Disclaimer complet dans le chapitre 1.

Note de la traductrice : Comment dire... Je suis vraiment désolée du temps de traduction... Enfin, au moins, ce chapitre, le voilà ! Je suis débordée en ce moment, avec les concours blancs qui approchent, alors il va falloir que vous soyez un peu indulgents ! J'espère en tout cas que ce chapitre vous plaira, bonne lecture ! ^^

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Ils partirent en France pour une semaine, ce qui leur faisait manquer le mariage de Parvati, mais il revinrent à temps pour celui de Lavande et Seamus. Hermione et Severus assistèrent à la cérémonie, mais pas à la réception, prétextant des mots de tête. En réalité, elle n'était toujours pas prête à supporter la compagnie d'autant de monde. Elle passa sa dernière semaine de vacances à redécorer leurs appartements. Plus l'automne approchait, plus elle semblait redevenir elle-même.

Les semaines passaient, et Hermione semblait bien s'adapter à McGilvery. Se plonger dans les études était la meilleure chose pour lui changer les idées. Elle transplanait assez facilement pour aller à l'université et pour en revenir, et passait la plupart de ses soirées à travailler ou à raconter à Severus toutes les choses qu'elle avait apprises dans la journée. Les éclats de larmes s'étaient enfin arrêtés, tout comme son idée folle d'avoir rapidement un autre bébé.

Le week-end de leur premier anniversaire de mariage approchait, et Hermione avait fait promettre à Severus d'annuler tous ses rendez-vous, et de ne prendre aucune obligation pour ces deux ou trois jours. Elle avait prévu quelques chose mais ne voulait rien lui dire. Tout ce qu'il savait, c'est qu'elle était allée à Gringott pour retirer des sous.

Le vendredi soir, elle le fit transplaner à Munich.

« Oktoberfest ? » demanda-t-il en souriant.

« Tu m'avais fait visiter l'usine de Guinness en Irlande, » sourit-elle en se dirigeant vers l'hôtel Eden Wolf. « Je me suis dit que tu devais apprécier la boisson bavaroise. »

« Je suis surpris que tu aies réussi à réserver aussi tard, » dit-il en observant le magnifique hôtel. « Surtout dans un si bel endroit. »

« Qui te dit que c'était une réservation de dernière minute ? » dit-elle tandis qu'ils entraient dans le hall. « J'ai réservé il y a des mois. »

« Ah bon? » demanda-t-il, surpris.

« Oui, un peu avant la remise des diplômes, » sourit-elle. « Je me disais que je serais très occupée à l'université, et que je devais réserver à l'avance si on ne voulait pas passer le week-end à Pré-au-Lard. Ce n'est pas génial pour un anniversaire de mariage. »

« Mais tu m'as dit que tu avais prévu quelque chose la semaine dernière, » remarqua-t-il. « Et si j'avais moi aussi réservé quelque chose ? »

« Mais ce n'est pas le cas, si ? » demanda-t-elle en haussant un sourcil.

Il l'observa, perplexe. Comment pouvait-elle prévoir son comportement comme ça ?

« Snape, » dit Hermione à l'accueil. « Nous avons réservé. »

Le réceptionniste trouva leur réservation et les escorta jusqu'à une magnifique chambre, avec vue sur la ville.

« Je suis impressionné, » dit Severus en observant autour de lui. « C'est mieux qu'en Inde. »

« N'importe quelle chambre serait mieux, » rit-elle. « Heureusement que tu nous as trouvé un autre hôtel après une nuit passée dans ce taudis. »

« Je te rappelle que tu nous as forcés à dormir habillés, avec une barrière magique entre les draps et nous ! » rit-il à son tour.

« Je me demande vraiment comment ils avaient pu obtenir le droit de loger des clients là-dedans... » rit-elle. « Oh, Severus, c'était vraiment affreux, n'est-ce pas? »

« Oui, » dit-il en la prenant par la taille pour l'attirer à lui. « Mais ça s'est arrangé, finalement. »

« C'est vrai, » dit-elle en s'appuyant contre lui pour l'embrasser. Elle se rappelait leurs nuits passionnées pendant leur voyage en Inde. Elle était déjà enceinte, et ils pouvaient donc faire l'amour autant qu'ils le voulaient. Elle s'était vraiment sentie libre durant cette semaine. Elle n'avait pas à s'inquiéter, parce que le mal était déjà fait.

Depuis qu'ils avaient perdu le bébé, il faisait très attention à elle, il l'avait traité comme une poupée qui pouvait se casser à tout instant. Ils avaient fait l'amour moins souvent, plus doucement, et avec moins de plaisir. Ça lui manquait, et elle ne savait pas vraiment comment le lui dire. Elle savait qu'il y avait réfléchi, mais, même si ça pouvait paraître égoïste, elle voulait que ça s'arrête. Elle allait bien, elle n'allait pas se mettre à pleurer en plein milieu de l'acte, comme c'était le cas juste après la perte du bébé. Hermione aurait aimé pouvoir effacer tous ces souvenirs de leurs esprits, parce qu'ils leur rappelaient d'horribles expériences.

Elle commença à enlever sa veste et sa cravate. « Severus, nous avons un peu de temps avant le dîner... »

Il lui sourit. « Et tu veux aller te balader dans la ville ? »

Elle se mordit la lèvre et secoua la tête. Elle laissa tomber sa veste sur le sol.

« Tu veux qu'on aille au musée ? » la taquina-t-il.

Elle secoua de nouveau la tête. Elle avait défait sa cravate et l'avait passée par-dessus son épaule.

« Une visite en bus ? » continua-t-il. « Il doit y avoir des... »

Elle le coupa d'un baiser si passionné qu'il ne laissait plus place au doute. Il répondit à ce baiser, et la serra contre lui, excité et essoufflé.

« Pas de bus alors ? » murmura-t-il dans son cou.

Hermione resta un moment silencieuse à regarder ses yeux sombres et l'éclat de malice qu'elle pouvait apercevoir dedans. Elle voulait dire quelque chose de vulgaire, quelque chose qui lui montrerait qu'elle ne voulait plus qu'il la traite avec autant d'attention. Que la perte du bébé ne devait plus influencer cette partie de leur relation.

« Prends-moi, » souffla-t-elle.

Il sembla perturbé, elle ne lui avait jamais parlé comme ça auparavant. Il finit par comprendre, et son regard s'adoucit. Il se pencha vers elle et l'embrassa avec cette douceur qu'elle tentait justement de faire disparaître.

Pendant ce baiser, elle tenta par tous les moyens de faire monter l'excitation, et son baiser se fit plus passionné, il ouvrit ses lèvres du bout de sa langue et explora sa bouche avec plus de férocité. Il la saisit par la taille et la pressa contre son sexe durci, ce qui réchauffa tout son corps.

L'excitation montait lentement, mais elle était bien là. Il semblait vouloir lui laisser l'occasion de tout arrêter, si elle se sentait subitement mal à l'aise. Il ne voulait pas se retrouver dans la même situation que les premières fois après la perte du bébé. Elle se mettait à pleurer au milieu de l'acte, et c'était le cœur brisé qu'il finissait le plus vite possible. Il la serrait ensuite contre lui pendant des heures, écoutait ses sanglots en se sentant affreusement coupable. Le Ministère leur avait laissé quelques semaines de repos après la perte du bébé. Mais lorsqu'ils avaient commencé à recevoir des courriers qui les menaçaient d'amendes et d'emprisonnement, ils avaient bien dû reprendre une activité sexuelle, fut-ce à contre-coeur. Ils savaient tous les deux que c'était trop tôt pour elle, mais ils ne pouvaient rien y faire.

« Je t'aime tellement, » dit Hermione en sentant sa main se glisser sous sa jupe et tirer légèrement sur ses collants.

« Moi aussi, » dit-il en taquinant le bout de ses seins à travers son t-shirt.

Elle entreprit de défaire sa ceinture et son pantalon, qu'elle laissa maladroitement tomber au sol avec un bruit sourd, tandis qu'il déboutonnait son chemisier pour embrasser et suçoter sa peau blanche.

Il tenta de l'attirer vers le lit, mais elle l'arrêta dans son élan.

« Ici, » dit-t-elle en saisissant son sexe à pleine main.

« Ici ? » demanda-t-il en observant le mur et la fenêtre derrière eux.

« Je veux voir Munich, » dit-elle en allant s'appuyer sur le rebord de la fenêtre pour observer la ville en contrebas. Elle enleva ensuite sa jupe pour lui révéler sa peau nue.

Il laissa échapper un grondement de désir avant de se placer derrière elle, puis lança un sort de discrétion sur eux deux. Il s'introduisit en elle, la poussant contre le rebord, et elle dut s'accrocher à la fenêtre des deux mains.

« Oooh, » gémit-elle tandis qu'il allait et venait en elle. Il la prit, encore et encore, pendant ce qu'il leur sembla être des heures. Seuls leurs soupirs et leurs gémissements rompaient le silence, et Hermione observait la ville par la fenêtre tandis qu'il s'enfonçait en elle toujours plus profondément.

« Tu aimes ça ? » souffla-t-il en continuant d'aller et venir. « Tu aimes le faire salement ? En public ? »

« Merlin... oh, merlin... oui, » gémit-elle tandis que son corps se pressait en rythme contre le rebord de la fenêtre. Son chemisier était complètement ouvert, et elle sentit ses muscles commencer à se contracter autour de lui. C'était si bon, c'était ce dont ils avaient besoin. Du sexe désinhibé. Du sexe sale.

« C'est tellement... tellement bon, » dit-il en se plaquant contre elle. La sueur goûtait de son visage et atterrissait sur son dos. Ils étaient tous les deux couvert de sueur. Cela faisait bientôt une heure qu'ils faisaient l'amour, et elle avait faillit jouir encore et encore, mais il avait ralenti à chaque fois, pour la taquiner. Cette fois, en sentant la chaleur de l'orgasme l'emplir à nouveau, elle se demanda s'il la laisserait enfin jouir.

« Severus ! » cria-t-elle en venant enfin, en se contractant autour de lui, dégoulinante. Mais il ne lui permit aucun repos, continuant à s'enfoncer en elle encore et encore.

« Tu es si belle, » dit-il en s'arrêtant un moment pour écarter les cheveux qui cachaient son visage et l'embrasser sur le front.

Elle ne tenait plus sur ses jambes. Quand il recommença à aller et venir en elle, il sentit qu'elle luttait pour rester debout.

« Tu veux qu'on aille dans le lit, mon amour ? »

« Non, ici, » dit-elle e,n se redressant avec un peu plus d'assurance. « Continue. »

Il s'arrêta pour caresser son dos luisant. Il n'était pas sûr que ce soit raisonnable de continuer.

Elle sentit son hésitation et dit d'une voix grave, « Je veux que tu me baises ici, Severus. »

Il prit sa poitrine dans ses mains, et recommença à s'enfoncer en elle. Il la prit encore et encore, la menant de nouveau à l'orgasme, il la baisa sans merci contre le rebord de la fenêtre. Il la prit jusqu'à ce qu'elle jouisse encore.

« Oh putaaaain ! » cria-t-il en venant en elle. Puis il s'écroula, essayant tant bien que mal de ne pas l'écraser de tout son poids, mais il n'avait plus la force de tenir debout.

« Est-ce que ça va ? » demanda-t-elle en sentant son souffle haletant.

« Oh, Hermione... c'était... je peux pas... » marmonna-t-il, visiblement troublé.

Il eut besoin de plusieurs minutes pour reprendre son souffle, et elle sentit son membre sortir d'elle doucement. Hermione se retourna pour le prendre dans ses bras.

« Viens là, » dit-elle tendrement en prenant sa main pour l'amener vers le lit. Ils s'enfouirent dans les couvertures et s'endormirent rapidement.

Il se réveilla quelques heures plus tard, son beau visage le regardait.

« Tu es heureux de notre mariage ? » demanda-t-elle, et elle put voir à quel point sa question était sincère.

Il s'approcha et caressa doucement sa joue. « Très heureux. »

« Tu penses qu'on en serait où si on ne s'était pas mariés ? » dit-elle en écartant une mèche de cheveux tombée devant son visage.

« Je n'ose même pas y penser, » blagua-t-il.

« Sérieusement, » protesta-t-elle.

« On aurait eu à choisir parmi une longue liste de fans, » dit-il en s'appuyant sur sa main. « Avec un peu de chance, ils ne nous auraient pas trop forcés à d'autres choses. »

« Comme ? » demanda-t-elle en caressant son torse.

« Comme faire autant de bébés que c'est humainement possible, ou nous exhiber comme des animaux de compagnie, ou, dans ton cas, abuser d'une née-moldue. »

« Alors je suis mieux qu'une autre alternative ? » demanda-t-elle tristement.

Il observa son visage baissé et se blottit contre elle, la forçant à lever la tête du bout des doigts, pour qu'elle le regarde dans les yeux.

« Tu es une merveilleuse surprise, » dit-il doucement. « Le meilleur choix que j'aurais pu faire, même sans cette loi. »

Elle sourit à ces mots.

« Cette loi maudite fait finalement mon bonheur, » dit-il en dessinant le contour de ses lèvres. « Tu es une femme fantastique, Hermione. »

« Merci, » dit-elle doucement.

« Je t'aime, » dit-il sincèrement en la regardant droit dans les yeux.

Il n'avait jamais dit ces mots avec tant d'honnêteté et de candeur. Elle sentit les larmes emplir ses yeux, et il sourit.

« Tu es le meilleur mari sur cette terre, même sans cette loi, » renifla-t-elle. « Je veux toujours être avec toi. »

Il se pencha pour l'embrasser.

« Toujours, » répéta-t-il en la prenant dans ses bras pour la faire basculer sur le dos. Il comptait bien lui montrer à quel point il l'aimait, maintenant qu'il avait retrouvé ses forces.