amuto67100: Ohayo! Meric pour ton commentaire, oui je sais que c'est triste, mais pas de souci, je ne fais jamais souffrir un personnage (surtout mon préféré) sans raisons valables. Mais j'adore tes ****** de*******... Très drôle. A+.

Bocchan-chan: Reohayo! Et c'est reparti pour une nouvelle histoire! J'espère qu'elle te plaira autant que les autres. Je te souhaite du plaisir avec le chapitre 2.

Chapitre 2.

Londres et une Rencontre.

Sébastian tomba face contre terre une fois encore. Cela faisait plusieurs jours qu'il marchait dans les campagnes britanniques et il était épuisé. La pluie n'avait pas cessé de tomber en clous, rendant le sol de terre boueux et humide.

Cela lui coûta un ultime effort pour se réfugier sous un arbre. Il avait le corps endolori, ses cheveux et sa peau était crasseux et ses vêtements étaient trempés et couverts de boue.

Son estomac cria, il fouilla donc dans son sac à la recherche de nourriture. Dans tous ce que lui avait laissé son père, entre les vêtements de rechange, le modeste canif, l'outre d'eau et les quelques victuailles, il ne resta que deux morceaux de viande séché, un quignon de pain et trois gorgées d'eau. ses vêtements étaient tous sales et la lame de son couteau s'était cassée à force de creuser la terre à la recherche de racines comestibles.

Sébastian tenta d'oublier sa faim en dormant. Il dû dormir un moment car quand il ouvrit les yeux, la pluie avait cessé et le sol était presque sec. Il décida donc de manger un bout de viande et reprit sa marche.

Quelques heures passèrent et il aboutit à une ville. Il n'avait jamais vu plus imposant. Son ancienne maison aurait pu tenir dans l'une de la ville. Il pénétra dedans et fut impressionné par la grandeur des bâtiments, la propreté et les habits des passants. Il devina qui devait s'agir d'humains car tous dégageait une aura similaire à celle d'Edward. La pensée de son père le rendit triste, mais sa faim était plus grande. Il aborda certain passant, leur demandant l'aumône, mais aucun ne lui accorda d'attention.

Sébastian parcouru plusieurs rues, réitérant sa demande, mais le même scénario se répétait.

Ce fut ainsi pendant quelques semaines. La seule raison qui lui permit de tenir aussi longtemps était le fait qu'il était à demi démon.

. . .

Un jour, il se sentit au bord du gouffre. Sébastian fesait plus peine à voir que jamais. Il avait dû vendre sa veste, ses chaussures et le reste de ses vêtements pour obtenir quelques tranches de pain secs, des fruits séchés et des légumes avariés. Sa mince chemise pendait mollement sur ses épaules amaigries et le couvrait peu du vent glacial du soir.

La faim ratatinait le ventre de Sébastian. Il se disait que ces dernières heures étaient venues. Il allait fermer les yeux quand il vit la plus belle chose de sa vie. Une belle et grande femme à la longue chevelure d'un blond cendré et aux yeux vert émeraude richement habillée d'une jolie robe bleue outremer garnie de dentelles d'un blanc de neige et brodée de fils argentés. Une cape élancée, des bottines assortie à sa robe, des gants en dentelle et une petite parure à cheveux en saphirs complétaient son ensemble. Mais c'était ce qu'elle tenait par la main qui attira d'abord son attention.

Elle était accompagnée par il lui sembla sa fille. Une si jolie petite fille de son âge aux cheveux châtains caramel foncés et aux yeux aussi verts que sa mère. Elle portait une petite robe bourgogne en velours veinée de fils dorés dont la moitié inférieure des manches était en dentelles, d'un fin collier en or surmonté d'une croix, de gants en velours et d'une cape apparié décorée de roses plus foncées.

Elles sortaient toutes les deux d'un magasin, portant chacune un sac.

Sébastian fut étonné que deux nobles, car il se doutait qu'elles étaient de la noblesse, s'approche de lui. Ce fut la petite fille qui lui parla.

- Comme tu dois être affamé, pauvre garçon. Tiens, prends ça.

Elle lui tendit une grande miche de pain, un bon morceau de viande fumée et des fruits frais dans un simple sac de jute.

- Mais fait attention à ce que personne ne te vois manger. Car tous les autres enfants des rues de jetteraient sur toi pour te voler.

Et elle lui fit le plus beau sourire que Sébastian ait jamais vu, dévoilant deux canines pointues et d'un blanc éclatant. Sébastian fut abasourdi de découvrir que la petite fille et sa mère étaient des vampires. Il avait pourtant entendu dire que les vampires n'abordaient pas les démons sans bonnes raisons. Il le fut encore plus car cette vampire lui avait montré une gentillesse comme personne à Londres (Il avait fini par apprendre le nom de la ville.) Toutes les personnes que Sébastian avait croisées depuis son arrivée l'avaient ignoré royalement.

- Merci infiniment…mademoiselle, dit Sébastian d'un ton qu'il aurait souhaité plus sûr.

La petite vampire lui fit un autre sourire et lui dit.

- Cela fait plaisir. Au revoir, petit démon.

Elle lui frôla la joue du bout des doigts, se redressa sur ses fines jambes et rejoignit sa mère qui l'attendait. Sébastian la regarda s'éloigner un peu triste de la voir partir. Mais il prit son conseil au sérieux et partit en courant comme il put jusque dans une ruelle et s'accroupie derrière une poubelle pour manger. Il croqua dans une pomme et se fut le paradis. Cela fesait longtemps qu'il n'avait pas mangé de la vraie nourriture. Pour lui, le simple goût sucré et agrume le fit renaître de ses cendres.

Tout en mangeant, Sébastian se remémorait la jeune vampire. Elle devait avoir son âge. Et elle était la plus belle personne qu'il ait vue de son existence. Il trouvait que la façon dont ses longues bouclettes caramel ondulaient au vent était vraiment charmante. Il n'aurait jamais pensé trouver de la gentillesse parmi les vampires.

Quand il eut fini sa pomme, il allait s'emparer d'un autre aliment quand sa main se retint. S'il voulait durer longtemps, autant en garder pour demain. Il ferma alors le sac avec le cordon prévu à cet effet et le serra contre lui.

La jeune fille resta dans ses pensées jusqu'à ce que le sommeil le gagne. Comme il aurait voulu être de son monde pour pouvoir être auprès d'elle. Marcher et parler à ses côtés, l'aider en cas de besoin, la protéger…

Et juste avant de partir, il fit un vœu dans son cœur.

- Que le destin me soit favorable et qu'il me permette d'aller suffisamment loin dans la vie pour me permettre de la revoir un jour.