Bonjour,
Je remercie tous ceux qui m'ont laissé des reviews et qui m'en laissent, je me fais un plaisir de communiquer avec les lecteurs par message privé pour progresser et savoir ce qu'ils en ont pensé.
Aujourd'hui, nous allons quitter Cokeworth, en compagnie de Lily. Severus est parti à Poudlard pour un rendez-vous avec le directeur et ne reviendra pas à Spinner's End avant une semaine. Lily s'en va alors à des kilomètres de là, du côté de Little Whinging, plus précisément, où elle espère retrouver un petit brun à lunettes et aux yeux verts en amande.
Bonne lecture.
Cordialement,
Mononoke-chan
Harry Potter avait mal à la tête. Pendant la nuit, sa cicatrice n'avait pas cessé de lui faire mal. Il ne comprenait pas d'où venait cette douleur.
De toute façon, il ne devait surtout pas laisser entendre aux Dursley qu'il avait mal. Jamais. Ils n'en seraient que plus ravis, de voir le monstre souffrir. Car ils l'appelaient ainsi, lorsqu'ils étaient sûrs de n'être pas entendus. Le monstre, ou ce délinquant de Potter, au choix.
Il se leva, tentant d'ignorer l'horrible douleur qui le traversait de part en part, et s'habilla, revêtant les vieux vêtements de Dudley, qui étaient trop grands pour lui. Un sentiment d'amertume le parcourut. Il avait l'impression que l'année qui était passée, celle où il avait découvert ses pouvoirs de sorcier, n'était qu'un beau rêve, rien de plus. Il ne pouvait pas être l'héritier de la fortune Potter, non ça c'était impossible. Son père n'était qu'un chômeur alcoolique et sa mère...
Il refusait d'y penser tout simplement. La vie était vraiment injuste avec lui. De plus, ses soi-disant amis à savoir Ron Weasley et Hermione Granger lui paraissaient irréels. Il avait l'impression qu'il ne s'agissait que d'un beau rêve qu'il avait crée de toute part pour compenser la cruelle absence d'amis qui le faisait tant souffrir.
Machinalement, il ouvrit la porte de sa petite chambre, et descendit préparer le petit déjeuner, pour ses tuteurs.
Lily s'ennuyait. Severus lui avait dit qu'il partait à Poudlard pour un rendez-vous et ne reviendrait pas avant une semaine. Ben qu'il l'eût prévenue, la pauvre enfant fantôme se morfondait, à présent, dans la lugubre maison de l'Impasse du Tisseur.
Elle se sentait horriblement inutile, ne pouvant pas aider Severus à faire quoi que ce soit, sauf un peu de rangement. Il ne lui avait rien dit, mais cela ne saurait tarder. Elle en était sûre.
Tout ce qu'elle souhaitait était de retrouver son fils. Il lui manquait affreusement. Elle voulait savoir comment il allait; Mais pour cela, elle devait savoir qui l'avait adopté. Et cela ne serait pas une mince affaire.
Soudain, l'image d'une femme blonde au visage chevalin passa devant son esprit. Pétunia! S'il y a quelqu'un qui lui manquait, c'était bien elle.
Oh, ce qu'elle aurait voulu retrouver Tunie, jouer avec elle et rire, comme avant. Le problème était que Tunie la détestait, depuis qu'elle avait découvert ses pouvoirs magiques. De cela, la femme redevenue fillette en souffrait énormément.
Une idée traversa son esprit. Et s'il y avait un espoir pour que Harry fût en compagnie de Tunie? Oh, elle donnerait tout pour que ce fût vrai?
Chers lecteurs, je tiens à vous mettre en garde et à vous dire que Lily était profondément idéaliste. Elle voyait surtout ce qu'il y avait de bon en autrui, y compris sa propre sœur. Elle ignorait donc que Pétunia était devenue une femme profondément aigrie et cruelle envers tous ceux qu'elle pouvait atteindre,en bref, une vraie plaie adulte.
Ainsi, la jeune fantôme quitta, non sans appréhension, la lugubre demeure de son ami, pour prendre la direction de l'ancienne demeure de ses parents.
S'assurant qu'on ne la voyait pas, elle traversa plusieurs quartier avant de pouvoir s'approcher de la maison familiale des Evans. A sa déception, elle se rendit compte que le numéro avait changé. Les Evans seraient-ils donc m...? Un sentiment d'angoisse l'étreignit et elle ressentit l'horrible envie de pleurer.
Soudain, elle se rappela que Pétunia avait épousé Vernon Dursley et qu'elle vivait loin de Cokeworth, à présent. Elle habitait une ville qui s'appelait Little Whinging si ses souvenirs étaient bons. Oui, il s'agissait bien de cela. Maintenant, il ne lui restait plus qu'à aller voir si Pétunia y vivait.
Deux jours plus tard, elle avait réussi à pénétrer dans la petite banlieue aisée que représentait Little Whinging. Il n'y avait presque personne dans les environs.
En cette matinée de juillet, le soleil tapait fort. Lily était soulagée, car en tant que fantôme elle ne souffrait ni du froid ni de la chaleur, ce qui s'avérait très positif.
S'efforçant de ne pas se faire remarquer en plein jour par les habitants, qui devaient être Moldus pour la plupart, elle s'engagea dans l'avenue de Wisteria Walk, avant de prendre celle de Magnolia Crescent et tout d'un coup, elle se trouva au croisement d'une petite rue nommée Privet Drive.
Tout à coup, les souvenirs lui revinrent en mémoire. Oui, c'était bien là qu'habitait Pétunia. Il faudrait qu'elle voie si elle était toujours là, en tentant toutefois de ne pas se faire remarquer. Quoique ce serait bien drôle, pensait Lily, en s'imaginant Pétunia hurler en la voyant.
Soudain, elle vit une petite tête brune qui était penchée dans le jardin du numéro 4. Étonnée, elle s'approcha discrètement et vit qu'il s'agissait d'un enfant.
Celui-ci était maigre, comme s'il n'avait pas mangé depuis des jours. Il avait des cheveux bruns en bataille qui lui rappelaient étrangement quelqu'un. Lily sentit son cœur se serrer. Se pouvait-il que cet enfant ( presque) sorti d'un roman du dix-neuvième siècle fût... Non, ce ne pouvait pas être possible!
Sursautant,le garçon leva la tête d'un air surpris. Lily eut la surprise de voir que cet enfant avait des yeux verts en amande, ceux dont Severus et James parlaient, lorsqu'il leur arrivait de la complimenter.
En regardant ce gosse qui avait hérité des prunelles vertes, lesquelles se cachaient derrière une monture de lunettes cassées et rafistolées par un morceau de ruban adhésif, Lily ne put se retenir et éclata en sanglots, sous l'œil étonné,incompréhensif de celui qu'elle avait pris pour son fils.
Harry Potter était interloqué. Un fantôme à Little Whinghing? Comment cela pouvait-il être possible?
Il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond, il en était sûr. En tout cas, il espérait que les Dursley ne sortiraient pas voir ce qu'il faisait parce que sinon, c'était la fin des haricots pour lui. Il n'avait aucune envie d'être enfermé dans sa chambre pour le restant des vacances ou pire, au placard, où encore se faire envoyer dans un hôpital psychiatrique, appelé "asile de fous"par ses tuteurs.
En regardant le fantôme,il s'aperçut qu'il avait la taille et l'apparence d'une fille de huit ans, un peu comme lui, finalement, qui n'était pas bien nourri par son oncle et sa tante. Elle avait de beaux longs cheveux argentés et un joli visage, tellement agréable.
"-De son vivant, elle avait dû être merveilleuse", pensait l'enfant, en la regardant. Il était fatigué.En effet, il avait passé toute la matinée à faire des corvées pour sa tante et il en était maintenant au désherbage du jardin.
Il devait avoir parfaitement désherbé le jardin avant midi, sinon sa tante le gronderait et le priverait sans doute de repas, jusqu'à ce qu'il ait fini.
Tout à coup, il entendit une voix lui dire, une voix douce et agréable:
"-Tu jardines dur, mon enfant? Tu veux que je t'aide?"
Estomaqué, il la regarda avec des yeux grands ouverts. Non, s'il faisait ça, son oncle allait appeler l'asile psychiatrique le plus proche. Ne voulant pas blesser le fantôme qui lui proposait si gentiment son aide, il répondit:
"-Je ne voudrais pas être discourtois, mais ce n'est pas le moment de faire du jardinage pour un fantôme. Je suis désolé, ajouta-t-il en voyant la fillette faire une moue triste. Je suis désolé, mais si ma tante me voit, elle va me tuer.
La jeune fille le regarda d'un air triste, mais compréhensif. Elle venait de saisir beaucoup de choses.
Soudain, une femme blonde au visage chevalin sortit de la maison, et lança d'un ton rogue.
"-Tu désherbes le jardin ou tu fais quoi?" , La prochaine fois que je t'entends parler à des inconnus, je te jure que...
Soudain , Pétunia, car c'était elle, remarqua la fillette argentée qui se trouvait face au jeune Potter. Écarquillant les yeux, elle se mit à hurler:
"-Que, un.. un..fantôme... AAAAAAAAHHHHHHHHHH!"
"-Tais toi, tante Pétunia, lança le garçon, sortant un morceau de bois, de son jean. Elle reconnut alors une baguette magique. Souriant, elle réalisait qu'elle ne s'était pas trompée. Il ne pouvait s'agir que de son fils, Harry Potter.
Pétunia, les yeux révulsés, était à deux doigts de s'évanouir. Harry pointa sa baguette vers elle et dit, d'une voix qui n'avait plus rien d'enfantin:
"-Cela suffit, Tante Pétunia. Tu vas respecter mon monde où je t'enfonce cette baguette dans le nez."
Effrayée,la tante Pétunia acquiesça, les yeux tétanisés de pur. Mon Dieu, se disait-elle, qui était ce fantôme? Ce ne pouvait pas être elle, non ce n'était pas possible. Pas Lily!
Elle faillit s'évanouir lorsqu'elle entendit le fantôme s'approcher d'elle et lui dire d'une voix triste:
"-Je suis vraiment déçue, Pétunia. Pourquoi... Mon fils... Pourquoi le traites-tu ainsi, tu es un monstre? C'est toi le monstre, pas moi!"
Puis elle s'éloigna vers un coin du jardin où elle était sûre que personne ne la verrait et se mit à sangloter, pensant à son fils, à Sev'. Pourquoi Pétunia était-elle si méchante, au point de lui en vouloir toujours, au point de maltraiter ainsi son fils, la prunelle de ses yeux?
"La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur" pensait-elle amèrement en voyant les yeux de Harry la regarder d'un air perplexe, incompréhensif, inquiet, comme s'il craignait un éventuel danger.
Alors, chers lecteurs, comment trouvez-vous ce chapitre? Les personnages?
Je me ferai un plaisir de répondre à vos reviews, vos commentaires, vos questions si vous en avez ! :)
A bientôt!;
