Disclaimer complet dans le chapitre 1.

Note de la traductrice : Voici le deuxième chapitre ! Certains se posent déjà des questions sur mon rythme de publication. Malheureusement, je ne peux pas répondre avec exactitude. Ce que je peux dire, c'est que je ne publie pas le week-end, rarement pendant les vacances, et peu pendant les périodes de galère (du genre révisions). Sinon, j'ai tendance à publier tous les jours (en semaine donc). Autre chose assez importante. On m'a fait remarquer que cette traduction rappelait fortement une fic dite 'originale', plus ou moins abandonnée en cours de route. Il s'agit d'une sorte de réécriture/traduction effectuée sans l'autorisation de l'auteur, et que je ne nommerai pas. Merci pour les reviews sur le premier chapitre, et tout particulièrement celle de Lunabeegood, ça m'a vraiment fait plaisir ! Voilà pour cette longue note, bonne lecture ! ^^

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« Oui, lorsque le monde sorcier a appris ce qu'il avait fait pour obtenir des informations et protéger Harry... eh bien, le cœur de plus d'une femme s'est tourné vers lui, » expliqua Dumbledore.

« Je...j'ai vu les commentaires dans les journaux et le... l'essai qui a été écrit sur lui, » expliqua Hermione.

« Alors vous savez que le monde sorcier le considère comme un héros, et, du même coup, comme un bon étalon à marier. »

Hermione acquiesça, la tête lui tournait.

« En bref, je pense que cette loi sera abrogée d'ici quelques mois, une année tout au plus, à ce moment, vous pourrez vivre votre vie chacun de votre côté librement. Severus pourra rester seul, s'il le souhaite, et vous pourrez épouser quelqu'un que vous aimez. C'est la meilleure solution pour vous deux, avec cette loi. »

« Mais nous allons devoir nous marier et... et vivre ensemble, en respectant les consignes de la loi, » balbutia Hermione, sans oser vraiment parler de la question du sexe.

« Ou, vous devrez copuler une fois par semaine pour respecter les règles mises en place, mais je suis sûre que Severus et vous trouverez un moyen d'éviter une naissance jusqu'à ce que la loi soit abrogée. »

Hermione déglutit. Elle devrait épouser Snape, et en plus coucher avec lui.

« Comme je l'ai déjà dit, je sais que ce n'est peut-être pas l'idéal, mais vous marrier reste la meilleure solution pour vous deux, » dit Dumbledore en lui tendant un parchemin. « Si vous êtes d'accord, Severus et vous devrez signer ce contrat de mariage. Il est enchanté pour que, à la seconde où la loi passera, le Ministère l'approuve à son tour. »

« Il n'a pas encore signé ? » demanda-t-elle en observant le document.

« Non, il voulait discuter avec vous auparavant, » dit Dumbledore avec malice. « Il vous attend dans ses appartements pour en parler. »

Hermione cligna des yeux plusieurs fois. La loi allait passer. Elle serait obligée d'épouser quelqu'un. Cet homme pourrait stopper ses études, l'enfermer quelque part et la mettre enceinte pour le restant de ses jours.

Snape avait vingt ans de plus qu'elle.

Ses autres choix pourraient être encore plus âgés que lui.

Snape était un homme cynique et acerbe.

Ses autres choix pouvaient l'être aussi, et même pires.

Snape était un héros, il avait aidé à protéger Harry et à vaincre Voldemort.

Ses autres choix pourraient aussi être des hommes courageux.

Hermione songea soudainement. « Il vaut mieux un danger qu'on connaît... »

« J'aimerais lui parler, monsieur, » dit Hermione en se levant.

« Excellent, mon enfant, » dit Dumbledore en se levant et en lui donnant le parchemin. « Prenez ça avec vous, juste au cas où. »

Hermione prit le parchemin et s'approcha de la cheminée. Elle prit une poignée de poudre de cheminette et dit « les appartements du Professeur Snape », elle s'engouffra dans les flammes et disparut du bureau du directeur.

Elle réapparu dans les donjons, et aperçut le Professeur Snape, assit sur un canapé, en train de refermer le livre qu'il était en train de lire.

« Je vois que vous avez parlé avec le Directeur, Mlle Granger, » dit-il en croisant les jambes et en posant son livre sur son genoux.

« Oui, et j'aimerais parler avec vous de ce mariage, monsieur, » dit-elle en époussetant son t-shirt et son pantalon.

« Asseyez-vous, » dit-il et lui indiquant une chaise.

Hermione s'assit et l'observa. Il n'était pas en robe mais portait à la place un pantalon noir et un t-shirt bleu ciel au col bouffant. Elle ne l'avait jamais vu dans une autre couleur que le noir, ce qui la surprenait.

« Dumbledore m'a expliquée que ce serait bénéfique pour nous deux de nous marier, avec cette nouvelle loi, » dit Hermione, décidée à entrer dans le vif du sujet.

« Oui, » répondit simplement Severus. « Il pense qu'il a tout prévu à la perfection. »

« Vous n'êtes pas d'accord avec lui, monsieur ? » demanda Hermione.

« Je ne pense pas que la loi sera abrogée aussi vite qu'il le dit, » expliqua franchement Severus. « Il met trop d'espoir en les idiots qui votent cette loi. »

« Vous pensez que ça durera plus qu'un an ? » demanda-t-elle, surprise.

« Je pense que ça durera cinq ans, » dit-il sans hésiter, en l'observant attentivement.

« Cinq ?! » demanda-t-elle, choquée.

« Chaque couple a deux ans pour produire leur premier enfant, ce qui ne sera pas trop difficile, et la plupart de ces mariages seront heureux, ou du moins viables. Mais dès qu'un enfant est impliqué, ça change tout. Le couple doit prendre plus de responsabilités, et ils ne pourront pas se reposer sur l'amour lorsque les choses deviendront difficiles. En plus de ça, il y aura la pression de faire un second enfant avant cinq ans, tout va s'effondrer. L'argent va venir à manquer, les gens vont être à bout de nerfs, ils n'auront plus de temps pour eux. Il y aura des manifestations, des émeutes, des procès, et, au final, la loi sera abrogée. »

« Vous y avez beaucoup réfléchi, » dit-elle, toujours choquée.

« En effet, » dit-il en re-croisant les jambes et en posant son livre sur le canapé.

« Alors vous pensez que nous devrons rester mariés pendant cinq ans. Et avoir un ou peut-être deux enfants durant cette période. »

« Oui, » dit-il en s'appuyant contre le canapé. « Ce n'est plus aussi facile maintenant, Mlle Granger ? »

Elle resta assise plusieurs minutes en silence. Elle se retrouverait dans la même situation, quel que soit l'homme qu'elle épousait. Mais les enfants viendraient sans doute plus tôt, et leur éducation risquait d'être négligée.

« Je pourrais finir mes études ? » demanda-t-elle. « Ici, à Poudlard ? »

« Et aller à l'université ou partir en apprentissage si vous le souhaitez. Je ne compte pas vous privez de la meilleure partie de vous. »

« Nous habiterions ici et je pourrais voir mes amis, et faire ce que je veux ? » demanda-t-elle.

« Dans la limite du raisonnable, » dit-il en l'examinant. « Je ne suis pas un monstre égoïste, Mlle Granger, mais en tant que membre de la faculté, on s'attend à ce que ma femme ait une certaine tenue. »

« Et comment est-ce que nous... enfin... » balbutia Hermione. « Est-ce qu'il y a un moyen d'éviter d'avoir des enfants le plus longtemps possible ? »

Elle espérait secrètement qu'il ait trouvé un moyen de contourner le sexe hebdomadaire.

« La contraception est interdite, et ça nous causerait des problèmes, puisque nous enfreindrions la clause de copulation, qui est magiquement contrôlée, » expliqua-t-il. « Nous essaierons de respecter le cycle lunaire, même si cette méthode n'est pas efficace à 100%, si nous faisons très attention, c'est notre meilleure chance. Je pense que nous pourrons, avec un peu de communication, éviter une naissance avant la fin de la deuxième année. »

« Vous avez d'autres règles ou inquiétudes pour ce mariage ? »

Il sembla mal à l'aise. Hermione pouvait voir qu'il réfléchissait aux phrases qu'il allait formuler.

« Vous savez que je viens d'une famille... malheureuse, » dit-il en observant sa réaction. « Je n'avais pas l'intention d'être père un jour mais, avec cette loi, je ne vais pas avoir le choix. »

« Oui, » dit-elle doucement. « Je ne m'attendais pas à avoir un enfant avant les cinq, voire dix prochaines années. »

« Inévitablement, Mlle Granger, nous aurons un enfant dans les deux prochaines années, et... et j'aimerais qu'il grandisse avec des parents qui s'apprécient. »

« Oh, » dit Hermione, surprise par ces mots.

« Ne vous trompez pas, nous ne nous aimons pas, et cela n'arrivera jamais, » dit-il en se penchant pour la regarder. « J'aimerais juste que nous soyons amis et, quel que soit ce que l'avenir nous réserve : un long mariage, un divorce, une séparation j'aimerais que nous restions amis pour le bien de nos enfants. »

Elle l'observa, toujours surprise qu'il ait exprimé ces sentiments. S'il devait y avoir un enfant, il ne voulait visiblement pas commettre les mêmes erreurs que ses parents.

« J'accepte, » dit-elle fermement. « Si nous avons un enfant, je veux la même chose pour lui. Mes parents se sont mariés par amour... mais c'était agréable de grandir dans une maison heureuse. »

Il hocha la tête.

« C'est ma seule inquiétude, » dit-il en se tordant les mains.

« Alors nous sommes d'accord, » dit-elle en se levant pour déplier le parchemin et le placer sur la table basse.

Il se redressa et invoqua une plume. Avant de se pencher pour signer, il la regarda. « Nous devrions passer un peu de temps ensemble avant le mariage. Je sais très peu de choses sur vous, en dehors de l'école et de l'Ordre. »

« D'accord, Professeur, » dit-elle en hochant la tête. Encore une fois, elle fut surprise qu'il veuille la connaître.

« Tu peux peut-être commencer à m'appeler Severus, » dit-il en se penchant pour appliquer une signature élancée et chuintante sur le parchemin. Il lui tendit ensuite la plume, et leurs doigts s'effleurèrent.

« Merci, Severus, » lui sourit-elle avant de signer. En traçant son nom sur le parchemin, elle ajouta, « et tu devrais m'appeler Hermione. »

« Je le ferai, » dit-il tandis qu'elle se relevait. Il replia le parchemin et le lui tendit. « Pour Dumbledore, avant que tu rentres chez toi. »

« Quand aura lieu le mariage ? » demanda-t-elle.

« Il va falloir que tu me communiques tes cycles, » dit-il en l'observant. « Nous allons devoir sceller nos vœux sexuellement le jour de la cérémonie. Il serait intelligent de choisir un jour où tu es très peu fertile. »

« Bonne idée, » dit-elle en souriant nerveusement. « Donc, mes... cycles ? »

« Si tu peux m'envoyer plus que le mois dernier, ce serait l'idéal, mais je me débrouillerai avec ce que tu me donnes, » continua-t-il naturellement, comme si parler de ses règles était un sujet tout à fait habituel. « Je pense qu'il serait mieux de nous marier le plus tôt possible, après le passage de la loi. »

« Pourquoi ? » demanda-t-elle, inquiète.

« Ça laissera moins de temps aux autres sorcières et sorciers pour donner leur avis, en personne ou dans les journaux, » dit-il logiquement.

« C'est vrai, » acquiesça-t-elle. « Nous nous reverrons quand les cours commenceront. On pourra passer un peu de temps ensemble et... et je vous enverrai mes cycles. »

« Merci, » dit-il gentiment. « Je peux te promettre, Hermione, que même si je ne suis pas le mari parfait, je ferai de mon mieux. J'apprécie vraiment que tu me sauve de toutes ces folles qui bavent devant moi. »

Hermione observa son maître de potions, pensive. Il n'avait pas arrêté de la surprendre. « Et, même si je ne pense pas être la femme idéale, je ferai de mon mieux pour que ça marche. Tu me sauves d'une vie de femme battue, analphabète, et tout le temps enceinte. »

Il rit à ces mots et lui tapota doucement l'épaule. « A la rentrée. »

Elle lui sourit. « A la rentrée, Severus. »

Hermione sortit de la pièce, passa déposer le parchemin chez Dumbledore puis rentra chez elle. Elle devait parler avec ses parents.