Disclaimer complet dans le chapitre 1.

Note de la traductrice : Je vous aime tellement que je respecte mon rythme d'un chapitre par jour en semaine ! J'espère que ça vous plaît toujours autant, moi je m'amuse beaucoup à traduire. Je rappelle à ceux qui ne sont pas encore habitués à mon rythme qu'il n'y aura pas de chapitres demain et dimanche, le prochain arrivera donc certainement lundi, au pire mardi, on sait jamais ce qui peut arriver. Ah, et aussi, le livre de Severus dans ce chapitre existe vraiment, et il m'a donné envie de le lire. Si vous l'avez lu, n'hésitez pas à me dire ce qu'il vaut ! Bonne lecture ! ^^

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Dans les jours qui suivirent, Hermione put ressentir la situation précaire dans laquelle elle se trouvait, celle d'être une sorcière bientôt en âge de se marier. Des hiboux commençaient à arriver pour elle chez ses parents, envoyés par des familles sorcières d'Angleterre. Des hommes de tous les âges lui envoyaient des photos d'eux, accompagnées de leur généalogie. Il y avait de subtiles invitations à discuter de son avenir autour d'un café, et de moins subtiles demandes de rencontres avec des familles qui lui promettaient 'un futur de richesse et de gloire'.

Hermione réalisait que cette loi sur le mariage s'approchait de plus en plus, la prédiction de Dumbledore était exacte. Beaucoup de sorciers allaient chercher à la gagner comme un trophée. Elle était on ne peut plus contente d'avoir déjà convenu d'un mariage avec Snape. Elle avait brûlé la pile de lettres et s'en était allée dans le Londres moldu.

« J'étais surprise que tu me contactes, » dit Hermione en s'approchant de la table d'un café moldu, à laquelle Snape était assis. La rentrée aurait lieu dans deux jours.

« J'avais quelques affaires à régler sur le Chemin de Traverse avant le début de l'année, et je me suis dit que ce serait une bonne occasion pour se voir. » expliqua Severus en se levant pour lui tirer sa chaise.

« Merci, » dit-elle en s'asseyant et en posant son sac par terre.

Un serveur s'approcha et prit sa commande. Un cappuccino.

« Qu'est-ce que tu bois ? » demanda-t-elle en observant le liquide sombre de sa tasse.

« Un café turque, » dit-il en tripotant la nappe. « Les elfes de maison ne savent pas le faire correctement. »

Elle sourit.

« Tu as apporté ton livre ? » dit-elle en essayant de lire le titre à l'envers.

« Vente à la criée du Lot 49, » dit-il en poussant le livre vers elle.

« Un livre moldu ? » demanda-t-elle, surprise.

« J'avais dit que c'était de la fiction dans mon hibou, » dit-il simplement.

« Pourquoi ce livre ? » demanda-t-elle en le tournant et le retournant entre ses mains.

« Il y a un personnage qui porte des lunettes emplies de larmes, et qui voit le monde à travers elles, » dit-il tandis que le serveur amenait sa boisson et la posait sur la table avant de repartir. « Il y a quelque chose de triste et de fascinant dans le fait de voir le monde à travers nos propres larmes. »

Elle hocha la tête et déglutit. Il l'avait parfaitement décrit, et elle mourrait déjà d'envie de commencer à le lire.

« Et toi, quel est ton choix ? » demanda-t-il.

« Pas vraiment quelque chose qui donne autant à penser, » dit-elle en rougissant. « J-je ne l'ai pas choisi pour ses qualités littéraires. »

« Eh bien, j'ai l'impression que nous avons déjà un gagnant, » la taquina-t-il. « Tu ne me le vends pas très bien. »

« C'est juste un livre qui me réconforte quand je le lis, il n'a pas de symbolique particulière, mais il m'absorbe et je le relis au moins une fois par an. Je ne peux pas vraiment l'expliquer. »

« Eh bien, ça m'intrigue, » dit-il en l'observant chercher le livre dans son sac.

Elle le lui tendit et il remarqua qu'elle était rouge comme une pivoine.

« Ce livre est très personnel, c'est ça ? » demanda-t-il, intéressé.

« Je pense que oui, » dit-elle doucement. « Je n'y avais jamais vraiment pensé avant. »

« Alors c'est un honneur, » dit-il en observant le titre. « Cercle d'amis. »

« Ça se passe en Irlande dans les années 50, et ça parle d'amis... enfin, ça parle surtout de l'amitié contre vents et marées, » expliqua Hermione.

« Intéressant, » dit-il en observant la quatrième de couverture.

« Peut-être, » dit-elle en tendant la main vers le livre, « que je devrais le reprendre et ramener quelque chose d'autre à la rentrée. »

« Non, je veux lire celui-là, » dit-il en tenant le livre hors de sa portée.

« Professeur, je... »

« Severus, » lui rappela-t-il.

« Severus, je pense que je n'ai pas assez réfléchi, et j'aimerais pouvoir... »

« Je vais lire celui-là, Hermione, merci, » dit-il en posant le livre sur ses genoux.

Elle soupira, résignée, et lui lança un regard significatif, espérant qu'il changerait d'avis, puis prit une gorgée de son cappuccino.

« Très bien, » dit-elle en reposant sa tasse.

Ils restèrent silencieux une minute. Lui à boire son café, et elle à tripoter la nappe.

« Nous pourrons nous marier le 2 octobre, mais on peut repousser au 3 ou au 4, si tu préfères que ce soit le week-end, » dit-il, brisant ainsi le silence.

« Le 3, c'est un vendredi ? » demanda-t-elle.

« Oui, » dit-il, mal à l'aise. « Je ne savais pas si tu voulais une cérémonie de jour ou... »

« Le vendredi soir, ce serait bien, » dit-elle. « On pourra le faire au château ? »

« Les mariages sorciers se font traditionnellement en extérieur, » dit-il.

« J'ai bien peur d'avoir encore des recherches à faire sur les mariages sorciers. Dans le parc du château ? » demanda-t-elle.

« Si ça te va, et que ça va à ta mère. Sinon un autre endroit... »

« J'organiserai la cérémonie toute seule, » dit Hermione. « Mes parents devraient venir, mais ne souhaitent pas réellement s'impliquer. »

« Ça ne leur plaît pas, c'est ça ? » demanda-t-il.

« Pas vraiment, » admit-elle. « Ça n'a aucun rapport avec toi, mais plutôt avec la Loi et le fait que je ne veuille pas quitter le monde sorcier. »

« Je vois, » dit-il. « Ils préféreraient que tu abandonnes ta baguette? »

« Oui, » dit-elle sans hésiter. « Il ne comprennent pas tout ce que ça implique, et du coup, ils pensent que le choix est vite fait. »

« Si je leur parlais... ? »

« Non, » dit-elle brusquement. « Le professeur McGonagall est déjà venue les voir, et ils n'ont pas changé d'avis. Mes parents seront là, mais pas de bon cœur. »

« Je suis désolé, » dit-il sincèrement.

« Moi aussi, » dit-elle tristement. « J'espère qu'ils resteront un peu, avant ou après le mariage. »

« Je suis sûr qu'ils le feront, » dit-il d'un ton rassurant. « Comme tu es leur seule fille, ils n'ont pas vraiment le choix. »

Elle haussa les épaules et but une gorgée. « Je suppose que tu as raison. »

« Tu as besoin d'aide pour les préparatifs ? » demanda-t-il en buvant.

« Euh, tu as des invités en particulier ? » demanda-t-elle. « Je pensais aux professeurs et... »

« Je ne souhaite pas vraiment qu'ils soient là, mais je suppose que ce sera le cas, » l'interrompit-il.

« C'est vrai, » dit-elle en finissant sa tasse.

« J'ai une cousine, qui s'appelle Philida, il y a aussi Draco et sa mère, et quelques autres amis, » dit-il. « Je te donnerai les noms pour les invitations. »

« Merci, » dit-elle.

« Et qui sera là, de ton côté ? »

« Eh bien, les Weasley, quelques Griffondors, mes parents... et je pense que d'est tout. »

« Je dois informer les elfes de maison qu'il y aura ensuite un dîner dans le salon des professeurs ? »

« Il devrait y avoir entre 30 et 40 personnes, donc ça devrait aller, » acquiesça-t-elle.

« Des préférences pour le buffet ? » demanda-t-il.

« Du poulet ? Tout le monde aime ça. »

« D'accord. »

« Je vais m'occuper des bagues, » proposa-t-il, comme s'il suivait une liste mentale.

« Je vais devoir aller à Pré-au-Lard trouver une robe pour... »

« Je t'y emmènerai, » l'interrompit-il.

« Ça ne porte pas malheur ? » demanda-t-elle, surprise.

« Dans la tradition sorcière, je dois t'aider à choisir, » dit-il.

« Oh, » dit-elle. « Et je dois aussi t'aider à choisir ? »

« Oui, » dit-il.

« Alors je suppose que nous irons à Pré-au-Lard un week-end de septembre ? »

« Je vais arranger ça, » dit-il.

« Chez Madame Milkins ? » demanda-t-elle.

« Non, chez Madame Tethers, » dit-il. « Je la connais, et elle saura exactement ce qu'il nous faut. »

« D'accord, » dit-elle. « Nous avons oublié quelque chose ? »

« Les bagues, les vêtements, le lieu, les invités, la nourriture, la date... »

« Et les vœux ? » demanda-t-elle. « Ce sont les mêmes ? »

« Oui, » dit-il. « Dumbledore présidera à la cérémonie. »

« Combien de temps à l'avance dois-je envoyer les hiboux d'invitation ? »

« Une semaine à l'avance suffit, » expliqua-t-il. « Tout le monde pourra aisément transplaner. »

« Il y a d'autres traditions que je devrais connaître ? » demanda-t-elle.

« Les cérémonies sorcières ressemblent beaucoup aux quelques cérémonies moldues que j'ai pu voir, » expliqua-t-il. « Tu vas devoir choisir un témoin officiel, qui doit être un sorcier ou une sorcière. »

« Ginny ? »

« Mlle Weasley conviendra parfaitement, » acquiesça Severus. « J'ai demandé à Draco. »

Elle hocha la tête, sachant que c'était pour lui un choix logique.

« Après la cérémonie, les invités mangeront avec nous, et après le dîner, nous nous retirerons dans mes... nos appartements pour sceller le lien. Les sorciers n'ont pas l'habitude de faire des lunes de miel, mais si tu le souhaites, nous pouvons partir pour un week-end. »

« Non, ça ira, » dit-elle.

« Je devrai de toute façon reprendre mes cours le lundi, » dit-il.

« C'est vrai, » acquiesça-t-elle. « Et j'aurai mes cours aussi. »

« En parlant de ça, » dit-il en s'appuyant contre le dossier. « Tu passes tes ASPIC de potion ? »

« Bien sûr, » dit-elle en hochant la tête.

« Tu vois le conflit d'intérêt que ça crée ? » nota-t-il.

« Je m'attends à ce que tu me traites comme les autres étudiants, » dit-elle en croisant les bras. « Je ne veux pas sacrifier un ASPIC à cause des mauvaises langues. »

« Des mauvaises langues, il y en aura, Hermione, » assura-t-il. « Même si tu majores, je ne pourrai pas te donner la Médaille de Potions. »

« J-je comprends, » balbutia-t-elle.

« Je voulais juste en être sûr, » dit-il en croisant les bras. « Je ne pourrai pas te remettre de récompenses, quelles que soient tes notes. Il y auraient des plaintes des parents et des étudiants. »

« Je sais, » dit-elle, résignée.

« Et tu ne peux pas continuer toutes ces mésaventures avec tes amis, n'enfreins aucune règle, » ajouta-t-il.

« Je comprends bien, » acquiesça-t-elle. « La femme du professeur de potion ne peut pas être expulsée. »

« C'est ça, » dit-il.

Ils restèrent assis une minute en silence.

« Je sais que ça ne semble pas juste Hermione, mais... »

« Non, je comprends, vraiment, » dit-elle en levant une main pour l'arrêter.

« On devrait y aller, » dit-il en posant quelques pièces sur la table pour payer l'addition. « Je suis sûr que tes parents t'attendent, et je dois retourner au château. »

« Merci pour ton hibou, » dit-elle gentiment avant de se lever en agrippant son sac.

« Je me suis dit que ce serait une bonne occasion pour discuter, » dit-il en la raccompagnant vers la porte.

« On se voit dans quelques jours, » dit-elle en se tenant à ses côtés.

Il semblait mal à l'aise, et elle pouvait voir qu'il hésitait à l'embrasser, mais n'était pas sûr que ce serait bienvenu. Hermione décida d'interrompre ce conflit intérieur, elle se hissa sur la pointe des pieds, le cœur battant, et déposa un baiser hésitant sur ses lèvres. Il le lui rendit comme il put, surpris.

« Merci pour le café et pour le livre, Severus, je pense qu'il me plaira, » dit-elle avant de s'écarter de lui.

« Et je suis sûr que le tien me plaira, » dit-il en levant le livre qu'il tenait dans la main.

Hermione se retourna et s'éloigna de lui. Lorsqu'elle arriva au premier croisement et se retourna, il avait disparu.