! UPDATE: VOUS POUVEZ LIRE LE CHAPITRE DÉSOLÉE POUR LE BUG T-T !

Bonjour à tous et à toutes! Voici le nouveau chapitre que j'ai bien aimé écrire même si au final il ne s'y passe pas de si gros changement! Le prochain chapitre est déjà commencé donc normalement la semaine prochaine vous devriez aussi avoir un chapitre! :D Allez, faut que je me remette dans le bain de la publication hebdomadaire!

kara: Oui, Kagami se sent seul, malheureusement et quand on se sent mal, on pense pas forcement à contrôlé nos mauvaises pensées, du moins pas lui xD Le développement de l'Akakuro serra surement expliquer plus tard, mais si tu veux tout savoir, il s'est développer surtout durant la journée où Akashi à donner à Kuroko la balle de basket en verre soufflé ^^ J'espère que la suite te plaira et merci pour tes encouragements!

Leonie: Des erreurs de noms? Tu veux dire les noms/prénoms des personnages? J'y ferrais plus attention promis et désolée! Je suis heureuse de pouvoir faire rentrer le lecteur dans la tête du personnage rien qu'avec mon style d'écriture. Ça compte beaucoup pour moi alors merci! Le titre t'a rebuté? Ah bon xD? Bon j'avoue j'aime les titres bizarres *w* Merci beaucoup d'avoir pris le temps de laisser une review, c'est vraiment gentil de ta part!

Guest: Merci! ^o^

Fe dore: Je suis très honorée d'avoir été la première à recevoir ta toute première review, merci! :D (MurasakibraxHimuro c'est le MuraHimu :p). Merci beaucoup de ta review, ça me fait très plaisir que ma fiction te plaise autant que ça, je vais tenter de me donner à fond pour les prochains chapitres pour que la suite puisse vous plaire tout autant!

Chapitre 23 : Une boisson, un réconfort et un ami

Kagami ferma la porte derrière lui tout en observant sa main sur la poignée froide. Le claquement fut doux et avant même que la porte ne le sépare définitivement de la pièce derrière lui, il put entendre le doux ronflement des machines sous le souffle endormi d'Ogiwara. Il resta durant de longues minutes la main sur la poignée réfléchissant à ce que lui avait révélé le garçon. Si avant de rentrer dans la chambre il n'avait pas été sûr du ressenti à avoir sur la situation dans laquelle il était actuellement, c'était sans doute encore pire dorénavant. Il ne savait pas exactement combien de temps il était resté dans cette petite chambre mais ce qui était certain, c'était que cette intervalle de temps avait suffi à lui briser le cœur.

Doucement, il décolla sa main du fer froid et leva la tête vers le plafond, sentant des larmes lui venir aux yeux. Ogiwara s'était endormi, assommé par les médicaments juste après lui avoir révélé la plus terrible des vérités. Une vérité qu'il avait tenté ces derniers jours de nier. Mais maintenant il ne pouvait plus rien faire d'autre que d'accepter les choses telles qu'elles étaient. Il savait que le temps ferait se calmer cette douce douleur qui à l'heure actuelle lui enserrait le cœur. Et pourtant, en ce moment même, il n'avait pas d'autres envies que de pleurer.

Durant son viol, Akikazu avait demandé inlassablement à Kuroko de nombreux renseignements sur la génération miracle. Notamment des informations sur Aomine, Akashi et sur lui-même, sa nouvelle lumière. Malgré le fait qu'Ogiwara se trouvait déjà dans un état déplorable lors de cette interrogation, il était parvenu à entendre la question répétée en boucle au bleuté.

À quel point tiens-tu à Akashi ?

Kagami avança de quelques pas précipités pour abattre avec violence son poing sur le mur du couloir face à lui.

- Putain, merde… Kuroko… Pourquoi ? Pourquoi Akashi ? Je savais… Ça se voyait dans tes yeux… Mais pourquoi ? Pourquoi lui ? Pourquoi pas moi ?

Ses larmes coulèrent le long de ses joues sans qu'il ne puisse rien faire pour les retenir. Il pouvait sentir son poing trembler tandis que ce dernier était toujours accolé au mur. Ses jambes quant à elles commençaient à être parcourues de tremblements le faisant lentement glisser le long du mur. Pour le mettre à genoux, le haut du crâne contre le crépi blanc.

À quel point tiens-tu à Akashi ?

À en mourir.

Trois mots, qui une fois sortis de la bouche d'Ogiwara, l'avaient meurtri au plus profond de lui-même. C'était horrible cette sensation d'avoir tant espéré, de s'être tant battu, d'avoir tant cru, pour au final n'apprendre que ce rêve n'était rien d'autre qu'une douce imagination de son esprit. Il n'en voulait pas à Kuroko de ne pas l'avoir choisi lui, il se trouvait tout simplement idiot d'avoir pu croire un seul instant pouvoir battre Akashi à ce jeu-là. Alors c'était réellement vrai ? Akashi gagnait-il réellement toujours ?

Les secondes et les minutes passèrent doucement sous les yeux emplis de larmes du rouge tandis que son esprit bouillonnait d'idées confuses et lourdes. La position accroupie dans laquelle Kagami se trouvait devint douloureuse au fil du temps. Tout en étant recroquevillé sur lui-même, il avait la sensation de pouvoir se voir d'un point de vue extérieur comme si son âme, elle-même emplie de tristesse à le voir ainsi, s'était échappée de son corps pour l'observer en secouant la tête et le prendre en pitié.

- Arita… Le parc d'Arita… Répéta le rouge.

Avec des mouvements lents, il se releva sur ses pieds et essuya les larmes séchées sur ses joues. Le nom du lieu glissa dans sa bouche, pour être retourné dans tous les sens et provoquer un semblant de déclic dans son esprit. Malheureusement, rien ne lui vint. Le simple et terrifiant néant. Kagami avait beau réfléchir à tous les parcs de Tokyo connus, aucun ne lui venait sous le nom d'Arita. Or, il fallait savoir que lors de son arrivée au Japon il avait inlassablement fait le tour de la majorité des parcs et aires de jeux de tout Tokyo pour trouver des terrains de basket.

Kagami sentit à peine ses pieds le conduire jusqu'à l'ascenseur pour descendre au rez-de-chaussée et ainsi rejoindre les survivants de la génération miracle. Les portes de la cabine s'ouvrirent, lui offrant un spectacle morne et sombre. La nuit s'était entendue dans tout le rez-de-chaussée de l'hôpital, ne teintant plus aucun meuble d'une douce orée bleuté. Seules restaient des ombres, des silhouettes noires, des murmures entrecoupés par de lourds silences. Les portes d'entrée coulissantes et transparentes permettaient d'offrir aux yeux du rouge un groupement de silhouettes de grandes tailles.

Ces derniers se tournèrent vers lui tandis qu'il s'avançait vers eux, les yeux encore piquants par les pleurs tout juste cessés. Kagami priait pour que la nuit fasse son travail en cachant ses rougeurs à ses amis. Ses pas furent les seules résonances à travers la pièce, faisant du silence une entité encore plus pesante.

- Taiga… L'accueillit Himuro avec un petit sourire.

- Comment va Ogiwara ? Demanda Midorima.

- Mieux que la dernière fois, marmonna le joueur de Seirin. Il vient juste de s'endormir.

- Les médicaments qu'il a reçu au vue de son opération ont dû le fatiguer, ce n'est pas surprenant.

- Tu as pu lui poser des questions ? Demanda Haizaki.

Kagami l'observa un long moment sans répondre. En ce moment même, il n'avait aucune envie de parler. Ouvrir la bouche lui semblait la plus fatigante et difficile des tâches et son seul souhait était de se coucher sous des couvertures chaudes et fermer les yeux. Ils avaient eu assez de sensations durant la journée, commencer à courir de partout tout en se demandant où se trouvait potentiellement Arita était loin d'être la meilleure idée à suivre.

- Oui, mais ses réponses étaient trop confuses. Je reviendrai le voir demain.

- C'est ce qu'il y a de mieux à faire, je suppose. Répondit Midorima en relevant ses lunettes de son index. De toute manière, les agents d'Akashi auront apparemment des réponses et des informations demain dans l'après-midi. Il va falloir attendre encore un peu pour mettre la main sur Akikuzu, mais nous y arriverons.

- Je vais l'écraser lorsqu'on se croisera. Informa Murasakibara sur le ton de la conversation.

Kagami vit du coin de l'œil Himuro secouer la tête comme exaspéré par la bêtise d'un enfant, tout en affichant un doux sourire protecteur. Le regard rubis du joueur de Seirin s'arrêta un instant sur les longs doigts de son meilleur ami qui s'étaient mis à s'entremêler avec ceux de la main du géant de Yosen.

Ce ne fut que lorsque les portes automatiques s'ouvrirent, l'irradiant d'un air froid, que l'as se détacha de cette vision et commença à avancer face à lui. Le fossé commençant à se creuser entre lui et le reste de ses amis ne faisait que s'accentuer au fil des heures. Il avait perdu Kuroko et maintenant, il prenait réellement conscience que son frère de cœur entretenait une relation bien trop particulière avec le géant violet.

Kagami appuya sur le bouton chaud de la machine à café. Aussitôt, cette dernière se mit en fonctionnement avec un ronronnement caractéristique et un faible tremblement. L'index du rouge se retira du bouton rectangulaire tandis que ses pupilles restaient fixées sur celle-ci.

Ils étaient finalement arrivés à l'hôtel et chacun avait regagné sa chambre. Ni lui ni Aomine n'avait échangé un seul mot. Une situation qui le mettait mal à l'aise, il appréciait beaucoup le basané même si tous les deux se lançaient régulièrement des insultes à la figure. Une sorte de taquinerie qui avait disparu depuis les derniers événements, les plongeant tous les deux dans une bulle étouffante.

- Kagami ? Demanda une voix.

Le rouge releva la tête vivement en entendant la voix d'Himuro. Le garçon se dirigeait vers lui, habillé en pyjama avec un short gris et un t-shirt jaune pâle. Au même moment la machine proposant des boissons indiqua la fin de sa mission avec un bip sonore et répétitif. Kagami qui regardait toujours Himuro avec surprise le vit se baisser pour retirer son gobelet de chocolat chaud et le lui tendre.

- Merci… Remercia le joueur de Seirin en attrapant le gobelet.

- Dis-moi ce qui se passe, Taiga. Demanda le brun.

Kagami ouvrit les yeux avec étonnement en entendant son frère de cœur lui demander une telle chose.

- Il n'y a rien, je ne vois pas de quoi tu parles.

Himuro sembla le regarder avec une triste lueur dans les yeux, comme déçu de ne pas voir son meilleur ami se confier à lui. Kagami quant à lui se dirigeait vers un banc moelleux face à la machine, sur lequel il s'assit tout en sirotant son breuvage.

- Moi, j'ai quelque chose à te dire, Taiga. Annonça Himuro.

- Dis-moi. Répondit le rouge tout en évitant de croiser son regard.

Le brun ne répondit pas immédiatement et prolongea le silence en commandant lui aussi une boisson. Un certain malaise pouvait se faire sentir. Le rouge perdu dans ses propres pensées, n'entendait que d'une oreille distraite la vibration de la machine en fonctionnement.

- C'est difficile à expliquer.

N'entendant aucune réponse du rouge, Himuro continua, les yeux tournés vers la machine à boisson.

- Depuis l'histoire avec Haizaki… Du moins… Depuis ce jour, j'entretiens une nouvelle relation avec Atsushi.

Kagami ne leva pas le regard tandis qu'il sentait les pupilles d'Himuro se tourner vers lui. Le chocolat chaud commençait à se refroidir prenant une teinte légèrement plus blanche tandis que des cercles concentriques apparaissaient petit à petit. Le bip de la machine leur fit savoir à tous les deux que le breuvage d'Himuro était fin prêt, mais le rouge l'ignora totalement se contentant de fixer le liquide chaud de son propre gobelet.

- Je sors avec lui.

Ce fut à ces mots que Kagami daigna relever le regard vers celui de son frère.

- Quand je dis ça, je veux dire que depuis le soir où je me suis battu avec Haizaki, Atsushi et moi sommes devenus comme un couple. On…

- Vous vous aimez. Le coupa Kagami.

Silence.

- Oui. Répondit simplement le joueur de Yosen.

Kagami avait envie de se lever de son banc et de tapoter l'épaule de son meilleur ami pour le féliciter, et pourquoi ne pas même lui offrir une seconde boisson chaude. Après tout il venait tout juste de se mettre en couple et Kagami savait qu'il n'était pas le genre de garçon à se mettre rapidement en couple.

Cependant… Il ne parvenait pas exprimer sa joie, et malgré son dénis premier il ne pouvait se leurrer. Il ressentait clairement une pointe de jalousie. Son meilleur ami avait trouvé l'amour chez un autre homme tandis que lui-même n'avait même pas pu faire savoir à celui qu'il aimait qu'il possédait des sentiments à son encontre.

Son regard fut soudainement attiré par le visage d'Himuro qui venait de baisser ses paupières comme pour retenir des larmes. Les sourcils et les lèvres froncés n'étaient que des indices supplémentaires que le brun allait sans doute verser des larmes. Cette vision réveilla finalement le rouge.

Le silence pesant qu'il avait lui-même installé en ne répondant rien à la déclaration d'Himuro devenait à ses propres oreilles comme la plus horrible des réponses. Son absence de réplique était égale à un refus pur et net. Par ce silence il faisait croire à Himuro qu'il dédaignait sa relation avec le violet, voir peut être même le jugeait sur son homosexualité.

Tout le contraire des sentiments qu'il avait envie d'exprimer.

- Je suis content pour toi, Tatsuya. Sourit Kagami.

Himuro releva les yeux vers ceux de son meilleur ami, le regard toujours meurtri.

- Vraiment ?

Kagami sut alors qu'il allait devoir être plus convaincant que par cette simple réponse. Il posa sur le bord de son banc son gobelet de chocolat chaud et se releva. Il se dirigea vers le brun surpris et le serra dans ses bras.

- Vraiment. Je suis vraiment content pour toi, frérot.

L'as de Seirin sentit le brun lui rendre son étreinte et un faible reniflement lui apprit qu'Himuro ne pleurerait pas aujourd'hui. Ce qui le soulagea bien plus qu'il ne le laissa paraître.

- J'ai remarqué à l'hôpital que tu m'avais vu prendre la main d'Atsushi et… Et j'ai eu peur que tu ne m'adresses plus la parole à cause de… Enfin, à cause de mon orientation sexuelle. Après tout, ton avis compte beaucoup pour moi.

Kagami recula de quelques pas pour plonger son regard dans le seul œil visible du talentueux joueur de basket.

- Je suis désolé, j'étais seulement perturbé et… J'étais fatigué. Je suis vraiment content pour toi mais c'est dur en ce moment d'être joyeux pour quoi que ce soit.

- Parle-moi Taiga, le poussa le brun. Je vois bien que quelque chose te tracasse.

Le rouge reprit son gobelet sur le banc et le finit d'un seul trait avant de se rasseoir sur ce dernier.

- J'aime Kuroko.

- Ah.

Kagami regarda son meilleur ami. Maintenant qu'il avait commencé à parler il se devait de finir de vider ce qu'il avait sur le cœur.

- J'ai toujours été persuadé que nos sentiments étaient réciproques, mais au final ça ne l'était pas. Il a dit à son violeur que celui qui comptait le plus pour lui était Akashi. Malgré tout ce qu'il lui a fait subir. Malgré le fait qu'il ait été un vrai salopard avec lui lors de Teiko et jusqu'en seconde. Il l'a quand même préféré à moi. Pourquoi ? Pourquoi lui ? Pourquoi lui qui a déjà tout ?!

Himuro vint s'asseoir à ses côtés. Amenant une douce chaleur réconfortante que le rouge apprécia à sa juste valeur.

- Je ne saurais pas te dire pourquoi Kuroko aime Akashi. Mais si je sais une chose, c'est que l'amour ça ne se choisit pas. Parfois il n'y a pas vraiment d'explication. Parfois ce sont juste deux forces, parfois même complètement opposées, qui s'attirent inexorablement l'une à l'autre sans autres raisons.

Himuro prit une pause pour boire une gorgée de sa boisson avant de recommencer.

- J'ai toujours été persuadé que l'amour était semblable à des forces physiques. Tu sais un peu comme les forces de gravité et tout ça. Ce sont deux personnes qui s'attirent l'une à l'autre et les seules explications sont difficiles à comprendre et compliquées à trouver. Si Kuroko et Akashi s'attirent ainsi l'un à l'autre malgré tout ce que l'un a pu faire à l'autre et que leur relation dure dans le temps, cela voudra dire que ta force à toi n'était pas Kuroko. Peut-être que ta force est toute proche, peut-être même intiment liée à Kuroko. Mais si ce n'est pas lui alors cela veut dire que l'avenir te réserve une personne complémentaire à toi. Une force qui vous liera l'un à l'autre sans que vous n'ayez rien demandé.

- Je ne sais pas si tu m'as remonté le moral là… Ricana Kagami.

- Désolé. S'excusa Himuro avec un sourire. Kuroko sera toujours ton ami, j'en suis persuadé. Une fois que toute cette histoire sera fini, pourquoi est-ce que tu ne lui parlerais pas, comme ça tu seras au moins soulagé d'un poids et ça te permettra de voir que même s'il ne ressent pas les mêmes sentiments vis-à-vis de toi, vous pourrez toujours être des amis ?

- Oui, je comprends. Mais ça fait vraiment mal…

- Je serais toujours là pour toi Taiga. Mais tu devrais vraiment le faire.

- Oui, c'est ce que je ferai. Murmura Kagami. Je crois que j'ai besoin de parler avec lui.

- Tu sais c'est normal qu'il te manque. Après tout vous avez passé toute une année où vous étiez vus comme inséparable. Cependant, ne te morfond pas s'il-te-plaît. Nous avons besoin de tout le monde pour retrouver cet Akikuzu.

- Ce connard. Rectifia le rouge.

- Ce connard. Acquiesça le brun.

Kagami ne sut dire s'il se sentait réellement mieux mais le fait d'avoir pu parler à Himuro avait été incontestablement la meilleure chose qui lui soit arrivé durant cette journée. Bien que le cœur encore serré et endolori, il était content de savoir que le brun avait été à ses côtés en un moment si difficile. Peut-être aussi qu'au final Kuroko n'était pas l'homme destiné à le rendre heureux, peut-être était-ce réellement une autre personne. La douleur mettrait incontestablement du temps à partir, à se laver de sa tristesse. Kuroko ne le considèrerait sûrement jamais comme un amant mais avoir au moins son amitié était réellement important pour lui.

- Bon, je vais y aller. Annonça Himuro, puis il continua avec un sourire. Ça m'a fait plaisir de parler avec toi, je veux dire réellement parler.

- Moi aussi, Tatsuya…

Kagami le regarda se relever et jeter son gobelet maintenant vide dans une petite poubelle près de la machine à café, laissant derrière lui une douce odeur de parfait mélangé à sa boisson fraîchement finie. C'est en le voyant partir que Kagami sauta de son banc pour se remettre sur ses pieds.

- Tatsuya, attends !

- Oui ? Demanda-t-il en se retournant surpris.

- Est-ce que tu connaîtrais un endroit nommé Arita, un parc, plus précisément ?

Kagami sentit son cœur battre à mille à l'heure en attendant impatiemment la réponse. Une boule lui montait dans la gorge et il était persuadé qu'Himuro lui répondrait par la négative. Ce qui arriva après une longue réflexion de sa part.

- Non. Non, désolé, je ne connais pas de parc sous le nom d'Arita.

Kagami, déçu, jeta son gobelet vide dans la poubelle.

- Cependant, continua Himuro, je connais un parc répondant sous le nom d'Akita. Mais ce n'est pas un parc très fréquentable, d'après ce que je sais ce sont essentiellement des drogués et des prostitués qui se rendent là-bas.

- Oui… Oui, maintenant que tu le dis, je crois que j'en ai déjà entendu parler !

- Je peux savoir pourquoi est-ce que tu me poses cette question ?

- C'est Ogiwara qui a mentionné le nom du parc.

La surprise d'Himuro ne fut nullement dissimulé, sa bouche s'entrouvrit même par l'annonce.

- Tu penses qu'Akikuzu pourrait se rendre là-bas ? Au vue de son lien avec la drogue ?

- Ogiwara a mentionné qu'il y aurait un rendez-vous entre lui et d'autres personnes là-bas. Cette réunion se passerait demain.

- Demain, nous serons jeudi… Commenta Himuro en réfléchissant. Tu en as parlé aux autres ?

- Non pas encore. J'ai pensé qu'il valait mieux attendre demain. Partir en pleine nuit, tout ça pour voir si un parc du nom d'Arita ou Akita existe, je ne pense pas que ce soit une bonne idée.

- Tu n'as pas tort, accorda Himuro. Il va absolument falloir le dire à Akashi par contre. Peut-être que si nous parvenons à élaborer un plan suffisamment tôt alors demain tout devrait être réglé.

- Tu penses réellement que demain toute cette histoire pourrait prendre fin ?

- Je l'espère…

- Ça semble tellement… improbable. Je veux dire, je n'arrive pas à nous imaginer un avenir proche. Je n'arrive pas à imaginer une fin à tout ça.

- Il va le falloir Taiga, il y a déjà eu assez de blessés comme ça.

- Oui. Oui, je suis complètement d'accord.

- Normalement Akashi reviendra dans la nuit. Demain il faudrait que l'on prenne tous notre petit-déjeuner ensemble et ainsi tout le monde sera mis au courant.

- Alors, on y est, hein ? On y est presque à la fin de tout ça ?

- Prions pour que ça soit le cas. Sourit Himuro.

Kagami hocha la tête puis avec un simple au revoir transmis par le regard, les deux amis se séparèrent et regagnèrent chacun leur chambre respective. Le rouge quant à lui tenta vainement de trouver le sommeil, ne parvenant à rien d'autre que de se tourner et se retourner entre ses draps.