Bonjour à tous et à toutes! Je n'ai pas grand chose à dire aujourd'hui à part le fait que vous allez finalement avoir ce chapitre où de grandes révélations vont être d'actualité! Je vous remercie énormément pour toutes vos reviews au chapitre précédent vous êtes supers vraiment! J'espère en tout cas et sincèrement que ce chapitre vous plaira!

SManga: Si malheureusement le Directeur est bel et bien complice! Voici le chapitre j'espère qu'il te plaira! :)

Ulquia: Ahahah j'adore les retournements de situation et les intrigues liés entre elles, je me suis amusée avec cette fic à en faire une petite :3 Ouah je prends ça comme un grand compliment que de parvenir à faire pleurer quelqu'un de par mon écriture, merci! :O Ahahah concernant Takao... Bref, bonne lecture du chapitre xD!

Mangle: Voici le chapitre ^o^ En fait au départ je comptais m'arrêter au 31 mais j'ai eu une idée de dernière minute et en fait je vais rajouter un chapitre (le prochain) donc la fic finiras au 32ème :3 J'espère que ce chapitre te plaira en tout cas! :D

Chapitre 29 : Le quatrième As de Cœur

Akashi sentait tout son bras trembler et il lui fallait déployer toutes ses forces pour garder son arme à feu pointée sur le visage d'Akikuzu sans la déplacer sur l'intrus lui faisant face. Ses yeux hétérochromes fixaient avec hargne la paire grisâtre et joyeuse de l'immondice se tenant derrière Kuroko.

Le bleuté avait le regard tourné vers lui et le rouge s'obligeait à ne pas croiser son regard. Il savait que dès qu'il le croiserait il perdrait complètement toute raison. Toute cette force qu'il avait en lui en cet instant même, il la laisserait s'échapper. Si jamais il plongeait ses prunelles de feu dans les lacs bleutés de l'ombre, il savait qu'il se demanderait si tout ce qu'il faisait était juste. Il tenait une arme dans sa main. En l'instant même cette idée ne l'effrayait nullement. Ça avait été une réponse si simple et logique à tous les événements successifs s'étant produits. Comment ses compagnons avaient-ils pu penser qu'il viendrait ici, sans défense ? Sans une seule arme pour le protéger et plus important encore, pour les protéger eux ? Il était leur capitaine et il les connaissait bien plus qu'ils n'auraient voulu l'admettre. Il avait su que même en leur demandant de ne pas participer au sauvetage de Kuroko ils ne l'auraient jamais fait. Alors il avait pris les devants. C'était aussi simple que cela. Malgré tout il pouvait aisément deviner que cette explication ne serait pas du goût de Kuroko. Or que dire de plus que face à lui, il faisait tomber toutes ses barrières ? Si jamais son regard hétérochrome croisait les yeux du joueur de Seirin, il écouterait enfin les voix de ses amis lui quémandant d'abaisser son arme.

Lâcher cette arme ?

C'était hors de question.

Cette situation avait même un petit quelque chose d'hilarant.

Un sourire presque sadique s'afficha sur son visage et il sut sans même se voir qu'une lueur de folie passait dans son regard. Heureusement, personne ne le remarqua. Le directeur de l'hôpital avait commencé à rire faiblement en les regardant tous un à un. Mais Akashi avait lui aussi le son de sa propre voix qui montait à ses oreilles, un petit gloussement sans joie. Toute cette situation était réellement excellente. Peu à peu les événements, indices et questions se liaient les unes aux autres pour former une réponse si parfaite.

Comment ne pouvait-on pas trouver cela hilarant ?

Ce directeur les testait et c'était aussi indéniable qu'irritant malgré tout. Cet homme était en train de jouer avec leurs nerfs. De plus de quel droit se permettait-il de regarder ses amis si durement touchés, ses amis à lui et de leur sourire de cette manière ? Qui était-il pour les regarder avec ce regard ? Cet homme qu'il connaissait vaguement ne les connaissait pas et il n'avait aucun droit de leur sourire. Absolument aucun. Alors pourquoi les regardait-il comme s'il pouvait deviner chacune de leurs pensées ? Il n'était rien pour eux. Rien. Rien. Rien.

Qu'il arrête. Qu'il arrête de les regarder comme ça ou je le tue !

Faut qu'il arrête. C'est irritant. Arrête. Arrête. Arrête.

- Vous me reconnaissez donc, les enfants ? Demanda l'homme dans un murmure en posant son doux regard sur Kise.

- Vous êtes qui, vous ? S'exclama Haizaki.

- Le directeur de l'hôpital, je vous l'ai déjà dit… Cependant j'aimerais savoir qui toi tu es.

- C'est Shougo… Ricana Akikuzu du fond de la salle qui semblait se moquer de sa blessure.

- Arrêtez de vous foutre de nos gueules ! Brailla Aomine.

- Comment ça ? Aucun de vous ne m'a reconnu, réellement ? Pas même toi Shintaro ? S'étonna le directeur.

- Ne l'appelez pas par son prénom… Grinça Akashi sans se rendre compte qu'il avait parlé à voix haute. Ne l'appelez pas par son prénom ou je vous tue… Arrêtez. Arrêtez. Arrêtez.

Le directeur de l'hôpital releva son regard vers l'héritier de la très ancienne maison des Akashi.

- Toi, je sais que tu m'as reconnu Seijuro… Mais il en va de même pour Shintaro j'en suis certain. Ça se voit dans son regard… Après tout son père travaille dans mon hôpital n'est-ce pas Shintaro ? Je me doutais que son fils me reconnaîtrait. Surtout quand on sait ce que ton enculé de père m'a fait. Me dénoncer à la justice... Lui un pauvre médecin… Quand à toi Seijuro, cela ne veut dire qu'une seule chose… Tu es au courant pour ton connard de père.

Akashi sentit sa tête chauffer horriblement. Elle semblait se réchauffer aussi rapidement qu'un fer chauffé à blanc. Il avait terriblement mal. Une douleur crânienne qui lui donnait envie de s'éclater le front contre le mur derrière lui. Une douleur qui n'attendait que de se libérer de son corps pour pouvoir s'échapper. Une douleur si forte qu'il avait la sensation que sa vision se brouillait par instant. Une douleur si soudaine que sa douleur dut se voir sur les traits de son visage malgré sa posture.

Il avait si mal.

Bien sûr qu'il savait pour son père et le directeur de l'hôpital. Il n'était pas n'importe qui. Il était Akashi Seijuro. Il savait tout. Sans compter que sa personnalité de surface était encore bien plus absolue que celle refoulée au fond de son âme. Cependant il n'avait pas pensé la justice assez idiote pour se douter que ce directeur exerçait toujours ses fonctions à l'hôpital malgré toutes les charges accablantes pesant sur les épaules de ce dernier. Sans compter qu'avec toute cette histoire il n'avait pas pensé un instant à vérifier qui dirigeait le centre hospitalier où se trouvaient ses amis.

Il était l'enfant le plus idiot que la Terre n'avait jamais pu engendrer.

Idiot. Idiot. Idiot.

Il avait si mal.

- Lâchez Kuroko… Marmonna-t-il.

- Oh non, non, non je ne crois pas mon petit. Ricana le directeur.

- LÂCHEZ KUROKO ! Hurla-t-il de toutes ses forces tandis qu'il se sentait perdre les pédales.

- Tu n'as visiblement rien compris… S'exclama le directeur en riant gras. Tu n'as pas compris dans quelle situation vous vous trouvez tous.

L'homme brun trifouilla dans ses poches lâchant momentanément Kuroko. Ce dernier bien que visiblement affaibli par sa condition physique tenta tout de même de s'échapper de la prise de son agresseur. La colère d'Akashi décupla lorsqu'il vit le directeur de l'hôpital donner un féroce coup de pied dans le ventre du bleuté l'étalant ainsi impitoyablement à terre. Le plus âgé des hommes posa son pied sur le dos du joueur de Seirin qui resta visage au sol tout en émettant un petit gémissement de douleur. Finalement l'homme sortit de ses poches un petit boîtier noir de la taille d'un poing ainsi qu'un revolver qu'il pointa sur la tête de Kuroko sans une once d'hésitation.

- Vous allez écouter ce que j'ai à vous dire puis lorsque je vous aurez annoncé la situation vous allez faire tout ce que je vous demanderais. Si ce n'est pas assez clair sachez que cette arme à feu a pour but de terrasser le premier d'entre vous qui s'opposera à moi. Mis à part si c'est toi Seijuro, bien évidemment. À la première de tes objections je perfore ce jeune homme qui me sert de serpillière avec une de mes balles. Si je vois que vous tentez de vous échapper ou de faire quoi que ce soit en ma défaveur sachez que ce petit engin noirâtre peut à tout moment faire imploser mon ancien lieu de fonction. Oui, tu as tout compris Shintaro. C'est-à-dire plus précisément l'endroit où se trouvent Takao Kazunari et Ogiwara Shigehiro.

- ESPECE DE CONNARD ! Hurlèrent Kagami et Aomine d'une même voix.

- Voyons les enfants. Nous savons tous que la personne souffrant le plus d'une telle situation est ma propre personne.

- Vous croyez que l'on va vous croire ? Ricana Himuro. Vous êtes l'homme le plus pitoyable et dégoûtant que je n'ai jamais vu. Même Akikuzu pourrait postuler pour le poste de Mère Teresa face à vous.

Tais-toi. Pensa Akashi. Tais-toi. Tais-toi. Tais-toi.

Le directeur ricana bruyamment dans le silence qui suivit la déclaration de Himuro. Puis comme au ralenti l'homme leva doucement son arme en pointant le brun. Les pieds d'Akashi n'eurent pas le temps de se retirer du sol pour se diriger vers le joueur de Yosen. La balle passa devant ses prunelles hétérochromes et partit se loger dans l'épaule gauche du meilleur ami de Kagami sans qu'il ne puisse rien y faire. Le silence après le coup de feu perdura, flottant dans l'air comme un nuage de fumée. Jusqu'au moment où Himuro tomba en arrière dû à l'impact du choc inattendu et tonitruant. La voix puissante de Murasakibara hurla le nom du brun et il se laissa tomber à ses cotés tandis que le plus âgé des deux avait déjà apposé sa main sur sa blessure pour empêcher le sang de s'écouler. Akashi vit Aomine placer un bras devant Kise comme pour le protéger d'une menace qui n'arriva jamais, tout en regardant avec horreur Himuro. Kagami et Haizaki quant à eux se tournèrent immédiatement vers le directeur avec la ferme intention de lui sauter dessus. Ce fut Midorima qui les arrêta en plaçant son bras entre leur nouvel ennemi et ses coéquipiers.

- Que voulez-vous ? Demanda froidement le vert.

- Je vois que vous me prenez un peu plus au sérieux maintenant. J'espère pour vous je n'aurais pas à user d'une autre balle pour me faire plus convaincant.

- Que voulez-vous ? Redemanda Midorima en grinçant des dents.

L'homme les regarda avant d'éclater de rire.

- Je veux la carte bancaire de Seijuro et tout ce qu'il y a dans son coffre privé se trouvant à la banque.

Tous les regards se tournèrent immédiatement vers lui. Le temps de latence qui se déroula semblait décrire une incompréhension générale. Cependant Akashi était loin d'être idiot, il était aisément compréhensible de comprendre cette demande lorsque l'on savait pour l'affaire douteuse se déroulant autour du directeur. Le rouge ne songea même pas à s'y opposer une seule seconde. La vie de ses amis était en jeu, peu importait le montant que renfermait son compte et les trésors de son coffre bancaire. Même dans sa folie actuelle et son mal de crâne particulièrement intense il parvenait à être assez clairvoyant pour savoir ce qu'il se passerait si jamais il émettait l'idée de refuser.

- Non, Akashi-kun ! S'exclama Kuroko. Non !

- Tais-toi. Le secoua le directeur en le faisant taire.

Sur son compte, l'argent qu'il y avait entreposé, il ne l'avait que très rarement utilisé si bien que la somme s'y trouvant pouvait sembler astronomique pour un garçon de son âge. Cette somme pouvait non seulement s'expliquer par le fait que son père tentait de compenser son absence et son absence d'amour par des sommes importantes de liasses de billets mais aussi par l'héritage laissé par sa mère. Ainsi le nombre de zéros se positionnant après le nombre 44 pouvait sembler astronomique. Seule la pensée que cet homme, qui le menaçait lui et tous ses amis, toucherait de ses mains sales et impies les objets les plus précieux qu'il possédait se trouvant dans son coffre personnel lui enserra le cœur. Mais au final ce n'était que des objets. Cela ne valait en rien une seule vie de ses amis.

- Akashi ! S'exclama Midorima tandis que le rouge sortait calmement son portefeuille de sa poche. Akashi dans ton coffre tu as l'uniforme de notre collège, non ? L'uniforme de Teiko, tu avais demandé à le garder et je sais que tu l'as mis dans ce coffre !

- Ça n'a aucune importance. Murmura le rouge tandis qu'il tirait sa carte bancaire dorée de son portefeuille et qu'il laissait tomber son arme à feu à terre.

- Akashi! S'exclama Aomine. Moi je sais que tu as ce ballon dédicacé par les joueurs de la NBA là-dedans ! Tu me l'avais montré tu te souviens ? Tu ne vas pas lui céder ça non ? Ce ballon compte pour toi je le sais !

- Aka-chin tu as dans ce coffre l'argent d'une petite boîte en bois. Dedans tu mettais les pièces que te donnait ta mère lorsque tu étais enfant. Lorsqu'elle voulait que tu ailles t'acheter des bonbons tu économisais déjà cet argent ! À son décès tu as placé ces pièces dans cette boîte, non ?

- Taisez-vous.

Murmura Akashi en leur lançant un regard assassin avant de s'avancer vers l'homme détenant Kuroko. La main du rouge se déplaça dans l'air jusqu'à ce dernier et vil personnage qui tendit lui aussi la main pour lui saisir sa carte bancaire.

- Akashi-kun ! S'écria Kuroko. Tu m'as dit que dans ce coffre tu avais le violon de ta mère ! Le violon avec lequel elle avait joué toute sa vie ! Tu peux lui donner tout ton argent mais s'il-te-plaît ne lui donne pas ces objets-là ! Pas alors qu'ils comptent autant pour toi !

- Ta gueule ! Hurla le directeur en donnant un violent coup de pied au bleuté.

Le rouge lâcha sa carte bancaire tandis que l'homme la lui arrachait pratiquement des mains. Akashi ne put s'empêcher de rire. Toute cette situation était tellement stupide. Stupide. Stupide. Stupide. De toute manière qu'avait-il à en faire de cet argent ? Il en regagnerait toute sa vie, pourquoi se préoccuper de simples pièces placées dans une boite quelconque ? Sans compter que ces pièces avec un chiffre si petit et insignifiant au total qu'il ne pourrait guère plus s'acheter qu'un plat surgelé douteux avec l'ensemble d'entre elles. Que ferait-il avec un violon si vieux et qui n'était même pas à sa taille ? Sans compter qu'il était aussi vilain à l'écoute qu'à la vue. Il n'y avait pas à dire ce violon était réellement immonde. Qu'en avait-il à faire ? Lui, Akashi Seijuro ne pouvait s'attacher à rien et encore moins à une immondice appartenant à un passé oublié. Sa mère l'avait abandonné à sa mort. Il se moquait bien d'avoir encore de quelconques affaires à elle. Il n'en avait pas besoin. Il avait réussi à vivre sans elle à ses côtés. Sans la reconnaissance de son propre père. Sans amis. Il pouvait très bien vivre sans argent et sans objets.

De toute manière qu'est-ce que cela changerait à sa condition ?

Rien du tout.

Absolument rien. Rien. Rien. Rien. Rien. Rien. Rien.

Le coup de poing inattendu qu'il reçut au visage l'envoya à terre aussi sûrement que si un objet d'une taille bien supérieure à la sienne lui était tombé dessus. Sa chute fut rapide, lourde et sourde. Sa tête se cogna avec force contre le sol vieilli et mal entretenu du vieil appartement. Il mit un certain temps avant de regagner pleinement ses sens et malgré le coup violent dont il venait d'être victime il ne parvenait pas à ressentir quoi que ce soit. Pas le moindre sentiment. Pas la moindre douleur. Tout son être semblait fatigué. Tout son esprit semblait vide. La voix qui résonnait dans sa tête venait simplement du directeur se trouvant au-dessus de lui.

- Ne viens pas pleurer devant moi fils de bâtard ! S'exclama-t-il en lui envoyant un coup de pied au visage.

Le rouge s'étala à terre une nouvelle fois. Cette fois et malgré l'absence de douleur le transperçant il sentit du sang lui couler le long du front. Cependant lorsqu'il se redressa faiblement sur ses coudes la première chose qu'il remarqua fut la larme lui coulant de l'œil et traçant son chemin le long de sa joue. Il ne s'était même pas senti pleurer.

Pleurer ?

À quel point était-il pitoyable ?

Pitoyable. Pitoyable. Pitoyable.

Sans même s'en rendre compte un doux rire sortit de sa bouche. Un rire qui traduisait la pitié, le sarcasme et le dégoût qu'il ressentait vis-à-vis de lui-même. Pleurer ? Cela ne l'avait jamais, au grand jamais sorti d'une quelconque situation. Ce n'était pas avec ses larmes qu'il avait pu faire revenir sa mère. Ce n'était pas avec ses larmes qu'il était parvenu à faire son deuil. Ce n'était pas avec ses larmes qu'il était parvenu à attirer l'attention de son père. Ce n'était pas avec ses larmes qu'il était parvenu à garder unie la fameuse génération miracle à l'époque du collège. Ce n'était pas avec ses larmes qu'il avait pu faire quoi que ce soit.

- Pourquoi vous faites tout ça ? S'exclama un des garçons que Akashi déduisit comme étant Midorima. Pourquoi ?!

- Pourquoi ? Répéta le directeur en gloussant. Parce que ton salop de père, Shintaro, n'a pas su garder sa langue. Il a trifouillé sans aucune permission dans les comptes de l'hôpital et dans mes archives et documents. Le si grand secret que j'étais parvenu à cacher durant toute ma vie dans cet hôpital, il l'a révélé au grand jour !

- Quel secret ? Demanda Kise sur la défensive.

- Vois-tu il est très difficile pour des hôpitaux de parvenir à garder un coffre suffisamment fourni en argent pour pouvoir subvenir aux besoins de ses employés et notamment pour les personnes occupant un poste important comme moi…

- Vous voulez dire que vous avez détourné de l'argent de l'hôpital… L'interrompit Himuro.

Akashi jeta un regard à ce dernier. Le joueur de Yosen semblait avoir été touché à l'épaule sans que sa blessure ne soit cependant définie comme grave. La balle semblait avoir ricoché contre son os. Le rouge essuya du revers de sa main du sang sur le haut de son arcade sourcilière.

- Je te conseille de te taire mon garçon surtout au vue de l'état dans lequel tu te trouves. Sache que j'avais besoin de cet argent ! J'avais des dettes ! J'avais des dettes et j'avais besoin de cet argent ! Si je ne remboursais pas les Yakuzas sous un délai qu'ils m'avaient eux-mêmes imposé j'aurais pu y laisser ma vie ! Lorsque le père de Shintaro a découvert tout ceci il en a tout de suite averti les autorités et devinez quoi ? L'avocat jouant contre moi était le très connu Akashi. À cause de lui, car c'est bel et bien lui qui a conseillé une telle chose à la justice, je ne pourrais plus jamais exercer mes fonctions ! Je ne peux plus acheter de biens ni ouvrir de compte bancaire au Japon ! Alors avec la carte bancaire de son propre fils je vais partir à l'étranger. Il ne me retrouvera jamais et moi je serai libre de vivre comme un roi. N'est-ce pas, mon garçon ?

L'homme redonna un coup dans les côtes d'Akashi qui malgré la force employée ne retomba pas à terre. Le rouge serra des dents ne voulant pas donner de satisfaction quelconque à l'homme en gémissant de douleur.

- Que vient faire Akikuzu dans cette histoire ? Demanda Haizaki tandis qu'il tentait de contrôler sa colère de tout son corps. Qu'est-ce qu'il vient faire là-dedans bordel ?!

- Je l'ai rencontré après une altercation que j'avais eue avec les Yakuzas. Il a mentionné à ses amis drogués qu'il avait eu une conversation avec toi Shougo, après la Winter Cup de basketball, je crois. C'est alors qu'il a prononcé un prénom que j'ai aisément reconnu. Bien sûr que je connaissais le très fameux mannequin Kise Ryouta, étoile montante de la mode et membre de la génération miracle, n'est-ce pas ? D'ailleurs je me demande comment réagira ton manager lorsque tu lui montreras ta cicatrice au niveau de ton ventre ? Le bout de chou sera-t-il encore susceptible de se trémousser devant des photographes ? En plus d'être gay tu vends ton cœur à des hommes vieux et maniérés, tu n'as donc aucune honte ?

- Espèce de connard ! L'insulta Aomine. Je vous interdis de parler de Kise ainsi !

- J'ai proposé à Akikuzu de m'aider à réunir les informations nécessaires vous concernant en échange d'une somme d'argent non négligeable pour un drogué dans son état en plus de quelques remontants tous droits sortis de mon lieu de fonction. Il a été particulièrement serviable et investi et j'ai à peine dû le pousser pour faire en sorte que ça soit lui qui se tienne derrière l'arme tout ce temps. Maintenant je vais vous demander à tous de vous placer dans la pièce derrière moi. Je vais m'occuper personnellement de notre ami commun Seijuro. Avant de partir à l'étranger je tiens à le renvoyer à son père.

L'homme éclata de rire tandis que le rouge plongea doucement son regard dans les yeux de Kuroko. Ils étaient si proches l'un de l'autre que le rouge se sentit frissonner. Il avait eu la sensation de l'avoir perdu depuis une éternité. Le bleuté le regardait avec une peur non dissimulée et qui aurait pu briser le cœur à n'importe quelle personne se trouvant dans cette pièce. Akashi remua doucement les lèvres sans ne faire sortir aucun son de sa propre gorge. Se contentant de bien former les syllabes une par une ainsi que les lettres qu'il cherchait à faire transmettre à l'ombre. Ce dernier n'eut aucun mal à comprendre les attentions du rouge. Kuroko savait analyser son environnement et d'autant plus lorsqu'il s'agissait de personnes comme ses coéquipiers. Les comprendre sans avoir besoin d'entendre un seul mot, c'était pratiquement son métier. Cependant la demande d'Akashi était à la fois si simple et si difficile à effectuer que le bleu ne put se résoudre à l'exécuter qu'après avoir entendu la fin du monologue du directeur :

- Le renvoyer à son père oui ! Mais nullement en un seul morceau ! Pour te reconnaître il va devoir recoudre chacun des bouts de son fils que je lui enverrai. Un doigt, un bras, un morceau de torse, quelques organes ici et là…

- MAINTENANT ! S'écria Akashi.

Par son cri inconvenant et soudain le rouge parvint à dérouter durant quelques secondes le directeur. Kuroko n'eut besoin que de ce laps de temps pour parvenir à s'extraire de la grippe de son agresseur et se diriger vers ses compagnons tandis qu'Akashi, quant à lui, se releva avec rapidité si bien qu'il disparut momentanément du champ de vision du directeur de l'hôpital. Akashi ne réapparut devant ses yeux qu'au moment où il lui donna un féroce coup de poing qui fit tituber l'homme mature. Le rouge profita de cet instant pour tordre le poignet droit de sa victime, le privant de sa main dans laquelle reposait l'arme. L'homme en costard lâcha l'objet en question dans un cri de douleur et l'héritier des Akashi en profita pour donner un coup de pied dans la dite arme. Durant cetye intervalle de temps où le rouge avait fixé ses prunelles hétérochromes sur le sol le directeur avait regagné chacun de ses sens. Le coup de poing violent qu'il donna au capitaine de Rakuzan envoya l'adolescent à terre avec brutalité. La tête de ce dernier rebondit si fortement contre le sol grisâtre qu'une large entaille au-dessus de son oreille se forma presque aussitôt. Laissant sur le sol une traînée de sang.

Les membres de la génération miracle avaient commencé à bouger eux aussi avec la ferme attention de tabasser les agresseurs les ayant plongé durant plus d'une semaine entière dans un enfer sans fin. Avec d'autres mots, Akikuzu et ce directeur de malheur. Malheureusement leur temps de réaction semblait avoir été ridiculement ralenti durant leur période de convalescence. Le directeur eut le temps de sauter sur Akashi et de le saisir au cou avant qu'aucun joueur de basket ne l'atteignent.

- VOUS ALLEZ ARRÊTER ! VOUS ALLEZ LA FERMER ET ARRÊTER DE FAIRE LES CONS C'EST CLAIR ? JE VOUS RAPPELLE QUE JE DETIENS LE DETONATEUR QUI POURRAIS FAIRE SAUTER VOS DEUX POTES !

Akashi tenta vainement de déloger la main puissante lui enserrant le cou. La douleur provoquée par cette poigne meurtrière accentuait son mal de tête et ses vertiges de manière exponentielle. Alors qu'il se sentait perdre définitivement pied avec la réalité son œil rouge et jaune se tourna lentement vers ses camarades.

Murasakibara était agenouillé à terre regardant le directeur de l'hôpital avec une haine qui avait envenimé tous ses compagnons. Sa grande main soutenait le corps de Himuro qui semblait lui aussi commencer à prendre réellement conscience de sa blessure à l'épaule et sombrant peu à peu dans un état de non-conscience. De là où se trouvait Akashi il pouvait très clairement le voir suer à grosses gouttes et ses yeux semblaient avoir du mal à se tenir ouverts. À leurs côtés, Haizaki et Kagami. Ce dernier avait saisi Kuroko par le bras et l'avait jeté derrière lui comme l'aurait fait une mère pour protéger son enfant de tous les dangers. Kise et Aomine s'étaient de nouveau réunis en se rapprochant l'un de l'autre et se liant par la main. Visiblement ils ne semblaient plus près de se lâcher avant très longtemps. Akashi remarqua la fatigue sur les traits du blond et ce dernier apposait tout le poids de son corps sur sa jambe gauche. Probablement s'était-il blessé à sa cheville droite. Il venait tout juste de sortir d'un coma et Akashi s'en voulut de l'avoir autorisé à venir jusqu'ici. Ryouta n'aurait jamais dû dépenser autant d'énergie après une si lourde opération et un alitement de plusieurs jours.

Des tâches noires brouillèrent sa vision.

Il ouvrit la bouche en grand tandis qu'il sentait ses mains s'agiter sur le bras de son agresseur.

Vainement.

Ses inspirations semblaient aussi infructueuses que des larmes commencèrent à lui venir aux yeux.

Les prunelles grises et haineuses au-dessus de lui seraient-elles sa dernière vision avant de mourir ?

Mourir. Mourir. Mourir.

Il eut la réponse à sa question lorsqu'une voix tonitruante et inconnue s'éleva dans la pièce. Une voix qu'il entendit sans parvenir à distinguer les mots. Sans parvenir à les faire entrer dans son cerveau et les analyser un à un. La seule chose dont il fut conscient fut l'étreinte au niveau de son cou qui se desserra soudainement. Il lui sembla qu'un temps infini se plaça entre l'instant où les mains avaient quittées son cou et où les premières molécules d'oxygènes lui parvinrent.

Dès que l'oxygène rentra de nouveau dans ses poumons le rouge sentit toute sa trachée s'enflammer comme une cheminée de volcan. Il toussa si violemment que son torse se releva de lui-même. La toux fut si forte qu'il pouvait sentir chacun de ses organes en souffrir comme s'ils s'apprêtaient à remonter dans sa gorge.

L'air était de nouveau là. L'air était de nouveau là. L'air était de nouveau là. Là. Là. Là.

Akashi releva ses yeux hétérochromes emplis de haine et de sang vers la nouvelle voix qui s'élevait une fois de plus.

Trois hommes. Tous habillés en costume entièrement noir, du pantalon à la chemise en passant par les chaussures, les chaussettes et les lunettes. Leurs tenues n'offraient aucune couleur et elles s'accordaient avec la pénombre ambiante. L'homme le plus en avant semblait être le chef de la petite bande et il avait de longs cheveux bruns réunis en une couette basse à l'arrière de sa tête. Sa tenue était complétée par un bâton de réglisse qu'il tenait entre ses dents en le mâchouillant nonchalamment. L'arme noire qu'il tenait dans la main était directement pointée sur Akashi.

Non.

Pas sur Akashi. Elle était pointée sur l'homme au-dessus de lui. Le directeur de l'hôpital.

Les deux hommes à l'arrière étaient eux aussi apparus comme par magie, se tenant derrière leur chef en revêtant le même costume noir et correctement repassé. Chacun d'eux possédait une arme. L'un pointait Akikuzu. Le second pointait la génération miracle. Le sang d'Akashi se gela instantanément à cette vision. Tout semblait se dégrader de minute en minute. Pourtant Akashi commençait à se détacher de toute cette situation comme si cela n'était qu'une simple mascarade. Une illusion à laquelle il n'aurait su donner un sens.

Que venait faire trois inconnus dans ce vieil immeuble abandonné ? Qu'avaient-ils à voir avec eux ? Ils n'étaient pas envoyés par son père, ni par lui-même, c'était certain. Alors qui étaient-ils ?

- Et bien Haruo, demanda le dirigeant du trio, dans quelle situation débile tu t'es encore fourré ?

Le regard d'Akashi se troubla d'incompréhension. Haruo ? Qui était Haruo ? À la seconde où cette interrogation lui vint à l'esprit une porte de son cerveau s'ouvrit. La réponse s'écoula en lui si sûrement que la plus simpliste des réparties. Le souvenir d'une liasse de papier posée sur le bureau de son père. Une photo. Un nom. Un prénom.

Haruo Daichi.

Le nom du directeur de l'hôpital.

Que se passait-il ?

- J'ai… J'ai… Bégaya-t-il. Je jure que j'ai votre argent ! Regarde Ayato j'ai ton argent !

S'exclama l'homme en trifouillant avec des mouvements bancals et moites dans ses poches.

- J'ai une carte bancaire avec beaucoup d'argent dessus ! Vous pouvez tout prendre ! Tout, absolument tout !

Akashi sentit son corps s'affaler lentement à terre de fatigue. Son regard se porta tout de même vers le dénommé Ayato qui avait cessé de mastiquer son bâton de réglisse pour fixer ses amis. Le capitaine de Rakuzan ne pouvait voir son regard dû aux lunettes noires qu'il portait cependant ses traits de visage étaient clairement visibles. Les sourcils de l'homme à la queue de cheval se crispèrent et sa bouche se déforma légèrement sous la colère.

- Mango… Tu as bien fait de me prévenir… Fais sortir ces gosses.

- NON ! S'exclama le directeur. NON ! NON ! NON ! Ils sont à moi !

- La police et des ambulances sont arrivés en bas de l'immeuble, vous trouverez les soins nécessaires en bas. Maintenant partez tous.

Akashi vit le dénommé Mango pointer son arme vers ses amis avant de les presser à sortir de la pièce et de l'appartement. Tous semblèrent complètement paralysés à sa demande, en colères mais néanmoins incapables de bouger. Ils avaient tous bel et bien entendus l'ordre mais aucun ne semblaient avoir digéré les informations. Qui étaient-ils ? Pourquoi ? Quoi ? Comment ? Telles étaient les questions que devaient sans aucun doute imaginer les amis d'Akashi se trouvant dos au mur.

- Faites ce que qu'il dit. Leur ordonna Akashi.

Ce fut à la surprise de tous qu'Aomine s'exécuta le premier. Comme si toutes ces années de collège où il s'était le plus souvent opposé aux ordres d'Akashi n'était qu'une lointaine période inexistante. Il tira sans ménagement Kise qui semblait aussi immobile qu'une statue de pierre. Le regard des deux amants étaient entièrement tournés vers Akashi et avant que Aomine ne s'apprête à sortir, il se tourna vers son capitaine et ses autres camarades.

- On vous attend dehors.

Puis sur ces mots il jeta un regard aux trios d'hommes qui pouvaient être qualifiés comme étant très clairement les dealers de Haruo Daichi, le directeur de l'hôpital. Murasakibara quant à lui souleva Himuro dans ses bras, comprenant très clairement les volontés de son capitaine. À la surprise de tous lui aussi n'ajouta aucun commentaire à la demande des intrus, et il se contenta de sortir de la pièce en silence, fixant son regard sur Himuro et s'obligeant délibérément à ne pas tourner la tête vers Akashi.

Kagami décida alors de suivre ses quatre amis. Il jeta un regard à Akashi et le rouge pria de toutes ses forces pour qu'il emmène avec lui Kuroko. Leur regard ne se croisa que durant quelques secondes et pourtant les deux rouges de tailles et de lycées différents semblèrent avoir élaboré une entière conversation silencieuse. Kagami comprenait. Kagami emmènerait Kuroko en bas de l'immeuble et il veillerait sur lui. Le grand joueur de Seirin souleva alors Kuroko de terre et le prit dans ses bras pour le mettre sur son épaule. Malgré le fait d'être chargé comme un simple sac de patates le bleuté ne prononça pas un mot. Comme s'il était incapable de pouvoir manifester sa voix à nouveau ou de comprendre le retournement de situation et par extension chacune des actions illogiques se produisant les unes après les autres. Akashi ne pouvait s'empêcher de plonger ses deux yeux hétérochromes dans les deux grands lacs bleutés de l'ombre de Kagami. La peur et la détresse qu'il y lut lui brisa le cœur. Il n'avait jamais vu Kuroko aussi expressif. Il ne l'avait jamais vu être si transparent. Ce fut une sensation qu'il détesta. Cette soudaine possibilité de pouvoir lire en Kuroko comme dans un livre lui donna la sensation de ressentir les exacts et mêmes sentiments que ce dernier. Peur. Désespoir. Doute. Frayeur. Crainte. Effroi.

Effroi. Effroi. Effroi.

Son corps trembla comme s'il avait été plongé dans un bac de glaçons. Avant de s'immobiliser complètement.

Ne restait plus que dans la pièce Haizaki et Midorima. Le premier ne semblait pouvoir se détacher du corps pitoyable d'Akikuzu. Cependant il ne fallut qu'une nouvelle demande du dénommé Mango pour le faire sortir sans qu'il ne jette un seul regard en arrière.

- Je ne partirai pas sans Akashi. Déclara calmement Midorima.

- Shintaro, sors. Ordonna l'intéressé.

- Allez-vous faire foutre ! S'exclama le directeur de l'hôpital. Casse-toi ou je fais exploser ton PD dans mon hôpital sans aucun remords !

- Sors, jeune homme. Demanda Ayato.

Le vert sembla mener une véritable bataille intérieure. Tiraillé entre deux forces distinctes et puissantes il ne semblait pouvoir prendre de décision. Il ne pouvait décidément pas abandonner dans la même journée son amant et son meilleur ami. Il ne pouvait abandonner une seconde fois Akashi dans ses problèmes et sa folie. Il ne pouvait fuir. Il ne pouvait…

- TON RÔLE DE VICE-CAPITAINE EST DE PRENDRE SOIN D'EUX SHINTARO ! Hurla Akashi. ALORS TU LES REJOINS SUR LE CHAMPS !

Le joueur de Shutoku s'immobilisa à la remarque de son ancien capitaine. Des larmes perlèrent aux coins de ses yeux sans qu'elles ne glissent cependant le long de ses joues. Il fallut encore une longue minute avant que ce dernier ne décide de ravaler ses larmes puis de sortir de l'appartement sous les yeux de tous les hommes encore présents.

Au moment où la silhouette de son ami disparut dans la pénombre Akashi sentit des forces lui revenir peu à peu comme si par le simple fait de savoir ses amis en sécurité, il pouvait finalement relâcher toute cette pression qu'il avait sur ses épaules. Tandis que les regards étaient encore tous tournés vers son ami quittant l'appartement il décida d'agir.

Le rouge se retourna avec rapidité, son coup de pied vint se placer sans une seule seconde d'hésitation dans l'entrejambe du directeur de l'hôpital. Son poing suivit pour se loger dans la tête de ce même homme. Sans perdre une seule seconde le rouge se releva avec rapidité profitant de ce temps de distraction pour courir jusqu'à l'arme à feu qu'il avait dû lâcher quelques instants plus tôt. Sa main saisit l'objet métallique froid et ce dernier se plaça tout naturellement dans sa paume. Akashi recula de quelques pas pour parvenir à voir dans son champ de vision les trois groupes distincts restant. Akikuzu le drogué, Haruo Daichi le directeur et Ayato le Yakuza.

- Gamin, pose cette arme. Demanda calmement l'homme en mâchouillant son réglisse.

- Non ! S'exclama Akashi. C'est vous qui allez m'écouter et vous taire ! Je veux savoir. Tout savoir ! C'est quoi tout ça ? Vous êtes des dealers vous d'abord ? Qu'est-ce que vous faites là ?

- Lorsque j'ai appris que des bombes avaient été posé dans l'hôpital de Haruo et que Mango m'a fait part de son entrevue avec tes amis Kagami et Himuro, j'ai tout de suite compris. Alors j'ai appelé ton père pour le mettre au courant. Lui-même a appelé la police, les ambulances et les pompiers. Tes hommes de mains nous ont appris où vous étiez et tout est allé très vite à partir de là. Heureusement nous sommes arrivés à temps.

- Vous êtes des dealers ? Demanda Akashi.

- Oui. Répondit Mango.

- C'est quoi cette histoire avec mon père ?

- Il t'expliquera sans doute tout cela bien mieux que moi. Tu pourras lui demander de plus amples détails lorsque tu le reverras. Pour l'instant je dirais simplement que j'ai une dette envers lui. Te sauver était l'unique moyen d'effacer le tableau.

- JAMAIS DE LA VIE ! S'exclama le directeur. Il ne reverra pas son père parce que je vais le tuer ! JE VAIS TE TUER TU ENTENDS ?!

- Je ne crois pas non. Déclara calmement Ayato en tenant son arme correctement pointée sur son interlocuteur. Si je suis venu jusqu'ici c'est pour te transmettre un message qui vient directement de mes supérieurs. Tu connais beaucoup trop de choses sur l'organisation, des chiffres, des noms, des détails. De plus tu nous dois une quantité d'argent astronomique que tu ne pourras jamais réunir en une seule vie. Alors moi je vais te tuer. Considère ça comme une remise à niveau des balances. Tu souhaiteras un bonjour à Satan de ma part.

- Non, non, non… Je ne crois pas… Rigola le directeur. Si je meurs vous venez tous avec moi.

Akashi s'immobilisa à la vue de l'homme qui sortit lentement de sa poche un boîtier noir. Le boîtier noir qui pourrait faire exploser la bombe se trouvant dans l'hôpital. L'hôpital où se trouvaient ses amis. Alors Akashi sentit son doigt se contracter. Un mouvement d'autoprotection, un mouvement qu'il réalisa à peine. Le coup de feu partit si rapidement que le rouge ne put suivre la balle partie de son arme pour se planter dans le torse de l'homme. Il réalisa quelques instants après qu'il n'avait pas été le seul à tirer. Ayato et ses subordonnés avaient eux aussi appuyé sur la détente.

Quatre points rouges pointèrent sur la chemise blanche du directeur. Ce dernier baissa ses yeux grisâtres sur ses nouvelles blessures. L'horreur et la peur passèrent sur son visage à une lenteur effrayante. Ce ne fut que lorsqu'il releva ses prunelles vers le rouge et qu'il appuya sur le petit bouton rouge de son boîtier noir qu'Akashi comprit.

Il y avait une autre bombe.

Cette dernière se trouvait dans son bâtiment.

Il ne pouvait savoir si celle de l'hôpital avait explosé, mais une chose était sûre. Le bâtiment dans lequel il se trouvait à l'instant même trembla avant de voler en éclat.

La lumière fut vive et incroyablement chaude.