Les personnes, les lieux et l'histoire originale appartiennent à Marvel et leurs sociétés affiliées, blabla, ceci est une fiction amateur destiné uniquement pour du divertissement.
Je n'ai aucun droit dessus, personne ne gagne de l'argent, ni l'auteur, ni le traducteur. (Et c'est bien malheureux.)
SPOILERS SAISON 2
Note de l'auteur, le vrai : Je ne suis pas médecin, mais j'ai écrit des fanfiction sur le médical. Ma compréhension en médecine est donc égal à savoir agiter la main. Je m'excuse si ça froisse certains lecteurs travaillant dans la santé, et j'espère que ça ne portera pas atteinte à l'histoire globale.
Les lecteurs, vous êtes mes préférés ! Je vous remercie beaucoup pour votre soutient et votre enthousiasme ! J'espère que vous apprécierez ce chapitre (notre du traduction : moi, je l'ai fait.). J'ai hâte de revenir au plus vite pour poster encore plus !
« I was a blindfold and never complained.
All the survivors singing in the rain.
I war the one with the world at my feet.
Got us a battle, leave it up to me.
...What it is and where it is stops nobody knows
You gave me a battle I never chose. »
~Metric « Blindness »
Il faut tout un village.
Chapitre 2
Aveuglement
Le doc s'est arrangée dans un silence prudent alors que Franck vérifie une seconde fois le périmètre. Il verrouille les portes, vérifie les fenêtres et fait un inventaire, tout en tout en jetant des coups d'œil à la doctoresse, qu'elle n'obtienne pas un téléphone et que Red respire encore.
« -Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Elle demande, en enfilant une nouvelle paire de gants.
-Le plafond est tombé. Il a écrasé sa jambe. » Franck montre du menton la blessure.
Elle se met à coté de la table dans un tablier propre et avec des lunettes nettoyées, ses cheveux noirs et brillants attachés dans une queue de cheval basse. Sérieuse au point de compenser l'endroit où il se trouve. Elle maintient son regard sur le torse de Red lorsqu'elle tend à Franck un stylo lumineux. « Vérifiez ses pupilles. » dit-elle doucement. Ses yeux voltigent sur le masque expliquant à Franck pourquoi elle ne le fait pas elle même.
« Vous pensez que votre ignorance va vous sauver ? »
Le doc se raidit. Ses gestes continuent, mais la façon dont ses épaules chutent signifie que c'était son espoir, oui.
Franck la garde dans sa vision périphérique. Mais pas besoin, elle est concentrée sur sa tâche qui est de retirer la botte de Red, tout le temps en tentant d'ignorer ses mains sur le point de trembler, d'ignorer Franck et avec quelle vitesse elle peut se retrouver avec une balle dans la tête. Il tâtonne les bords du masque de Red, afin qu'il puisse desserrer son armure afin de l'enlever. Face à face avec le Diable à la lumière brillante et nue, Franck remarque à quel point le verre des yeux du masque de Red est opaque. Pas étonnant que les gens pensent qu'il est un démon, pour se battre avec une merde pareille devant son champ de vision.
« Peut-être que votre ignorance vous a sauvé dans le passé, il commente enfin, desserrant et soulevant le masque du visage de Red. Mais quand ce sera fini, je ne vais pas être le seul à poser un flingue sur votre tête. Le gars que j'ai jeté hors de votre table a des amis qui voudront probablement savoir pourquoi il a saigné à mort sur le sol. »
Le doc ne dit rien. Elle arrache la botte rouge, imbibée de sang coagulé collant à son pied, et le pose sur le comptoir à coté d'elle. La chaussette suit. Elle touche le pied de Red pour trouver une impulsion. Red ne réagit pas, jusqu'à ce que Franck tire sur son masque. C'est là qu'il se déchaîne.
L'attaque se termine aussi vite qu'elle commence. Franck attrape un avant bras et l'enroule autour de son cou afin qu'il puisse épingler les bras agités de Red, mais c'est le choc des jambes contre la table qui met fin à la lutte. Red halète, gémit et tremble. Il se bat contre l'emprise de Franck, se débattant faiblement dans toutes les directions opposées à sa jambe, on dirait une aiguille de boussole qui cherche le nord.
«-Tranquille, Red » lance Franck avant qu'il puisse crier. Le diable peut devenir sacrément vocal quand il est prit au piège.
Red penche la tête loin du son, ou alors il cherche à ignorer sa propre jambe. Le membre fait un son de cliquetis contre la table alors que le Doc tente de couper son armure. Ses ciseaux ne font pas grand-chose contre son pantalon. Elle va chercher un scalpel et tente avec ça.
« -Où sommes-nous ? Franck l'oblige à se rallonger. Red remue à peine sa jambe cassée et halète à nouveau dans la douleur. Qui est-ce ? Qui êtes-vous ? »
« -On est dans une boucherie. Le doc essaie de jeter un œil à ta jambe, mais elle n'arrive pas à couper ton armure.
-Non, elle ne sera pas en mesure de le faire. » admet Red, à bout de souffle.
Elle abandonne mais garde le visage de Red hors de sa vue.
« -On va devoir enlever le garrot.
-Mieux vaut le faire vite alors….Je pense...Je pense que j'ai une artère sectionnée. »
Franck lève un sourcil.
« -Tu est médecin, Red ?
-Non, mais j'ai...J'ai un sentiment. » Il respire rapidement malgré ses efforts pour rester calme. La sueur se recueille dans sa barbe, la transpiration coulant de sous son masque et de son visage.
-Si elle était coupé, l'hémorragie vous aurait rendu inconscient maintenant. L'informe le doc. Partiellement sectionnée, c'est possible. Mais ce n'est pas commun avec une blessure par écrasement. Et votre armure n'est pas brisée. »
Le diable se hérisse. La douleur a rendu sa voie froide comme la glace « Mon armure est à l'épreuve des lames. Elle va briser la peau et les os bien avant de s'endommager. »
Le doc hoche la tête, et la tourne vers le comptoir. Elle change de sujet pour quelque chose de productif. « La cognition va bien, comment sont ses yeux ?
-Ils vont bien. » déclare Red par deux fois, fermement à la doctoresse et encore plus fermement à Franck, qui n'y croit pas.
-C'est une chose l'artère tranchée, mais tu as fais une rude chute contre un sol en béton. On va pas te sauver d'une hémorragie mortelle pour que tu tombe dans le coma.
-Non.
-Je n'ai jamais demandé. »
Franck le maintient sur la table. La tâche est facile, l'hémorragie épuisant les réserves de Red. Le diable remue mais il stoppe très rapidement, la respiration en lambeau, puis il lâche un soupir douloureux quand Franck appuie sur son torse. « Côtes cassées ? » il demande, un hochement de tête rapide lui sert de réponse. Il fait attention à ne pas l'ébranler lorsqu'il recule. Le doc ne regarde pas, mais il se plante entre elle et Red, lui donnant un peu de vie privée quand il retire le masque.
Il connaît ce visage. Ou peut-être que son cerveau lui joue des tours ? Non, Franck jure intérieurement, de long en large, il connaît ce visage. L'inclinaison maussade de la tête, les lèvres minces, le front large et les cheveux soigneusement séparés...Il est si familier pour Franck, mais ses souvenirs sont tourmentés, confus. C'est un spectateur de la tuerie de central park. C'est un prisonnier de la prison pour grands criminels. C'est un copain de Fisk. Bon sang, qui est-il ? Flic ? Juge ? Juré ? Avocat ?
Avocat.
Franck lâche presque le masque sous le choc. Le putain d'avocat aveugle qui a prit la parole en premier dans la chambre d'hôpital. Celui dont la voix lui semblait si familier bordel, mais que Franck ne pouvait pas placer parce qu'il ne peut rien prendre de sa mémoire. Pas sa famille, pas le diable de Hell's Kitchen. Il est coincé avec lui maintenant, regardant cet enfant dans un costume de Halloween. Le gamin qui s'est confronté à des ninjas, qui a affronté Franck dans un combat, est aveugle. Pas vrai ?
C'est une sacrée mise en scène si il ne l'est pas. Marcher partout avec une canne, favorisant ses oreilles à la place de ses yeux la plupart du temps. Pour le moment, Red regarde vers le bas à gauche. Soit il évite délibérément le regard de Franck, soit il n'a aucune idée où son regard porte. Ses pupilles semblent normale, suggérant que l'ecchymose sur sa joue et sur son front ne sont pas des blessures graves. La lumière du stylo lumineux ne le fait pas broncher. Les yeux de Red ne réagissent pas à la lumière.
Franck est émerveillé malgré lui mais ne veut pas donner d'indications sur son état à la doctoresse, il a besoin de lui demander
« -Euh...Tes yeux vont biens, Red ?
-Aussi bien que possible » répond sombrement Red.
Franck retourne le masque et le hausse à hauteur d'yeux. Doc se retourne et attend son prognostique. Franck la rassure : « Ses pupilles sont normales. »
La doctoresse commence à prendre des fournitures dans un fourre-tout en plastique, dans le coin.
« -Retirez la pièce qui couvre son torse. » dit elle entre deux regards sur le matériel stérile.
Les côtes doivent être douloureuse quand Red se redresse dans une position assise. La jambe aussi, alors qu'elle bouge contre le métal, mais il supporte les deux dans un silence glacial. Il atteint la fermeture éclair tout le long de son dos, et combat un gémissement. Mais le son se lève de sa gorge comme une chose brisé et rauque, plus douloureux et cassé que si il avait crié. Franck lève les yeux au ciel et saisit la fermeture éclaire à sa place. L'armure se détache de la peau de Red. Cela permet de tirer ses manches et de passer les bras en dehors avant que Franck l'aide à se recoucher sur la table.
Les cicatrices rouge sont fraîches sous la lumière de la cuisine et errent sur sa poitrine, en haut, en bas, d'un coté à l'autre, en diagonale. Et c'est ça si elles ne pas en forme circulaire comme sur le dessus de son épaule ou sur sa hanche. Il y en a une longue, profonde et laide sur son abdomen, deux autres sous ses clavicules.
« -Tu as une petite amie, Red ? » Se moque Franck.
-Est-ce que j'ai la tête d'un gars qui a des copines, Franck ? »
En fait, oui, il l'est. Dans ses costumes bons marché avec ses cheveux bien coiffés, avec ses lunettes et sa canne. Red à des amis. Franck fait presque mention de Karen, un des rares personnes dont il se souvienne du nom, mais il s'arrête avant de donner des détails trop personnels.
« -Je me demandais ce que tu leur dit... » il se moque.
Le doc prends le relais avant que Red puisse répondre. Elle arrive à la table et démarre une transfusion intraveineuse. Un regard sur le bras de Red lui dit qu'elle n'a pas besoin de nouer un nœud. Les veines sont exorbités sur son avant-bras. Deux secondes à peine et l'aiguille fait tomber quelques gouttes de sang sur le sol. Elle attaque le sac de solution saline et jette le sac utilisé pour son patient précédent pour faire place à la nouvelle.
« -Vous avez des allergies ? Elle demande, en ouvrant l'emballage d'une nouvelle seringue.
-Non, répond Red.
-Déjà eu une anesthésie avant ?
-Je ne veux pas de l'anesthésie. Je peux le faire. La réponse est répété, de sorte que Franck sait que Red ne plaisante pas. La doctoresse continue de préparer son injection en utilisant le contenu du flacon dans sa poche.
-Non, vous ne pouvez pas. Dit-elle, en tirant une importante quantité de liquide dans la seringue.
-On m'a déjà remit des fractures.
-Remettre des os en place, c'est une chose. Ici, je suture une artère. Probablement devoir fermer une grande lacération sur le long de votre mollet. Et ceci est avant avoir retiré une grand partie de tissu pour laisser la place au muscle de votre jambe pour gonfler, ce qui aura comme conséquence d'avoir une grande incision qui ne sera pas fermée avant cinq jours selon l'inflammation. » Elle regarde dans les yeux du diable, incapable de rencontrer ceux du Punisher. Franck doit admettre qu'elle est douée. Travailler autour de criminel depuis assez longtemps pour savoir lesquels doivent être abordé durement et ceux à calmer. Je vais fouiller dans votre jambe durant au moins une heure. Vous poussez soit vous évanouir de douleur ou prendre votre chance avec les médicaments. C'est votre choix.
La peur de rouge est plus forte que la sienne. Son agitation devient plus nerveuse, à tel point que sa lèvre inferieur tremble.
-Qu'est ce que vous me donnez ?
-Fentanyl.
-Montrez moi. »
Elle le fait, pour tout le bien que cela puisse faire à Red. Franck lit l'étiquette pour lui et lui donne un coup de coude sur le poignet comme confirmation. Ce qui est, Franck se rend compte, exactement ce que voulait qu'il fasse.
« -Donnez le lui. »
Le doc injecte le médicament, jette l'aiguille dans le bac destiné pour sur le comptoir, et se déplace rapidement à la jambe de Red en prévision. Elle a raison de se dépêcher. Quelques secondes après que l'injection soit administrée Red est en train de se détendre sur la table. La tension coule de ses épaules. Sa tête tombe sur le coté alors que les tremblement cessent, les muscles détendus. Même les yeux brillants du diable s'obscurcissent quand il dérive.
Bon sang, quel est son nom ? Franck tente de se rappeler. Frédérique ? Franklin ? Non, lui c'est l'autre. Le nerveux. Celui qui a fait un travail plutôt bon comme avocat avant que Franck ne foire tout. Lui, il avait un nom biblique. Michael ? Marc ? Qu'est ce que c'était putain, Franck ? Allez.
« -On dispose pas de beaucoup de temps. Le doc l'interrompt pour plus d'attention. J'ai besoin de vous pour desserrer le garrot et le serrer à nouveau une fois que son pantalon est retiré. »
Franck hoche la tête, muet. Il se place sur le coté de la table, enveloppant de ses mains la boucle tandis que le Doc détache les boutons et les fermetures sur la taille de Red. C'est bizarre de ne pas voir le gamin se tortiller quand il est touché. De voir l'enveloppe vide du diable être jeté hors de la table, comme un chiffon saturé de sang. Le doc roule son pantalon jusqu'à ce qu'il atteigne ses cuisses et Red gémit seulement doucement, le mal-être perdu dans la brume médicamenteuse.
« -Je te tiens, Red. » Franck lui rappelle tranquillement, et les sons de Red passent de la colère à l'exaspération. Apparemment, la présence de Franck n'est pas la bienvenue, autant que les mains qui travaillent sur ses jambes.
La peau est rose au dessus du garrot, saturé par la pression brute. Franck défait le nœud de la ceinture qu'il a crée. Il la détache sans la desserrer sachant qu'il ira plus vite de cette façon.
Le doc prend une profonde inspiration. Elle termine en tirant une des jambes du pantalon vers le bas, dans la mesure ou il ira sur la jambe droite de Red. Puis « Maintenant. » et Franck détache le garrot.
Durant un long moment, la cuisine est remplit avec les sons des halètement de Red, de son sang se rependant sur la table, du Doc se battant contre l'inflammation pour libérer la zone lésée. Elle découvre la cuisse et Franck replace immédiatement le garrot avant de se déplacer à ses cotés pour l'aider. Il libère le pantalon en tirant vers le bas, ce qui secoue les os brisés à l'intérieur de la jambe de Red.
Red est silencieux. Heureusement, compte tenu de l'apparence de sa jambe. Le mollet a gonflé dans des proportions inhumaines, la peau est marbrée de contusions et de vaisseaux sanguins éclatés. La peau est fendue le long de l'os du tibia, une énorme entaille qui coupe presque l'os, saignant encore, peu importe comment le garrot est serré.
«-Aidez moi à le rouler. » dit le doc en tenant rouge par les épaules. Franck prends soigneusement la jambe de l'enfant, la berçant dans une main tout en levant l'autre.
Lisa s'est cassé la jambe une fois. Une mauvaise chute d'un trampoline. Sauf que Franck était à l'étranger, il ne pouvait pas tenir sa jambe dans ses mains comme il le fait maintenant. Il n'a pas dû poser doucement son membre de sorte que le doc puisse le soigner. Lisa avait un visage qui ressemblait à la jambe de Red, à la fin. Un trou rouge vif de viande déchiquetée entouré de chair explosé. Voilà de quoi sont faite les petites filles.
Et Franck ne peut pas s'empêcher de se demander si ce n'est pas la fin de Red.
Il est 3h35, et j'avoue, j'ai la flemme. Je n'ai relu que trois fois, ou quatre, je ne sais plus, mais il doit toujours y avoir quelques fautes dû à la fatigue.
Bonne lecture ;)
