Auteur: Dokeshi-chan

Genre: Romance, Violence, Humour

Disclaimer: !\ Les personnages (qui seront la plupart du temps OOC) appartiennent à Masashi Kishimoto /! 'MadaDei' YAOI.

Résumé: Depuis qu'il est arrivé dans le lycée Okan, Deidara reste de son côté avec Kisame et Tobi. Mais un certain Madara, délinquant accompagné d'une mauvaise réputation, ne va pas tarder à s'interessé à lui. Obligé de vivre ses moqueries, le blond va pourtant découvrir que l'image qu'affichait l'Uchiha était loin d'être une vérité sans reproches... Schoolfic/Yaoi+Madara+Deidara/Lemon/Rater+M

Résumé du chapitre précédent (8): Deidara avait raison: Tobi était réellement dealer. Ce dernier le lui avoua un matin au lycée, après que le blond l'ai accusé de mentir. Le brun semblait en vrai froid et calculateur, se préparant à frapper un grand coup, chose que, évidemment, Deidara ne pouvait directement se soucier: le lycéen aux longs cheveux blonds semblait préoccuper par Madara. Il alla d'ailleurs voir ce dernier, lors d'une pause midi, sachant qu'ils étaient tout deux demi-pensionnaires. Il arriva à pêcher l'Uchiha et à lui poser des questions sur : Pourquoi ce message qu'il avait reçu à l'hôpital. Comme Madara se moquait de lui et ne semblait pas vouloir répondre, Deidara y alla plus franchement et lui demanda pourquoi il dealait avec Tobi. Cette fois, le délinquant semblait surpris. Il devint inhabituellement furieux et frappa le blond deux fois avant de le menacer de le tuer si le lycéen allait trop loin dans ses « espionnages ». Deidara en conclut que l'Uchiha était vraiment une personne écoeurante et qu'il ne méritait même pas que le blond s'intéresse à lui. Il le détestait, sincèrement.

Musiques à écouter en lisant: Hollywood - Madonna / Bad Apple - Hatsune Miku ft. Teto Kasane / Darkest child var.A -

Note: /PREMIERE SCHOOL-FIC (SF)/

Bonne lecture.


Leur chant. C'était quasiment tout ce qu'on pouvait entendre.

Le lycée Okan abritait une petite troupe d'oiseaux particuliers : les milusanges. Des volatiles à plumage bleu et noir pour les mâles, blanc où même argenté pour les femelles, brillant en plein soleil, qui pouvaient reproduire les sons chantés où sifflés. Ils volaient d'arbre en arbre, on ne les voyait presque jamais tellement ils étaient rapides, mais une certaine légende disaient que si un être humain chantait autour d'eux et que les milusanges lui répondait, où même qu'ils se révélaient devant lui, c'était signe que l'humain était un regorgement de tristesse ou de détresse. Personne, sauf les jeunes enfants, n'y croyait.

« Tu aimes ça, toi, leurs voix à eux ?… » demanda Kisame, fixant le ciel. Deidara rouvrit les yeux, somnolent, et ne réfléchis même pas à la question.

« Oui. » déclara t-il d'un trais.

« Pas moi. Ca ressemble à une plainte.

- C'est leur particularité…

- C'est dommage, c'est tout.

- Mais c'est comme ça, hm. »

Leur échange se termina ainsi.

Le blond aux beaux yeux azur était heureux d'être assis sous cet arbre, à côté de ce Kisame, sous ce soleil. Il oubliait tous ses problèmes, ses douleurs –il avait eu des bleus au ventre-, et même ses notes. A vrai dire, le chant des milusanges lui semblait paisible, un peu nostalgique, certes, mais agréable. Il était fier de faire partie d'un lycée qui abritait une espèce d'oiseaux aussi étrange.

Il avait tout avoué à son ami, les révélations de Tobi, le comportement de Madara, tout ce qu'il savait. Kisame lui avait répondu d'essayer de ne plus se mêler de l'histoire, cela vaudrait mieux pour lui et il pourrait reprendre une vie moins « mouvementée ». Il avait raison, il n'avait rien à voir avec ça il allait ignorer Tobi et l'Uchiha, reprendre son travail de sculpture, sa vie de lycéen et travailler pour passer en première, tout ça sans se mettre en travers de leurs petites rencontres illicites.

Cette résolution lui fit ressentir une émotion de soulagement : c'est vrai que ce petit train-train Madara et tralala l'avait beaucoup, voir même assez frustré comme ça. Vraiment…

Il proposa à Kisame de préparer un contrôle d'HSTG, rengorgé d'une envie de reprendre sa vie normale, en se foutant évidemment du fait que son ami était gay. Ce dernier le regarda et rougit, avant de bafouiller :

« Euh… Je ne peux pas, je dois aider Zetsu…On a prévu de se retrouver ce soir. »

Le lycéen aux cheveux dorés lui envoya un regard malicieux avant d'acquiescer. Il se releva et regarda sa montre.

« Je vais y aller, le temps que je rentre, il sera dix-neuf heures. A plus ! » dit-il alors, saluant Kisame qui lui adressa un sourire amical.

Le blond quitta alors le jardin du lycée et marcha avec paresse. Son chez-lui était loin devant, pourtant il ne voulait pas se presser et détendit le pas. Entendant encore le chant des milusanges, il sourit. Le soleil était pourpré d'un joli jaune miel, appétissant mais surtout paisible, la route étant teintée de cette belle couleur. Appréciant cette lueur chaleureuse, il se mit en route.


Jeudi. Première heure : français. Ok. Et alors ? On va travailler sur la langue française. Ou est le problème ? … Pourquoi je stresse comme ça !

Raah, Deidara croyait que ça allait être facile de supprimer sa boule dans le ventre, mais il avait tord ! Enfin, pourquoi stressait-il de la sorte ? Sérieusement, il n'y avait aucune raison, à par le fait que Madara soit à quelques dizaines de centimètres de lui…

Le blond s'était dit qu'il allait en finir avec cette histoire, c'était ce qu'il allait faire. Il ne lui adressera pas un seul regard. Même pas à son carnet.

« Dei ! »

Le lycéen sursauta de surprise quand Kisame lui donna une tape plutôt lasse sur le dos. Il se retourna : son ami lui afficha un regard peiné.

« Devine qui est revenu ? » déclara t-il, regardant quelqu'un derrière son épaule. Le blond, intrigué, fit volte-face et afficha une grimace : Neji était de retour, discutant avec Sasuke et Suigestu. Il ne s'était pas fait virer, finalement ? Pourquoi le principal n'avait rien fait ?

« VOUS AVEZ MAL ENTENDU ?! ASSEYEZ-VOUS ! »

Le hurlement du professeur Iruka fit taire toute la salle. Après un énorme silence, chaque lycéen se rendit à sa place. Quand tout le monde fut installer, l'instituteur souffla et déclara calmement :

« Bien, vous allez sortir vos cahiers maintenant et continuer votre travail d'hier. Je ne suis pas d'humeur à plaisanter aujourd'hui. Vite ! »

Deidara n'avait jamais vu l'enseignant aussi énervé : il avait un regard mauvais, son nez barré d'une cicatrice était froncé. Zetsu, qui était tout de même un nouveau, n'avait pas l'air surpris ni intimidé. En parlant du lycéen aux cheveux verts, beaucoup de personnes semblaient le trouver étrange, voir même suspect, mais beaucoup de filles le trouvait… Mignon. Pourquoi, me direz-vous ?

Et bien, sans mentir, Zetsu était beau quand il était silencieux. Quand ses yeux ambrés étaient plongés dans le vague, ils perdaient leur lueur. C'était vraiment captivant, on voyait bien que le nouveau s'isolait réellement. Pourtant, il avait attiré l'attention d'un certain lycéen à côté de lui… D'ailleurs, Kisame passait du temps avec lui et était le seul qui arrivait à le faire sourire et à le sortir de son monde si intriguant. Le jeune homme à la peau bleue pouvait devenir ami avec tout le monde s'il le voulait, de toute façon…

Pas comme le blond, qui sentit quelque chose lui effleurer la main pendant deux secondes à peine. C'était long, fin… Et aussi doux que le ventre d'un chaton. Il ne put apercevoir la matière mais réalisa par contre qu'un certain dealer venait de s'asseoir à côté de lui… Il comprit alors qu'il venait de frôler les cheveux de Madara. Il se figea et fixa machinalement sa table. La boule au ventre refit surface à cause de la surprise : il déglutit et sortit son matériel, tout raide.

L'Uchiha n'avait pas l'air tendu le moins du monde, il se comportait normalement mais ne disait rien. Enfin, Deidara pensait qu'il se comportait normalement mais refusait de voir son visage et donc, parallèlement, son attitude. Le professeur Iruka parlait sans aisance ni motivation : il avait l'air épuisé, fatigué et énervé. Neji se fit virer au bout de huit minutes, ainsi que Hidan et Itachi.

Le blond écouta pourtant, compris, nota, s'égara dans ses pensées cinq minutes avant d'écouter l'instituteur une nouvelle fois. Il s'était détendu, Madara ne se manifestait pas, c'est comme s'il essayait de se transformer en papier calque. Mais pourtant, pendant un mouvement du blond et de l'Uchiha, une chose redoutée se produisit :

Leurs mains se frôlèrent.

Frôler n'était même pas le verbe exact : elles se touchèrent pendant une longue seconde. Machinalement, les deux lycéens relevèrent la tête et leur regard se croisèrent. Deidara le regretta à l'instant même ou il avait redressé les yeux, mais c'était trop tard : les deux prunelles d'une magnifique couleur sombre emprisonnèrent les siennes, tel un trou noir qui grâce à une force magnétique et physique attirait des météores faisant malheureusement leur pèlerinage galactique à ses alentours.

Un grand silence les enveloppa, les paroles à présent insensées du professeur disparurent, les bruits de stylo devinrent muets. Les yeux de l'Uchiha reflétaient une sorte de transe, comme s'ils tentaient de faire face à ceux du lycéen aux cheveux dorés qui était aussi raide qu'un bâton. Mais cela ne dura pas longtemps : les prunelles onyx s'empourprèrent de haine et foudroyèrent les bleutées, et s'ils avaient été des revolvers, le blond serait déjà mort depuis longtemps. Ce dernier se glaça totalement sur place.

Quand on voyait ce regard effrayant de près, il y avait de quoi attraper d'affreux frissons. Son cœur inquiet s'accéléra. Il revit dans les yeux sombres du délinquant la méfiance qu'il avait remarquée lors de leur premier contact visuel au réfectoire. Pourquoi toute cette fureur dans de simples et si belles pupilles ?

« DEIDARA, MADARA, JE NE VAIS PAS ME REPETER TROIS FOIS ! SOYEZ ATTENTIFS AU COURS QUE JE DONNE ! »

La voix hystérique d'Iruka fit sursauter les deux lycéens, le blond particulièrement. Le professeur, chauffé à nerfs, les fixait de ses yeux remplis d'impatience et de colère. Deidara reprit le contrôle de ses neurones et continua son travail un peu précipitamment, tandis que Madara faisait face à l'instituteur de ses prunelles qui étaient devenus froides, puis baissa les yeux avec un grognement d'exaspération.

Jusqu'à la fin du cours, aucun ne parlait. Sasori jetait des coups d'œil furtifs à Tobi qui copiait les instructions de son comportement enfantin. Zetsu et Kisame travaillaient, dans le silence comme toujours. Le délinquant aux longs cheveux noirs, lui, n'écrivait pas. Il ne dessinait pas, ne travaillait pas, il pensait. Et il avait l'air perturbé, voir inquiet. Oui, car le blond avait une fois de plus cédé à ses bonnes résolutions et lui jetait quelques coups d'œil lui aussi, encore plus rapides et discrets.

Pourquoi ce lycéen arrivait toujours à transformer son jour, son point de vue ? Pourquoi ? Simplement parce qu'il ne savait quasiment rien sur lui. Madara dealait depuis quelques années, il était fourbe, il se sentait supérieur et il mentait. Plutôt bien, en plus. Mais c'était à cause de ça que Deidara se sentait à présent prisonnier de cette curiosité et il savait que maintenant, elle était profondément implantée en lui. Enchaîné d'un sentiment d'inquiétude, il se demanda jusqu'ou cette curiosité allait l'emmener…


Le blond soupira. Il était vraiment mal fourré… Qu'allait-il faire maintenant qu'il savait qu'il ne pouvait plus reprendre sa vie normale ? Il y avait eu trop de choses dans le moment, et il était à présent si bouleversé qu'il se demandait s'il allait reprendre le cours des choses quand il ne se sentira plus concerné.

Madara était décidément un cas étrange, il changeait souvent de comportement et n'avait plus l'air si confiant qu'il était au début. C'était plus qu'intrigant, et ce n'était pas la curiosité qui intéressait le moins un certain lycéen aux cheveux d'or. Allait-elle être un défaut ou un atout ?

Il rentrait chez lui. La journée avait été longue, longue ! Kisame était rentré avec Zetsu et son voisin délinquant avait filé au dernier cours. Il était aller faire son petit bazar, peut-être.

En tout cas, Deidara était bien content de retrouver sa maison. C'est donc tranquillement qu'il avait pris le chemin le plus profitable à regarder, le parc près du lycée. Là où les mélusanges se regroupaient, mais ne se montraient jamais. Ses pas craquèrent sur la pelouse. Pourtant, alors qu'il passait entre les arbres… Une voix familière retentit.

« … Tu n'as rien à te reprocher, c'est lui qui s'est mal comporté encore une fois. »

Une flèche transperça le cœur du blond. Oui, c'était lui qui parlait. Juste au-dessus de lui-même. Il leva furtivement la tête pour voir alors Madara, portant encore son uniforme de lycée, assis sur une branche à côté d'une autre personne plus petite. Cette « personne » avait d'ailleurs les mêmes cheveux que lui, un peu plus clairs peut-être, reliés en une grande queue de cheval.

Deidara sentit ses jambes remuer à nouveau et, comme si un courant d'énergie venait de passer entre ses chevilles, il se mit à courir pour s'affaler derrière un buisson. Il aurait dut partir et rentrer chez lui, mais maintenant qu'il l'avait vu, il voulut rester pour entendre la conversation. Il se mordit l'intérieur de la joue et se retint de se mettre une baffe en se sentant tellement stupide. Franchement, jusqu'à filer un délinquant…

« Mais… Mais j'aurais peut-être dut lui pardonner, non ? »

Une seconde voix jeune, naïve et teintée d'une note de regrets, inconnu au blond, retentit alors en se mélangeant aux petites musiques des oiseaux aux alentours. C'était sûrement le petit garçon qu'il avait aperçu.

« Non. Une personne ne t'insulte seulement parce que tu as refusé de lui prêté quelque chose, réfléchis. Ca ne se fait pas, c'est tout. Je l'ai fait et on me l'a fait, et franchement ça ne sert à rien. » répondit alors le timbre masculin de Madara.

Deidara se surprit à pouffer de rire en entendant cette réponse. Vraiment, lui, dire ça alors qu'il devait faire ça tous les jours ? Hm. Ca laisse à désirer. Soudain, le lycéen se crispa quand il entendit l'autre voix plus jeune dire timidement :

« Enfin, on fait tous des erreurs… Hein, nii-san ? »

Nii-san. Grand frère.

C'était possible, quand on regardait les physiques de ces deux jeunes personnes, elles se ressemblaient beaucoup, voir énormément. Le juste fait que le délinquant ai un petit frère troublait Deidara. Parce que quand on y réfléchit… Personne ne s'y attendait et personne n'en parlait.

« Oui. » répondit l'Uchiha. On pouvait entendre par le timbre de sa voix qu'il avait un sourire léger au visage. Malheureusement le blond ne se retourna pas assez rapidement pour l'apercevoir. Il put alors réellement voir l'autre jeune homme assis sur la même branche que celle de Madara.

Il avait les mêmes yeux onyx que son frère. Pas aussi profonds, mais très beaux. Ces cheveux étaient donc reliés en queue de cheval, mais semblaient plus bleutées, voir ciel de clair de lune. Il avait un uniforme lui aussi, mais il était différent. Il avait des motifs à carreaux au col et au rebroussement des épaules, mais vert très vivant ce devait-être celui du collège près du lycée Okan. Son visage reflétait la naïveté et une certaine timidité. Ce dernier rougit et le collégien baissa les yeux.

« Nii-san, je voulais te demander une chose… »

L'autre Uchiha le regarda, attendant que son petit frère pose sa question. Ce dernier ne tarda pas.

« …Tu sais siffler ? »

Madara fronça un sourcil.

« …Oui. Pourquoi ? »

Le plus jeune tourna la tête, gêné. Le délinquant compris et sourit, amusé.

« Je sais. Tu aimes bien Hunger Games et tu ne sais pas siffler. Tu veux que je fasse l'hymne du film, c'est ça ?

- Oui… » répondit le collégien avec une lueur de soulagement dans les yeux. Madara, tout à coup, semblait réfléchir et regarda le ciel.

« Il paraît qu'on a des oiseaux reproducteurs de son dans la ville. Des milusanges je crois…

- Oui ! Il y a une légende qui dit que si les milusanges répondent au chant de quelqu'un, ça veut dire que cette personne est triste dans sa vie ! Tu y crois, toi ? » s'exclama le plus jeune, les yeux brillants.

« Quoi ? Ne me dis pas que tu crois à ça, quand même ! » déclara l'aîné avec un rire demi-moqueur demi-amusé. Le cadet fit la moue et lui dit :

« Bien sûr que j'y crois !

- Alors on va essayer. » répliqua Madara. Le silence se fit dans le parc. Il prit lentement une petite inspiration et siffla quatre notes, longues, douces et régulières. Les quatre notes de l'hymne du geai moqueur dans le film. Le bruit du vent était le seul son audible.

Puis, comme si personne ne s'y attendait, les mêmes quatre sons distinctifs résonnèrent dans l'arbre voisin. Puis un autre arbre répondit, plus aigu, pour suivre par un chant qui reproduisaient les notes que l'Uchiha avait sifflées, venant de toutes les directions possibles. Le collégien regardait les autres arbres, les yeux scintillants, tandis que le délinquant écoutait les reproductions de sa voix d'un air interdit.

Deidara avait suivit toute la scène. C'était intrigant, mystérieux et surtout, bizarre. C'était comme si ce spectacle était rempli de sous-entendus. Il avait assisté à des émotions qu'il n'avait pas encore perçues sur le visage fourbe et odieux de Madara, c'était cela qui le troublait plus que tout. Ce dernier se releva de la branche et sauta pour atterrir au sol comme ci de rien n'était. Le blond n'avait jamais pensé que l'Uchiha bénéficiait d'une telle agilité et d'un appui aussi sûr.

« Izuna, on rentre. Sinon, il ne va pas garder son calme. »

L'intéressé, encore sur la branche, se glaça subitement et regarda son grand-frère d'un regard figé, comme si la magie des mélusanges s'était brusquement arrêtée. Et c'était vrai. Les oiseaux ne chantaient plus.

Il descendit alors la hauteur qui le séparait de la branche au sol en sautant, lui aussi, pour rejoindre Madara. Ce dernier se dirigea alors avec lui vers la sortie du parc et ils s'éloignèrent de Deidara, toujours dissimulé derrière son pathétique buisson.

Le blond releva la tête et en sortit. Encore pris par une boule d'émotion qui le poussait à continuer le chemin de la mauvaise voie, celle qu'il ne devait pas emprunter, il les suivit le plus discrètement possible. Pourquoi une telle curiosité dont il était victime, ça, le lycéen aux longs cheveux dorés n'en avait aucune idée et avait l'inquiétude de ne jamais le découvrir. Mais ce n'était pas ce qui importait, pour l'instant. Qui était « il » ?

Les deux Uchihas passaient dans des ruelles sombres. Ils faisaient quelques détours de rues pour passer dans les moins fréquentées soudain, quand ils tournèrent dans un coin et que Deidara les suivirent, ils avaient disparus.

Troublé, le blond compris quand il vit que le mur était possible à escalader. Il sourit. Peut-être était t-il temps pour lui d'utiliser une nouvelle fois ces cours de gym. Il recula, courra et forma une roue pour prendre de l'appui et sauta au-dessus du mur. Il voulut retomber sur ses pieds, mais il rata sa pirouette et se vianda lamentablement par terre. Il resta une légère minute ici, à se plaindre mentalement de la douleur et à ruminer sur sa perte de souplesse, une larme au coin de l'œil.

Quand il tilta qu'il allait perdre Madara de vue, il se releva en vitesse et traça la ruelle. Il vit les chevilles du délinquant tourner sur une rue publique avant de disparaître. Deidara les suivis, avant d'aboutir à la fin de ce labyrinthe. Quand il tourna la tête, sa mâchoire inférieure tomba.

Une gigantesque résidence semblait le dominer de toute sa noblesse. Elle était protégée de grandes barrières imposantes et d'un jardin à la pelouse pâle et taillée. Les murs étaient peints en rouge vif et en couleur crème, tandis que le blason d'un éventail rond, rouge sang et blanc, postait fièrement sur le toit de la magnifique maison.

C'était la première demeure des Uchiha.

Madara passa un doigt sur un détecteur posté sur le mur et la grille s'ouvra. Il pénétra dans la propriété, suivit d'Izuna, tandis que la porte se referma.

Deidara fut dix fois plus surpris. Non seulement cette baraque était gigantesque, mais en plus c'était ici que ce délinquant habitait ? Quand il disait qu'il devait être pourri gâté, c'était possible…

Rapidement, le blond fut pris d'une envie irrésistible de faire ce qu'il ne fallait pas. Il courra le long des barrières, arriva sur le côté de la maison et l'escalada sans problème, en retombant avec une souplesse retrouvée que personne ne pourrait avoir aussi facilement. Merci grand-père, grand-mère !

Etant à présent à l'intérieur du jardin de la propriété d'une des plus riches familles du pays –quel fou il était !-, il se plaqua discrètement au mur et regarda lentement à travers la fenêtre fermée. Il baissa précipitamment la tête quand Madara franchit la porte et laissa Izuna pénétrer dans la maison à son tour. La décoration de l'entrée était grande, soignée et les deux Uchiha ne s'installaient pas, pire, restaient à l'intérieur de cette entrée, comme s'ils n'étaient pas chez eux et qu'ils attendaient qu'on les reçoive.

Et c'est ce qui se passa.

Un homme sortit de la salle d'en face. Il était silencieux, et il marchait lentement. En contre jour avec la lumière artificielle des lampes, on pouvait tout de même deviner que c'était un adulte. Il fixait les deux nouveaux venus avec un regard à glacer le sang. D'ailleurs, ces derniers se figèrent et regardèrent l'homme, immobiles.

Izuna semblait enraciné au sol, ses yeux reflétaient la peur. Madara, lui, tenait des yeux meurtriers à cette personne, pourtant balayé d'une vague d'inquiétude. La voix rauque, froide et grave de l'homme retentit comme une révélation frustrante :

« Vous êtes en retard. »


[Fin du chapitre 9.]

YATAH! Voila kapoué, je l'ai posté ton chapitre 9! xD

Je vous ai manquée, hein? :okjesors: Désolée, je fais tout pour maintenir ma moyenne générale de 17 (ouille ouille ouille, ca va pas durer longtemps), et j'ai beaucoup de mal à écrire, en même temps je vous avait prévenue que j'allais postée moins souvent! :P

Bon, parlons du chap. Personnellement je trouve qu'il est déclencheur de suspens. La fin est vachement frustrante. On sait même pas qui c'est X_x

Vous trouvez pas que ça tourne à l'eau de boudin?! On parlait de lycée et on se retrouve avec des oiseaux! WTF?
En tout cas je trouve l'histoire des mélusanges (volatiles de mon crû, hahaha) assez fine. Jolie légende, quoi. En plus... Elle a l'air vraie.

IZUNA'S MIND ORACLE GENERATION!
Bref, le petit frère de Madara est dans la place ^_^ Et ui, dans cette fanfic bah il est pas mort! ...Lisez Complot et vous comprendrez, incultes. *re* Hahaha.

Pour ceux qui n'ont pas vu Hunger Games, le geai moqueur est une race d'oiseau créer grâce aux modifications génétiques du futur et est capable de reproduire les sons pour transmettre les messages codés au Capitole (les méchants) :3
Ce film est magnifique, plein d'humanisme, allez le voir (âmes sensibles s'abstenir...? C'est un peu gore).

Il est un peu plus long ce chapitre vous trouvez pas? J'y ai mis plusieurs jours assez irréguliers ^^"

Je vous spoil pour vous faire plaisir. La semi-vérité de l'histoire se déchaînera au chapitre 10 (pour fêter la dizaine HAHAHA).

J'aimerais remercier tout les reviewers, followers et lecteurs de "Dès ton premier regard". Vous lisez peut-être comme ça, mais moi, ça m'encourage. Et oui! Un simple geste peux faire le bonheur de quelqu'un :P

Je fais coucou aux anonymes qui me laissent des reviews, certes je ne peux pas répondre, mais je lis et elles me sont vraiment instructives. Peut-être plus que les inscrits... Rattrapez-vous, nom de dieu! è_é

~Merci infiniment d'avoir lu, laissez une trace de votre passage si vous le souhaitez et à bientôt pour le chapitre attendu: le 10!

- Dokeshi :)