La rentrée, c'est fini … Aah, j'en tremble encore ! (déprime …)
Mais bon, qu'il neige ou qu'il vente, qu'il pleuve des curly violets ou que ce soit la rentrée, rien ne m'empêchera de poster mon deuxième chapitre ! Mouhahaha !
Je tiens d'abord à vous remercier pour vos reviews, qui sont toutes très pertinentes et qui m'ont amené à cogiter de longues minutes devant mon écran et à revoir tout le second chapitre … Merci ! J'espère que ce qui va suivre sera à la hauteur de vos attentes ! Voici donc un chapitre un peu plus sérieux que le précédent (juste un peu) ...
PS : tu vois, Xarybde ? Je suis ton conseil et je mets tout mon blabla en italique ! XD
Bonne lecture !
oOo
Noir. Partout.
Noir dans son âme, noir dans son cœur. Partout. Sur le monde, aussi.
Et dans ce noir, des voix, plus ou moins familières, plus ou moins mauvaises. Des paroles absurdes qui se faufilent dans le noir, réminiscences. Vous risquez de vous perdre vous même. Qui lui avait dis ça, déjà ? J'ai effacé toute trace de souillure de ton corps … C'est faux. La souillure est partout, dans le noir qui enveloppe tout.Noir noir noir noir noir … Des cheveux noirs, des yeux dorés. Douce chaleur, noire douleur. Ami. Du sang qui gicle, une voix qui crie. La sienne ? En cet instant, en cet endroit … j'en fais la promesse solennelle … C'était tellement vain, tout ça. Tellement … Une horloge qui sonne, le temps qui s'arrête. Orage dehors, voix dans sa tête. Une douleur physique, une blessure morale. Incompréhension. Gil ?! Du sang, partout. Sur elle, et sur les capes qui virevoltes, écarlates. Tu es pitoyable, gamine ! Les voix se bousculent, les souvenirs s'entrechoquent. Cela cessera-t-il un jour ? Un éclair et des ombres, une épée couverte de sang. La peur qui l'emplie, terrible. Rosalie Vessalius … Son cœur a un sursaut, son âme frissonne. Si longtemps … Cela faisait si longtemps que personne ne l'avait appelée ainsi ! Au nom de la chaîne du jugement … Quand avait-elle cessé d'être Rosalie ? Elle avait toujours été habituée à être surnommé autrement, mais quand était-t-elle devenue ce surnom ? Une chape glacée s'abat sur son esprit. Elle ne veut pas se souvenir, pas de ça, pas maintenant. Dans sa mémoire, les fleurs s'envolent et la neige tombe, mais elle les repousse. Non. Je viens rendre ma sentence … La voix enfle, engloutie tout. Quand elle se taira, que restera-t-il ? Ton crime … Tais-toi. Tais-toi tais-toi tais-toi ! Est ta propre existence !
- TAIS-TOI !
Le cri jaillit de sa bouche et les voix se taisent, les images disparaissent. Autour d'elle il fait toujours noir, mais un noir lumineux, qui lui permet de voir. Étrange.
Oz est en train de courir. Ses pieds martèlent le sol à intervalles réguliers et le bas de sa robe de cérémonie est déchiré. La jeune fille soupire et repousse ses longs cheveux blonds derrière son épaule. Elle n'en peut plus. Depuis combien de temps court-elle, à présent ?
Oz ralentit un peu la cadence, mais elle hésite à s'arrêter. Elle a compris depuis longtemps que s'arrêter, c'était mauvais. La première fois, elle à faillit mourir, tuée par une chose – une chain, lui souffle l'autre. La jeune fille grimace. C'est désagréable, de se partager avec quelqu'un. L'autre, Alice, est en elle depuis ce qui lui semble être une éternité, mais Oz ne s'y fait pas. Elle l'aime bien, Alice, mais être deux dans sa tête, c'est épuisant.
Alice ricane.
Sans moi, tu n'aurais pas fait deux pas dans l'Abysse sans être dévorée, gamine !
Je sais, souffle Oz.
Tu devrais montrer plus de reconnaissance, alors. Tu es mon esclave, après tout !
La jeune fille retient un soupir et se laisse tomber au sol, à bout de force. Ses poumons sont en feu et elle ne sent plus ses jambes. Encore heureux que je porte des bottes, pense-t-elle, nostalgique au souvenir de sa dernière ruse. Combien de temps s'est-t-il écoulé depuis ?
Ici, le temps est une chose étrange, et tout passe vite mais si lentement ...
oOo
Stop.
Le mot résonne dans son crâne, prononcé d'une voix douloureusement forte. Oz n'en peut plus. Ses ongles sont plantés si profondément dans ses paumes que ces dernières en saignent. Sa vue est trouble, se gorge la brûle et respirer est difficile. Un pauvre sourire passe sur ses lèvres alors que la jeune fille accorde une pensée à son corset, retiré dès son réveil dans l'Abysse. Peut-être quelqu'un le trouvera-t-il un jour ? Ça l'étonnerait, cependant : l'Abysse n'a pas de fin et pas de commencement, on pourrait y enfermer des milliards de personnes sans qu'une seule d'entre elles ne tombe un jour sur le coffre à jouer déglingué dans lequel Oz a fourré son corset.
Le passage est ici !
La voix d'Alice est pleine d'une joie triomphante, et Oz sent son cœur s'emballer.
Alors, ça y est ? Je vais enfin pouvoir sortir d'ici ? Revoir la lumière, les revoir tous !
Oz sent le pouvoir de B-rabbit bouillir dans ses veines et elle ne proteste pas quand Alice prend le contrôle de son corps.
Coincée au fond de son esprit, Oz serre ses mains tremblantes l'une contre l'autre. Elle est heureuse de rentrer chez elle, mais elle a peur, aussi. Comment vont l'oncle Oscar et Ada ? Que c'était-il passé après qu'elle eut été jetée dans l'Abysse ? L'anxiété de la jeune fille ne cesse de grandir. Et Gil ? Comment va-t-il, lui ? Oz se refuse à croire qu'il puisse être mort. Mais, s'il va bien … lui pardonnera-t-il ?
Un sursaut agite son corps. Le pouvoir de B-rabbit explose, se déverse en elle. La jeune fille se sent aspirée, tiraillée, ses pieds quittent le sol et elle reprend le contrôle de son corps alors que celui-ci heurte une surface dure. La lumière l'aveugle, lui transperce la rétine, puis tout devient noir.
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Pfiou !
Merci d'avoir lu (si vous êtes encore là) ! J'ai longtemps hésité à mettre en scène les rencontres avec Sharon et Alice et la confrontation avec les Baskerville, mais j'ai pensé que ce serait peut-être mieux de les présenter en flash-backs rapides, pour bien illustrer l'état d'esprit d'Oz. La pauvre viens de se réveiller dans l'Abysse, un monde totalement différent du sien, et elle est perdue, elle n'a plus de repères. Ensuite, bien sûr, il y a sa rencontre avec Alice qui lui donne l'espoir de s'échapper, un objectif. Là encore, je n'ai pas décris leur rencontre, premièrement parce que celle-ci se passe exactement comme dans le manga, et deuxièmement parce que je voulais qu'Alice apparaisse comme un point d'encrage pour Oz. Au milieu du fouillis de son esprit, la conversation avec Alice semble calme et normale, réconfortante (bien qu'Alice ne tienne pas des propos réconfortants à proprement parler XD). Sinon, le choix du prénom vous convient-il ? On m'a fait remarquer qu'Oz était un prénom de garçon, ce qui est vrai (prenez le magicien d'Oz, c'est un homme, lui aussi). Alors j'ai décidé, puisque j'avais déjà poster un chapitre et que le mal était fait, de faire d'Oz un surnom. Après, il a fallut que je cherche des prénoms correspondants, afin que ce ne soit pas trop tiré par les cheveux !
Votre avis est attendu, comme toujours !
Biidule.
