Bonjour à tous!
J'espère pour les pauvres terminales comme moi que toutes vos épreuves de bac se sont bien passées... Et pour les L, que vous n'avez pas trop pleuré en voyant que ce n'est pas Lorenzo qui est tombé... [J'étais tellement dègu'!]
Enfin... Me revoilà donc avec un nouveau chapitre de Don't wake me up, un peu plus long que d'habitude, j'espère que vous allez kiffay! ;D
Et j'en profite pour répondre à vos adorables reviews! ^^
* nikitta68: Merci beaucoup d'adhérer à ma vision catastrophique de la suite des événements de la série, et rassure-toi, ce chapitre est plus long! ;)
*Merci à "Fan", ReimaChan et Electre1964 pour leurs encouragements qui m'ont motivée! :D
*Kerydan: Si tu savais toutes les choses que j'ai en tête O_O Et je suis contente d'arriver à faire dans l'originalité, j'aime bien sortir du commun des mortels, hahaha! Merci de m'accorder ta première review, ça me touche beaucoup :') Ps: J'adore ta photo *-*
*Belle pimprenelle: Merci beaucoup! C'est toujours tellement bien d'avoir de telles reviews si positives! :'D
MERCI A TOUS!
Et... On se voit en bas!
#3
Trois mois plus tôt...
Assis en tailleur au milieu du salon, John termina une autre bouteille de vodka qu'il laissa rouler par terre. Elle alla tinter contre toutes celles qui l'avaient précédée... Combien venait-il d'en boire ? Trois, quatre, plus..? John ne savait plus, tout ce qu'il savait, c'est qu'il n'en avait pas encore assez bu pour faire disparaître la souffrance, la douleur qui lui dévorait les entrailles, la douleur qui refusait de s'en aller.
Il se releva et tituba maladroitement vers la commode où ils avaient l'habitude de ranger l'alcool. Il l'ouvrit et grogna en la découvrant entièrement vide. Encore un coup de Mme Hudson, il en était sûr. Les mains tremblantes, il referma le placard et retourna s'allonger sur le canapé.
Combien de fois avait-il vu Sherlock allongé ainsi, dans la même position que lui ? Se souvenir de cela lui fit l'effet d'un poignard dans le ventre et il se plia en deux, retenant un cri. Sa tête allait exploser, et son cœur saignait. Comment pouvait-il encore supporter, comment pouvait-il encore vivre après que Sherlock ait disparu ? Il se dégoûtait lui même, et chaque souffle qu'il émettait le dégoûtait encore plus.
Pourquoi vivre alors que la seule personne qui compte est partie? Dans quel but ? A quoi bon, alors que tout ce qui nous maintenait à la vie a disparu ?
John avait déjà connu la dépression à son retour de guerre, mais c'était Sherlock qui lui avait permis de la surmonter, Sherlock qui l'avait aidé à avancer, Sherlock, encore et toujours Sherlock... Mais aujourd'hui, il n'avait plus personne pour l'aider à vaincre sa perte. Personne qui comprenait sa souffrance. Personne qui pleurait son ami autant que lui, personne qui revoyait la scène encore et encore.
Pourquoi continuer à vivre quand on souffre autant ?
John se relève soudain. Oui, pourquoi ? Pourquoi ne rejoignait-il pas son ami sur le champs ? Un léger sourire étira les lèvres du médecin qui se dirigea vers la salle de bain avant de s'immobiliser. Non, s'entailler les veines prendrait trop de temps, et il y aurait une possibilité qu'on le sauve, de même qu'avec des médicaments... Reculant, il retourna dans le salon et sortit d'un carton à Sherlock une corde.
Voilà, songea-t-il avec un sourire. Voilà qui sera rapide et irrémédiable. Un sentiment de paix s'abattit sur lui tandis qu'il préparait un nœud coulant. Il plaça une chaise sous le lustre et s'aida de celle-ci pour accrocher la corde. Mais il était trop petit, aussi dût-il traîner une seconde chaise et l'empiler sur la première pour atteindre son objectif. Lorsque la corde fut bien attachée, il prit une inspiration et avec un sourire, attrapa le nœud pour le passer autour de son cou.
Il allait le faire lorsqu'un hurlement le fit sursauter, sursaut qui entraîna la chute des deux chaises et donc de John qui lâcha la corde sans avoir atteint son objectif. Il tomba lourdement sur le sol et contempla un instant la corde solitaire qui se balançait au plafond, vision qui disparut derrière la tête de Mme Hudson penchée sur lui. Elle avait l'air de parler, mais John n'entendait rien. Il sentit des mains puissantes le soulever et se trouva nez à nez avec Lestrade, visiblement bouleversé.
Le blond repoussa son ami et dévisagea sa logeuse avec froideur.
« -Que faites-vous ? Demanda-t-il d'une voix pâteuse.
-Et toi, que fais-tu ?!, hurla Lestrade. Tu allais te tuer ou je rêve ?! »
John repoussa une fois de plus la main du policier et recula en titubant. Comment allait-il fairepour rejoindre Sherlock à présent ? Soudain une idée lui vint, et il sut que c'était sa dernière chance. D'un geste rapide, il sortit le revolver qu'il avait toujours sur lui et l'appliqua sur sa tempe. Mme Hudson poussa un nouveau hurlement et s'évanouit tandis que Lestrade se jetait sur John. Le coup partit... Et alla se perdre dans le mur, car Lestrade avait réussi à attraper le bras de John avant que celui-ci ne commette l'irréparable. John tenta de s'arracher à son étreinte, mais l'alcool et le manque de sommeil lui firent perdre la mise et Lestrade lui arrache son arme avant de l'assommer avec.
John tomba sur le parquet, inconscient, et le lieutenant de police se hâta de téléphoner à Mycroft pour le prévenir de la situation. Une heure plus tard, une ambulance emportait John au centre psychiatrique.
Présent
John ouvrit les yeux et découvrit un infirmier penché sur lui. Il grogna et voulu le repousser mais il était bien trop faible, aussi le laissa-t-il le soulever et l'asseoir dans son lit.
« Docteur Watson, c'est l'heure de votre toilette il me semble »
John rouvrit les yeux d'un seul coup au son de cette voix. Celui qu'il avait d'abord pris pour un infirmier n'était nul autre que Sherlock. Celui-ci le regardait avec ses grands yeux bleus tristes et ses boucles brunes folles semblaient plus longues que dans son souvenir. Mais peu importait, Sherlock était là, il pouvait oublier la réalité et profiter encore un peu de ce doux songe qui s'offrait à lui.
« -Sherlock..., souffla-t-il faiblement. Sherlock...
-Je suis là oui... Allez, viens » murmura le détective en le soulevant du lit.
John se laissa faire avec le sentiment étrange d'être redevenu un enfant. Il laissa aller sa tête contre la poitrine du détective et respira à plein nez son odeur. Mon dieu, songea-t-il, jamais un rêve n'avait été aussi réel... Quelle peine il aurait à devoir le quitter ! A cette pensée, son cœur se serra et il agrippa instinctivement la chemise de son ami.
« Tout va bien John, je t'emmène à la salle de bain... » le rassura Sherlock.
John hocha la tête et le laissa faire. Son rêve se brouilla quelque peu et quand il réussi à s'y raccrocher, il était nu dans la baignoire et Sherlock réglait la température de l'eau, à genou sur le sol. John eu un faible sourire et murmura :
« D'habitude, ce n'est pas dans ce genre de rêve que je me retrouve nu devant toi... »
Sherlock lui jeta un coup d'œil et rosit avant de hocher la tête et de continuer à surveiller la température. Une fois que celle-ci fut acceptable, il lava son ami et John se laissa faire avec délice. Quel doux rêve, les mains de Sherlock le savonnant avec douceur, lui massant le crâne tendrement... John se sentait, détendu... Soudain, la désagréable impression qu'il redoutait tant apparut et il se sentit partir. Non ! Non, il ne fallait pas qu'il se réveille, pas encore ! Il attrapa le rebord de la baignoire, comme pour en sortir, tentant en vain de ne pas céder à la douce vague qui l'emportait, pris de panique.
« Sherlock, appela-t-il faiblement, Sherlock ne les laisse pas me réveiller, ne... »
Mais avant qu'il n'ait pu finir, il sombra.
Sherlock sentit son cœur se serrer en voyant John tourner de l'œil dans la baignoire. Il le rattrapa de justesse et le sortit de celle-ci avec précaution. Un infirmier le rejoignit et l'aida à sécher le patient avant de lui enfiler un pyjama propre. Donner son bain à John, telle était la première mission que lui avait donné Willigan. Sherlock s'était exécuté, mais avec tant de souffrance en voyant le corps décharné de John... Tous les muscles de l'ancien soldat avaient fondu, emportés par sa maladie, et il ne lui restait plus rien de ce petit ventre dont aimait se moquer le détective. Au contraire, il l'avait soulevé avec une facilité surprenante qui lui avait fendue le cœur. Il était si faible à présent... Sa peau habituellement mate était plus pâle, et on apercevait au travers le sillage de ses veines... Quant à John lui même, il était toujours persuadé que Sherlock n'était qu'un rêve, et cela brisait le cœur de ce dernier.
Il rougit de nouveau en songeant à ce que le blond lui avait murmuré à propos des rêves où il était nu avant de secouer la tête et d'aider l'infirmier à installer le malade dans son lit. Cela fait, il se tourna vers le mur où il savait que la vitre sans teint se trouvait et fit un petit signe de tête. Il n'eut pas à attendre longtemps avant que le docteur Willigan n'entre dans la chambre.
« -Alors ? Demanda-t-il doucement.
-Vous avez très bien agi, le rassura le médecin avec un sourire triste.
-Combien de temps lui faudra-t-il ?
-Je n'en sais rien, avoua Willigan avec un haussement d'épaule. Seul John est apte à la décider. Mais pour l'instant, il nous faut le remettre sur pied, et vous seul pouvez y arriver. Une fois qu'il sera moins faible, il aura moins tendance à s'évanouir, et pourra ainsi mieux discerner la réalité... »
Sherlock hocha la tête et regarda son ami endormi dans son lit avec tristesse. Le médecin le prit par l'épaule et l'entraîna hors de la chambre avec douceur.
« Venez, allons boire un café, et je vous montrerai où vous vous installerez... » proposa-t-il avec un sourire.
Sherlock lui rendit faiblement ce sourire, heureux qu'il ait accepté sa requête. En effet, Sherlock avait accepté de l'aider si en échange il pouvait loger lui aussi dans le centre, afin de ne jamais être trop loin de Johnet de pouvoir activement l'aider. Désormais, plus rien ne comptait pour lui, hormis sa santé.
John ouvrit faiblement les yeux. Il était dans son lit d'hôpital, seul. C'était donc bien un rêve, soupira-t-il en se redressant. Il remarqua vaguement qu'il portait un pyjama propre, et comprit que son esprit avait fait l'amalgame entre son désir de revoir son ami et ce qui lui arrivait réellement. L'ancien soldat eut un petit sourire amusé en songeant au pauvre infirmier qui avait du écouter son délire sans rien dire. Cela faisait longtemps qu'il ne se souciait plus de bien faire, et après tout, le personnel devait avoir l'habitude de voir de pauvres fous comme lui divaguer... Il se recala un peu mieux dans ses coussins et ferma les yeux avec un soupir. Ce rêve était si doux, si réel... Le cœur de John se serra et il retint ses larmes. Combien de temps devrait-il vivre encore ce calvaire ? Pourquoi ses médecins ne le laissaient pas tout bonnement mourir, lui qui n'attendait que ça ? Un mal de tête persistant le fit grogner et il se tourna dans son lit, cherchant le sommeil... Et Sherlock.
Les contours de sa chambre se brouillèrent pour laisser place à un nouveau décors. Oh non. Il était debout, au milieu de la rue, les yeux fixés sur la silhouette de Sherlock, debout sur le toit de l'hôpital. Pitié, pas encore, grinça-t-il. Il colla son téléphone à son oreille et écouta la voix brisée de Sherlock lui raconter qu'il lui avait toujours menti, qu'il n'était un imposteur... Autant de mensonges auxquels John ne pouvait croire. Le médecin jetason téléphone par terre et courût vers l'hôpital en hurlant :
« Sherlock ! Ne faispas ça ! »
Mais le détective ne l'écoutait jamais et sauta. John s'immobilisa à l'endroit précis où il savait que son ami allait atterrir et il attendit. Au moment où il releva les yeux pour apercevoir le corps de son ami, une voix derrière lui le fit sursauter. Il se retourna et tomba nez à nez avec Sherlock, qui lui souriait. La gorge de John se serra et il tenta de lever une main vers le détective, mais sa main était trop lourde, tout son corps était trop lourd, il était figé... En baissant les yeux vers ses pieds, John découvrit qu'il était juste au dessus d'un trou dans lequel il tomba à ce moment précis. Non, pas un trou, une tombe. Allongé sur le dos, il vit ses amis passer un à un et lui lancer une poignée de terre à chaque fois, avant de laisser place à deux fossoyeurs aux visages décomposés qui commencèrent à l'enterrer vivant. John tenta de hurler, mais la terre lui entrait dans la bouche et il se sentit peu à peu étouffer.
Il se redressa soudain avec une grande inspiration affolée. C'était un rêve, murmura-t-il, seulement un rêve. Tout son corps était parcouru de tremblements incontrôlables et son cœur battait à une vitesse folle. Une main fraîche vint se poser sur son front, le faisant sursauter à nouveau. Sherlock le regardait, soucieux, assis sur une chaise à côté de son lit. John, tremblant et fiévreux, agrippa sa main avec toutes les forces qui lui restaient et se mit à pleurer doucement.
« -Sherlock..., murmura-t-il. Sherlock...
-Tout va bien, John, ce n'était qu'un mauvais rêve... »
Le médecin hocha la tête. Oui, ce n'était qu'un mauvais rêve qui avait laissé place à un rêve nettement plus doux, nettement plus consolateur. D'une main encore tremblante, il caressa la joue de l'objet de son songe avant de chuchoter :
« Sherlock... Je ne voulais pas que tu meures. »
Le détective hocha la tête, prêt à répondre, mais John le coupa vivement :
« Non, laisse-moi finir, il faut que je finisse avant de me réveiller. Sherlock, je ne voulais pas que tu meures parce que tu compte trop pour moi. Parce que sans toi, je ne suis rien, et parce que je t'aime. »
Il relâcha la main de son ami avant de retomber faiblement sur son lit, à bout de souffle. Un léger sourire éclaira son visage tandis qu'il murmurait à lui-même :
« Voilà, je l'ai enfin dit, ça m'est égal si on me réveille maintenant... »
Ses yeux commençaient d'ailleurs à se fermer d'eux-mêmes quand soudain la voix de Sherlock retentit.
« -John, je ne savais pas...
-Je sais..., souffla doucement le médecin. A tout à l'heure... »
La gorge serrée, le détective regarda son ami se rendormir, bouleversé par ce qu'il venait d'entendre. Jamais il n'aurait cru que John ou quiconque ait pu tomber amoureux de lui, jamais. Il était l'être le plus détestable qu'il connaissait, et se l'entendre dire à longueur de journée ne faisait que le conforter dans cette idée: jamais personne ne voudrait de lui. Certes, il avait remarqué les quelques marques d'intérêts que son colocataire lui avait porté à leurs débuts, mais au fil du temps, celles-ci s'étaient espacées... Si bien que Sherlock avait douté qu'elles aient réellement existé. La simple amitié que John et lui avaient le contentait totalement, même s'il lui était arrivé de regarder son colocataire un peu plus longuement qu'il n'aurait du... Sherlock n'était pas hétéro, il l'avait tout de suite su, mais après une période brumeuse où il s'était adonné à diverses découvertes et activités, il n'avait plus voulu reparler de sexualité, ni même de sentiments. Pour lui, jamais personne ne voudrait de lui, et il n'avait donc pas à espérer ou à essayer.
Mais la déclaration du médecin changeait toute la donne et tandis que ce dernier se rendormait, Sherlock commença à imaginer quelle aurait pu être leur vie si il n'avait pas feint sa mort, et si John s'était déclaré plus tôt. Oh, évidemment, il aurait été la cible parfaite pour Moriarty, mais Sherlock l'aurait protégé bec et ongles... En échange de quoi il aurait pu profiter de quelques moments de tendresse avec l'ancien soldat... Sherlock ferma les yeux, s'autorisant un instant aux regrets, avant de les rouvrir, déterminé à tout faire pour soigner John et pouvoir reprendre le cours de leur vie.
Un coup discret à la porte fit s'éveiller John. Il grogna une réponse et entendit quelqu'un ouvrir, visiblement chargé. Il y eut un tintement et John comprit qu'il s'agissait d'un plateau repas. Il émergea de ses couvertures et s'assit tant bien que mal sur son lit, encore embrumé par le sommeil. L'infirmier déplia une petite table au dessus de ses genoux et déposa un plateau dessus avec délicatesse avant de s'asseoir à son chevet. John soupira en détaillant le repas auquel il n'avait nullement l'intention de toucher.
« -Je n'en veux pas, grogna-t-il.
-Eh bien il va falloir se forcer, répondit une voix amusée. »
John tourna la tête avec une exclamation de surprise.
« Sherlock ! »
Le détective lui sourit et passa une main dans ses boucles brunes, gêné. John s'installa un peu plus confortablement dans ses coussins, heureux que son rêve se soit additionné à la réalité, et que dans son délire, il voie Sherlock à la place d'un de ces mornes infirmiers.
« -Désolé, souffla-t-il quand même. Je deviens de plus en plus fou je crois, et je vous vois sous sa forme à lui...
-Ça ne fait rien, John, répondit doucement l'autre. Mangeons un peu, ok ? »
Le médecin hocha doucement la tête et se laissa nourrir comme un enfant, avalant sans protester tout ce que le détective lui proposait, les yeux fixés sur celui-ci comme si il allait disparaître. Une fois le repas achevé, le brun l'essuya doucement avec une serviette et alla déposer plateau et table sur un meuble avant de revenir s'asseoir près du patient.
« -Tu peux arrêter de me fixer comme ça, je ne vais pas m'envoler...
-Si, mes rêves ne durent jamais aussi longtemps, alors je profite un peu. Quitte à être fou, autant que j'en profite un minimum, non ? »
Sherlock eut un petit rire amusé avant de se pencher vers son ami et de murmurer:
« -Et si j'étais réellement là, John ?
-Dans ce cas, je serais fou ou mort, je pense... Parce que tu...
-Oui, je me suis suicidé... »
Il y eut un silence que John brisa:
« -J'ai essayé moi aussi, mais ils ne m'ont pas laissé faire... Personne ne comprend à quel point je suis las de vivre, à quel point j'ai besoin de te revoir. Au lieu de me laisser faire, ils m'ont envoyé ici... Mais au moins, je peux dormir et te voir autant que je le souhaite.
-Alors tu es heureux..?
-Non. Parce qu'à chaque fois que je te vois, une part de moi sait que tu n'es pas vraiment là, et ça me fait mal... Parce que j'ai peur de me réveiller. »
Sherlock baissa doucement la tête sans rien répondre, tandis que John fermait doucement les yeux.
« -Je me sens un peu mieux quand même, murmura doucement le blond.
-Ah oui ?
-Oui... Mes rêves sont de plus en plus longs » ajouta John avec un sourire avant de s'endormir.
Sherlock eut un sourire triste et fit signe au docteur Willigan de venir à travers le mur. Ce dernier arriva presque aussitôt et prit une chaise qu'il installa à côté du détective.
« -Il a tout mangé, nota le psychiatre avec un sourire.
-Oui... Il a tenu plus longtemps avant de se rendormir.
-C'est normal, manger lui a redonné des forces. Bientôt, il pourra tenir de plus en plus longtemps éveillé, et il arrivera de mieux en mieux à discerner le réel du rêve.
-Mais dès que je suis là, il croit rêver... Et donc il inverse tout.
-Quand il aura retrouvé ses forces, je le préparerais peu à peu à l'idée que vous êtes là... Et il faudra qu'il se confronte à la réalité: vous n'êtes pas mort.
-Il va mal le vivre...
-C'est sûr... Mais j'espère qu'il arrivera à l'accepter. »
Sherlock hocha doucement la tête. Oh, lui aussi espérait cela, il l'espérait tellement...
Tadaaam!
Alors, vous en pensez quoi? :D
N'hésitez pas à me laisser vos avis, ça me fait tellement plaisir ;-;
Love et à la prochaine! 3
Kyllia_
