Bonjour tout le monde!
Je remercie tous ceux qui ont eu la gentillesse de me laisser quelques reviews. Cela m'enchante car cela me permet de discuter avec les lecteurs et de connaître leur point de vue. Ainsi, je vous encourage vivement à en poster quelques-unes, si vous avez le temps.
Dans ce chapitre, Lily fonce rejoindre Severus, pour lui demander de sauver Ginny. Severus refuse d'abord, puis décide d'aller chercher Lockhart, à la déception de Lily. Pendant ce temps, Ginny se trouve dans une situation de plus en plus critique...
Bonne lecture!
Le coeur de Lily battait à tout rompre dans sa poitrine. Elle le sentait, bien qu'il fût devenu transparent. Il n'y avait pas de temps à perdre, il fallait sauver Ginny!
Elle entra dans le bureau du professeur de potions, qui était en train de corriger une pile de copies de cinquième année avec la mine qu'il affichait lorsqu'il était en colère. Il leva la tête et la fusilla du regard.
"-Lily,je suis en train de travailler."
"-Sev', il faut absolument que tu viennes, j'ai besoin de toi."
"-Ecoute, Lily, je dois rendre ces copies vendredi, je n'ai..."
"-Tu peux les corriger plus tard, j'ai besoin de ton aide, c'est urgent. Ginny Weasley a un comportement bizarre."
"-Et alors? Elle a un directeur de maison, et elle peut aller le voir, que veux-tu..."
"-Severus, c'est très grave, ce qui se passe en ce moment,lança Lily, d'un air affolé. Elle était envoûtée,comme si elle avait reçu un maléfice, ou pire, une malédiction..."
"-Je n'en ai rien à faire de cette gamine."
Il regretta immédiatement ses paroles. Ginny était la nièce de Lily, et pour sa petite princesse aux cheveux qui jadis étaient de feu, la famille était sacrée!
Lily s'avança vers lui, les yeux chargés d'une lueur de reproche. Elle le regardait à présent d'un air sévère, si semblable au sien, pendant qu'il l'observait d'une manière intense.
Il y eut un silence profond. Puis, la fillette éructa:
"-Tu n'as jamais su t'occuper des autres. Parce que tu n'es qu'un égoïste, voilà tout! Un affreux égoïste! Tu ne...
Il lui jeta un regard plein de haine. Il se mettait en quatre pour la satisfaire et voilà qu'elle l'insultait! S'il fallait qualifier quelqu'un d'égoïste, c'était bien elle, ou bien James Potter! Un sentiment de haine mêlée de souffrance le traversa intérieurement. Il l'aimait. Bien qu'elle fût devenue extrêmement provocatrice, infernale, il ne parvenait pas à la haïr. Il l'aimait toujours. Et non seulement il l'aimait, mais plus encore, il aurait voulu qu'elle fût à lui pour l'éternité.
C'est pourquoi, ravalant sa haine, sa fureur, il répondit d'un ton glacial:
"-Lily, ce n'est pas le sujet de notre conversation. Que proposes-tu pour remédier à cette situation?
Pour la première fois, en entendant la question du professeur, Lily ne sut que répondre. Elle était perdue, en effet. Le comportement étrange de Ginny lui avait paru inquiétant. Mais en ce moment, elle se trouvait face à une impasse. L'austère professeur l'avait mise devant le fait accompli.
Il la regarda d'un air grave et silencieux, attendant sans doute une réponse de sa part. La fillette se morigéna intérieurement. Elle avait encore réussi à gâcher les moments où elle pouvait s'entendre avec son ancien ami. Pourquoi fallait-il que ces moments, souvent si agréables, finissent par tourner au vinaigre? Elle n'en pouvait plus. Aucune idée, aucune solution ne lui venait en tête pour secourir la jeune fille.
N'entendant aucune réponse de la part du fantôme, le maître des potions lança, d'une voix où perçait l'amertume qu'il avait accumulée ces derniers temps:
"-Bien. Je vais chercher Lockhart.
Lily sursauta. Ce...Cet imposteur. Comment Severus osait-il?
Elle s'avança vers son ami, si toutefois il le demeurait, et s'exclama:
"Non, Severus! Comment peux-tu faire cela? Cet homme est un imposteur, un abruti fini. Tu ne vas pas...
"-Lily! Je sais ce que je fais.
"-Peux-tu me le jurer?
Il la regarda avec sévérité, avant de répondre, d'une voix douce:
"-Lily, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, je le jure, sur la bible de ma mère, sur sa tête bénite. Amen."
Puis il se tourna sans mot dire vers la porte de son bureau, l'ouvrit, sortit, et la referma sans un mot, ni même un regard pour elle.
Lily était éberluée. Comment Severus pouvait-il faire référence à la religion dans un moment aussi critique? Elle ne savait même pas d'ailleurs qu'il croyait en Dieu. De même, elle se demandait s'il n'avait pas fait tout ce serment pour l'impressionner. Bref, elle ne savait plus que penser de lui. Il était complexe. Trop complexe, ce que ne serait jamais James.
Elle éprouva un pincement au cœur. James était adorable, même si elle n'avait pas apprécié son comportement lorsqu'ils étaient élèves à Poudlard, il était drôle, sympa, amusant, toujours de bonne humeur, plein d'humour.
Toutefois, elle sentit en elle une voix lui dire:
"-Mais il n'a pas la sagesse, ni la profondeur de Severus. Il était doué dans les études, sans avoir besoin de travailler, alors que Severus, tout en étant particulièrement doué, accordait une grande importance à l'effort. Ce que tu aimes, d'ailleurs, car rien ne s'obtient sans effort, rien de ce qui en vaut la chandelle ne s'obtient facilement. Au contraire, cela se gagne, cela se mérite. Voilà ce qu'il t'a appris pendant toutes ces longues années où vous étiez amis."
En outre, Lily devait l'avouer, elle trouvait les conversations avec Severus reposantes, et en même temps fort intéressantes. Il pouvait se révéler très simple et savait apprécier les rares gouttes de miel que la vie lui offrait. Il n'était pas du genre compliqué, comme Potter et Black, qui avaient développé la fâcheuse manie de chercher midi à quatorze heures, et de se plaindre pour un rien, ainsi que de lui faire des demandes saugrenues, afin d'exercer leur pouvoir sur autrui. Elle n'avait jamais cédé, mais elle devait avouer que leur comportement la rendait lasse.
Soudain, l'image de Ginny lui vint en tête. La pauvre enfant devait être dans une situation horriblement critique, à l'heure qu'il était. Vite! Elle n'avait pas de temps à perdre!
Elle fila ainsi dans le couloir. Son instinct allait l'aider à la retrouver, elle en était sûre!
Décembre 1992. 19h00 Bureau de Lockhart.
"-Mais puisque je vous dis que je la sauverai sans aucun problème, assurait Gilderoy Lockhart d'un ton mielleux à un Severus Snape qui le regardait d'un air aussi affable qu'un plat d'épinards. J'ai déjà rencontré ce type de sortilège, qui apparaît dans un de mes volumes. Il consiste à envoûter une personne, comme celle que j'ai sauvée en Albanie. Elle avait...
"-Épargnez-moi vos commentaires, Lockhart, et buvez-moi ça, lui intima aussitôt le professeur de potions d'un ton chargé de menaces.
Je ne vous dirai pas ce que contenait la fiole qu'il le força presque à boire, si ce n'est que le liquide était transparent, aussi transparent que cette noble dame qu'est la Vérité.
Esquissant un rictus, le professeur Snape lança:
"-Quel est votre nom?
Lockhart fronça les sourcils, puis lança, d'un air qui n'avait plus rien d'amical:
"-Gilderoy Lockhart.
"-Qu'enseignez-vous à Poudlard?
"-La défense contre les forces du Mal.
"-Pensez-vous que vous êtes fait pour ce poste?"
"-Non, pas du tout. Je n'ai rien fait de tout ce que je raconte dans mes livres. Je ne sais pas enseigner, en outre, j'ai horreur de ce métier. Les élèves me font chier, j'ai failli faire une dépression en voyant qu'ils ne s'intéressaient pas à mes cours, et puis, ils ne savent pas se tenir. Ils sont indisciplinés, discourtois, souvent bêtes, répondait Lockhart d'un air dégoûté."
Severus esquissa un petit sourire satisfait. Le Veritaserum avait fait de l'effet, à ce qu'il voyait!
"-Qu'avez-vous fait pour écrire vos livres?
"-J'ai retrouvé les sorciers et les sorcières qui ont fait tout ce que je me suis attribué et je leur ai jeté un sortilège d'Amnésie. S'il y a un sort que je réussis bien, c'est celui-là.
"-Bien, Lockhart. Ce que vous allez faire maintenant, je vous l'indique. Si vous n'acceptez pas, je raconte tout ce que vous avez fait au directeur. Vous allez démissionner, faire votre valise, et partir à Azkaban, comme gardien de prison. Je suis convaincu que peu de gens accepteront de lire un de vos livres après avoir vu ce petit...disons, désagrément, murmura Snape, d'une voix doucereuse.
En voyant la mine de son collègue, qui était loin d'être réjouie, le professeur de potions ajouta:
"-J'imagine que les gardiens d'Azkaban, aussi désagréables soient-ils, ne refuseront pas d'accorder un peu de tendresse à quelqu'un en manque d'affection comme vous. Je pense qu'ils seront particulièrement ravis de vous donner un baiser.
La mine horrifiée de Lockhart acheva de le réjouir. Il le tenait à présent dans ses filets.
Chambre des secrets.
La fillette rousse marchait à présent devant elle, le souffle court. Elle se trouvait à présent dans une galerie, semblable à une grotte, aux murs hauts, sombres, qui donnaient à ce lieu un aspect terrifiant.
Soudain, elle vit devant elle une silhouette fine,altière, qui était celle d'un jeune homme d'environ seize ans, s'avancer vers elle. Son cœur battit tout à coup la chamade. Alors, c'était...lui?
"-Bonjour, Ginny, lui dit le jeune homme d'une voix douce.
"-T...C'est toi, Tom, lui répondit la fillette, en proie à une véritable émotion.
Elle était aux anges. Jamais elle ne l'avait imaginé aussi beau. Il avait des traits fins, un visage intelligent, un air réfléchi, intense, qui l'entraînait malgré elle.
Tout à coup, elle sentit quelque chose se former dans son cœur. Elle ne savait que dire. Il l'attirait inévitablement, irrévocablement. Était-ce l'amour? Si tel était le cas, elle était follement amoureuse de lui.
Soudain, des images apparurent dans son esprit. Elle se vit en train d'embrasser le jeune homme qui se tenait devant elle, de partager des moments de félicité pure avec lui. Il lui apporterait le bonheur, elle en était certaine. Oui, elle en était sûre.
Pendant ce temps, regardant d'un air impassible la fillette qui se tenait devant lui, le visage béat, le cruel jeune homme ricana intérieurement. Enfin, il allait pouvoir faire ce qu'il désirait! Ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'il ne retrouve entièrement ses pouvoirs. Il reviendrait alors, plus puissant que jamais. Et là, ce ne serait plus son nom qui ferait frémir les individus, mais rien que sa pensée. Ces porcs ne penseraient désormais plus avec lui qu'avec vénération et peur. Ils se soumettraient à lui,tremblants et terrifiés, jusque dans leurs limite ne pourrait plus l'entraver, désormais. Il était bel et bien l'héritier de Salazar Serpentard.
Alors, chers lecteurs, comment avez-vous trouvé ce chapitre? La réaction de Severus? La présence de Tom?
Je vous remercie pour vos commentaires.
A bientôt!
