Bonjour,

Je vous remercie d'avoir mis quelques reviews pour me dire ce que vous en pensiez.

Dans ce chapitre, Molly ne se sent pas bien du tout. Arthur est convaincu que les médicomages ne la soignent pas bien du tout. Il décide de faire appel au professeur Snape, par le biais de Percy. Le potionniste accepte, inquiet. Le fantôme enfant de Lily tient à le rejoindre au Terrier. Elle veut revoir Harry à tout prix.

Bonne lecture.


25 août 1992, Le Terrier

Molly Weasley ne se sentait pas bien, mais alors pas bien du tout. Elle avait vomi depuis le matin sans cesse, et ne comprenait pas ce qui lui arrivait. De plus, elle avait eu une forte fièvre. Elle ne comprenait pas comment elle avait pu tomber aussi malade.

La veille, elle avait accompagné les jeunes sur Diagon Alley pour acheter les fournitures scolaires. Une mauvaise nouvelle du point de vue financier l'avait attendue sournoisement. Il s'agissait de l'achat des livres pour la rentrée.

Le futur professeur de défense contre les Forces du Mal n'était autre que la vedette Gilderoy Lockhart, auteur de Moi le Magicien et lauréat du sourire le plus charmeur de Sorcière-Hebdo.

Dire qu'elle avait osé l'idolâtrer! A présent, elle lui en voulait de les avoir ruinés, elle et les siens. Les livres qu'il avait mis au programme étaient hors de prix, et malheureusement obligatoires. Pour comble d'infortune, Flourish and Botts ne proposait aucune réduction sur la vente de ces livres, sous prétexte qu'ils n'étaient pas des manuels scolaires.

Par chance, le petit Harry avait reçu la collection entière des livres offerte par Lockhart en personne. Ce dernier se trouvait dans la librairie. Bien qu'elle fût contente pour lui, Molly avait senti la gêne du garçon. Il n'aimait pas être exhibé devant tout le monde, elle le savait.

Alors, autant dire qu'elle n'avait pas vraiment apprécié les commentaires de Lockhart qui s'était permis de dire que Harry n'était venu à la librairie que pour le rencontrer et avoir davantage de célébrité. Des conneries, pensait-elle.

De plus, ils avaient rencontré les Malefoy, père et fils, qui ne s'étaient pas gênés pour proférer leurs insultes déguisées sur les Nés-moldus et les sorciers pauvres.

Arthur s'était battu avec Lucius Malefoy à mains nues. De quoi défrayer la chronique, bien sûr!

S'ils n'avaient pas rencontré Hermione et Hagrid, cette journée aurait été entièrement épouvantable.

A présent, elle ne se sentait pas matin, Percy avait été obligé de se mettre aux fourneaux à sa place. Il était le seul qui arrivait à cuisiner sans faire cramer la maison de la cave au grenier. Il ne cuisinait pas aussi bien qu'elle avait renchéri les jumeaux. Qu'importe! Pour le moment, elle gardait le lit! Elle ne se sentait, mais alors pas bien du tout!


Percy était préoccupé. Le matin, avant de partir au travail, son père l'avait pris à part et lui avait dit:

"-Percy, tu sais, je m'inquiète sérieusement pour ta mère. Je ne l'ai jamais vue aussi malade, aussi fragile, aussi...

"-Il faudrait appeler Sainte-Mangouste", avait répondu son fils d'un ton catégorique.

"-Je ne suis pas d'accord, Percy. Le personnel de Sainte-Mangouste ne m'a pas paru efficace. Dis-moi, à Poudlard, qui vous soigne?"

"-Mme Pomfresh.

"-Est-ce elle qui prépare les potions pour soigner les élèves?

"-Non, il me semble que c'est le professeur Snape."

Arthur avait alors regardé le jeune garçon avec un regard brillant.

"-Ecoute, tu viens de me donner une idée. Tu vas lui écrire et lui demander s'il peut voir Molly, et lui administrer un traitement efficace.C'est vraiment urgent. "

"-Mais papa...avait répondu Percy d'un air un peu effrayé. Même s'il ne voulait pas l'avouer, le professeur de potions l'intimidait sérieusement.

Son père avait alors répondu d'un ton qui ne souffrait aucune réplique:

"-Pas de temps à perdre. Tu vas écrire cette lettre tout de suite, et tu la lui enverras."

"-Mais, Papa, je ne connais pas son adresse."

"-Errol saura la trouver."

Percy leva les yeux au ciel, et remonta dans sa chambre, la mort dans l'âme.. Écrire cette lettre lui coûterait, il en était sûr. Et si par un malheureux coup du sort, le professeur refusait? Ce serait alors la fin des haricots, à coup sûr.


26 août 1992, Impasse du Tisseur, Cockeworth,

"-Sev' , tu as du courrier!, lança Lily en voyant un hibou s'écraser contre la fenêtre de la cuisine.

Elle entendit son ami descendre les marches de l'escalier et se précipiter dans la cuisine, l'air inquiet.

"-Tu as de la chance Lily, qu'il me reste vingt minutes avant de remuer ma potion, sinon, je ne serais pas descendu. Elle est dangereuse, et je dois faire attention à chaque stade de la préparation, mais ça tu le sais, dit-il en regardant l'enfant fantôme, qui avait ouvert la fenêtre, et rattrapait à la fois le hibou et la lettre qu'il tenait. Elle la lui tendit.

Il lut alors.

Percy Weasley. Le Terrier.

Il fronça les sourcils. Que lui voulait le jeune Perceval, au juste, pour se permettre de lui envoyer un courrier comme ça, sans prévenir?

Il prit l'enveloppe et la décacheta avec soin avant de lire à haute voix:

Cher Professeur Snape,

Je vous écris ce courrier en toute urgence. Notre mère, Molly Weasley, est extrêmement malade. Elle a de la fièvre, délire, ne mange plus, vomit. Notre père est très inquiet et a réalisé que l'aide des médicomages de Sainte-Mangouste n'était pas efficace, ils sont débordés en ce moment. Nous faisons appel à vous, en raison de votre aptitude exceptionnelle à préparer des potions médicales. Il s'agit d'une situation d'extrême urgence.

Pouvez-vous nous aider? Si oui, nous vous attendons au Terrier.

En vous souhaitant une excellente rentrée,veuillez agréer, je vous prie, l'expression de mes sentiments les plus distingués.

Percy Weasley.

Severus était frappé par autant d'audace. Décidément, Percy avait été contaminé par les jumeaux, il en était certain. Il s'apprêtait à jeter le courrier à la poubelle quand le fantôme de Lily le saisit et lança:

"-Tu ne jetteras pas cette lettre à la poubelle, Severus. Tu n'en as pas le droit! Il s'agit d'une situation d'extrême urgence."

"-Et alors, Lily? Je ne peux pas être le sauveur de tout le monde, tu le sais bien."

"-Je sais, Sev', je sais, mais à mon avis, ce Percy Weasley ne t'a pas fait une farce. Je le sens..."

"-Lily.."

"-Non, Sev', c'est urgent. Il faut que tu y ailles. Je t'en prie, fais-le pour moi. S'il te plaît."

Il regarda ses yeux vides, où l'émeraude ne brillait plus. En revanche, la forme d'amande demeurait là, toujours présente. Elle était éternelle.

"La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur", récita-il, pris au charme du regard de la fillette, qui n'était plus, qu'un être vaporeux.

Lily sourit, puis lança:

"-Alors?

"-Bon je vais y aller, tu m'as convaincu. Mais personne ne doit savoir pourquoi, d'accord. Personne! Pas même Dumbledore!"

Lily prit une inspiration et dit, d'une voix décidée:

"-Je t'accompagne.

"-QUOI?

"-Je t'accompagne, Severus Snape.

Il la regarda d'un air alarmé.

"-Que.. Non, Lily. Je suis désolé, mais c'est trop dangereux..."

"-Pas de mais, Sev', je t'accompagne, un point c'est tout!

"-Pourquoi, miss Evans, lançça-t-il du ton qu'il prenait avec ses élèves, lorsqu'il les prenait en faute.

"-Parce que je dois voir mon fils, professeur, lança-t-elle d'une voix maligne. Mon fils. Harry Potter.

Il leva les yeux au ciel. Décidément, elle ne changerait pas.

"-Soit. Mais fais attention."

"-Sois sans crainte. J'arriverai dans deux jours.

"-Tu me le promets?

Leurs regards se croisèrent, avec une lueur de défi dans les prunelles noires, qui croisaient le regard jadis vert de l'enfant.

"-Oui, répondit-elle.

Elle s'éloigna. Severus la héla.

"-Tu n'as rien oublié, Lily?

"-Non, pourquoi?, lui demanda-t-elle, surprise.

Il se renfrogna.

"-Je pensais que tu voudrais peut-être... m'embrasser."

Il regretta immédiatement ses paroles. Passe encore quand ils étaient enfants, mais là non. Elle allait le prendre pour un dangereux pédophile.

Lily s'approcha de lui et l'étreignit, puis posa ses lèvres fantomatiques sur les siennes.

Il ressentit une sensation désagréable, comme s'il avait plongé la tête dans une piscine d'eau glacée.

Dire qu'il savourait pour la première fois les lèvres de Lily. Celles-ci étaient gelées, à présent, froides, glaciales. Il regretta de ne pas l'avoir embrassée sur la bouche de son vivant.

Une bouffée de haine envers James Potter le traversa. Il lui en voulait, d'avoir pu goûter la saveur des lèvres de la femme qu'il aimait depuis le premier jour où il l'avait rencontrée.

Les deux amis sortirent de l'Impasse du Tisseur, puis Lily adressa un léger signe de la main en direction de Severus, qui venait de transplaner.


28 août 1992, Le Terrier

Harry, Ron Fred et Georges étaient dans le jardin, en train de dégnommer celui-ci. Ce travail était difficile, car les gnomes refusaient à tout prix de partir.

Les jumeaux commencèrent à maugréer:

"-Maudit soit Percy!"

"-S'il n'avait pas écrit à la vieille chauve-souris des cachots...

"-On n'aurait pas eu à supporter Snape depuis mercredi.

"-Qu'est-ce que Percy et ta sœur lui trouvent, on se demande?, lança Harry à Ron, d'une voix basse.

Le séjour de Snape n'avait pas été une partie de plaisir pour les garçons, qui le détestaient cordialement. En revanche, Ginny, leur jeune sœur, ne détestait pas l'homme au nez crochu. Elle le trouvait sévère,dur, certes, mais pas odieux, ni sans cœur. "S'il n'avait pas de cœur, je crois qu'il aurait refusé, lançait-elle invariablement aux garçons, qui lui disaient qu'elle allait le détester en arrivant à Poudlard, qu'il était un passionné de magie noire.

"Peut-être, répondait-elle d'un ton égal. Et alors? Est-ce parce qu'on aime la magie noire qu'on est forcément dangereux?

Les garçons avaient répondu de manière affirmative.

Cependant, elle demeurait convaincue que l'homme n'avait pas un si mauvais fond que cela, s'il avait accepté de soigner leur mère.

"-Tiens, Harry, qu'est-ce que c'est que cela, lança Ron, en montrant un point qui semblait se rapprocher d'eux."

Harry fronça les yeux. En effet, quelque chose se rapprochait d'eux. Plus précisément, quelqu'un.

Un fantôme.

Il reconnut soudain la fille de l'air qui lui avait crié qu'elle était sa mère. Celle-ci parla:

"-Bonjour, les enfants. Vous travaillez dur, à ce que je vois."

Il demeura sans voix. Comment l'avait-elle retrouvé? Qui était-elle, exactement? Disait-elle la vérité?

Les jumeaux s'exclamèrent:

"-WAHOOOOUUUU!

"-Un enfant fantôme!

"-C'est génial!

Puis Fred lança:

"-Ecoute-moi, tu es sans doute une petite fille qui a été exploitée par des méchants contrebandiers. Ne t'inquiète pas, on ne te fera pas de mal...

"-On voudrait juste te demander un petit service, qui n'est absolument pas dangereux...

"-Dégnommer le jardin à notre place. Il s'agit d'une tâche horriblement difficile...

"-Nous aurions besoin de quelqu'un qui a un peu d'expérience."

Lily éclata de rire. Visiblement, ces adolescents avaient de ces combines!

"-Ecoutez-moi, les garçons, je ne peux malheureusement pas saisir les gnomes, je suis transparente. Désolée."

Il s'agissait d'un mensonge, bien sûr, mais elle avait envie de les voir à l'ouvrage. Leur mère ne les avait pas envoyer dégnommer le jardin pour rien.

"-Puis elle se tourna vers Harry, et lui lança:

"-Comment vas-tu, mon chéri?

L'enfant rougit, puis répondit d'une voix posée:

"-Bien.. euh... vous êtes vraiment sûre que vous êtes ma mère?

"-Bien sûr, Harry, répondit Lily, quelque peu peinée. Je suis ta mère, j'en suis sûre et certaine.

"-Dans ce cas, pourquoi... c'est discourtois, mais vous êtes une petite fille. A moins que... mon père ne vous a pas violée, j'espère! s'écria-t-il avec indignation.

"-En effet, Potter, on peut espérer que ce ne soit pas le cas, lança une voix glaciale qui provenait de la porte.

Les quatre garçons et le fantôme se retournèrent. Ils virent avec un sentiment de surprise, pour le fantôme et d'horreur, pour les garçons, le professeur Snape qui venait d'arriver, tenant Ginny par la main. L'autre main de la fillette était tenue par sa mère, qui glapit d'un ton furieux, à l'adresse de ses fils:

"-QU'EST-CE QUE VOUS FABRIQUEZ?! GINNY A SURPRIS UN GNOME DANS SON LIT! NON MAIS VOUS VOUS FICHEZ DU MONDE OU QUOI?

Elle reprit d'une voix plus calme:

"-Heureusement que le professeur Snape me soigne bien. J'attends que vous le respectiez davantage à la rentrée. Il se donne vraiment du mal pour bien faire les choses.

Les garçons levèrent les yeux au ciel devant ce discours moralisateur. Severus Snape les regarda de son habituel air froid et austère.

Soudain, Ginny venait d'apercevoir le fantôme. Pétrifiée, elle resta sans voix, le teint pâle et commença à se sentir bizarre. Elle avait comme une impression de déjà-vu. Qui était ce fantôme?, se demandait-elle? De qui était-il la réapparition?


Alors, chers lecteurs, comment trouvez-vous ce chapitre?

Je me ferai un plaisir de lire vos reviews, vos commentaires, vos questions.