Coucou !

Bon, j'ai été un peu longue, je sais, mais avec la rentrée qui approche, j'ai eu pas mal de boulot... Eh oui, je vais rentrer en prépa... Dur, dur.

Mais je vais essayer de ne pas vous tenir trop en haleine quant à la suite des aventures de Sherlock et John et de la finir peu après septembre :D

Et j'en profite une fois encore pour vos remercier pour vos reviews, c'est vraiment génial d'avoir de tels retours, ça me touche beaucoup que cette fiction ait du succès, et chaque review me met du baume au coeur et me donne du courage :'D

Je profite aussi de ce petit espace expression libre pour vous inviter à aller voir mes autres fictions, car on ne sait jamais, elles pourraient aussi vous plaire ou du moins vous faire tenir le temps que chaque nouveau chapitre sorte xD

Merci à tous, et on se voit en bas!

ENJOOOY !


#6

« -Je vous assure que votre fils sera en pleine forme dans quelques jours, madame. Tachez de profiter de ce laps de temps pour vous reposer un peu.

-Hahaha ! Si seulement ! Merci pour tout, docteur Watson, au revoir ! »

La porte du cabinet se referma derrière la jeune mère de famille qui venait de saluer John. Celui-ci jeta un rapide coup d'œil à son planning ; il avait 5 minutes de pause avant sa prochaine consultation, aussi en profita-t-il pour s'étirer un peu.

Cela faisait quelques semaines qu'il avait repris son emploi dans le cabinet où travaillait Sarah, poste qu'elle lui avait tout spécialement réservé, et il se replongeait dans le travail avec délice et soulagement. Les premières semaines chez Lestrade lui avaient parues bien longues, surtout lorsque le lieutenant était appelé pour une affaire, travailler fournissait donc une certaine distraction à John, ainsi qu'un moyen de ne pas trop réfléchir. Cela faisait un peu plus d'un mois qu'il était sorti du centre de soin, et peu à peu, il reprenait le goût à la vie, aidé par Greg, Sarah, et sa thérapeute, mais il n'avait pas encore trouvé le courage de retourner à Baker Street, ni celui de contacter Sherlock.

Aux dernières nouvelles, que Greg tenait de Mycroft, Sherlock était chez ce dernier, où il passait ses journées à jouer du violon ou à rester prostré sur un canapé. Même si une partie de John brûlait d'envie de le rejoindre, son honneur le lui interdisait. Il n'avait été que trop dépendant de Sherlock, et avait besoin de temps pour réfléchir à ce qu'il voulait faire. En attendant, il allait travailler six jours sur sept, voyait sa psy deux fois par semaines et vivait une petite vie bien rangée et bien calme qui lui permettait de se reposer. Presque tous les soirs, Sarah passait à l'appartement de Lestrade et ils dînaient tous les trois en discutant de tout et de rien, mais surtout en évitant de parler du détective.

Peu à peu, une certaine complicité s'était formée entre les deux amis, et John y devinait une future liaison. Le temps ne le démentit pas, et petit à petit, Sarah resta dormir, déjeuner, avant de finir par s'installer chez eux. John se réjouissait pour Greg, mais le couple qu'ils formaient désormais avec Sarah le mettait quelque peu à part, et un soir, alors qu'ils débarrassaient la table, John annonça d'une voix ferme qu'il était prêt à retourner à Baker Street.

À cette annonce, Lestrade lâcha l'assiette qu'il tenait dans la main, qui se brisa dans l'évier, sans provoquer le moindre sursaut chez Sarah, qui se contentait de fixer John avec de grands yeux.

« -Tu es sûr, John ? Demanda-t-elle en plissant les yeux.

-Oui, certain. De toute manière, il n'y retourne plus depuis des mois, et puisque je continue à payer le loyer, autant que je retourne y vivre, non ?

-Oui, admit Greg en jetant les débris d'assiette dans la poubelle. Ça pourrait être une bonne chose pour toi, oui... Surtout si tu penses être prêt. »

John lui adressa un sourire reconnaissant et il fut décidé qu'il quitterait l'appartement devenu trop étroit pour retourner s'installer à Baker Street le week-end suivant.

Le jour de son départ, Greg insista pour le déposer en voiture devant l'appartement. Madame Hudson l'attendait sur le seuil de la porte et à peine John fut-il descendu de la voiture qu'elle le serra avec force contre elle.

« -Vous m'avez tellement manqué, John ! La maison est si calme sans vous et...

-Sujet sensible, la coupa Greg en s'approchant avec les valises de John. À éviter s'il-vous-plaît.

-Oh ! Oui, bien sûr, excusez-moi ! » bredouilla la logeuse en secouant la tête.

John eut un petit sourire triste et emboîta le pas à Greg qui montait déjà ses bagages. Il ne leur fallut qu'un aller-retour pour transvaser toutes les affaires du médecin, et une fois chose faite, ils restèrent un moment silencieux dans le salon.

« -Ça va aller, John ? Demanda doucement Lestrade en posant une main sur l'épaule de son ami.

-Oui, ça ira, répondit John avec un sourire sincère. Ce n'est pas aussi dur que je le pensais.

-Bon... Eh bien je vais te laisser. On se voit mercredi soir au pub alors !

-D'accord ! Et remercies encore Sarah pour ma journée de congé, dis lui que demain je me remets au boulot !

-T'inquiète pas, c'est normal ! »

John eut un petit rire léger et Greg sortit de la pièce. Il l'entendit saluer Madame Hudson puis ce fut le silence, enfin. Il ferma les yeux et respira profondément. Il était de retour, des mois après avoir tentéde se suicider dans cette même pièce, mais ces retrouvailles ne lui étaient pas aussi difficiles qu'il l'avait imaginé, ce qui le soulageait. Il s'installa dans son vieux fauteuil et poussa un soupir d'aise.

Il dut s'assoupir car lorsqu'il ouvrit les yeux, Madame Hudson se tenait devant lui, un plateau à thé dans les mains. En le voyant réveillé, elle poussa une petite exclamation désolée :

« -Oh, John ! Je ne savais pas que vous dormiez, sinon je ne vous aurais pas réveillé, vraiment navrée !

-Ce n'est pas grave, Madame Hudson, j'étais juste un peu fatigué par le déménagement... C'est déjà l'heure du thé ?

-Oui, je me suis dit que ça vous ferait plaisir que je vous l'apporte... Au moins pour cette fois, parce que je ne suis pas votre gouvernante ! »

John sourit et la remercia doucement. Ils s'installèrent face à face et burent leur thé tranquillement, John écoutant vaguement sa logeuse qui semblait avoir besoin de s'épancher.

« ...J'ai fait quelques rangements depuis votre départ, oh, bien sûr la pièce reste un peu dérangée à mon goût, mais depuis qu'il n'est plus là, il faut avouer que c'est plus facile à garder un tant soit peu rangé. Mais je vous trouve changé, docteur, non ? Vous êtes plus calme, vous riez moins... En même temps, ça a été une telle épreuve pour vous, une telle épreuve... Moi aussi à la mort de mon mari... »

John n'écouta pas la suite. En entendant Madame Hudson évoquer Sherlock, il avait ressenti un pincement au cœur, pincement qui s'était accentué lorsqu'elle avait évoqué son état... Car même s'il faisait des efforts immenses pour aller bien, John n'était plus le même, et en effet, une certaine mélancolie ne le quittait plus depuis quelques temps.

Lorsque la logeuse prit congé, l'ancien soldat se fit cuire un steak accompagné de légumes qu'il mangea en regardant mécaniquement la télévision. Puis il prit une douche et monta se coucher de bonne heure. Le lendemain, il se leva tôt, se prépara pour le travail mais emporta avec lui un deuxième sac dans lequel il glissa ses affaires de sport. Il avait trois heures devant lui avant sa première consultation, et une de ses grandes résolutions accompagnant son retour à Baker Street était de s'inscrire à la salle de sport qui se trouvait sur le chemin de son cabinet. Il y passa les deux heures qu'il avait d'avance et y retourna encore une heure après son travail.

Ce petit rituel recommença encore et encore, jusqu'à devenir une habitude, et petit à petit, les muscles que John avait perdu revinrent, se redessinant comme lorsqu'il était à l'armée. Quelques semaines plus tard, les effets de ces séances de musculations étaient déjà visibles et enchantèrent Sarah et Greg, heureux de voir que John reprenait du poil de la bête. Et le médecin lui-même se sentait mieux, physiquement mais aussi mentalement. Une jour, en sortant de son entraînement, il avait surpris le regard admiratif d'une jeune femme et s'en était senti flatté ; lentement mais sûrement, il reprenait confiance en lui. Cependant, quelque chose lui manquait, bien qu'il ne voulusse pas se l'avouer. Il lui manquait ce piment, ce petit quelque chose en plus qu'une seule personne peu vous apporter, ce petit battement de cœur, ce sentiment d'excitation, cette joie profonde qu'il n'avait connu qu'aux côtés de Sherlock... Car bien qu'il refusa de l'avouer, Sherlock Holmes lui manquait terriblement.

Un soir, alors qu'il rentrait d'une nouvelle séance de muscu, John remarqua que Madame Hudson était sortie. Il eut un petit sourire amusé, car il savait que cette dernière avait depuis peu un nouvel 'ami', comme elle disait. Il monta les escaliers en petites foulées, ouvrit la porte du salon et jeta comme à son habitue son sac dans un coin de la pièce. Mais ce faisant, il remarqua que quelque chose clochait. Quelqu'un était venu ici, il en était sûr, quelqu'un qui n'était pas sa logeuse, et qui se tenait dans l'obscurité, à côté de la cheminée, pensant ne pas être vu. Avec le geste de l'habitude, John sortit le pistolet qu'il gardait toujours dans son dos, et le pointa vers la silhouette avant d'allumer la lumière. La surprise manqua de lui faire lâcher son arme. Devant lui se tenait Sherlock.

Il y eut un long moment de silence durant lequel les deux hommes échangèrent un regard. Aucun de leurs visages ne laissait voir une quelconque émotion, jusqu'à ce que Sherlock émette un petit claquement de langue et lance :

« Tu peux baisser ton arme, John. »

L'ancien soldat se rendit compte qu'en effet, il avait gardé son pistolet braqué sur le détective. Il rougit légèrement et la rangea à sa place dans son dos, entre sa chemise et son jean, avant de se mettre à fixer un magazine posé sur la table basse à sa droite. Le sang battait dans ses tempes, et il ne savait pas quoi dire ou faire. Son cerveau tournait à toute vitesse, cherchant une échappatoire à ce silence qui se faisait de plus en plus oppressant, mais ce fut Sherlock qui y mit fin :

« -Tu es revenu depuis longtemps ?

-Un peu plus d'un mois. »

Le ton était poli, mais neutre. Il y eut de nouveau un silence, et aucun des deux hommes ne bougea.

« J'ai attendu ton appel » murmura soudain Sherlock.

John releva la tête, surpris par ces mots et tomba sur le regard triste du détective.

« -J'ai attendu ta résurrection, répondit-il amèrement.

-Je ne cherchais qu'à te protéger.

-Tu aurais pu me demander mon avis.

-Et tu aurais refusé de jouer le jeu et tute serais fait tué, John ! s'écria Sherlock en haussant le ton.

-Si j'étais un poids pour toi, tu aurais pu me le dire d'une autre façon ! »

À peine eut-il prononcé ces mots que John se mordit la lèvre. Pourquoi avait-il dit ça ? Il serra les paupières et s'incita à respirer calmement pour garder le contrôle. Il ne devait pas s'effondrer, il ne devait pas montrer sa faiblesse, sa blessure, son sentiment d'avoir été inutile et abandonné. Son sentiment d'avoir tout perdu, tout ce qui comptait pour lui et qui n'était pas réciproque. Son souffle devint plus haché, comme s'il allait pleurer mais il réussi à se contenir. Lorsqu'il ouvrit les yeux, Sherlock s'était avancé vers lui, le visage inquiet, mais il l'arrêta d'un geste.

« -Non. Non... Je ne suis pas... faible.

-John, je n'ai jamais pensé...

-Si tu le pensais ! Sinon tu n'aurais pas cherché à me protéger comme ça !

-Si je te protégeais, c'est parce que je t'aimais, John ! »

Le médecin sursauta et se tut enfin, fixant Sherlock en silence. Celui-ci prit le temps de calmer sa respiration avant de reprendre d'une voix plus posée.

« Je te l'ai dit... Je n'ai pas d'ami, je n'en ai qu'un. Une seule personne, un seul point faible. La seule chose qui me tenait vraiment à cœur, la seule personne qui compte pour moi. Avant ton arrivée, John, j'étais seul... Et risquer une seconde de te perdre... Et puis... Je suppose que c'est ce que les gens normaux font, non ? De protéger ce qui leur est cher... »

Un long silence suivit sa déclaration. John, les yeux baissés sur le sol, tentait de comprendre ce qu'il venait d'entendre, mais il avait beau tourner et retourner les mots que Sherlock venait de prononcer dans tous les sens, cela semblait toujours aussi irréel. Doucement, Sherlock s'approcha de lui et le fixa d'un air peu assuré -une première chez lui !

« Mais je pense que tout ça a toujours été au delà de la simple camaraderie » souffla-t-il.

Et sans que John ait pu faire un geste, il attrapa son visage et l'attira vers lui. Leurs lèvres se celèrent et John sentit un frisson le parcourir. Ce n'était pas la première fois qu'ils s'embrassaient, il le savait, mais c'était la première fois qu'il avait conscience que cela se passait réellement, et l'expérience lui semblait toute neuve. Le détective fit glisser une de ses mains dans sa nuque, approfondissant un peu plus leur baiser, tandis que John se sentait fondre. Lorsque leurs visages se séparèrent, ils restèrent là à se regarder un moment, le souffle court.

« -Dis-moi que je ne dors pas, murmura John. Dis-moi que c'est la vraie vie.

-Ça l'est. » lui assura Sherlock avec un sourire avant de l'attirer vers un nouveau baiser.


Comment ça, mes fins sont horripilantes?! xD

Hahaha ! Je suis une sadique!

On se voit bientôt pour la suite, et n'hésitez-pas à me laisser vos avis ^^

Love,

Kyllia.