sujet de ce chapitre. Un ou plusieurs éléments apparaîtront plus clairement au fur et à mesure des chapitres, notamment sur la façon dont Red et Franck se sont retrouvé au sous-sol. Secondement, je ne suis pas du tout partisan des interventions chirurgicale improvisées dans des cuisines non stériles d'entreprise locales, je ne suggère pas non plus que ça se passe dans les cuisines alentour. Au contraire, soutenez vos entreprises locales.


« Tears a hole exquisite red/fuck the rest and stab it dead. »

~NIN, « Somewhat Damaged »


Il faut tout un village.

Chapitre 1

Quelque peu endommagé

Red s'évanouit à cause de l'hémorragie et Franck saisit le garrot le plus proche qu'il puisse trouver : une ceinture d'un des assaillants, un homme mince inconscient au milieu des décombres. Franck place la ceinture au dessus du genou, la boucle puis tire jusqu'à ce qu'il ne puisse plus, jusqu'à ce que l'agonie secoue Red alors que le sang ne tache pas son costume.

Franck noue le garrot et prend un instant pour évaluer les dégâts. Pas ceux de Red, mais ceux du bâtiment. L'endroit était déjà un merdier, un immeuble abandonné en attente d'une démolition, mais l'effondrement du plafond scelle définitivement son sort. Les vieilles caisses et divers tubes servant à il ne sait qu'elle putain d'affaire qui se passait ici ont été écrasés par un déluge de bois et de plâtre qui a assommé leurs assaillants. Le seul objet intact est une urne géante, dans le coin, la seule inexplicablement entouré de soie rouge. Trois des cinq hommes qu'a suivi Franck sont cachés sous les gravats. Les deux autres sont criblés de balles à l'étage.

Ce sont tous des hommes de Fisk. Ils servent l'obèse dans leurs costumes bon marché avec des fusils très coûteux. Franck n'a pas la moindre idée de ce qu'ils font ici. Tout ce qu'il sait c'est que Fisk est intéressé par les biens des japonais depuis qu'ils sont absents, et étant donné que Franck cible Fisk, il a suivit les cinq hommes jusqu'ici. Il aurait dû se douter que le Diable serait embusqué pour eux. Red semble faire beaucoup d'heures supplémentaires ces derniers temps, et Fisk est un cas particulier pour le Diable autant qu'il l'est pour Franck.

Franck confisque les armes des trois hommes, afin qu'il puisse tirer une balle dans chacun de leurs crânes. Une fournée, deux fournées, piécettes et petites- Bon sang, Red est totalement inconscient. Son seul mouvement est un frisson causé par l'hémorragie lorsque les tirs se déclenchent. Franck prend le portable d'un des hommes récemment morts et recompose le dernier appel. « Décroche. » il ordonne en revenant aux cotés de Red pour vérifier son pouls. Franck retourne le diable sur le dos. Il a acquit un nouveau masque, qui couvre l'ensemble de son visage. Il semble, pour Franck de là où il regarde. Il tourne Red et il voit qu'il a simplement fait pousser la barde au lieu de celle courte habituelle. Plusieurs jours vu sa longueur, pour aller avec plusieurs journées passé à botter des culs et prendre des noms. Celui que Red a été hors du masque lorsqu'il se sont rencontré la première fois, n'est plus.

Franck enfonce ses doigts sous la courbure du masque, sur le cou de Red. Il est froid et moite au toucher et son rythme cardiaque file, faible de la pire des façons. Franck retire sa main « Décroche » il ordonne au téléphone, et la tonalité se coupe enfin.

« -Bordel, qu'est-ce que tu veux ? » il demande en guise de salutation.

Franck répond sans attendre une seconde : « Un médecin, mec. » Il accélère sa respiration, imitant la terreur. « Le foutu Diable a déchiré la moitié de notre équipe. L'autre moitié saigne à coté. »

Le gars au bout de la ligne est septique, mais pas assez intelligent pour raccrocher. Ils sont au plus bas de l'échelle dans les affaires de Fisk : cinq gars qui cherchent ils ne savent pas quoi dans une des anciennes propriétés des japonais et un qui demande, stupidement : « T'es pas Marty. T'es qui ? »

« Je suis le gars qui évite aux entrailles de Marty de se rependre. J'ai besoin d'un médecin, mec, allez ! » Franck laisse sa voix faire un gémissement de désespoir. C'est la partie la plus facile de sa performance. Les frissons de Red commencent à s'affaiblir, autant que son cœur. Franck commence à être un peu désespéré « Qui travaille ce soir, et où ? »

Il n'est pas possible que Fisk n'ai pas de médecin à disposition pour cette merde, quelques bâtards sournois avec une licence, ou sans, ça n'a pas d'importance tant qu'ils sont formés. Travaillant probablement dans un vieil entrepôt avec le vieux matériel des hôpitaux fermés. Franck coince le téléphone entre son oreille et son épaule pour qu'il puisse soulever Red jusqu'à l'ascenseur. Il gémit de façon audible pour que le gars au bout du fil le remarque. « Bon sang, me claque pas entre les mains. » dit Franck, en donnant une secousse à Red tant qu'il le tient. « Me claque pas entre les mains, salaud ! »

« -On a un gars sur la quarante et unième que vous pouvez voir. »

Mais il ne peut pas voir juste « un gars », Franck le sait, pas avec la jambe de Red dans une putain de forme de merde. Il peut entendre les os bouger comme il entend son bras frotter contre son torse. Franck simule une plus grande agitation pour obtenir plus d'informations sur ce médecin.

« -Ce mec est bien ?

-Il est assez bon, répond l'autre au téléphone.

-Marty ne va pas s'en sortir avec un « assez bon ».

-Ça, c'est le problème de Marty. Peut-être qu'il n'aurait pas dû se faire remettre en place par le monstre à cornes. »

« Écoute mec , » Franck s'extirpe du sous-sol en ruine et prend le court escalier jusqu'au premier étage éviscéré. « On est tombé dans un piège, ok ? Le diable était déjà là. Il a fait effondrer le plafond sur nous. J'ai besoin d'un gars qui ne va pas foutre en l'air la jambe de Marty, pas plus que ce que le plafond a déjà fait. »

Un soupir. Un bon argument. Que des bons signes. De toute évidence, il y a un autre médecin disponible, quelqu'un de mieux. Franck accélère son rythme en prévision. Il est récompensé par la réponse qui suit. « Vanelli's. Porte de derrière. Le doc a déjà quelqu'un sur la table, donc il faudra attendre votre tour. J'espère que Marty tiendra aussi longtemps. »

« J'espère aussi. » concède Franck avant de raccrocher. Il jette le téléphone de Marty qui gît face à terre au milieu des décombres, la moitié de sa tête éclaboussée sur le sol. Fisk devient imprudent avec les hommes qu'il embauche. Franck ne peut que prier pour que le médecin ne répare pas les os comme l'homme au téléphone donne des informations, ou alors ce sera la seconde fois que Fisk se fait baiser.

En guise de prévention dans l'affrontement contre l'obèse, Franck prend une grenade à sa ceinture alors qu'il marche vers la porte de sortie. Il prends la goupille entre ses dents et jette l'explosif au-dessus de son épaule. Fisk veut savoir ce qu'il y a de si spécial dans ce bâtiment ? Il faudra qu'il creuse à travers cet enfer pour le savoir.


L'explosion est étouffé par l'humidité dans le sous-sol gorgé d'eau, mais Franck sent les vibrations sous ses pieds quand il se déplace vers la voiture. Peu importe quel soutient est tombé. L'immeuble s'effondre dans un nuage de fumée et de braise. Les voisins se réveillent enfin, sortent leurs têtes des fenêtres pour voir et Franck atteint sa voiture avant que quelqu'un ne dise « Appelle le 911. »

Red tombe sur le banquette arrière sans se réveiller. Il gémit, en particulier lorsque Franck élève sa jambe sur le siège. Il agite son poing contre le tissu et l'autre bras au sol. Franck reconnaît une manœuvre défensive même dans sa léthargie. Le sang continue de couler par sa botte sur les mains et la veste de Franck. Sa jambe est dans un angle bizarre mais Franck ne cherche pas à la redresser. Il ferme tout simplement la porte et se dirige vers la place conducteur, jurant intérieurement parce que, bordel, Red pourrait perdre sa jambe. Red pourrait pourrait perdre sa jambe putain ! Et pas à cause de sa décision stupide, non, mais à cause de celle de Franck.

Il y a des choses que Franck peut respecter, mais toute cette merde n'en fait pas partie.


La porte arrière de Vanelli's est gardé par un seul homme armé qui fait de lentes rondes autour du bâtiments. Il laisse Franck se garer avant qu'il atteigne son arme, encore un mauvais choix de main d'œuvre de la part de Fisk. L'obèse pourrait gouverner le perchoir, mais il est sur que le plus gros poisson de Hell's Kitchen n'y parviendra pas avec cette aide de si mauvaise qualité.

Franck caresse le Beretta dans l'étui sous son bras. « Une fournée, deux fournées, piécettes et petites monnaies. » il saute hors de la voiture et il est a mi-chemin lorsqu'il va lui dire de ne pas stationner ici juste avant de le reconnaître. Le psychopathe avec un crâne sur son torse c'est lui.

« Oh merde. » Le tireur accélère le mouvement pour viser. Il n'est pas assez rapide, pas pour un tir de longue portée. Franck enclenche un seul tir dans le visage de l'homme et son cadavre s'écrase au sol, une brume de sang contre le rideau en plastique protégeant la porte de livraison.

Franck ouvre la portière arrière de la voiture, et prend Red sur son épaule et avance son cul vers l'entrée. Elle est verrouillée, la première bonne idée que la main d'œuvre de Fisk a eu ce soir, mais Franck toc et quelqu'un ouvre la porte dans un grincement. Il gagne un coup de poing dans le visage pour sa peine, et Franck apporte Red à l'intérieur.

La baie de livraison est vide, mais pas pour longtemps. Il y a des bruits de pas dans la pièce voisine qui résonnent contre les murs de béton gris. La baie sent le sang coagulé, le plastique et la rouille. Vanelli's est une de ces vieille boucherie acquise par héritage, transmise depuis plusieurs générations, et elle semble avoir résisté à la modernisation. Les gens déchargent encore les camions à la main et la viande s'emballe dans la cuisine accessible par la porte métallique en face.

Il y a une mince bande de lumière sous la porte. Franck écoute attentivement. Il voit une ombre et il attend que la porte soit libre avant l'assaut. Une fournée, deux fournées...La lumière l'aveugle momentanément, les blancs et les chromes de la cuisine reflétant l'éclairage fluorescent, mais Franck trouve la silhouette qu'il cherche et lui plante une balle dans le crâne.

L'homme frappe le sol révélant la pièce derrière lui. La cuisine de Vanelli's est un endroit sûr pour l'effusion de sang. La cuisine aux normes sanitaires est facile à nettoyer et est rempli de nombreux couteaux ? Franck ne serait pas surprit si cette salle est utilisée aussi comme chambre de torture. Des outils chirurgicaux sont soigneusement alignés sur le comptoir. Un corps gît sur la table métallique, les pieds pendants sur le bord. Il a une perfusion dans le bras et les mains du médecin dans son abdomen.

Dieu merci, elle porte un masque : la balle de Franck a recouvert le visage du doc de sang, assez pour couvrir totalement son œil droit. Son œil gauche regarde fixement Franck et ses mains de chirurgien sont stables à l'intérieur de son patient. Mais ses efforts pour cacher sa peur sont facilement sur le point de céder. Elle est terrifiée, malgré, ou peut être à cause, son intention de le cacher.

« Vous êtes armée ? » Elle ne bouge pas. Franck sert sa main autour de l'arme à feu pour la suite. « Répondez à la question êtes vous armée ? » Elle secoue la tête à trois reprises, de façon mesuré, pour illustrer un calme qu'elle ne ressent pas.

Franck hoche la tête : « Je vous préviens. Si je me rends compte que vous mentez, vous ne survivrez pas. Vous tentez d'appeler à l'aide, vous ne survivrez pas. La seule façon de sortir d'ici, c'est si je vous laisse partir. Sachez le. »

Elle hoche la tête avec le même contrôle de soi impeccable. Ses mains commencent à trembler légèrement pour la première fois depuis que Franck est entré, mais elles se stabilisent peu de temps après.

Franck baisse son arme et la range dans son étui. Il utilise un bras pour maintenir Red sur son épaule. L'autre s'active et arrache la perfusion et stoppe la transfusion du patient actuel. Il le saisit par la jambe et le traîne rudement hors de la table. Les mains du médecin sorte de son ventre ouvert. Elles planent dans le vide, les paumes écarlates et ouvertes, abandonnées dans un état d'horreur. Pendant ce temps, son patient touche le sol. Le sang jaillit de sa blessure ouverte dans l'impact, il gémit, bouché bée et dans la souffrance, tel un pathétique morceau de viande. Il ne vaut même pas une balle, pas quand il expire de nouveau dans le silence de l'inconscience. L'hémorragie va le tuer dans peu de temps.

Red quitte l'épaule de Franck pour la table. Sa bouche est ouverte. L'un de ses bras et coincé sous son dos. Franck s'active pour le libérer. Il est plus grand que le dernier gars, donc Franck le déplace jusqu'à ce que ses jambes soit complètement sur la table. Ça ne va pas faire une grande différence si il la perd, mais Franck a déjà fait sa part en la brisant. Il ne va pas donner au doc une occasion pour la raccourcir.

Et merde, ce sera un miracle si sa jambe reste attachée. Le mollet de Red est bombé sous son armure, tendu à son maximum alors que son corps inonde la zone avec tous les fluides dont il dispose. Son tibia pourrait être en miette à l'intérieur putain, et puis quoi encore ? Le diable de Hell's Kitchen se battant autour sur une seule jambe ?

Franck ne veux pas y penser. Il passe ses mains dans ses cheveux. Se détourne et fait quelques pas. Ce qui est fait est fait. Il n'a pas à penser à ce sujet maintenant. « Soyez prête, doc. » il lui dit. « Vous avez un nouveau patient. »


J'espère que ce premier chapitre fut agréable, n'hésitez pas à commenter sur la qualité ou non de la traduction.