Bonjour tout le monde,

Je tiens à remercier mes lecteurs et plus particulièrement, ceux qui me laissent des reviews. Discuter avec certains d'entre vous est toujours un plaisir et je vous remercie.

Dans ce chapitre, plus long que les autres, nous verrons Severus s'enfuir et s'envoler face au Basilic, pendant qu'une certaine Gryffondor prendra son courage à deux mains... * petite réécriture de l'épisode de la Chambre des Secrets, j'espère qu'elle vous plaira*

Bonne lecture!

Mononoke-chan


Fuir. Il n'y avait plus que cela à faire. Fuir, tout laisser et s'en aller.

En voyant l'immense serpent jaillir de sa cachette, Severus comprit dès lors qu'il lui fallait agir. Dans ce cas, la seule option était la fuite.

Il ne voyait pas comment il pourrait affronter un tel serpent, et si c'était un Basilic, il n'y avait alors rien à faire. Fuir, en faisant bien attention de ne surtout pas se laisser aveugler, ni pétrifier. Jamais.

Il ne voulait à aucun prix s'avouer vaincu face à son ancien maître. Il ne voulait surtout pas que ce dernier découvre à quel point il l'avait trahi, en se construisant une existence relativement confortable dans le giron d'Albus Dumbledore.

Il sentit tout à coup quelque chose l'envelopper, comme une toile noire. Qu'est-ce que c'était? Soudain, un sourire sardonique illumina son visage alors que la mystérieuse toile l'entourait, l'emmaillotait, telle un nourrisson au berceau, ou un défunt dans son linceul.

Il réapprenait à voler.

Le Seigneur des Ténèbres lui avait appris cette forme de magie lorsqu'il l'avait rejoint, il y a des années. Il s'agissait alors d'un privilège inestimable. Peu d'entre eux avaient accédé à ce pouvoir. Bellatrix Lestrange, deux autres Mangemorts et lui-même.

En tout cas, il se souvenait que Lord Voldemort avait choisi délibérément de ne pas enseigner ce secret à Lucius Malefoy.

Severus sourit, d'un air où pouvait se lire une ironie manifeste. L'un des plus influents Sang-Purs du monde sorcier ne connaissait pas cette tactique, qui était l'une des techniques secrètes de Salazar Serpentard.

A présent dans les airs, il se dirigea aussitôt vers la sortie, et fila à une telle vitesse afin que le monstre ne pût le rejoindre.

Un groupe d'humains le croisa presque. "Pff. Potter et cie, évidemment", pensa-t-il alors qu'il remontait le lavabo gigantesque et atteignait enfin les toilettes pour filles de Mimi Geignarde.


Harry, Ron et Hermione n'étaient pas entrés par la porte ronde et mystérieuse qu'ils virent aussitôt une forme noire volante se diriger vers la direction opposée à celle qu'ils avaient empruntée auparavant.

Mais ce qui acheva de les effrayer fut ce qu'ils entendirent à l'instants. Des sifflements horribles résonnaient à leurs oreilles.

Soudain, Harry tituba et tomba sur le sol. Hermione se précipita aussitôt vers lui, inquiète:

"-Harry, qu'est-ce qu'il t'arrive? Réponds-moi, je t'en prie."

Elle entendit aussitôt Harry parler d'une voix sifflante qui n'était pas la sienne.

"-Tue. Cherche le garçon. Il est là, je le sais. Cherche-le, tue ses amis et ATTRAPE-LE."

Puis il perdit conscience.

"-Il n'y a pas d'hésitation à avoir, Ron, il faut prendre Harry et fuir. Immédiatement.", cria Hermione, le souffle court. Quelqu'un ou quelque chose chose veut nous tuer, c'est certain."

"-Mais comment Hermione? On ne peut pas remonter d'ici."

Soudain, des cris déchirants se firent entendre pendant que l'oiseau rouge vif qui les avait accompagnés revenait vers eux. Ils le virent aussitôt lâcher ce qu'il tenait dans les mains. Ron attrapa le projectile au vol, et poussa un petit cri d'exclamation:

"-Hermione! Regarde, c'est le Choixpeau magique. Mais à quoi va-t-il nous servir maintenant?

"-Passe-le-moi, Ron, et je vais voir ce que je peux faire."

Une immense surprise l'attendait. A l'intérieur du vieux chapeau usé, rapiécé par les ans et l'usage, se trouvait une superbe épée en argent,étincelante, dont le pommeau était orné de rubis.

"Je n'arrive pas à la saisir, Hermione, elle est trop lourde pour moi, s'exclama Ron. Par Merlin, elle est magnifique."

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il vit la frêle jeune fille s'emparer de l'épée comme si elle était fichée dans du beurre et la manier avec aisance!

"-Que... Hermione."

"Reste ici avec Harry. J'y vais, lança d'un ton vigoureux l'intéressée."

"-Fais bien attention à toi, Herm, répondit maladroitement le garçon.

Prise d'une subite affection, Hermione l'étreignit, puis lança, d'un ton où perçait la bravoure.

"-Ne t'en fais pas pour moi. Je ferai ce que je pourrai. Fais bien attention à Harry surtout. Et bien sûr, à toi, Ron."

Elle lui adressa un sourire timide, avant de se diriger de l'autre côté de la porte ovale, pendant que le phénix ramenait les deux garçons vers les toilettes de Mimi Geignarde, où, j'ose l'espérer, personne ne les attendait. Enfin, presque!


Hermione faillit être submergée par l'horreur lorsqu'elle vit l'horrible reptile qui se trouvait derrière cette mystérieuse porte.

Il n'y avait plus de doute à avoir. Il s'agissait d'un Basilic.

Elle en était sûre, ayant lu beaucoup de choses sur les Basilics, et de surcroît, elle avait demandé des renseignements au Professeur Chourave, lors du cours sur les mandragores. Elle savait que le regard de ces bêtes pétrifiait quiconque les regardait dans les yeux.

Elle vit aussitôt Fumseck se jeter sur la créature, au niveau des yeux, qu'il lui lacérait avec dextérité.

L'animal était à présent aveugle.

Hermione faillit souffler. Un problème de moins. Néanmoins, elle devait faire attention à ne surtout pas se laisser mordre par celui-ci.

Elle vit alors la bête se rétracter, et le combat commença.

Elle se sentait tellement légère, avec cette épée entre les mains. Bien qu'elle n'eût jamais fait d'escrime, il lui semblait qu'elle pourrait mener n'importe combat au glaive, ou à l'épée, avec n'importe quel professionnel.

Tout se passait comme si un courage sans limites l'avait envahie, sans pour autant céder le pas à la témérité, elle sentait au contraire que cette épée rendait son sens de la stratégie encore plus affiné qu'il n'était à la base. L'horrible animal pliait sous les coups de cette prodigieuse épée étincelante.

Soudain, elle vit le Basilic s'effondrer, perdre plusieurs de ses crochets qui valdinguèrent aussitôt dans l'eau moite de cette... caverne. Même si ce n'était pas cela, elle trouvait le mot particulièrement bien choisi.

Ainsi, elle vit au fond de la salle, une cascade, et sur le sol, un corps inanimé.

Ce corps était celui d'une petite fille, aux cheveux d'un roux étincelants.

Son sang ne fit qu'un seul tour. Ginny! Il fallait la sauver, immédiatement!

Prise d'une panique, elle se mit à courir en direction de la fillette, le souffle court.

Elle avait belle allure à présent. Ses cheveux bruns, touffus, emmêlés étaient sales, mouillés, à présent, et sa robe était déchirée. Elle avait perdu une de ses chaussures qui était partie elle ne savait où, et l'ensemble était devenu humide, trempé.

Tout à coup, elle vit un jeune homme devant elle, non loin de Ginny.

Un sentiment de répulsion la traversa. Bien qu'il fût beau, cet homme était dangereux. Elle le sentait personnellement.

"-Tiens, puis-je faire votre connaissance, mademoiselle?" dit-il, d'un ton qui lui parut affreusement mielleux.

"-Qui êtes-vous? Et qu'avez-vous fait de Ginny?, s'exclama-t-elle d'un ton empreint de colère.

"-Tu t'intéresses donc tant à cette petite idiote, puisque tu es là, ricana-t-il. Bien, regarde qui je suis.

Il fit aussitôt apparaître, à l'aide de sa baguette magique, les lettres TOM ELVIS JEDUSOR.

"-Et voilà ce que j'en fais, continua-t-il d'une voix sifflante.

Il tendit sa baguette magique et aussitôt, les lettres changèrent de place. On pouvait y lire à présent JE SUIS VOLDEMORT.

Hermione se félicita de ne pas avoir accordé sa confiance à ce jeune homme. Il était V... pardon, Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom.

"-Eh bien, je suis gratinée, se dit-elle. Voyons, comment je vais faire, maintenant?"

Prise d'une profonde agitation intérieure, elle l'interrogea:

"-Comment êtes-vous revenu?"

"-Comme c'est intéressant que tu me poses cette question. Cette petite idiote avait un journal intime dans lequel elle écrivait sans cesse. Elle avait pour destinataire un certain Tom Jedusor, et il se trouve qu'elle est tombée amoureuse de lui, au point de vouloir le retrouver..."

Hermione était affolée. Il fallait qu'elle trouve ce journal, le plus vite possible. C'était le seul moyen d'empêcher Jedusor de nuire.

Elle entendit aussitôt Jedusor lui dire:

"-Mais toi, qui es-tu? Je ne te connais pas, et je ne t'attendais pas au juste. Ne serais-tu pas Harry Potter, par hasard?

"-Non, cria-t-elle, et puis laissez Harry en dehors de tout cela.

"-Tu es donc l'une de ses amis." Puis il éclata d'un rire qui n'avait rien d'humain. Très bien. Tu as une heure pour venir le chercher et me l'amener. Sinon, je te tue. Entends-tu?"

Il ajouta, d'une voix qui se voulait adulte:

"-En attendant, donne-moi cette épée. Elle n'est pas appropriée pour des mains si jeunes, ni pour des jeunes filles de toute façon."

"-Jamais, répliqua Hermione d'une voix froide.

"-Comment oses-tu, petite pimbêche, défier le plus grand mage noir de tous les temps?"

Hermione avait peur, mais il ne fallait surtout pas que ce sinistre jeune homme s'en aperçoive. Jamais. Elle devait sauver Ginny et sortir d'ici.

Soudain, une idée lumineuse traversa son esprit.

"-Bon, j'accepte les conditions que vous me posez, mais à une condition."

"-Tu te prends pour qui, avec tes conditions? Un enfant de ton âge ne discute pas ce que lui disent les adultes. Tu vas chercher Harry Potter et me le ramener, point à la ligne. C'est clair, mademoiselle?"

Il n'avait plus l'air d'un beau jeune homme, mais d'un garde d'enfants particulièrement exaspéré, à présent. Cette idée la fit rire.

"-S'il vous plaît, laissez-moi emmener Ginny avec moi. S'il vous plaît. Je vous donne l'épée en échange."

Il tenta de flairer le piège dessous, mais il n'en voyait pas. Il n'y en avait pas, de toute évidence. Cette pauvre cruche s'était fait avoir en croyant berner Lord Voldemort.

"-Mmmm... soit. Mais je te préviens. A partir du moment où tu me remets l'épée, tu n'as qu'une heure pour me ramener Harry Potter. Tu l'as bien compris, jeune fille. Une heure."

Hermione s'avança aussitôt vers lui. Cette idée lui répugnait mais il le fallait. Pour sauver Ginny. Puis les autres ensuite.

Elle lui tendait aussitôt la superbe épée, qui étincelait dans ses mains. Jedusor la prit, avec une étreinte semblable à celle d'un serpent, et lança, d'une voix sifflante:

"-Maintenant, tu sais ce qu'il te reste à faire, amie de Harry Potter. N'oublie pas ta promesse. Une heure.

Hermione courut aussitôt vers Ginny, qui se trouvait quelques mètres plus loin.

La jeune fille était évanouie,mais Hermione reconnut aussitôt ce qu'elle cherchait.

Dans la main de la fillette se trouvait le journal intime mystérieux. Vite, il n'y avait pas une seconde à perdre. Il fallait agir.

Soudain, elle vit quelque chose de blanc à ses pieds. Un crochet de Basilic. Vite. Elle devait le prendre. Peut-être que cela mettrait fin aux agissements de ce triste sire?

Elle empoigna donc le crochet et se mit à lacérer la couverture du journal avec celui-ci.

Elle entendit Jedusor hurler "-NON!NOOONNNNN!"

Mais il n'y avait rien à faire, elle avait déjà déchiré les pages à l'aide du précieux matériau, qui détruisait progressivement le journal maléfique, à mesure qu'elle lui donnait des coups. En temps normal, elle aurait hurlé au gâchis, mais là, il n'y avait pas de temps à perdre, il fallait agir pour que ce triste sire ne détruise pas encore d'autres vies comme il l'avait fait jusqu'à présent.

Elle vit aussitôt Jedusor se désintégrer, peu à peu, pendant qu'elle détruisait le journal.

Tout à coup, une lumière aveuglante apparut, puis plus rien. Le journal était détruit et Jedusor était mort à nouveau, pendant un certain temps.

Soudain, elle vit quelque chose, ou plutôt quelqu'un remuer à côté d'elle.

Ginny venait de se réveiller le souffle court.

"-Hermione!Oh...

Elle fondit en larmes.

"-Pardonne-moi , Hermione, il m'a..."

"-Ne t'en fais pas Ginny, il est mort, et j'espère qu'il ne reviendra plus."

"-Non, Hermione, il m'a...

Elle sanglota avant de dire...

"-Envoûtée, et puis, j'ai senti quelque chose d'horrible sentir de mon ventre. Il m'a ...

C'était trop horrible à avouer. Hermione eut un horrible pressentiment.

"-Ginny! Que t-a-t-il fait? Tu peux me le dire, on est entre filles.

Mais la fillette refusait de dire quoi que ce soit, et sanglota de plus belle.

Soudain, elle mit la main devant son sexe et Hermione comprit aussitôt.

Il l'avait violée! Elle était écœurée. C'était ignoble, abject.

Oser violer une jeune fille comme Ginny! Il n'avait vraiment pas honte!

Soudain, elle vit l'oiseau rouge de tout à l'heure qui revenait vers elles. Il récupéra l'épée d'argent, dont les rubis étincelaient, de façon rutilante, et la tendit à Hermione.

Celle-ci put voir aussitôt l'oiseau pleurer au-dessus du vagin de la fillette, qui était ensanglanté. Peu à peu le sang disparut et la surface de la peau redevint lisse et virginale, comme si rien ne s'était passé.

Ginny versa des larmes. Sauf que ce n'était plus des larmes de culpabilité, mais bien de gratitude.

Elle ne savait comment exprimer sa gratitude envers Hermione et cet oiseau qui les avait sauvées si courageusement.

Elle se mit aussitôt à dire, d'une voix entrecoupée de sanglots:

"- Je ne sais que te dire, Hermione... Merci infiniment. Comment pourrais-je t'exprimer ma gratitude?"

La prenant dans ses bras, Hermione répondit, d'un ton clair:

"-En venant avec moi, jusqu'en haut, et en disant la vérité au professeur McGonagall."

"-Mais elle va vouloir me renvoyer, et Flitwick aussi, s'ils apprennent que j'ai..."

"-Je ne pense pas, Ginny. Si tu leur parles franchement, je pense qu'ils auront confiance en toi. Ce qui pourrait les pousser à vouloir te renvoyer, c'est que tu ne dises pas toute la vérité. Nous avons besoin de ton témoignage, Ginny, vraiment, pour comprendre ce qui s'est passé.

A travers ses larmes, la fillette lui adressa un sourire, qui ressemblait à un arc-en-ciel après une journée orageuse et pluvieuse.

Puis les deux fillettes s'installèrent sur le phénix, qui les emmena hors de cet endroit sordide, avec l'épée et le Choixpeau magique, qui bien que silencieux, avait assisté à toute la scène.

Un autre témoin, non moins silencieux, avait assisté à la scène. Il s'agissait d'un rat, dont le pelage était gris et auquel il manquait un doigt. Personne n'avait remarqué sa présence. Soudain, il se métamorphosa en un homme replet qui s'approcha du mystérieux fœtus laissé par Jedusor, et le saisit dans ses doigts devenus extrêmement fins avec le temps.

Un ignoble sourire se fit sur son visage, pendant qu'il enfermait le fœtus dans un pan de sa robe, et reprenait forme animale en suivant. Puis il disparut dans la nuit de la Chambre des Secrets, sans que personne ne s'aperçût de son existence.


Alors, qu'en avez-vous pensé?